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Shooting Stars • LIBRE

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Lun 17 Sep - 3:21
Une odeur de pâte cuite s'évaporait dans l'air tandis qu'un air tranquille et électronique grésillait dans une petite radio, sur le plan de travail. On passait une musique de Massive Attack. Tiberius se dandinait paresseusement dessus.

Movin'up slowly...

Les cuisines avaient été désertées par les elfes de maison, après le repas. C'était l'idéal. Tiberius avait beaucoup réfléchit à comment il allait pouvoir réaliser sa petite recette. Il avait d'abord pensé à faire ça par magie, dans un petit coin secret. Mais sans les ustensiles nécessaires, ça aurait été compliqué. Il avait aussi pensé à les voler. Mais cuire de manière magique des fournées entières... Non non, la solution la plus simple était bien souvent la meilleure. Après les repas, personne n'irait squatter les cuisines. Qui étaient de toute façon interdites. Et Tiberius flirtait légèrement avec le couvre-feu. D'ici... Une demi-heure. Première ronde. C'était parfait : Tiberius s'était calé sur la ronde de ses amis Persson. Prévenus, ils ne feraient pas cas d'une odeur de gâteau qui s'échappe des cuisines. Une odeur de gâteau et légèrement d'épice.

Un saladier volait au-dessus d'un évier et mélangeait une pâte dense et onctueuse. Brune. Tiberius était penché sur des petites têtes de fleur, les manches retroussées, la baguette entre les dents. Méticuleusement, il triait. Puis de temps en temps, passait un coup de baguette sur les plantes pour arranger quelques imperfections manuelles ou envoyer un ordre à son orchestre gastronomique.

Il avait déjà sorti une première fournée. Mh. Perfectible. Quelques bords des gâteaux avaient brûlé. L'odeur était indétectable. Le chocolat masquait presque tout. Il en prit un. Il avait mal dosé. On sentait un léger goût un peu âcre peaufiner les nuances chocolatées censées dissimuler les saveurs répugnantes de l'herbe. Se mettre bien avec des gâteaux et de façon discrète, c'était bien. Que ce soit bon, c'était mieux.

Tiberius l'avait plus ou moins promis à quelques amis. Ils s'étaient enthousiasmés à l'idée de pouvoir goûter aux effets furtivement entre deux cours. C'était discret et beaucoup plus pratique qu'à fumer. Tiberius avait fait le plus gros. Évidemment. Personne n'avait osé s'y coller et il apparaissait que Tiberius ait atteint un certain stade dans son suicide scolaire pour s'y pencher sans trop d'angoisse. Pourtant, quelques uns s'étaient amusés à lui trouver les graines. Quelques autres avaient nourris la plante. D'autres encore avaient donné leurs conseils ou avaient fournis quelques instruments. Tiberius avait même reçu des cours particuliers de sortilèges ménagers de la part d'une camarade pour apprendre à « réussir tes petits plats à tous les coups ». En somme, un joyeux travail d'équipe où chacun avait tenté de participer à sa façon. C'était fun. Ludique. Drôle. Excitant. Et ils seraient dûment récompensés.

Tiberius pris l'herbe séchée transformée en petite poudre épaisse et bien grasse. Il dosa méticuleusement puis abandonna sa part dans le saladier. Un fouet enchanté continuait à touiller dedans. Attendre trois quart d'heure que la pâte prenne bien les effets. Que tout soit homogène.

Une fois qu'il secoua ses mains au-dessus du saladier, il le laissa à son labeur pour commencer à ranger. Le plus important : Le reste des fleurs qu'il rassembla dans un petit pochon avant de l'enfourner dans sa poche. Avec sa main, il tenta de récupérer un peu de pollen sur la table pour en saupoudrer les brownies déjà cuits et encore tout chauds. Avec les vapeurs, le pollen y fondrait. Quitte à ce qu'ils soient trop dosé, autant en profiter à fond.

Puis, d'un air tranquille, exempt de tout soupçon à présent que les preuve compromettantes avaient disparu (ne restait dans l'air d'une vague odeur acide mêlée aux parfums encore tenaces de sa cuisson), il se mit à tranquillement ranger le reste. Un coup de baguette par ici. Un petit rangement à la main par-là. Puis il en vint à s'occuper de ses gâteaux. Il prit un carré dans sa bouche et emballa les premiers dans des petites serviettes.


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Lun 17 Sep - 9:30
Saint-Nicolas, fête des enfants. Margaret et sa sœur, quoi qu’elles fussent trop grandes depuis longtemps pour ce genre de choses, avaient chacune reçu le matin même, de la part de leurs parents, un petit paquet de noix caramélisées. Meg avait baissé le nez en riant : elle pouvait bien se moquer, elle-même avait ciré ses chaussures par habitude au cas où le saint patron de Galway serait passé pendant la nuit lui apporter quelques petites étrennes dedans.

Enfant, le six décembre était l’une de ses fêtes préférées. L’après-midi, leur gouvernante leur donnait congé et les accompagnait plutôt au village de Dingle. Le but était d’y effectuer le plus d’actes charitables possibles sans se faire repérer, un jeu de cache-cache follement amusant rendu particulièrement aisé par l’usage de la magie. Voir la tête des moldus lorsqu’au supermarché, le bocal de sauce tomate trop haut à atteindre pour une grand-mère volait gentiment dans son caddie !  Quand la porte de sa maison s’ouvrait toute seule devant la mère de famille poussant laborieusement une poussette double ! Quand il pleuvait pour de vrai des chocolats dans la cour de l’école ! Mathair et Athair faisaient en cette occasion de conséquentes donations pécuniaires, mais Meg avait toujours considéré avoir le meilleur rôle, juste pour l’air émerveillé des gens face à un petit miracle. Il ne serait jamais venu l’idée à personne de leur reprocher de risquer le Code International du Secret Magique cette après-midi-là de l’année : dans le pays où Saint Nicolas était enterré, des évènements étranges étaient attendus sans que l’on se pose la moindre question.

Toutefois, Meg n’avait pas bien ri longtemps. A quinze ans, elle n’était plus une enfant et de violentes crampes l’avaient empêchées de finir son petit déjeuner en paix. Elle avait eu toutes les peines du monde à remonter jusqu’à la Tour de Serdaigle, et avait passé la journée roulée en position fœtale dans son lit autour d’une bouillotte. Ses camarades de dortoir avaient proposé de l’accompagner à l’infirmerie, mais elle avait fermement refusé. D’abord, l’idée de devoir affronter de nouveau les marches, quand elle avait l’impression que ses jambes allaient se détacher d’un moment à l’autre de son corps, la révulsait. Ensuite, elle était beaucoup trop mortifiée pour prononcer les mots « douleurs menstruelles » devant une infirmière. Elle était du parti qu’il n’y avait qu’à attendre que ça passe. Ce genre de mauvaise passe n’était pas si fréquente chez elle, et ne devrait pas durer longtemps.

Le soir était venu, et émergeant de sa léthargie, la Serdaigle réalisa qu’elle avait dû s’endormir un peu, enfin, puisque ses camarades s’étaient couchées sans qu’elle s’en rende compte, et que sa douleur avait sensiblement reflué. Ouf. Elle regarda sa montre, eut un sursaut, et fila aux toilettes avant d’enfiler sa robe de chambre et ses fidèles et silencieuses ghillies. Son estomac criait famine, et une sortie nocturne s’imposait.

Nécessité est mère de la créativité. L’année dernière, outre la Volière, les cuisines avaient parfois figuré sur sa liste de petites rapines et excursions nocturnes illégales. Les gens retranchés dans la Salle sur Demande devaient bien se nourrir, et Abelforth Dumbledore ne disposait pas de quantités de nourriture infinies à leur fournir. Sans impliquer les elfes, disons que les habitudes de stockage de certains avaient… perdu en rigueur lors des longs mois sous les Carrow, permettant aux élèves débrouillards de piocher dans les réserves sans trop de difficulté pour peu que l’on s’y prenne correctement. Quoi que se sentant un peu coupable, Meg n’eut donc aucun problème à se rendre aux cuisines, espérant y trouver son premier véritable repas de la journée.

Une odeur de gâteau qui la fit saliver flottait dans le couloir. Jour de chance ! Saint Nicolas continuait peut-être à veiller sur elle, tout compte fait. Elle se glissa silencieusement dans la porte à peine entrebâillée, observant la situation. Sur la table, une fournée de brownies encore fumante lui tendait les bras. Lui tournant le dos, la silhouette familière de Tiberius s’affairait au-dessus d’autres gâteaux. Tiberius Avery, en train de faire de la pâtisserie ? Aurait-il donc disparu dans les cuisines toutes ces heures où on ne l’avait pas vu en cours ?! Dubitative, elle s’avança dans son dos et se saisit d’un gâteau, dans lequel elle mordit à pleines dents, n’y tenant plus. Silencieusement, elle se glissa sur le banc entourant la table, et le regarda travailler tout en mangeant. Ce n’était pas du vol : d’abord parce qu’il avait fait trop de gâteaux pour qu’un lui manque, ensuite parce que manger quand on avait réellement faim était toujours permis, et enfin parce que les ingrédients appartenaient de toute manière à Poudlard, et non au grand Avery. Il était amusant à observer, plus détendu qu’à l’habitude, presque dansant. Si on lui avait dit un jour qu’elle le verrait lancer un sortilège de nettoyage de vaisselle, lui et ses précieuses manières, elle n’y aurait pas cru.

Elle était particulièrement blessée par son attitude de ces derniers temps de l’éviter. Elle savait qu’il agissait ainsi avec tout le monde, mais tout de même… Elle lui avait sauvé la vie, gardait pour lui un secret qui la rongeait et il n’en avait absolument rien à faire.  Elle était trop fatiguée pour lui faire des reproches ce soir, et n’avait plus envie de se battre, juste de se détacher mais tout de même : ça valait bien un brownie. Elle en attrapa un deuxième, qu’elle observa d’un œil critique, et se décida à signaler sa présence :

« Bonsoir. Tu m’avais caché ton talent pour la pâtisserie, Tiberius. Mais tu devrais revoir ton glaçage. Je ne sais pas ce que tu as mis dedans, mais l’arrière-goût est désagréable. »

Elle fit voler une serviette en lin du comptoir jusqu’à elle et s’essuya proprement le coin de la bouche.


