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Les autres ont des insomnies - Mike Davies

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Ven 7 Sep - 22:38
Michael Davies

Behind the Screen
FEAT Noah Schnapp

▬ Pseudo :Pi-Ouh
▬ Age : Suffisamment
▬ Ou as tu connu le forum : Holala, c'est un énième compte.
▬ Ton avis sur celui-ci ? : C'est le plus beau avec les membres les plus gentils.

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informations

▬Nom - Davies
▬Prénom - Michael Otis
▬Age - 13 ans
▬Date de naissance - 23 août
▬Année/Métier - Deuxième année
▬Baguette - En bois d’ébène elle possède comme coeur une ventricule de dragon. Elle est longue d’environ vingt-neuf centimètres et est très flexible. Le manche peu travaillé est très simple et recouverte de traces  grasses de doigts.
▬Patronus - Il ne sait pas en faire.
▬Objets Personnels - Mike se déplace rarement sans son skateboard banalement moldu. Il harcèle des élèves plus grands pour qu’ils l’aident à l’ensorceler afin de le faire voler au dessus du sol comme un hoverboard.
-Un Brossdur 11 d’occasion acheté peu avant son entrée en deuxième année, après de longs mois de harcèlement vis à vis de son père.
▬Don - //

caractère

Michael est une bombe d’énergie impossible à arrêter. Il ne semble jamais épuiser ses batteries, toujours à s’agiter et à piailler à qui veut l’écouter. Il court partout, roule partout, essaie de défouler ce trop plein d’énergie qu’il a sur le terrain de Quidditch entre deux entraînements des équipes de l’école. Le mettre face à Carmichael c’est trouver la solution pour une source d’énergie propre inépuisable.

S’il est toujours très nerveux et excité physiquement, du côté de la parlote rien est en reste. Michael est toujours en train de raconter milles anecdotes plus où moins intéressantes, principalement sur ce qui est différent chez les moldus que dans le monde de la magie. Et cette fois en cours de Défense Contre les Forces du Mal où ils ont parlés des vampires et qu’il pourrait juré qu’une fois il en a vu un vrai parce que … Il a toujours son mot à dire sur tout. Il sait qu’il ne peut pas rivaliser contre Scotty et Damien mais rien ne l’empêche d’y ajouter son grain de sel.

La vérité sort de la bouche des enfants et Mike prend un très grand plaisir à dire à qui veut l’entendre sa propre vérité. Il est d’une sincérité brutale. Son franc parlé est connu chez ses petits camarades et lui est d’une facilité sans égale pour se faire des amis mais surtout des ennemis. Son honnêteté n’est pas apprécié par tout le monde et il en a bien conscience.

Ce qu’il pense être la vérité est biaisé par le peu d’expérience qu’il a du monde. Et par son manque de jugeote et de réflexion avant d’agir. Michael a de l’énergie à revendre alors il la revend en se bagarrant. Un regard de travers d’une personne avec qui il a eut des antécédents suffit pour entraîner ses petits poings vers le nez du fautif. Souvent les poings, rarement la baguette magique. Une sale habitude qu’il a prit du côté des moldus et dont il a du mal à se défaire. Et rien ne fait monter l’adrénaline plus vite que d’insulter ses origines. Ça arrive heureusement assez rarement. Ça ne l’empêche pas d’avoir régulièrement des retenues. Puis Mike ne pardonne pas facilement, gros rancunier qui aime faire tourner les vengeances dans le coin de sa caboche et sauter sur la première occasion pour réparer l’outrage fait.

