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Conciliabule • Pv. Aslinn & Ian & Billie

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Mar 13 Fév - 20:10
Tout au long du trajet dans les sous-sols de l'école, Tiberius maugréait contre ce cours. Contre ces élèves. Contre cette prof. De cyniques répliques qui sortaient de sa bouche avec une violence rare. Il roulait des yeux. Mais bien sûr. Les moldus sont médicalement très avancés. Mais bien sûr. Ils sont tellement supérieurs aux sorciers. Tiens, prends cette pommade, mon petit. Trois fois par jour pendant un mois. C'est tellement plus efficace qu'un sort qui te soignera en quelques secondes. Non, bien sûr. Les moldus n'amputent pas du tout les membres de leurs patients, quand ils sont incapables de le soigner. Hein, Billie ? Tiberius se tournait souvent vers elle. Tiberius se souvenait comment Billie aurait pu perdre son bras, après la Bataille. Il se souvient du sentiment d'impuissance qui le rongeait quand les médicomages avaient presque fait repousser le membre disloqué et réduit en bouillie sanguinolente de leur amie en quelques jours alors que la médecine le lui aurait retiré. Il se souvenait de toutes ces fois où la médicomagie l'avait lui-même sauvé à plus d'une reprise lors du règne du Seigneur des Ténèbres. Il se souvint des rares fois où il avait côtoyé le milieu médical des moldus et en avait sué des potions. Quand on rentre dans une salle d'opération moldue, on n'est jamais sûr d'en ressortir parfaitement indemne. C'était ce qu'il avait surtout retenu lorsqu'il avait entendu parler de tel moldu qui allait se faire opérer et que toute la famille priait les grands dieux pour que « l'opération se passe bien ». Alors que de simples potions pouvaient soigner n'importe quelle blessure en moins d'une minute et les grandes traces disgracieuses de cicatrices. Tiberius aurait aimé discuter avec cette prof. Lui argumenter tout ce qu'il avait sur le cœur. Débattre, discuter. Échanger. C'était ça, la clef de l'égalité. La clef d'une société sorcière progressiste. A la place, il revoyait le visage rouge et enflé de Madame Moon, incapable de défendre correctement son sujet sans tomber dans la fabulation la plus totale. Et en même temps, comment aurait-elle pu s'en défendre sans inventer ses propres arguments ? Sans faire un peu de mauvaise foi répressive ? Tiberius se demandait même si le rôle de Madame Moon en tant que professeur de réclame pro-moldu n'était pas plus explicite que ça. Cette désinformation évidente en cours l'avait fait rager. Et savoir que des élèves rempliraient leur caboche de sornettes le faisait grincer des dents. Le monde sorcier n'était pas prêt d'évoluer tant qu'on mettrait une caste réduite sur un piédestal. Si la mode des sang-purs était passé, il était désormais mieux vu d'être démago à l'excès, sans la moindre nuance. Sans le moindre esprit critique. Le moindre sens moral. Et ainsi continuer cette grande rivalité entre sorcière et moldue.

Tiberius regretta un peu, sur un coup de tête, d'avoir invité Aslinn. En vérité, Billie n'avait pas semblé y voir d'inconvénient, sur le coup de la colère et de l'entraide mutuelle. Ils avaient tous trois été victimes et témoins d'une véritable campagne de désinformation mais surtout : D'un manque de justice évident. Billie et Tiberius – bien que Billie en ait été d'avantage victime, Tiberius ne récoltant que ce qu'il avait semé – n'avaient eu aucune chance alors que chacun dans la classe s'appliquait à commettre les mêmes « erreurs de politesse et de respect ». Le brutal revirement du professeur face aux deux seuls serpentards avait achevé d'outrer leur sens aiguë de l'égalité et de la justice. Mais en vérité, Tiberius songea d'avantage à Ian qui n'avait pas été spectateur de ce qu'ils avaient vu. La propagande, l'injustice, la répression gratuite, l'escalade de conneries qu'avait en réserve le professeur,... Tiberius était relativement heureux qu'Aslinn ait accepté leur invitation. Mais il tentait d'esquiver les échanges de regard avec la Serdaigle. Il savait que le moindre geste envers elle pouvait le trahir. Et Tiberius ne voulait pas que ses amis puissent le moquer à ce propos. Peut-être était-ce l'occasion pour Tiberius de prouver aux deux autres compères qu'Aslinn n'était pas une pro-sang-pur comme l'école s'évertuait à le penser. Ou peut-être que cette propagande moldue avait outré à Serdaigle de la même manière que cela aurait pu outrer n'importe quel sorcier de bonne famille. Tiberius espérait secrètement et appréhendait la réaction de Ian. Il eut l'impression de passer un examen important. Une épreuve cruciale. Il prit le bras de Bille comme si son contact le rassurait et s'accrocha à ce dernier, pensif.