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Mar 18 Sep - 0:24
Les longues nuits glaciales qui annonçaient l'arrivée de l'hiver et de ses festivités avaient depuis longtemps commencé à envelopper le château de leurs ailes nuageuses lorsqu'Elizabeth commença à se rendre compte du retard qu'elle avait pris dans ses devoirs. C'était un peu comme si tout ce dans quoi elle s'était retrouvée embarquée depuis la rentrée, les Parques, le bal, lui avait complètement fait oublié qu'elle avait ses ASPICs à préparer. Elle étouffa un bâillement, relisant pour ce qui devait être la centième fois la première ligne de la page où était ouvert devant elle son manuel de potions. "Mille herbes et champignons magiques" était déjà loin de la passionner en temps normal, mais la fatigue qui colorait de violet profond le dessous de ses yeux depuis déjà plusieurs jours rendait la tâche d'écrire trois rouleaux de parchemin sur l'importance de la qualité d'un chaudron selon les ingrédients qu'il allait contenir beaucoup plus compliqué. Elle aurait bien pu demandé son aide à Jonathan dont la famille, sembait t-il, travaillait dans le domaine, mais elle avait remarqué son air particulièrement distrait ces derniers temps et ne voulait pas l'embêter pour un sujet aussi trivial. Et puis il y avait aussi tout simplement le fait qu'elle détestait demander de l'aide. Aussi.

À partir du moment où son esprit se mit à divaguer assez pour qu'elle essaye de prédire l'arrivée prochaine de la neige à la forme des nuages qu'elle apercevait par la fenêtre, Beth comprit qu'elle n'arriverait à rien sans un petit remontant. Et par remontant, la sage Serdaigle n'insinuait bien sûr rien d'autre que de la caféine à profusion. Elle quitta le confortable fauteuil qu'elle occupait depuis maintenant quelques heures pour se glisser hors de la salle commune, profitant de l'absence de préfets, partis faire leur ronde ou vacants à leurs occupations ailleurs, qui pourraient lui reprocher cette sortie si proche de la fatidique heure du couvre-feu. Aslinn avait beau encourager ses camarades de maison au travail (Elizabeth l'avait déjà même observée à plusieurs reprises pratiquer du tutorat auprès des plus jeunes), la jeune fille doutait qu'elle ne parvienne à la convaincre que sa réussite scolaire ne dépende d'une illicite sortie nocturne.

Il faisait extrêmement froid dans les couloirs, si bien que Beth regretta d'avoir abandonné dans son dortoir la chaude cape qui venait compléter son uniforme en cette saison. Elle risquait de voir ses lèvres se colorer de la même teinte que son écusson si elle ne se hâtait pas bien vite jusqu'à la chaleur des cuisines. La fatigue et l'heure tardive l'avaient un peu déshabillée de son habituelle prestance, faisant disparaître sa cravate et relever ses cheveux maintenus précairement par un crayon à papier (elle se refusait à user d'encre et de plumes, bien trop peu pratiques, en dehors des salles de classes).

La porte à demi-ouverte laissait entendre une légère musique qui aurait pu servir de bande son à ses cauchemars, étouffée par des bruits de casseroles, puis celui d'une voix qu'elle reconnaissait malgré son esprit embrumé. Comme elle était plutôt certaine que la douce Margaret ne s'offusquerait pas trop de sa présence ou ne jugerait ses manières devenues lambines, elle n'hésita pas trop à entrer dans la pièce pour constater l'effective présence de la jolie blonde, attablée dos à elle. "Bonsoir Meg, dîner tardif ?" Elle avait elle-même sauté le dernier repas de la journée dans ses tentatives avortées de fournir un travail sérieux, mais son estomac ne lui en faisait pas grand cas, ce n'était pas la première fois.

Elle mit quelques secondes a être frappée par la réalisation que sa cadette ne pouvait pas avoir été décemment en train de se faire la conversation à elle même avant qu'elle ne débarque et quelques secondes de plus à remarquer la présence de Tiberius près du poste de radio grésillant. Méduse elle-même n'aurait pas fait un meilleur travail pour la transformer en statue de sel sur le pas de la porte.

Puis, de nouveau, l'évidence se forma dans sa tête. Elle s'était finalement endormie dans la Tour des Serdaigle et tout ça n'était qu'un rêve, fruit de son imagination visiblement dérangée. Sinon comment expliquer que Tiberius Avery soit en train de faire non moins que de la PÂTISSERIE à l'heure où ils étaient sensés rejoindre leurs dortoirs, ondulant étrangement en rythme avec le son d'un appareil MOLDU ? Elle haussa les épaules pour elle-même. Très bien. Si son subconscient tenait à la gratifier de telles images... Elle bouscula légèrement le Serpentard pour passer derrière lui, regrettant qu'il soit aussi tangible dans ses rêves que dans la réalité. "Pardon." Elle farfouilla dans les placards jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait : une cafetière tout ce qu'il y avait de plus moldue (mais après tout, c'était son rêve et elle ignorait la manière dont les sorciers préparaient leur café aussi n'aurait-elle pas dû être étonnée). Elle se dirigea vers l'évier pour remplir la carafe, étouffant un nouveau bâillement. Qu'il était étrange que sa fatigue ne la poursuive jusqu'à dans ses songes...


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Ven 21 Sep - 19:38
Tiberius se retourna d'une pirouette. D'un sursaut qui éclata son petit cœur sec en un tambour bruyant. Tiberius sentit toute l'adrénaline descendre jusqu'à ses jambes et laisser sa tête froide comme un gros glaçon. La voix de Maggie avait été la dernière qu'il aurait imaginé entendre. Woh woh woh... Quelle heure était-il ? Couvre-feu bientôt passé ? Élève exemplaire qui serait en train de violer le règlement ? En vérifiant sa montre à gousset, il constata que l'heure était effectivement beaucoup trop tardive pour qu'une Margaret Bride sauvage se promène aussi nonchalamment dans les couloirs de cette écoles. Sa tour était à l'autre bout du château, pourtant...

Il lui offrit un grand sourire crispé. « Saaalut, Maggie... »

Il n'avait pas tellement pris compte de ce qu'elle venait de dire dans l'immédiat. Ca faisait un moment qu'ils ne s'étaient pas croisés (ou que Tiberius s'était amusé à l'éviter soigneusement). Après ce qu'il s'était passé entre l'accident avec Hippolyte et les événements du bal, Tiberius s'était quelque peu mis en arrière. Il avait des affaires "personnelles" qu'il devait régler et Maggie était beaucoup trop protocolaire pour qu'il pusse se permettre de la mettre au parfum.

Parfois, ses regards et ses évitements laissaient entendre quelque chose que Tiberius n'arrivait pas à définir. Etait-elle en colère ? Le boudait-elle ? Qu'importe, finalement. Ils se confronteraient en temps voulu.

En temps voulu. Peut-être pas ce soir. Tiberius joua alors le jeu de Margaret qui ne semblait pas vouloir aborder le sujet immédiatement. Et ce n'est que lorsque Tiberius la vit tourner le petit brownie dans les mains qu'il se rappela brusquement que cette situation lui était tout sauf confortable. Il sourit d'avantage. Crispé.

« Ah. Aha... Oui... Alors, justement... » Tiberius se pencha légèrement en avant pour essayer doucement de lui subtiliser le space-cake des mains. « Je ne suis pas si doué que ça... » Il se mordit la lèvre, se pencha en avant. « J'en referais à l'occasion. Avec un bien meilleur glaçage... »

Bruit de porte. Tiberius, presque allongé sur le plan de travail, une jambe en l'air et la main tendue vers Margeret, s'immobilisa brutalement. Il tourna la tête vers la porte des cuisines.

Quoi, encore ?

De mieux en mieux ! Les Serdaigle étaient tous tombés de leur nid, ou bien ? Les deux pires pète-secs de tout le bahut avaient décidément décidé de l'emmerder ce soir-même. Diable !

Tiberius resta une seconde suspendue pour voir ce qu'allait faire Elizabeth. Ne pas bouger. Surtout. Ne pas... Bouger. Il paraîtrait que son acuité visuelle est basée sur le mouvement... Okay. Elle resta silencieuse. Tiberius se redressa doucement pour la laisser passer sans un mot et échangea un regard léger avec Maggie d'un air de « Je ne sais pas... »

Et il vit. Il VIT que cela n'était pas bon du tout. Le carré de chocolat que Maggie avait dans les mains n'avait pas été croqué. Pourtant, elle avait des miettes au coin de la bouche qu'elle essuyait avec ces même manières de petite sainte. Tiberius comprit alors qu'il était trop tard. Il osa à peine briser le silence des cuisines. Les yeux ronds, les sourcils froncés.

« Tu... En as déjà avalé un... ? » Maggie, se servir sans demander ? Il aurait presque put l'admirer si l'unique fois où elle acceptait de péter un coup ne lui serait pas une très mauvaise expérience... La pauvre.

Tiberius inspira. Elle en avait déjà avalé un, il n'avait pas besoin qu'elle le lui confirme. Dans moins de quoi... ? Un quart d'heure ? Elle allait ressentir les premiers effets. Normalement, dans les gâteaux, c'était toujours plus agréable. Plus doux. Mais Tiberius avait surdosé celui-là et le pollen qu'il avait utilisé en glaçage n'allait certainement pas arranger son cas.