Pourtant Michael est une bombe d’énergie positive le plus souvent. Parce qu’il adore Poudlard et la magie, il aime sincèrement ses amis. Il ferait tout et n’importe quoi pour eux. Surtout n’importe quoi. Relever les pires défis, faire les trucs les plus idiots. Puis il aime les autres aussi, il n’est pas bien difficile. En tout cas ceux qui ne l’emmerde pas. Ou qui ne s’en prennent pas aux plus fragiles. Son sens accrue de la justice et de l’honneur, développé en regardant beaucoup trop de dessins animés à la télé, le mettent souvent des situations difficiles. Loin d’être dans l’analyse il n’hésite pas à attaquer sans hésitation et se salir les mains pour aider la veuve et l’orphelin. Et souvent il s’attaque aux mauvaises personnes. Heureusement il sait laisser de côté sa fierté pour s’excuser quand il le faut.


histoire

« Michael, pour la dernière fois éteint la télé ! »

Plutôt que de répondre par le Oui papa qui aurait été de circonstance, le petit garçon (le sursaut et le petit pincement au cœur dû à la surprise et la peur passés) se dépêcha  de retourner sous ses draps, tirant la grosse couette au-dessus de sa tête, sans prendre la peine d’éteindre la cassette qui tournait encore. Il entendit la porte de sa chambre s’ouvrir à la seconde même où il ramenait son bras contre lui.

«… Mike. On a dit plus de films après vingt et une heure. » Mike garda les yeux bien fermés, complètement immobile et retenant son souffle. Son imitation de l’enfant endormi était parfaite, il en était persuadé. Le son se coupa alors que la lumière que projetait l’écran s’éteignait aussi.

Après quelques secondes la porte se referma doucement.  Après une nouvelle poignée de secondes des bruits de pas s’éloignèrent.  Son papa était retourné travailler dans sa chambre, parfait. Pour plus de précautions Michael attendit encore un petit peu, pour être bien sûr, puis il se leva et trottina de nouveau jusqu’à la télévision. Il appuya sur le gros bouton et son visage palot fut baigné d’une vive lumière bleue. Le poste de télévision recracha la cassette de Taram et le Chaudron magique et Mike la repoussa directement dans l’appareil. Le film reprit là où il l’avait laissé. Taram était enfermé dans une prison terrifiante et pleurait, jusqu’à ce que la princesse Eloïse fasse son apparition. Eloïse était très jolie et très gentille. Elle parlait trop et pouvait vraiment se comporter comme une fille parfois mais Mike était un peu amoureux d’elle.  Il n’avait pas pu voir le film au cinéma et comme tous les principaux films d’animation (surtout des Disney et des Don Bluth en vérité) on lui avait offert les cassettes. Ces derniers temps son obsession tournait autour de Taram et toute sa clique de copains. Le vent allait bientôt tourner avec la sortie de la Petite Sirène au cinéma.

Mike eut à peine le temps de se jeter à plat ventre sur son matelas que la porte s’ouvrit brusquement.

«  Michael ! Mais c’est pas possible, ça. Je t’ai déjà d’arrêter la télé ! C’est pourtant pas compliqué ! …Arrête de faire semblant de dormir. » Mike n’arrêta pas de faire semblant de dormir, au contraire. Poings et yeux fermés, il écouta son père s’agiter autour de la télévision tout en grommelant contre lui. Après plusieurs minutes la porte claqua encore une fois sur un Fais de beaux rêves, je t’aime. fatigué.

Prostré sous sa couette, Mike se retourna, arrêtant de faire face au mur. Sa chambre était faiblement éclairée par une petite veilleuse colorée dont les piles étaient mortes depuis longtemps. Après quelques secondes de silence il entendit la radio se mettre en marche dans la chambre de son père. Il se leva et à pas de souris rejoignit la télévision. Une fois de plus il l’alluma, poussant le gros bouton. Après avoir répété le même manège, le film se lança. Eloïse se remit à s’agiter et à piailler joyeusement alors qu’une boule de lumière lui tournait autour. Mike resta debout, le visage à quelques centimètres à peine de l’écran, fasciné par les personnages à l’intérieur. Puis tout doucement il alla s’assoir en tailleur sur sa moquette bleue.

Cette fois quand son père entra dans sa chambre ce ne fut pas pour le sermonner, mais pour rester sur le pas de la porte ouverte, stupéfait. Mike n’avait pas eu tout à fait le temps de bondir dans son lit avant de se faire surprendre par son père qui, lui, avait eu le temps de voir la télévision s’éteindre alors que le gamin s’en détournait. Le plus étonnant restait de savoir comment Michael l’avait fait fonctionner, sachant qu’il avait lui-même retiré les fils pour qu’il ne puisse pas l’allumer.