« Et son heure de retenue, elle peut se la mettre où je pense... » finit-il par lâcher en approchant du grand mur qui protégeait la salle commune des Serpentards.

D'un souffle las, il prononça le mot de passe. Un ronronnement mécanique et un roulement de pierre gronda. Le mur s'affaissa méticuleusement pour alors découvrir la porte qui permettait d'entrer dans la salle. Tiberius ouvrit aux deux filles. A cette heure-ci, tout le monde devait sans doute être en cours. Il regarda Aslinn passer devant lui. La situation lui semblait étrange et effaçait presque ce qu'il s'était passé. A bien y penser, Tiberius songea que ses notes en potion iraient bien en baisse, cette année. Peut-être était-ce le moment d'abandonner les études ? Il en profiterait pour se concentrer sur ses entraînements et sur sa culture. Etudier de lui-même, s'occuper des associations, de l'Académie et développer toutes ces opportunités que Poudlard, visiblement trop occupée à manipuler ses élèves, ne lui donnerait pas.


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Mar 13 Fév - 20:52
Ce "cours" n'avait été rien d'autre qu'une mascarade. Un cours pour faire connaissance ? Non, la prof voulait juste qu'on l'entende parler elle et personne d'autre. Elle n'avait posé aucune question sur les élèves, ne cherchait pas à savoir qui elle avait en face d'elle mais adorait qu'on lui lèche le cul en lui posant des questions qui la mettrait en avantage. Quand aux questions plus fâcheuses.... Soit elle les avait évité - ce qui avait été le cas pour celles d'Aslinn -, soit elle avait craché à la gueule des élèves qui les posaient - ce qui avait plutôt été le cas des deux serpentards -. Aucun favoritisme ? Mais noooon voyons.... Tous les élèves avaient été à égalité dans son cours..... Le pire était surement la tête des élèves restés la, tous à boire les paroles insensées de la prof en se donnant des faux airs d'intellectuel "Oui oui, ce qu'elle dit est vrai, je l'ai moi même lu dans un magazine à scandal." Tous des moutons... Ca avait fait enrager Aslinn. Depuis la guerre tout le monde écoutait aveuglement ceux qui pronaient la suprématie moldue et en oubliait des siècles de luttes pour le monde sorcier. Les moldus, plus avancés ? Evidemment, c'était logique.... La où les femmes n'avaient pas encore le droit de vote une sorcière était présidente de la partie magique d'une grande nation. La où les femmes se faisaient traiter de putes et violer parce qu'elles osaient le féminisme, une sorcière était reconnue pour ses avancées dans le domaine médical. A quel moment les moldus étaient plus avancés que les sorciers ? Sur la mode, le choix des prénoms et quelques technologies sans doute... Mais la technologie, les sorciers n'en avait pas besoin, pas de la même en tout cas. La télé n'avait pas remplacé le journal où les images et le texte pouvaient bouger d'eux même. La radio existait bel et bien dans le monde sorcier et ils n'avaient pas l'air d'avoir besoin de bien plus.
Prof à la con.