Okay. Okay. Tout va bien... Il inspira. Lui accorda son plus charmant sourire et lui fit signe que ce n'était pas grave. Puis claqua des mains en direction d'Elizabeth, d'un air léger et autoritaire comme s'il appelait un simple garçon. Il ne quitta pas sa petite Maggie des yeux, tâchant de garder son grand sourire.

« Fitzduncan... Sois utile, pour une fois... Remplis-moi un grand... Très grand verre d'eau. »


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Ven 21 Sep - 23:42
« Maggie ». Elle inspira profondément la volupteuse odeur de chocolat pour se centrer et ne pas laisser paraître combien l’utilisation de ce petit surnom stupide la marquait encore. Elle devait vraiment grandir dans sa tête et cesser de lui donner tant d’importance. Cesser d’accorder tant d’attention aux personnes qui, peut-être, n’en valaient pas autant la peine, malgré toute l’affection qu’elle aurait toujours pour elles. Celles qui étaient vraiment aimables avec elle, et n’avaient pas pour habitude de la rejeter à répétition ne manquaient pourtant pas.

Tiberius avait l’air gêné d’être surpris à cuisiner et malgré son agacement et sa fatigue, elle trouva la situation si comique qu’un léger rire lui échappa. Tiberius Avery, rebelle patenté, terreur des professeurs de Poudlard, prince du sarcasme et… pâtissier amateur ? Gourmand invétéré ? C’était vraiment amusant.

« Vraiment, ce n’était pas si pire, je t’assure. Tu as parfaitement réussi la cuisson. »

Hum. Peut-être n’aurait-elle pas dû le complimenter. Un peu d’humilité était ce dont il avait besoin, finalement, et la démonstration, de sa part, était rare. Pour une fois, qu’elle se sentait plus compétente que lui ! La cuisine n’était même pas sa partie préférée de l’économie domestique, mais son éducation l’avait toujours préparée à assurer dans les arts ménagers et si à Poudlard, elle n’avait pas vraiment l’occasion de pratiquer, elle savait faire un gâteau au chocolat parfaitement depuis son plus jeune âge, et des choses bien plus élaborées encore.

« Est-ce que tu te cachais à la cuisine depuis tout ce temps ? » Du gâteau, elle reporta son attention sur Tib, et le scruta de la même manière, lui et sa position improbable, à demi allongé sur la table. De toute évidence, il ne maîtrisait encore pas complètement les règles d’hygiène alimentaire élémentaires. Il n’avait pas spécialement grossi, pour quelqu’un qui se serait terré dans le royaume des elfes de maison pendant presque un mois… et ça lui ressemblait si peu ! Elle fronça légèrement les sourcils. Quelque chose dans cette histoire lui échappait.

Elle n’eut tout de fois pas le temps de s’éterniser sur quoi exactement que la voix d’Elizabeth retentissait dans son dos. Meg se retourna, un peu surprise, mais tout sourire malgré sa pâleur.

« Bonsoir Beth. J’ai été malade aujourd’hui, et c’est mon premier repas de la journée. Et toi ? »

Elle était contente que ce soit sa camarade de Serdaigle qui ait débarqué inopinément dans les cuisines. A moins que Beth n’ait d’autres plans pour la suite de la soirée, elle apprécierait sa compagnie en remontant l’interminable série d’escaliers, et surtout, l’esprit de son aînée pour résoudre le plus rapidement possible l’énigme du heurtoir et de là, regagner son lit. Elle avait vraiment de la chance que ce soit l’amicale Beth, et non un préfet mal luné, qui ait également eut une fringale nocturne ce soir.

« Oui. » Elle se retourna vers Tiberius, un peu d’inquiétude au fond des yeux, cette fois-ci. Comment aurait-elle pu lui donner son avis sur le goût de ses gâteaux si elle ne les avait pas goûtés ? Est-ce qu’il allait bien et suivait réellement la conversation ? Son expression était bizarre. « Je suis désolée, j’avais vraiment faim. Et ils sentent très bon. » Lentement, elle reposa le second gâteau, toujours dans sa main depuis le début de la conversation. Mieux valait ne pas contrarier le Serpentard. Et puis, si elle était complètement honnête, elle n’avait pas envie de commencer à lui être redevable. Enfin… Il allait falloir plus qu’un brownie ou deux pour annuler la dette qu’il avait envers elle (quoi qu’elle ne pensa guère aux choses de cette manière vulgairement comptable), mais tout de même.

« Je fais tout à l’envers, ce soir. Je vais plutôt continuer avec du salé. »

Elle se leva, et se dirigea vers un placard un peu sur le côté. Etagère du bas, derrière le sac de farine… Bingo ! Des crackers et du fromage lui tendaient les bras, à la disposition de qui saurait les trouver. Il fallait croire que l’elfe de maison qui les avait approvisionnés l’année précédente n’avait pas perdu ses bonnes habitudes. Son butin plein les bras, elle revint à sa place et commença à se faire une tartine (l’appétit venait en mangeant !). Ce faisant, elle releva vivement la tête vers Tiberius : il allait bien, finalement, et son insolence usuelle était au beau fixe. Est-ce que sa mère ne lui avait pas fait des bras, pour qu’il puisse se servir un verre d’eau tout seul, au lieu d’embêter Elizabeth ? Elle pinça les lèvres et baissa le nez sur ses crackers, bien décidée à ne pas s’en mêler. Son expression actuelle exprimait suffisamment clairement ce qu’elle en pensait.


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Mer 26 Sep - 15:34
L'absence de couleur sur le joli visage de poupée de Meg lui avait échappé avant que sa cadette ne souligne son état. Beth semblait propice à ne pas remarquer ce qui était apert ces temps-ci, alors le teint d'albâtre de Meg, manifeste de sa santé défectueuse ce jour-là, n'avait eut aucun mal à passer le filet abîmé de sa conscience. Elle s'excusa d'un petit sourire de son manque de considération.

"J'ai simplement sauté le dîner pour aller à la bibliothèque, mais c'est mon addiction à la caféine plus que mon estomac qui m'a conduite ici..."

Elle ignorait ostensiblement la présence de Tiberius qui semblait agité pour une raison inconnu, espérant vaguement que ça suffirait à le faire disparaître alors qu'elle s'afférait avec lenteur près de l'évier.

"Tu veux que je regarde si les elfes ne gardent pas quelques plantes calmantes par ici ? Peut-être qu'une infusion te fera du bien si tu ne te sens toujours pas très bien ?"

La magie accordait à la nature des propriétés thérapeutique là où le naturopathie moldue n'était pour elle que de la poudre aux yeux, vague placebo qui ne soulageait que les hypocondriaques en pleine santé.

La Serdaigle commença à se demander si elle allait mettre un jour la main sur un grain de café alors qu'elle fouillait son quatrième placard. Elle s'étonna dans un coin de sa tête de l'avarice de Tiberius. Il semblait avoir fait (bien que l'image ne se soit pas encore vraiment imprimée dans sa réalité) de la pâtisserie pour un régiment alors qu'il prétende s'horrifier que Meg l'ait privé d'une petite mignardise était exagéré. Même pour lui. De ce qu'elle savait, ils s'entendaient bien en plus... Même elle avait pu voir que Margaret se rongeait les ongles lorsqu'il avait séjourné à l'infirmerie alors qu'elle n'avait suivi l'histoire que de très loin, au rythme des ragots du château. Les différentes théories élaborées par les élèves avaient d'ailleurs été pour la plupart complétement rocambolesques ce qui n'était pas peu dire puisque, après tout, elles étaient centrées autour d'Avery. Beth n'avait pas trop d'opinions sur la question, sans doute est-ce qu'un élève (ou même un professeur, ça expliquerait la disparition de leur professeur de potions) avait finalement cédé à une pulsion commune à la moitié de Poudlard et l'avait poussé du haut d'un escalier. Ou alors, tout simplement, une des énièmes tentatives de Tiberius pour attirer l'attention sur lui avait mal tourné.

Deux placards plus loin, elle n'eut pourtant pas d'autre choix que de prêter attention à ses élucubrations puisqu'il s'adressa directement à elle. Ses sourcils se perdirent dans les mèches de cheveux désordonnées qui barraient son front en signe d'étonnement. Le plus surprenant dans tout ça devait en fait être qu'elle arrivait encore à s'étonner de son insolence. Elle jeta un coup d'oeil à Meg, partie dans sa propre quête de nourriture, comme pour s'assurer qu'elle avait bien entendu. Ignorer Tiberius n'était pas une tâche très facile quand il semblait tout faire pour lui taper sur les nerfs. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire moqueur qu'elle lui avait sans doute d'ailleurs emprunté, tranchant avec la froideur avec laquelle elle lui répondit.

"Mais bien sûr... Son Altesse voudrait t-elle aussi que je lui donne la becquée ?"


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Mer 3 Oct - 18:20
« Est-ce que tu te cachais à la cuisine depuis tout ce temps ? »
« Tout ce temps...? Comment ça, "tout ce temps" ? » Répéta-t-il en fronçant les sourcils et penchant la tête sur le côté.

Il était convaincu qu'il y avait une question importante dans celle-là en dépit des airs détachés de Maggie. Qu'il n'en saisissait pas tout à fait le sens et qu'il risquait de répondre à côté. Tout tendu, la main vers le gâteau, il s'était immobilisé. Puis avait vite glissé sur le sol. Le temps que sa camarade la Duchesse-Moldue s'éloigne. Il l'avait regardé d'un œil mi-amusé, mi-désappointé. Il en revint rapidement à notre amie Miss Bride en agitant la main comme pour poser sur leur conversation un désintérêt futile.