***

« De toute façon ta mère c’est une grosse pute. »

Michael, loin d’être grand pour son âge, était la cible facile des terribles gros bras de l’école. Ce n’était pas les gamins les plus friqués, parce que tout le monde dans cette école devait probablement recevoir quelques aides sociales, mais ceux qui tapaient le plus fort et dont les parents étaient souvent absents. Michael était le petit blanc menu, chouchou des professeurs grâce à sa bouille sympathique et sa bonne énergie. La victime idéale. Tout du moins celle dont la petite gueule hurlait « frappez moi ». C’était ce qu’elle hurlait à Seb.

« Ma mère c’est une grosse pute ?! » Mike bondit sur la petite (moyennement grande, de son point de vu) terreur en survêtement et attrapa le col de son t-shirt. L’essentiel était d’avoir une prise et de ne pas la lâcher. Il reçut un premier coup sur la tête et y répondit en se propulsant contre la mâchoire de celui qui avait osé insulter sa mère. Le choc les étourdit tous les deux mais Michael était sûr que l’autre débile s’était mordu la langue ou la lèvre.

« Ta pute de mère elle fait le trottoir tous les soirs et c’est pour ça qu'elle est jamais là quand tu chiales, pédé. »

Ils ne se battaient plus à l’école, sauf quand l’un cherchait trop l’autre, parce qu’ils terminaient toujours dans le bureau du directeur à devoir se présenter des excuses et se serrer la main (ou pire... s'écrire un mot sur une petite carte). Les problèmes d’engueulades avec les parents ils les avaient quoi qu’il arrive, qu’ils se bagarrent dans le terrain vague derrière la chapelle ou dans la cours de récré.

« Tu parles pas de ma mère ou je jure je te fais manger tes morts, enculé ! » Ses instituteurs aimaient tous beaucoup Mike parce que c’était un enfant toujours très positif. Il n’était pas exactement brillant mais se débrouillait bien dans ce qui l’intéressait et avait une énergie incroyable à revendre. Un enfant très bien. Il a une imagination incroyable. Sauf peut-être qu’il devrait arrêter de regarder des films trop violents. Très souvent son père était convoqué par la directrice. Peut-être qu’il travaillait trop et que Mike était laissé trop souvent tout seul chez lui. Que le laisser regarder n’importe quoi à la télévision n’était pas une solution. La télévision n’est pas une baby-sitter, monsieur Davies.

« C’est toi l’enculé ! » Mike n’était pas exactement sur de la signification d’enculé, mais savait que c’était suffisamment mal pour ne pas se laisser traiter impunément. Alors plutôt que de laisser parler les mots, l’un et l’autre laissèrent parler leurs poings. Seb avait des copains mais en général ils n’avaient pas besoin de rappliquer. Cette fois fit exception à la règle. Ils se décidèrent à bouger quand Mike commença à frapper Seb avec son skate.

Mike savait très bien ou se trouvait la trousse à pharmacie. Tout en haut de la commode, là où il ne pouvait pas l’atteindre (parce qu’il y avait des produits dangereux). En théorie il ne pouvait pas l’atteindre. Il était tout de même assez débrouillard pour prendre une chaise de la cuisine et la ramener jusqu’à la salle de bain. Mais il avait beau prendre des dolipranes, s’appliquer du mercurochrome sur les plaies et mettre au sale ses vêtements abîmés, son père finissait toujours par s'en rendre compte. Il se faisait gronder. Au début il l'emmenait souvent aux urgences, mais il y avait rarement de quoi s'affoler. A croire que le système immunitaire de Michael se défendait  bien.