Aslinn avait machinalement suivit le mouvement une fois sortie de la classe. Ils avaient entendu la prof leur dire de sortir alors que Tiberius était déjà occupé à fermer la porte. Sans s'en rendre compte Aslinn marchait vers la salle des Serpentard. En le réalisant elle faillit faire demi-tour pour aller à la bibliothèque ou dans la salle des Serdaigle pour se calmer mais Tiberius lui avait proposé de les suivre dans la salle de Serpentard. Elle n'hésita pas trop longtemps. Ok c'était en principe interdit mais on était en pleine journée et Aslinn était préfète. Ils ne feraient que parler, quel mal y avait-il à ça ?

- S'il n'y a pas de couveuse dans le monde sorcier c'est peut-être parce que nous n'en avons pas besoin... Cette prof s'écoute parler, une année comme ça ça va être vite épuisant.

Elle songea à Harry Potter et ses cours clandestins lors du règne d'Ombrage. Même lui n'avait pas réagit en voyant Madame Moon faire... Quand ça ne le concernait pas il avait l'air de s'en foutre... Qu'elle est belle la bravoure Gryffondor...... Aslinn avait les yeux froncés et songea à tous les pauvres élèves de Serdaigle et des autres maisons qui allaient devoir écouter ces âneries. Peut-être devrait-elle à son tour organiser des cours clandestins pour leur apprendre le véritable art de la potion ? Et pas cette pseudo science moldue que la prof voulait leur faire avaler.

Ils entrèrent dans la salle commune. Ian était installé sur le canapé, encore en pyjama. Pour le coup ça avait été le plus intelligent. Il s'était épargné tout ça en ne venant pas au cours de "présentation". Aslinn le salua d'un signe discret de la main. Elle s'installa sur l'un des fauteuils et réalisa qu'elle ne savait pas trop ce qu'elle faisait ici.


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Jeu 15 Fév - 22:03
Billie n’avait pas réagi quand Tiberius avait proposé à Aslinn de les suivre dans leur salle commune. Certes elle ne portait pas la Serdaigle dans son cœur mais elle devait admettre que Goyle avait fait preuve de cran en s’opposant à la tyrannie du Professeur Moon dans la salle de classe. Elle ne s’y était pas attendue venant de sa part. Elle l’avait toujours vu comme une fille-à-papa se contentant de suivre le mouvement bêtement, le genre de fille qui se joint aux rangs de l’équipe qui gagne. Mais quelques minutes plus tôt elle avait fait preuve d’indépendance et de force d’esprit, et Billie était forcée de reconnaître qu’elle respectait son geste, bien qu’elle ne l’aurait probablement pas admit de vive voix. Pour le moment elle était de toute façon trop en colère pour prononcer un mot. Elle marchait en silence à côté de Tiberius, le son sec de ses pas se répercutait dans le couloir, mais intérieurement elle fulminait de l’injustice dont elle avait été victime. Cette prof n’était qu’une horrible faux-cul, elle se vantait de traiter tous ses élèves comme des égaux mais quand un serpentard et un pouffsouffle commettaient la même faute, le serpentard récoltait une retenue et le pouffsouffle des félicitations. Elle avait presque envie de rire du manque de crédibilité du professeur de potion. Et aucun des élèves restés dans la classe ne valait mieux qu’elle. Pas un seul d’entre eux n’avait bronché face décisions intolérantes de cette harpie. Ils avaient trouvé cela… normal. Il était beau le Poudlard libéral d’après-guerre. En réalité rien n’avait changé, auparavant elle était maltraitée à cause de ses origines moldues, et à présent on agissait avec elle de manière infecte parce qu’elle était serpentard. Le vent avait tourné mais le cœur des gens était n’en n’était pas moins corrompu.

Billie se sentit soudain très lasse. Et terriblement déçue. La passivité de ses camarades de classe ne l’aurait pas autant atteinte s’il n’y avait pas parmi ces élèves quelques têtes amicales en qui elle avait confiance. Elle repensa à leurs regards quand ils s’étaient posés sur elle, outrés ou choqués, comme s’ils pensaient qu’elle avait tout à fait mérité un tel traitement, qu'elle l'avait bien cherché. Pourtant elle avait toujours été examplaire en cours, elle n'avait jamais donné raison de se plaindre à un seul de ses professeurs... jusqu'a présent. Sur le plan scolaire elle était studieuse, appliquée et assidue, elle rendait toujours ses devoirs à temps, participait en classe... Mais apparemment tout cela n'avait aucune valeur aux yeux des élèves des trois autres maisons qui étaient aveuglés par la couleur verte de son écusson. Quels hypocrites. Un sentiment de trahison sa submergea soudain et elle dû se concentrer sur les paroles de Tiberius pour empêcher les larmes d’apparaître au coin de ses yeux. Elle ne voyait pas très bien à quoi il faisait allusion, mais elle devina sans peine qu’il faisait référence à des choses qui avaient été dites avant son arrivée dans la classe et qui avaient été la raison de son insurrection. Elle profita de la distraction que cela lui procurait de ses propres pensées sombres :