« En fait... » Il regarda Meg de haut en bas et grimaça. « Pour être tout à fait honnête, d'ici quelque minutes, elle sera aussi sereine qu'une vache sacrée... » Il tourna un grand regard sur Elizabeth. Puis sur Meg. Du doigt, il désigna les gâteaux et tenta un sourire innocent. Ou presque. Il acquiesça. « Les gâteaux... » Murmura-t-il alors que Meg avait déjà la bouche pleine de crackers. Il joignit soudainement les mains et lui accorda son plus beau sourire. « Alors, ça ne me dérange pas que tu te seeerves ! Hein. Vraiment... Maiiis, la prochaine fois, préviens, ehe. Pour toi, hein. Moi je m'en fous... » Assura-t-il en posant une main sur sa poitrine, incapable d'effacer son sourire parce que l'idée même de voir Maggie défoncé à l'herbe lui était infiniment drôle.

Lorsqu'il eut à demander son verre d'eau, la réponse d'Elizabeth le fit réagir immédiatement. Il se tourna vers elle. Pouffa. Et retint son hilarité en mettant sa main devant la bouche. La toisant, il se rappela pourquoi il adorait l'emmerder. Après ces derniers temps, il lui semblait qu'il s'était coupé du monde. Comment aurait-il put se couper définitivement de sa Duchesse... ?

« Ce serait volontiers mais il paraîtrait que les moldus sont pleins de sales maladies... Et je ne voudrais en aucun cas attraper les tiennes, Fitzduncan. » Il ricana. D'un coup de baguette, il fit voler un verre jusqu'à lui. Tapota son rebord après une formule pour y laisser de l'eau fraîche couler. Puis le verre plein, il le posa à côté de Margaret. « Ne fais pas attention, ehe. C'est... Juste au cas où. » Secoua-t-il la tête d'un air convenu.

Entre l'estomac creux d'une fonce-dalle bien campée ou le corps desséché et la bouche pâteuse, choisis ton poison, camarade. Si Meg avait déjà de quoi grignoter et se remplir l'estomac, les biscuits salés allaient vite achever de transformer sa bouche en un désert aride.


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Lun 8 Oct - 17:13
« Le commun des mortels a pour coutume d’aller en cours, durant la journée. Ca fait un mois que tu es quasiment porté disparu, Tiberius. » Est-ce qu’il pensait qu’elle serait assez stupide pour ne pas remarquer ses absences, ses expressions distraites pendant les repas, sa disparition générale de la bibliothèque, des couloirs ou de tout autre lieu commun ? Elle avait beau n’être ni dans la même année que lui, ni dans son cercle intime et familier au même titre que les Persson, il aurait été difficile de ne pas remarquer qu’il lui avait à peine adressé la parole de tout novembre. Franchement, cela l’avait vexée de se faire ignorée ainsi. Toutefois, il avait en cette instant une expression si particulière… « Est-ce que j’aurais dû m’inquiéter ? » murmura-t-elle. Elle était franchement épuisée de s’inquiéter pour les Avery, mais elle ne pouvait décidément pas s’en empêcher.

L’arrivée de Beth brisa toutefois la légère tension qu’il pouvait y avoir avec son ami d’enfance, et ce fut son tour de se retrouver en quelque sorte sur le grill. Que sa condisciple ait sauté le dîner pour passer plus de temps à la bibliothèque était très Serdaigle, et lui arracha un sourire. Il était facile de se perdre dans un bon livre. « Non merci, c’est très gentil mais ça va déjà beaucoup mieux. C’était juste… passager. » Elle eut un petit haussement de sourcils qu’elle espérait assez éloquent. Elle ne se montrerait pas plus explicite sur la nature de ses problèmes devant Tiberius, ni même d’ailleurs devant Beth, avec qui elle n’était pas assez intime.

Elle n’avait pas menti : elle se sentait bien mieux que ce matin, et avoir mangé avait achevé de la remettre en forme, lui semblait-il. L’ambiance dans la cuisine était conviviale, malgré l’attitude étrange de Tiberius et elle commençait à être beaucoup plus détendue. « Accio couteau. » Il était temps de se tailler une tranche de ce fromage.

Elle réceptionnait le couvert, qui avait volé docilement dans sa main, lorsque les paroles du Serpentard pénétrèrent enfin dans son cerveau. Elle afficha un air insulté, l’impression désagréable qu’il la dévisageait : « Je ne te permets pas de me comparer à une vache, sacrée ou pas ! » Il parlait d’elle à Beth comme si elle n’était pas là, en plus ! Vraiment, il était exaspérant. Elle voulu souffler, mais ne put répliquer, la bouche pleine de crackers. Momentanément bâillonnée par sa collation (on ne parlait pas la bouche pleine quand on était bien éduqué, et il le savait parfaitement), elle le fixa avec des yeux de plus en plus immenses. Quoi, les gâteaux ?

Se désintéressant de la joute verbale entre Beth et Tib, elle fixa les brownies à se sortir les yeux de la tête, cherchant désespérément ce que Tiberius avait essayé de lui faire comprendre. Elle avait l’impression que son cerveau tournait un peu au ralenti, pas assez pour qu’elle ne s’en rende pas compte, trop pour qu’elle réussisse à s’en irriter. Quelles raisons son ami aurait-il eu pour empoisonner de la pâte à gâteau ? Est-ce qu’il venait de se rendre compte qu’il avait utilisé des ingrédients périmés ? Non, les elfes ne les auraient pas gardés dans la cuisine. Elle s’affaissa un peu sur son banc. Est-ce qu’il avait mélangé une potion quelconque dedans ? Mais pourquoi ? Il n’était pourtant pas du genre à vouloir recréer une boîte à flemme, ni à partager ses petits secrets concernant des magies anciennes et obscures.

Face à ce mystère insondable, elle se décida pour ce qui lui semblait le plus logique : délaisser un instant le problème et, avec un long soupire inhabituellement expressif, se concentrer sur son fromage. Elle s’en coupait une tranche lorsque le verre d’eau atterrit à côté d’elle, la faisant sursauter. Le couteau mordit dans son doigt, la laissant trop surprise pour réagir immédiatement. Les pupilles dilatées, elle fixa le sang clair qui coulait vivement de la coupure, pas très grande mais profonde. Releva la tête, cherchant de l’aide du regard auprès de Beth. Tomba sur Tiberius. Sang. Tiberius. Tiberius. Sang. Quelque part de la légère brume qui avait envahi son cerveau, monta un sentiment de panique. « Ne meurs pas ! »


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Mar 30 Oct - 17:07
Quelque chose échappait à Beth et elle n’arrivait pas à mettre le doigt sur ce dont il s’agissait. Tiberius agissait bizarrement. Enfin, plus bizarrement, qu’il n’en avait l’habitude. Il semblait vouloir faire comprendre quelque chose à Meg à grand renfort de mimiques grotesques et amples mouvements de bras. Elle choisit d’ignorer cette énième mise en scène qui ne lui était de toute façon pas adressée pour se concentrer sur sa quête de caféine. Elle était trop fatiguée pour ne répondre aux provocations du Serpentard par autre chose qu’un léger levage d’yeux au ciel. Ses insinuations douteuses sur ses origines avaient perdu de leur saveur, il y avait longtemps maintenant.

Enfin, la Serdaigle mit la main sur son or noir personnel qu’elle versa généreusement dans le filtre de la cafetière au risque de se retrouver plus tard avec un breuvage immonde. Elle s’occupa un instant à regarder le liquide sombre tomber au compte-goutte dans la carafe de verre en étouffant un nouveau bâillement dans la paume de sa main d’un air absent. Elle faillit faire une remarque à Margaret sur le fait qu’utiliser un Accio sur un couteau n’était pas très prudent avant de finalement s’abstenir. La Serdaigle était assez grande pour ne pas être surprotégée, même si Beth avait tendance à la voir comme une poupée de porcelaine, beaucoup plus fragile que ce qu’elle n’était réellement. Elle ne put pas s’empêcher néanmoins d’émettre un léger reniflement dédaigneux alors que Tiberius utilisait la magie pour finalement se servir lui-même son verre d’eau, plutôt que de ne franchir les trois mètres qui le séparaient de l’évier. Il allait sans dire que cette légère paresse n’aurait pas gêné Beth autant si elle était venue de n’importe qui d’autre, mais le Serpentard avait la fâcheuse tendance à rendre le plus minime de ses gestes particulièrement horripilant aux yeux de la jeune femme et elle préférait se dire que le problème ne venait pas du tout d’elle.

Elle se servit enfin la tasse tant appétée, se brûlant légèrement les lèvres d’impatience. L’amertume du liquide réveilla ses papilles de la plus délicieuse des manières et elle aurait sûrement laissé échapper un léger gémissement de contentement si elle avait été seule. En relevant la tête, Beth croisa le regard de Meg qui reflétait une étrange incompréhension. Elle mit quelques secondes à remarquer le liquide carmin présent sur la main de sa camarade et quelques autres secondes à se saisir d’un torchon propre pour le presser sur la blessure de la demoiselle qui semblait malheureusement assez profonde. Elle se maudit intérieurement d’avoir laissé sa baguette dans son dortoir, un tour par l’infirmerie signifierait devoir expliquer les circonstances de la blessure. Elle releva le regard vers Tiberius, qui lui avait sa baguette, tout en continuant à appuyer le tissu sur le doigt d’une Margaret étrangement amorphe pour tenter de limiter le saignement.

« Est-ce que tu pourrais… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa requête, qu’un cri d’horreur traversait les lèvres de Meg. Incrédule, elle reporta ses yeux sur la jeune femme qui regardait Tiberius avec un air de pure terreur peint sur le visage. Qu’est-ce que…

« Personne ne va mourir, Meg, c’est juste une coupure… »

L’inquiétude avait adouci sa voix. Elle n’avait jamais vu quelqu’un réagir si mal à la vue du sang, mais peut-être Meg était-elle hématophobe ? En tout cas, elle semblait très proche de la crise de panique que Beth ne saurait absolument pas comment gérer. Elle posa sa main doucement sur le bras de la Sedaigle dont le regard semblait complétement ailleurs, perdu dans des horreurs qu’ils ne pouvaient pas voir. De nouveau, son attention trouva Tiberius à qui elle transmit d’un coup d’œil son incompréhension. Qu’est-ce qu’il se passait ?