Quand il y avavit visite aux urgences il avait parfois droit à quelques points. Son père avait toujours droit à beaucoup de questions. Puis il y avait les discussions lasses, les mêmes interrogations qui revenaient en boucle et les mêmes réponses lâchées du bout des lèvres.  Il y avait les promesses d’aller voir un psychologue. Celui de l’école n’était pas particulièrement brillant

***

Fidelia Angwin était une femme replète aux traits restés anguleux et sévères. Elle n’était pas très grande et ne se tenait pas très droite non  plus. Elle semblait aussi à l’aise qu’un poisson s’essayant à l’accrobranche pour la première fois. Mike s’était imaginé sa mère à de nombreuses occasions. Elle ne ressemblait pas vraiment à l’image qu’il avait d’elle ni-même aux photos que son père avait fini par lui montrer quelques jours plus tôt.

Michael avait toujours été persuadé que sa mère était une pute. Taper sur ceux qui le prônait était normal, parce qu’il ne pouvait pas se laisser lui ou sa famille se faire insulter impunément. Pourtant s’il devait être honnête, souvent quand il était en colère ou triste, il devait leur donner raison. Elle ne faisait pas le trottoir, mais elle lui donnait quand même la gerbe. Parce qu’elle s’était barrée retrouver une autre famille. Sûrement meilleur, avec un mari qui gagnait plus d’argent.

« Peut-être que tu ne devrais pas trop t’éloigner, Michael… » Il fit mine de ne pas l’avoir entendu et s’éloigna davantage en sirotant son coca-cola. Son père et Fidelia avaient repris contact quelques mois plus tôt. En fait ça faisait plusieurs années qu’il avait essayé de lui parler (quand les évènements étranges que Mike produisait étaient devenus de plus en plus gênants) et elle avait seulement daigné répondre récemment. La femme avait brièvement discuté avec son père, ils s’étaient donné rendez-vous en centre-ville puis elle avait insisté pour le voir lui. Pour la forme Michael s’y était opposé puis pour la curiosité il avait finalement accepté.

La conversation se faisait difficilement. Michael était déçu car il voyait bien qu’en plus d’être extrêmement mal à l’aise en sa présence, elle n’avait nullement l’intention de lui annoncer qu’elle rentrait à la maison. La déception se mélangeait à de l’amertume et de l’agacement. Et un profond malaise partager. Alors il la perdait dans le labyrinthe de miroirs déformants. Et sûrement qu’après elle le laisserait aller dans le panier à salade, parce qu’elle préférait largement qu’il soit dans un manège plutôt qu’à ses côtés.

Ils se retrouvèrent à la sortie du petit labyrinthe. Michael s’observait dans un miroir qui l’aplatissait et l’élargissait.

« Ton père m’a dit que tu avais beaucoup d’imagination. » C’est ce que tout le monde disait. Quand il expliquait qu’il pouvait faire danser les mots sur ses livres de cours, écouter de la musique avec une radio sans pile ou faire briller les guirlandes électriques de l’arbre de Noël, on lui répliquait souvent qu’il avait beaucoup d’imagination. Mais qu’il fallait grandir, un peu. Sa veilleuse brillait encore alors qu’il n’avait pas souvenir que son père ait un jour changé les piles.

«  C’est pas de l’imagination. » Sauf les histoires de cow-boys dans l’espace. Mais ça c’est parce qu’il avait vu Star Wars et Le Bon la Brute et le Truand récemment. Sinon il n’avait pas vraiment d’imagination. Il pouvait juste faire des choses incroyables mais rarement devant ses copains. La vie est vache .

« Je sais, Michael. » Il n’aimait pas la façon qu’elle avait de dire son  nom et l’écoutait d’une oreille peu attentive. Déjà il voulait la traîner vers le manège suivant (avec entre temps une pause par la case barbe-à-papa).  Il n’y eut pas de manège suivant. Le malaise ambiant monta de plusieurs crans quand il comprit que c’était le moment de la discussion sérieuse. Elle lui parla de beaucoup de choses très simples mais pourtant bien difficiles à assimiler. D’origines et de pouvoirs, d’un monde auquel il appartenait tout en étant étranger. Une discussion bien formelle avant d’être ramené chez lui. Il avait terminé son coca depuis longtemps, en plus.

***

La flopée d’élèves de première année s’arrêta en haut d'une volée de marches. Face à eux, d'immenses portes au bois travaillé. Un lourd silence pesait entre les pierres du grand château. Chacun trépignait d'impatience, se demandant ce qui se trouvait de l'autre côté des imposantes portes. Quelque chose d'extraordinaire, ils en étaient persuadés. Quelques élèves étaient complètement trempés, non pas à cause du temps plutôt clément ce soir là (ils avaient seulement subi une petite brume agaçante mais pas foncièrement méchante) mais Peeves avait trouvé judicieux de les baptiser de leur arrivée au château avec des bombes à eau. Michael faisait parti des malheureux en question mais ne pouvait s’empêcher de sourire comme le dernier des bienheureux. La vague d’excitation dont il était victime depuis qu’il avait posé le premier orteil sur le Chemin de Traverse n’avait fait que croître jusqu'à maintenant. Il se sentait à deux doigts d'exploser d'allégresse et d'émotion.

« Bienvenue à Poudlard Le professeur McGonagall n'avait pas besoin de parler bien fort pour faire taire les piaillements des élèves impatients Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous ne preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Cette répartition constitue une cérémonie très importante. » Mike affichait un air béat et de grands yeux brillants. Il tournait souvent la tête vers l'un ou l'autre de ses petits camarades qui l'entouraient en se mordant machinalement les lèvres. Personne n'osa dire un mot, buvant les paroles de la directrice de la maison Gryffondor. Même Catriona l'écoutait dans un silence religieux. « Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue. Le professeur posa son regard sur le petit attroupement d'enfants qui l'observait dans un silence parfait. Je reviendrai vous chercher lorsque tout sera prêt. Attendez-moi en silence. »

Alors que la sorcière quittait la salle, Michael se faufila entre les petites têtes blondes pour rejoindre Catriona Bride. Elle s'était éloigné de lui depuis qu'il s'était fait asperger d'eau par Peeves et il venait seulement maintenant de l'apercevoir entre deux chapeaux pointus, à l'avant du groupe.

« Tu penses que tu auras le droit de t'assoir avec ta grande sœur même si vous n'êtes pas dans la même maison ? »

Dans le Poudlard Express Michael s'était très vite retrouvé avec un groupe de première année aussi paumés et surexcités que lui. Ils avaient prit d'assaut plusieurs compartiments et laissés les portes entre ouvertes pour pouvoir discuter et circuler librement dans le wagon. Les joyeux pré-adolescents avaient passés une bonne partie du trajet à spéculer sur la suite des évènements. Il y avait un peu moins de cent cinquante élèves en première année et durant les premières heures du petit voyage il semblait que la plus grande partie essayait de rentrer dans le même wagon. Il y avait beaucoup d'animation, de partage de bonbons enchantés et de gadgets magiques qui volaient au dessus des têtes. Dans son compartiment Michael expliquait à ses nouveaux copains la différence entre un mutant et un sorcier. Il avait déjà essayé d'expliquer comment fonctionnait un film au cinéma et s'était très vite embrouillé dans ses explications. Catriona et Gabriella étaient arrivées dans l'après-midi. Elles s'étaient déplacées de compartiment en compartiment, papotant avec l'un et l'autre. Michael leur avait proposé de rester avec eux, elles avaient acceptés. Catriona avait une grande sœur à Poudlard. Elle connaissait la grande épreuve du banquet. Ils avaient passés un long moment à en discuter, à parler des quatre maisons et de toute la nourriture qu'ils allaient pouvoir engloutir. Il y avait les sorts, les cours, les professeurs, … Catriona semblait déjà tout connaître et se faisait un plaisir d'étaler son savoir. Puis Mike s'était mis en tête d'aller visiter le reste du train. Cat et Ella avaient d'autres amis à rejoindre et elles s'étaient jointe à son exploration linéaire pour un bref moment.