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Ven 2 Nov - 1:08
« T'inquiéter... ? Pas que je sache... » Rit-il d'un air incertain.

Le plus tranquillement du monde, Tiberius commençait à ranger les ustensiles de cuisine. Un peu à la dernière minute, il décida d'emballer les gâteaux en entier plutôt que d'emballer carré de chocolat par carré de chocolat. La vérité était qu'il se sentait bien moins à l'aise de se dandiner joyeusement en faisant ses pâtisseries, maintenant que les deux Serdaigle étaient là pour juger de ce qu'il faisait ou non. D'une joyeuse pirouette, il se tourna vers la radio pour l'éteindre et la ranger dans la poche de sa cape.

L'absence de réaction de Beth rendit tout de même Tiberius un peu triste. On aurait dit Goyle. Alors c'en était fini de leur petit jeu. Quel dommage. Elle ne prenait même plus la peine de se fendre d'une réponse inventive ! Ah. Il avait réussi à vaincre sa patience.  En rangeant, le Serpentard lançait quelques regards sur Elizabeth, du coin de l’œil. Aucune réaction. Roulement des yeux habituels. D'une tristesse folle. Il se désintéressa de sa jolie duchesse pour se tourner de nouveau à Maggie. Servir son verre d'eau. Tiberius décida de ne pas voir les gros yeux de Margaret. Il avait envie de lui éclater le nez, quand elle faisait ça. Un jour, sans doute, lui hurlerait-il sous le nez pour l'effrayer et lui passer définitivement l'envie de lui lancer ce genre de regard accusateur.

Et puis... « Je ne te permets pas de me comparer à une vache, sacrée ou pas ! » Tiberius se tourna vers Margaret. Haussa des sourcils, surpris. Il resta interdit face à elle quelques secondes. Des centaines... Des milliers de réponses fusèrent dans son esprit. La frapper. Il avait envie de la frapper ! Mais pour seule réponse, il ferma les yeux. Souffla. Et offrit son sourire le plus charmant à sa cadette.

« Allons, Maggie ! Ne sois pas si susceptible, ehe. » Il eut envie de faire une remarque à Elizabeth. La titiller un peu. Rien qu'un peu. Mais d'un regard vers elle, il comprit qu'il l'avait déjà cassé. Il soupira en un rire exaspéré. Il était tombé sur les deux Serdaigle les moins aventurières de la Tour Ouest. Aussi pète-sec l'une que l'autre. La bonne grosse joie des familles.

Roulant un peu des yeux, Tiberius se tourna vers le four pour en sortir la dernière fournée et évaluer la cuisson. Minutieux et concentré, il avait bien entendu Elizabeth mais songea qu'elle s'adressait certainement à Meg. Tranquillement, il ferma son four. Encore quelques minutes...

Le hurlement de Margaret déchira l'air. Son palpitant se mis à rouler furieusement dans sa poitrine. Il se retourna d'un bond, les yeux ronds. La toisa une seconde avant de comprendre. Dans les yeux de Margaret reflétait une réminiscence qu'il avait déjà vécu. Une angoisse et une terreur blanche. Elle s'adressait à lui. Tiberius attrapa immédiatement sa main. L'inquiétude avait envahi les traits insolents de son visage qu'il essayait de garder le plus moqueur possible.

« Houla... ! Ehe, je suis là. Eh... Maggie. Je vais bien. C'est terminé. » D'un geste appliqué, il lui frictionna l'épaule et caressait du bout de son pouce la main de la jeune Serdaigle. « Rien ne va : Même quand je suis sous tes yeux, tu t'inquiètes pour moi, aha ! » Un peu moqueur pour dédramatiser, il croisa le regard d'Elizabeth. Et lui fit signe que ce n'était rien. Rien de grave. Ca ne l'était plus.

Est-ce qu'elle était en train de monter ? Très certainement. La fatigue accumulée avec un estomac à jeun. De vieux trauma et une nature anxieuse. Maggie accumulait les vices. Tiberius continua de caresser le bras de Margaret pour la rassurer. Sortit sa baguette pour lancer un sortilège et réparer cette vilaine coupure.

« Comme si rien ne s'était passé ! Ehe... » Il parlait à son amie comme si c'était une enfant. Faible et dans un état qui n'allait pas s'améliorer, il décida de s'adresser à Elizabeth. Un peu plus sérieux en dépit du sourire narquois qui ne le quittait que rarement. « Vous devriez remonter vous reposer. C'est que ça commence à faire tard, mesdemoiselles. » Il parlait d'avantage pour Meg que pour Fitzduncan avec qui il échangea un regard convenu. Il espérait qu'elle entendrait bien de la raccompagner. Il avança un peu le verre d'eau vers Margaret. « Bois un peu. Ca va te faire du bien. »


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Sam 3 Nov - 1:08
Meg laissa Beth s’occuper de sa main dans une indifférence relative, comme si celle-ci ne lui appartenait déjà plus. Elle avait mal, bien sûr, mais la douleur aussi lui semblait détachée d’elle-même, à flotter juste à côté, présente mais indépendante. « Nemeurspasnemeurspasnemeurspas. » Elle psalmodiait à voix basse, comme six semaines auparavant. La scène présente dans son esprit avait basculé sans qu’elle ait eu le moins du monde l’impression de perdre contact avec la réalité. Il fallait qu’elle se concentre pour sauver Tib. Sa main droite tenait encore le couteau, qu’elle déposa maladroitement sur la table, pour se saisir plutôt de sa baguette. Elle l’agita sans but très clair.

« Tiberius ? » Elle cligna des yeux. Ses pupilles dilatées laissaient entrer trop de lumière : les cuisines lui semblaient soudain Versailles éclairé par dix mille chandelles. Mais Tiberius se dressait véritablement devant elle, la soutenait, même, bien portant. Elle arrêta sa litanie, déboussolée. Par quelle diablerie était-ce possible ? Dubitative, elle tâta, la main droite sur son torse : il était bien réel.

« Oh. » fut sa seule réaction alors que le sortilège de guérison frappait son doigt, le nimbant d’un froid et de chaleur intenses successifs dans une sensation de pincement. Elle regarda alternativement Elizabeth et Tiberius, pas certaine duquel des deux venait de lancer le sort. Ils n’avaient pas l’air de se rendre compte de l’horreur qu’il se passait. Est-ce qu’ils étaient soudain devenus aveugles ? « Mais oui, ça remonte, vous ne voyez pas ? » Elle se dégagea de l’emprise de Tiberius pour se mettre à l’abris, debout sur le banc où elle avait été assise quelques minutes plus tôt. Réflexion faite face à la marée… Elle grimpa également sur la table, pour y rester perchée debout, regardant la cuisine depuis sa nouvelle position en hauteur d’un air paniqué. Du sang. Il y avait du sang partout sur le sol de la cuisine, se déversant en flots continus, et le niveau montait. Le sang de Tiberius. Elle se tordit les mains devant ce spectacle horrifique. « On va finir noyés dans tout ce sang. » Le monde était écarlate. Elle vacilla sur son perchoir : sa vision lui semblait recouverte d’un voile rouge. Elle ne voulait pas que le liquide la touche, la contamine, la… Et Tiberius, comment faisait-il pour être encore debout malgré tout ce sang perdu ? Etait-ce encore uniquement le sien ? « Où est Hippolyte ? » Elle allait se noyer dans le sang des deux frères Avery.

Elle se tourna vers Tib, dans un mouvement qui lui sembla vif mais devait surtout paraître peu coordonné au monde extérieur, prenant Beth à témoin d’un geste de la main, muette d’horreur. « Je… Je ne suis pas un vampire. » Elle ne voulait pas de son verre d’hémoglobine, elle ne boirait pas son sang. Pourquoi est-ce qu’il lui imposait ça ? Elle avait pourtant essayé de son mieux de le sauver, elle ne savait sincèrement pas comment faire pour qu’il résorbe les litres et les litres de sang qui transformaient la cuisine en piscine carmin. Beth était encore vivante, elle. « Beth, il faut sortir d’ici. » Un peu de sueur perlait à son front et des larmes coulaient sur ses joues. Il aurait fallu un balai pour survoler cet enfer. Hors de question qu’elle redescende de là si c’était pour nager avec de l’hémoglobine jusqu’à la taille.




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Sam 3 Nov - 14:53
Shooting stars ? No just ShootJe descends du dortoir joyeusement, me frottant les mains tel un enfant de 6 ans qui va ouvrir une montagne de présent de noel, mais là c'est bien mieux, c'est l'heure de mon encas du soir. Petit moment privilégié entre moi et mon estomac, chose que je fais depuis maintenant 7 ans, avec son ce foutu éveil je ne compte pas délaisser ma faim insatiable. Je parcours la salle commune, bien rangée, je ricane faut croire que mes camarades ont encore peur d'une visite surprise de notre directeur. Bah suffit de lui mettre le nez dans les plantes et il verra pas les traces de terre, quoi que ça serait peut-être le sous estimer.

Je me rends dans le couloir, fourrant mes mains dans mes poches suite au léger changement de température entre le dit couloir et l’âtre réconfortant de la salle commune des blaireaux. Habitués à ce trajet, je me retrouve très vite devant la porte, j'actionne la poignée un sourire immense sur le visage, toujours cet air guilleret sur le minois.

Alors que j'entre dans l'un de mes endroits favoris au sein de ce château, mon regard se heurte a une scène qui pour moi est des plus incompréhensibles, du moins sur le moment. L'odeur qui me parvient me fige littéralement. Mon sourire s’évanouit aussi vite que Neville devant des mandragores. Mon regard passe de Elizabeth à Margaret et à Tibérius.
Loin d'être un abruti je fais rapidement le lien entre l'état alarmant de la bleue et la présence de Tib et surtout l'odeur...L'odeur qui règne dans cette cuisine est bien trop familière à mon gout.