Au retour de McGonagall le silence se fit de nouveau. Michael éternua le plus silencieusement possible, ce n'était pas une mince affaire, puis le cortège se mit en route. Ils traversèrent une salle immense ou des centaines et des centaines d'yeux les observaient avec curiosité. Catriona se dandina joyeusement un peu en passant devant une fille blonde et Mike supposa que c'était sa sœur alors il lui sourit bêtement. Il observait tout bêtement. Le plafond était magnifique. Il ne savait pas où regarder.

Un par un les première années furent appelé à s'avancer jusqu'au tabouret ou reposait un vieux chapeau rapiécé. Un silence de plomb régnait dans la pièce bien que près de mille personnes y soient rassemblées. Le silence volait en éclat quand le choixpeau (qui écrivait des chansons et les interprétait lui-même !) hurlait le nom de l'une ou l'autre des maisons. Les élèves de la maisons en question ne cessaient de s'égosiller pour féliciter le nouveau membre de la famille. C'était à la table qui ferait le plus de bruit pour accueillir ses poussins.

Quand le professeur McGonagall appela son nom, Michael prit sur lui pour ne pas se précipiter vers le tabouret. Il essayait de ne pas avoir l'air trop pressé et se pinçait un peu les lèvres parce que la petite boule d'angoisse qui s'était faite si discrète tout au long de la journée commençait à grossir. Tout le monde allait avoir les yeux rivés sur lui. Il n'avait jamais été très timide en public mais là… ça faisait quand même beaucoup. Et il y avait tellement de grands. Et si jamais le choixpeau voyait qu'il avait déjà un frère à Poudlard et décidait de le mettre dans sa maison ? Ou alors qu'il décidait de ne le mettre nul part. Qu'il ne méritait d'entrer dans aucune des maisons. Michael respirait lourdement, tentant de donner l'impression que tout allait bien. Il devait simplement arrêter de penser, voilà tout. Il avait toutes les raisons d'être ici. Puis Catriona n'était même pas dans la même maison que sa sœur. Tout irait bien. Il posa ses petites fesses sur le tabouret à trois pieds et essaya de lever les yeux tout en gardant le menton immobile pour observer le gros chapeau lui recouvrir le crâne. Le choixpeau était trop grand et il ne tarda pas à lui tomber sur les yeux. Puis une voix qui semblait venir du fond de sa tête surgit dans son esprit.

***

Ses pieds battaient dans le vide, ses jambes trop grandes posées sur l'accoudoir abîmé du canapé. Il avait les yeux rivés sur l'écran de la télé et caressait machinalement le gros matou noir qui était lové contre sa poitrine et ronronnait doucement. Zero allait tout doucement vers ses cinq ans. C'était un bâtard qu'un copain d'école avait filé à Mike quand il avait un peu plus de sept ans "Tiens, sinon mon père va le noyer !" Mike avait réussit à cacher le chaton à son père pendant environs trois secondes avant qu'il ne commence à miauler et pisser partout dans son sac de classe.

Michael devait se l'avouer, il était un peu amoureux de Kiki (même si elle avait un an de plus que lui, mais ce n'était pas si grave au fond, surtout qu'elle était animée). Elle était gentille, serviable et tellement jolie. Est-ce qu'au Japon les sorcières devaient réellement quitter leur famille à treize ans ? Pourtant ils avaient une école… Ou peut-être fallait-il considérer qu'eux aussi, en Grande Bretagne, ils quittaient leurs parents à onze ans. Oui mais ils n'allaient pas trouver un métier, comme ça.

Le jeune garçon laissa échapper un soupir et gigota doucement pour tirer le plaid sur lui. Zero fit un vieux bruit de gorge un peu dégoutant et bougea aussi pour arranger sa position. Il était collé sous son cou.

Michael ne le savait pas, mais moins de deux semaines après avoir ramené le chaton à la maison celui-ci c'était "enfuit" de l'appartement par le petit balcon. Une chute du cinquième étage qui lui avait été fatal. Trouver un autre petit chat noir n'avait pas prit plus de quelques jours à son père. Oh, il est simplement sortit voir sa copine, voilà tout. Michael n'en avait jamais rien su.

Même Kiki et toute sa perfection n'étaient pas suffisants pour empêcher toutes ses pensées de tourner. Il avait longtemps attendu les vacances d'été parce que ça signifiait la libération des examens, la fin des cours longs et fatigants et bien sûr de revoir son papa et Zero. Michael ne s'était pas imaginé que ça voulait surtout dire trois mois seul parce qu'il n'avait pas de copain dans le coin étant donné qu'il n'était plus scolarisé dans le coin et parce que son père travaillait. Si la première semaine avait été drôle, la cinquième devenait difficilement supportable. Il ne s'était pas imaginé un seul jour réussir à se changer les esprits en faisant ses devoirs et pourtant… Pourtant il n'avait même pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école et juste relire ses cours mal recopié dans des cahiers pour parler champignons et fougères magiques était passionnant.

L'ennui et les moments de vide lui rappelaient surtout les évènements de fin d'année. Ce qui était arrivé au directeur de l'école. Il n'avait pas tout comprit, pas exactement: quelque chose de très grave était arrivé, le directeur s'était fait assassiner par les mangemorts. Le plus grand sorcier de tout les temps était mort. Ce n'était pas quelque chose qui était supposé pouvoir arriver. Quelque chose allait arriver. Tout le monde vivait dans la peur et l'attente. L'appartement était une bulle qui lui semblait pourtant inatteignable, un Poudlard dissimulé dans une mer de gens on ne pouvait plus banals. Tous les jours il y avait l'attente d'une catastrophe. Que quelque chose d'affreux arrive. Dumbledore était mort. Mais rien.

« C'est Jiji que j'aurai du t'appeler… Zero c'est idiot. C'est le prénom d'un chien. Et il est même pas noir... » Le chat bailla longuement, il puait la croquette premier prix, puis se mit maladroitement à pétrir la gorge de son maître, ce qui n'avait rien de très agréable.

***

(...)
(c) fiche crée par rits-u sur epicode


Dernière édition par Michael Davies le Sam 22 Sep - 1:42, édité 20 fois
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Bienvenue frérot




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Yeah ! Bon tu connais le forum comme ton fond de tiroir et tu sais ou me trouvé si besoin !
Alors bon courage et j'ai hâte de lire l'histoire de ce nouveau perso love



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Sam 8 Sep - 10:32
Mike me fait déjà fondre avec son skateboard volant qu'il ne sait pas ensorceler lui-même (je l'imagine tellement en train de mendier un enchantement aux plus grands avec sa bouille de chat Potté) et son caractère solaire. Arrivera-t-il à piquer la place de chouchou choupinou qu'a Hippolyte dans mon coeur ? Tu écris beaucoup trop bien les petits bouts et j'ai hâte d'en apprendre plus sur Mickey. Je sens que les relations entre lui et Anthony vont être super intéressantes à voir !


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Sam 8 Sep - 12:08
Reeeeee bienvenue et très bon choix d'avatar (j'ai adoré son jeu d'acteur dans Stranger Things) en tout cas bon courage pour la fichette cheers



- « Je ne suis pas ultra musclé et loin d'être un tombeur. Alors l'humour, c’est ma seule option » -
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Re bienvenue! Un perso très intéressant! Smile
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Jeu 13 Sep - 16:50
Merci beaucoup pour tous vos messages trop choupi-trognon. J'espère que la suite de la fiche va vous emballer tout autant (et on lance les paris, Megichou).

Antho, quand j'aborderai tous les soucis familiaux n'hésite pas à me dire si tu n'es pas d'accord sur un point ou l'autre.
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Jeu 13 Sep - 22:23
Pas de soucis j'attend ça




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Jeu 13 Sep - 22:36
J'en ai posté une bonne partie en début de soirée ^^
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Jeu 13 Sep - 22:42
J'ai tout lu et j'adore, j'ai hâte de voir la suite !




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