Non pas que je sois familier avec la chose, mais j'en connais l'odeur pour l'avoir "croisé" pendant nos soirées. J'avais ouï dire que ces dites plantes avait séjourné dans la salle commune mais qu’apparemment elles avaient vite disparu. Faire le lien entre ce qui se passe présentement et la disparition des plantes est assez facile, il a donc utilisé l'information que je lui ai donné pour "ça" ? Encore un qui ne pense qu'à sa gueule et non pas aux répercussions que cela peut avoir sur les autres. Et a en croire l'état de Margaret il est clair qu'elle n'avait pas prévu de dévorer un quelconque biscuit chocolatés saveur spéciale "tu vas halluciner ma belle".

Mon regard se braque sur Tibérius, mon visage est pourtant impassible, pas une once de joie, de rire, de sourire, absolument rien, le calme plat contrairement à ce que je montre la plupart du temps.
Je me dirige à grandes enjambées vers Tibérius et le coup part un peu trop rapidement a mon gout j'aurais aimé peut être prendre mon temps pour choisir l'angle exact et faire le plus dégâts possible mais "l'uppercut" en a décidé autrement. Je suis presque sur d'avoir entendu un craquement. Mon visage est pourtant toujours impassible, ne montrant aucune émotion.

Fait la sortir de làSifflais je entre mes dents à l'intention d'Elizabeth, parlant clairement de Margaret. Même si "cette demande" à déjà été faite au préalable par Tibérius je ne l'avais pas entendu car je n'étais pas encore entré dans la pièce.

Mon regard était toujours braqué sur Tibérius, je ne touche pas mon poing, le craquement ne m'a donné aucune douleur, l'adrénaline ? La colère ? Ce n'est pas la première fois que j'envoie une patate, je pense que je l'aurais senti.

PitoyableMurmurais-je sans l'ombre d'une émotion dans la voix.

Le clairon de la trahison hurlé dans mon esprit, en plus de souiller la cuisine de ces plantes nocives, il empoisonne une jeune fille qui n'a rien demandé, il utilise MA salle commune pour garder au chaud ses plans. Mon regard se détourne de lui et se pose sur les restes de plantes et sur le four allumé. Qu'il fasse ça pendant les fêtes, ou dans sa putain de salle commune je m'en battais les noix mais là...non...Je me sentais trahi et quand bien même si pour lui il n'y avait jamais une once d'amitié entre nous ou même de respect il était clair que pour moi en cet instant ce mec n'avait donc PAS changé. C'était bel et bien un putain d'Avery, un connard qui manipule son monde pour faire les choses à sa façon qu'importe ce qui se passe. Ils nous a aider pendant la guerre ? Ouais pour sauver son petit cul et non pour l’intérêt général.
J'avais été stupide, faut croire que même dans cette vie la trahison fait partie de mon quotidien. Mes yeux reviennent sur lui avec la désagréable envie de le finir à coup de pied et de dents, l'envie immense de me transformer et de le déchirer a coup de dents, de les planter dans sa chair de l'entendre hurlé, même si il serait bien capable de ne pas parler juste par fierté. Je ne me rends même pas compte que je grogne, pas un grognement "humain", je ne ferme pas les yeux, je respire une grande bouffée d'air comme pour me calmer de l'intérieur. Trop de voix, trop de bruit, trop de souvenir....
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Sam 3 Nov - 18:28
Un instant, Beth se demanda s’il n’allait pas falloir qu’elle revienne sur le constat que tout ça n’était pas qu’un rêve créé par son cerveau fatigué. Rien ne faisait sens des élucubrations de Meg qui semblait confondre les frères Avery et s’était perchée sur un banc l’air toujours aussi effaré, à la réaction de Tiberius à l’état de son amie, comme si tout était parfaitement normal. Elle voulait bien croire que Margaret était fatiguée, Merlin seul savait comment elle-même s’impatientait de retrouver sa couette, mais de là à regarder le sol avec horreur comme s’il s’y trouvait une mer de piranhas, il ne fallait pas la prendre pour une imbécile. Sa première supposition était que sa camarade avait été ensorcelée et que ses actuelles réactions étaient le résultat des hallucinations provoquées par le dit-maléfice. Le problème était que mis à part son teint un peu pâle, elle semblait dans son état normal quand Beth était arrivée dans les cuisines et elle ne connaissait pas de sort qui avait pour effet des hallucinations à retardement. L’attitude de Meg était bien trop inquiétante pour qu’elle ne se contente de la ramener dans leur salle commune comme le suggérait le Serpentard.

« Je crois que je ferais mieux de l’emmener à l’infirmerie, quelqu’un lui a peut-être jeté un sort, je ne suis pas certaine que ce soit prudent de… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Meg la pressait de quitter les lieux comme s’il s’agissait de l’antre de Dante. Son expression était un crève-cœur mélange de panique et de désespoir qui bouleversa la Serdaigle. Elle récupéra doucement la main de sa cadette pour l’inviter à descendre de son perchoir ce que la demoiselle ne semblait pas déterminer à faire.

« On va sortir d’ici Meg, mais pour ça, il faut que tu descendes de là. »

Elle faisait de son mieux pour être rassurante, loin de ses froides habituelles intonations. Ne pas comprendre ce qui se passait n’allait pas amoindrir son inquiétude.

« Je te promets que rien ne va t’arriver en le faisant d’accord ? »

Elle avait vaguement l’impression de parler à un enfant en bas âge tellement ses mots lui semblaient futiles, mais sa camarade semblait avoir besoin d’être rassurée. Beth ne la quittait pas du regard, sa deuxième main ayant rejoint la première autour de celle de Meg, attendant patiemment qu’elle revienne sur le sol.

Alors que la porte s’ouvrit de nouveau, elle se demanda un instant si les cuisines étaient toujours aussi fréquentées à cette heure-ci. Parce que là, ils en étaient arrivés à un point où elle ne se serait pas vraiment étonnée que la moitié de Poudlard débarque pour un petit banquet improvisé. Ce qui réussit à la surprendre cependant, ce fut le premier geste de Jonathan. Elle grimaça autant au coup qu’au craquement très audible qui en résulta. Ah. Bonsoir à toi aussi Jon. Ce n’était pas vraiment qu’elle n’appréciait pas de voir quelqu’un passer ses nerfs sur le visage de Tiberius, non, mais là elle ne comprenait pas trop le « pourquoi ».

Il était assez amusant de croire que Beth était du genre à obéir à une requête prononcée les dents serrées et non-agrémentée d’une formule de politesse sans rien dire. Non, en fait « amusant » n’était pas vraiment le mot, « stupide » convenait mieux. Même si sa priorité était en effet de sortir Meg de là, elle n’allait certainement pas les laisser seuls tous les deux s’étriper joyeusement. Elle n’était quand même pas complètement dénuée de morale. Elle secoua la tête autant pour souligner son désaccord que pour se débarrasser de son air légèrement ahuri devant la situation qui avait encore augmenté sur l’échelle du n’importe quoi. Tout ça commençait à l’agacer sérieusement.

« Alors déjà, si quelqu’un pouvait m’expliquer ce qui se passe ici, je lui en serais éternellement reconnaissant. »

Elle ponctua sa phrase d’une écœurante dose de sarcasme sans cesser de surveiller Meg du coin de l’œil.

« Et il me semble qu’un petit tour à l’infirmerie ne vous ferait pas de mal non plus. Je ne suis pas inepte au point de vous laisser tous les deux seuls dans une pièce alors que vous avez visiblement l’air d’avoir des comptes à régler. »

En plus, elle était pratiquement certaine que si un professeur ou un préfet débarqué pendant leur possible petite bagarre de coq, elles se retrouveraient Meg et elle éclaboussées des répercussions. Elle avait ce genre de chance là.


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Mer 7 Nov - 6:18
Tiberius ne s'y attendait pas du tout. Tiberius ne s'y attendait pas du tout parce qu'il n'avait jamais vu personne faire des hallucinations avec ce genre de produit. Qu'il n'avait jamais vu un bad trip aussi violent. Surpris par les réaction épidermiques de son amie, Tiberius lâcha tout.  Sa main, son bras, son air de douceur. Il resta interdit et inquiet devant une Margaret en pleine montée folle.

« Eh, Maggie... » Il voulut tendre la main mais les affolements délirants de Margaret l'effrayaient. Ils l'effrayaient parce qu'il ne savait pas à quel point Margaret devait être sensible à ça. Que plus elle paniquerait et plus violente serait la crise. Il ne voulait pas la faire paniquer. Il savait qu'il était incapable de rassurer aussi bien qu'il le voudrait. Parce qu'il avait déjà du mal à se rassurer lui-même. En lui bouillonnait une inquiétude suante qui faisait hésiter sa voix et devait assombrir son regard habituellement très serein. Tiberius savait qu'aucune de ses attitude n'inspirerait le calme et la paix. Alors il se tut et observa ce grand délire, impuissant.

Impuissant. Et terrifié par sa propre incompétence. Impuissant. Incapable de maîtriser la situation. Impuissant. Et trop proche pour avoir le moindre recul émotionnel. Pleureuse.

« Ce... Ce sont les gâteaux... » Bredouilla-t-il à l'attention de Beth en fixant Margaret, comme fasciné. Bras ballants et bouche bée. « Je ne pensais pas que... » Sa phrase resta en suspend. Il se rendit compte que ce n'était sans doute pas du tout le moment de se justifier.

C'était l'anxiété qui provoquait généralement ce genre de crise. Et les hallucinations ne pouvaient qu'empirer si Margaret ne se calmait pas. Et elle ne se calmerait pas. Il songea une seconde à un sortilège d'Allégresse. Mais la vision d'une baguette pointée contre elle ne devait pas être quelque chose de très rassurant à voir. Il hésita.

Tiberius observait la douceur de Fitzduncan s'occuper de Margaret. Discrètement, il tenta d'attraper plus solidement sa baguette en s'arrachant difficilement de la vision presque cauchemardesque de Maggie en plein bad trop.

« Fitzduncan. » Il tenta de sortir du champs de vision de Meg' et de rester dans celui de Beth.

Tiberius pouvait bien traiter Elizabeth d'hypocrite, de peste naïve. De garce mesquine. De petite duchesse impertinente. Il pouvait bien la traiter de sang-de-bourbe et d'idiote... Tout ça était parfaitement superficiel. Tiberius faisait d'avantage confiance en la responsabilité et au calme d'Elizabeth que de nombreuses personnes qu'il connaissait ou avait connu. Qu'elle résonnait avec beaucoup plus de sagesse que beaucoup d'élèves et de professeurs. Aussi, tenta-t-il de lui faire comprendre ses intentions. Sans mot et en regards appuyés. Baguette en main, il espérait qu'elle facilite son sortilège afin d'apaiser les angoisses dominantes de Margaret. En vérité, il n'y avait pas besoin de l'aide de l'infirmière (quelques litres d'eau et un peu de tranquillité suffiraient à avoir raison des hallucinations de Margaret) mais il n'avait pas le courage de l'expliquer à Elizabeth. Un peu par peur de devoir négocier en pleine situation critique. Un peu par peur qu'on ne pense qu'il veuille s'éviter des ennuis (même si effectivement, c'était tout à fait arrangeant pour lui d'éviter la case « Disciplinaire » si un membre du personnel venait à entendre cette histoire).

La porte s'ouvre brusquement. Tiberius tourne la tête. Et échange un regard curieux avec Jon. Instant de silence dans lequel Tiberius cherche quelque chose à dire, dans une interrogation de malaise.

« Bonsoir, Jon... ? »

Pas vraiment le temps de taper causette. Plus de le taper, lui. Tiberius voit Jon avancer à grands pas. Il fronce les sourcils et recule de quelques pas, sentant quelque chose de gros (très gros) arriver. Le coup, il l'a vu arriver. Il ne sait pas pourquoi. Il ne sait pas comment. Mais le coup est arrivé brusquement. Violemment. Son visage est propulsé sur le côté. Une douleur aiguë et sonnante atteint d'abord son nez avant qu'un craquement ne résonne et répartissent la douleur dans tout le crâne, comme un vivet d'or. Dans l'élan de force que Jon a mobilisé, Tiberius fait des pas en arrière. Plusieurs. Il est projeté et il tient dans un équilibre tout singulier. Le coup lui donne des vertiges. Mal de mer immédiat, il aurait envie de vomir.

C'est avachi sur la table que Tiberius finit sa course. Il ne bouge d'abord pas. Il entend un acouphène violent et, complètement désorienté, le Serpentard cherche d'abord à reconnaître le sol sous ses pieds avant de redresser la tête. Son nez coule. Il renifle et tout son crâne résonne. La douleur hurle dans ses oreilles et il a un haut le cœur brusque et violent. Doucement, il passe sa main sur son nez mais n'ose que l'effleurer. Il a mal. C'est odieux. Tiberius se rend alors compte qu'il saigne. Beaucoup. Ce gros con lui a pété le nez.

En vérité, Tiberius n'a pas vraiment le temps d'en vouloir à qui que ce soit. Il n'a pas vraiment eut le temps de comprendre quoi que ce soit. C'est d'abord cette espèce d'anguille qui se faufile dans son cerveau et sa colonne vertébrale qui l'inquiète. Sa respiration est bruyante et saccadée. Il se redresse lentement en portant la main sur son nez. Pendant que Jon et Elizabeth discute, Tiberius tente de dissimuler au mieux (et bien trop tard) le sang qui lui dégouline sur la chemise. Du sang, il y en a de toute façon partout sur la table.

Tiberius tremble. La douleur a activé des zones labyrinthiques dans son cerveau. Dos à la scène, il essaie de reprendre contact avec la réalité. De réfléchir. De se maîtriser. Jon venait de le frapper. Un Poufsouffle ? Violent ? C'était une nouveauté chez eux ? Tiberius pouffa dans un bruit vaseux à cette idée. Faudrait pas que ça devienne une habitude...

Tout ça n'avait aucun foutu sens. Tiberius commençait à ressentir l'injustice de ce coup. Son aspect le plus ignoble : La violence arbitraire. Taré... Il aurait eut envie de le maudire. Tiberius était en colère parce qu'il ne comprenait pas.

Alors que la voix de Beth commençait à lui parvenir, il entreprit de se poser contre la table pour observer l'état de ses mains ensanglantées. Bon. Ça pissait le sang mais le plus dur était la douleur. Et la douleur, ça passait. Tiberius ricana à la réflexion de Beth. Il redressa la tête pour empêcher son nez de déverser trop d'hectolitre de sang. Voir son corps relâcher autant de jus de myrtille était terrifiant. Et ranimait chez lui une angoisse récente.

« Ne t'en fais pas pour nous. Je vais bien. » Il grimaça. Dans cette posture, le sang coulait à l'intérieur sa bouche. Il tangua alors tranquillement vers un lavabo pour y cracher un long et opaque filet cramoisi. Il redressa de nouveau la tête. « Tu as déjà bien assez à faire avec Margaret pour t'occuper en plus de deux... » Il cracha de nouveau dans le lavabo et prit quelques goulées de respiration. « De deux débiles. » Il ricana. Encore, il redressa le visage en l'air. Il lui fit signe de s'en aller. Parler était relativement compliqué dans son état. Il tanguait, devait se tenir au rebord du lavabo et des larmes coulaient lentement le long de ses tempes. « Vas-y. Je maîtrise la situation. » Il se retint de pouffer dans une petite hilarité discrète. « Même si ça ne saute pas aux yeux tout de suite, ehe. » Il recracha encore. Il resta penché au-dessus le lavabo, cette fois.


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Mer 7 Nov - 17:24
« Mais on va se salir. »

En réalité, Meg avait peur de bien plus que de se salir. Tout ce sang qu’elle hallucinait en train de monter doucement dans la cuisine comme s’il s’était s’agit d’une piscine lui faisait terriblement peur pour la raison irrationnelle qu’il s’agissait de sang. D’autres y auraient vu un présage de vie, elle-même avait l’impression que si elle y touchait, elle se baignerait dans le Styx. Elle condamnerait Tiberius et Hippolyte si elle touchait leur liquide vital.

La douceur insistante de Beth portait toutefois ses fruits, la calmant un peu, et elle daigna redescendre d’une marche, c’est-à-dire passer de la table au banc. Le flot écarlate ralentissait d’autant, semblait même pulser. Serait-il possible que Tiberius le ré-absorbe et guérisse spontanément ? Où était le Serpentard ? Concentrée sur la marée rouge et la gentille Beth solide dans la tempête, elle ne l’avait pas vu s’éclipser. Oh non. Ca y était. Il s’était tout dissout. A pu Tib. Meg commença à pleurer plus franchement, avec des sanglots d’enfant. Il leur fallait de l’aide. Madame Pomfresh. Le professeur Mora. Les jumeaux Persson toujours providentiels. Ses parents, n’importe qui. En cet instant, elle avait très envie de se blottir dans les jupes de sa mère comme lorsqu’elle était toute petite. « Je veux rentrer à la maison. » articula-t-elle tant bien que mal dans un chouinement plaintif de gamine. Quitter ce Poudlard atroce où il ne se passait que des catastrophes, où les gens lançaient des Doloris et dénonçaient leurs camarades de classe et se cachaient dans des recoins pour ne pas se faire torturer et fondaient dans leur propre sang assassinés par leurs petits frères et et et…

La porte de la cuisine s’ouvrit sur la silhouette de Jonathan Peterson. Jon était parmi les gentils, les gens de l’AD, et c’était un septième année. Lui et Beth ensemble allaient savoir comment sortir de ce mauvais pas, n’est-ce pas ? Comme dans un rêve virant trop vite au cauchemar, elle le suivit du regard, pivotant sur elle-même. Tiens, Tiberius était là, en fait ! Elle lui adressa un sourire absolument ravi, brève éclaircie sur son visage ravagé par les larmes. « Tiberius, tu n’as pas fondu ! » Et PAF. Jon venait de frapper son ami. Elle contempla la scène, bouche bée. Cette violence soudaine était inexplicable et terrifiante, et elle serra convulsivement la main de Beth. Comment Jon avait-il pu faire ça ? Tiberius saignait à nouveau ! Merlin, Jon allait le re-tuer. Non, non, non, non, non. « Tu crois qu’il est passé du côté des Carrow ? » murmura-t-elle à l’intention de Beth, fixant le Poufsouffle comme s’il s’était s’agit d’un serpent prêt à mordre.

Il fallait l’empêcher de nuire. Elle leva sa baguette, toute tremblante.

« Incarcerem. » [Lancé de dé : échec]

Des cordes jaillirent… pour s’écrouler en tas au pied de Jonathan, sans l’entraver le moins du monde. Bravo, Margaret, très efficace ! Il fallait pourtant bien qu’elle fasse quelque chose pour l’empêcher de tuer Tiberius. Le Poufsouffle n’avait pas grand-chose en commun avec Hippolyte Avery, au niveau de la silhouette, mais dans son esprit confus, les deux menaces fusionnaient en quelque sorte. Aurait-elle pu l’expliquer ? Non. Mais Jon était désormais le monstre dont il fallait se protéger. Demandait-on, dans les contes, à l’ogre s’il avait l’intention de croquer un autre petit enfant ?

Mais puisqu’elle ne réussissait pas à agir sur Jon, elle devait éloigner Tiberius. Comme… comme elle avait fait pour l’amener à l’infirmerie !

« Wingardium leviosa ! » [Lancé de dé : réussite]

Cette fois-ci, le sortilège fonctionna et Tiberius décolla d’une vingtaine de centimètres du sol. Satisfaite, Margaret commença à ramener sa baguette vers elle, la main tremblant toujours, ce qui secouait le pauvre Serpentard. Elle allait le déposer sur la table, si elle y arrivait et faire quelque chose. Tout ce sang qui sortait de son nez la paniquait, faisant trembler sa main de plus en plus. « Nemeurspasnemeurspasnemeurspas. »


The piano is not firewood yet
They try to remember but still they forget
That the heart beats in threes
Just like a waltz
And nothing can stop you from dancing

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Jeu 8 Nov - 16:44
Shooting stars ? No just ShootJe ne desserre pas les dents, le visage toujours impassible, bien que le coup soit parti la suite des éventements ne me calma pas d'avantage. Alors oui en tant normal j'aurais tiqué face aux mots d'Elizabeth mais en cet instant je ne fis qu'arquer un sourcil. Rassurez-moi tous les Serdaigles partent dans de grand discours quand faut se barrer ou c'est juste elle qui éprouve le besoin inlassable de monter sur ses grands chevaux parce qu'on lui pas "bonsoir" ? Autant en début d'année elle m'avait paru bien plus douce et sympathique autant la suite m'avait relativement déçu. Mais malgré cela je ne réponds pas.

Quand Tibérius sort un truc du genre "la situation est sous contrôle" là en revanche je ne peux pas m’empêcher de rouler des yeux. Mais oui il contrôle tellement la situation qu'on a une gamine de 15 ans en pleine montée qui lance des sorts sur tout ce qui rentre. Ah oui ça c'est du contrôle !

En revanche je baisse brièvement les yeux vers l'amas de corde qui viens d'apparaitre à mes pieds. Qu'est ce que...Mon regard coule sur Margaret, baguette en main. Ah ouais...Putain ce con il a mis la dose dans les gâteaux. Elle est clairement en train de délirer et il a pas l'air très joyeux. Merlin faux vraiment la faire sortir de là avant qu'elle ne blesse....Bon...Okay...Voilà que Tiberius se la joue à la Peter Pan. Je tourne la tête vers Margaret qui a lancé un second sort pour faire léviter le Serpentard.

Oh oui il maitrise vachement la situation c'est évident ! Raillais-je en croisant les bras.

Mon bras contre le plan de travail, mes doigts saisissent l'un des gateaux que je renifle avant d'avoir un léger voile de dégout. Vraiment...J'ai rien contre ceux et celles qui "jouent" avec ça. Je n'en aime pas l'odeur, ni l'effet que cela produit, j'écrase le dit gateau entre mes doigts sans l'ombre d'un remords.

De là haut tu commences a les voir les conséquences de tes actes ou on attend quelle continue à faire mumuse avec sa baguette ?Demandais-je en fixant Tibérius qui se déplace dans les airs via les mouvements de Meg.

Je pourrais à mon tour sortir ma baguette et le retourner, lui faire cracher du savon et montrer son slip devant tout le monde...Putain James ! Remballe tes besoins tu seras gentil ! Non...Tibérius ce n'est pas Rogue, ça n'a rien avoir, je secoue la tête.
Non si je sors ma baguette ça sera pas pour me venger, ça ne sera pas pour libérer ma colère, le coup de poing m'a suffi même si le feu de la trahison brule encore en moi. Mon visage n'a pas changé d'un iota, toujours impassible sans l'ombre d'une émotion. Je suis pas un pro des sorts de soins, même si j'en ai lancé souvent, alors Episkey est de rigueur en cet instant. Même si j'ai bien envie de le laisser comme tel. Mais vu l'état de Margaret je pense que je n'ai guerre le choix, elle va péter un câble si l'autre continu de redécorer le sol avec son sang. Je lance alors Episkey sur Tibérius. Mais je ne m'excuse pas pour autant. Ce qui se passe entre lui et moi ne regarde pas vraiment les demoiselles présentent même si elle ont assisté à la dite scène.

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Dim 2 Déc - 15:58
Les minutes qui passaient étaient loin de donner plus de sens à ce que racontait Margaret. À l’écouter, Elizabeth avait ce genre d’impression qui suit un rêve qui passe du coq à l’âne sans transition et pour lequel on a, au réveil, bien du mal à trouver un schéma cohérent. Et puis, encore plus loufoque, il y avait l’attitude de Tiberius qui abandonnait les grandiloquences qu’elle lui connaissait pour une expression fermée et inquiète. Elle déchiffra sur ses lèvres plus qu’elle n’entendit ses esquisses d’explications bredouillantes. Ses sourcils se froncèrent le temps que les quelques mots du Serpentard ne s’ajoutent à son air coupable et ne viennent enfin mettre en lumière toute la situation. Oh. Beth n’était pas idiote, merci pour elle, et si elle donnait l’impression de vivre dans son propre château dans les nuages, reine de son petit monde imaginaire, elle n’en était pas moins consciente des débauches de la terre ferme. Impénitences avec qui elle valsait parfois pour esquinter les barreaux de sa prison dorée. Elle savait très bien quel genre de substances se hasardait dans les fêtes de Poudlard quand l’absinthe ne suffisait plus à distraire l’esprit de ses élèves et elle n’ignorait pas que la visibilité renforcée des vaisseaux sanguins dans les yeux de certains de ses camarades n’était toujours le résultat d’une nuit blanche sur un devoir de potions en retard. Elle pinça les lèvres, désapprobatrice, mais s’abstint de tout commentaire, préférant hocher légèrement la tête aux intentions claires de Tiberius. Son attention se reporta sur Meg, qui était redescendue d’un étage au moins physiquement, espérant distraire la sienne des mouvements de Tiberius.

« Je vais te ramener à la maison, d’accord Meg ? » Des promesses en l’air en réponse aux supplications à briser un cœur de pierre de sa cadette. Tout ce qu’elle pouvait faire en vérité, c’était la ramener dans son dortoir et attendre avec elle que les effets de quoi que ce soit qu’avait mis Tiberius dans les gâteaux se dissipent. Elle espérait que ce dernier apaise assez sa camarade d’un sortilège pour lui faciliter la tâche. Sa main ne lâchait pas celle de Margaret, comme pour l’ancrer dans la réalité, comme si les légers mouvements de son pouce sur son poignet pourraient chasser les hallucinations.

Pendant un instant, Beth pensa vraiment que la situation allait s’arranger, qu’un sortilège d’Allégresse tempérerait la folie passagère de Meg et qu’elle n’aurait plus qu’à réduire cet évènement à un point de plus dans la liste des raisons pour laquelle encastrer Tiberius dans un mur était une envie tout à fait légitime et raisonnable. Pourtant, une nouvelle arrivée non moins que fracassante dans les cuisines fit de nouveau basculer la situation en joli désastre. Jon dont les actions lui semblaient si éloignées de ce qu’elle aurait attendu de lui, Tiberius qui repeignait de rouge la cuisine des elfes en leur assurant de manière très peu convaincante que tout allait bien et Meg l’air terrorisée, mais belliqueuse qui avait sortie sa baguette pendant un moment d’inattention d’Elizabeth. Le nom des Carrow, synonyme de tant de mauvais souvenirs, dans les intonations inquiètes de la jeune fille la fit grimacer un instant, mais elle chassa d’un clignement de paupières les cauchemardesques réminiscences de la fratrie. Le déni était un lieu agréable où les pires parties de son subconscient étaient gardées sous clés. Montant sur le banc, elle attrapa avec délicatesse le poignet tremblant de Margaret qui tenait sa baguette pour le baisser doucement.

« Tiberius va bien, Margaret. Jon a fait euh… une erreur. » Sur l’instant, trouver une explication au comportement du Poufsouffle pour rassurer la jeune fille sur ses intentions qui n’avaient sans doute rien de diaboliques était difficile. Elle continua à exercer une légère pression sur le poignet de Meg jusqu’à ce que celui-ci ne retrouve son flanc et que les pieds de Tiberius rencontrent de nouveau le sol, luttant contre son instinct qui lui soufflait de lui offrir un atterrissage un peu moins en douceur. Un geste brusque aurait sans doute paniqué un peu plus Margaret et le sang qui commençait à sécher sur la peau pâle du Serpentard lui rappelait qu’il en avait déjà assez pris pour son grade pour ce soir. Le sortilège de guérison de Jon semblait avoir marché puisque les sillons carmin n’étaient plus alimentés d’hémoglobine fraiche. Sans quitter le côté de Margaret, elle lui envoya un torchon qui reposait, plié sur un plan de travail et qui lui semblait à peu près propre.

« Essuie-toi, la vue du sang m’a l’air d’être un très mauvais déclencheur pour Meg. »  Le ton était autoritaire, cassant, sans doute un peu trop. La soirée commençait à être longue. Elle se reprit, se radoucissant légèrement. « Est-ce que ça va aller ? » Une partie d’elle, malgré tous les différents qu’ils pouvaient avoir à une fréquence quasi-quotidienne, répugnait à le laisser rejoindre seul sa salle commune s’il y avait une chance infime pour qu’il se trouve mal. Son regard glissa sur Jon qui semblait toujours fulminer, mais dont les gestes et les paroles semblaient porter plus de sarcasme que d’agressivité à présent. Beth se demandait si Tiberius était vraiment responsable de ce changement de personnalité soudain, pour elle qui n’avait toujours vu Jon que jovial et affectueux. Le Serpentard était indéniablement très doué pour taper sur les nerfs des gens et son empoisonnement accidentel sur la personne de Margaret était certainement réprimandable, mais à en arriver à ce genre de violence ? Aussi curieuse qu’était Elizabeth, sa priorité restait sa camarade de maison qu’elle guida avec un peu plus de force que précédemment vers le sol de la cuisine.

« Tu vois tout va bien, rien de salissant ni rien… » La constatation établie dans l’esprit de la jeune fille, elle espérait pouvoir la conduire jusque dans les étages sans qu’elles ne se fassent repérer par un professeur ou un préfet en pleine ronde.


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