- Elle a dit ça ? Que les moldus étaient médicalement supérieurs aux sorciers ?

Son ton n’était même pas scandalisé, à peine étonné, comme si ce genre d’inepties sortant de la bouche de cette prof n’étaient même pas surprenantes. Son envie de rire revint subitement mais elle se contint, ne voulant pas passer pour une psychotique qui balançait entre le rire et les larmes devant les personnes présentes. Cela expliquait bien des choses quant à l’agitation de Tiberius. Elle ne savait que trop bien qu’il avait les médecins (particulièrement les chirurgiens) en horreur et qu’il trouvait les techniques moldues barbares comparées aux remèdes sorciers. Billie avait beau être fière de ses origines, elle ne pouvait que se rallier derrière son opinion. Elle avait toujours trouvé incroyable tout ce que la magie pouvait faire dans le domaine médical. Un petit coup de baguette et une potion et on réussissait à soigner des maux jugés incurable dans le monde moldu. Elle en connaissait quelque chose, sans la magie, elle aurait un moignon à la place du bras droit à l’heure actuelle.
En parlant de bras droit.
Le contact de Tiberius l’apaisa un peu, mais elle refreina son envie de se coller plus a lui. Elle n’en avait soudainement plus rien à faire de tous ces faux-jetons qui se prétendait être ses amis pour mieux l’abandonner ensuite. Lui était à ses côtés. Cela faisait quatre ans qu'ils se serraient les coudes et en quatre ans il ne l'avait jamais déçue.

Quand Aslinn mentionna les couveuse, Billie leva un sourcil interrogateur. Qu'est-ce que des couveuses venaient faire dans cette histoire. Pour une fois elle ne mettait pas en doute la parole de l'autre préfète et tout son agacement était dirigé envers le professeur Moon. Ce qui donnait en revanche à l'adolescente son expression perplexe, c'etait de se demander à quel moment Moon avait bien pu placer cette histoire de couveuses dans la conversation. Dans un cours de potion. Où on était juste sensés faire connaissance.

- Dans tous les cas tu n'iras pas, répondit-elle à la remarque de Tiberius tout en lui passant devant pour entrer dans sa salle commune, je ferais en sorte que tu n'y ailles pas quitte à m'y présenter à ta place.

Billie avait bien l'intention de respecter sa promesse. Elle irait voir la Directrice Mcgonagall au plus tôt pour lui expliquer la situation. Oh elle ne parlerait pas de l'attitude outrancière de la nouvelle professeure de potion, Billie était bien des choses mais certainement pas une rapporteuse. Elle exposerait simplement les responsabilités qu'elle avait prise en tant que préfète et qu'elle allait assumer pleinement les conséquences de ses actes, ou en l'occurrence, de ses paroles.


Mais le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd.
- George Abitbol

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Jeu 22 Fév - 18:18
Ian s’était réveillé alors que les premiers cours de la journée commençaient. Il avait ouvert les yeux dans un dortoir désert et agréablement silencieux. Même Detoo était calme et somnolait perché sur un bougeoir alambiqué qui reposait sur la table de nuit. Se lever avait demandé à Ian toute la bonne volonté du monde. S’imposer de se réveiller dans le seul but de passer des heures assis bêtement sur une chaise à gratter du parchemin lui semblait aussi incongru que idiot. Pourtant ça sonnait le retour à Poudlard, un retour dans une réalité ou les journées étaient rythmées de façon bien puérile.
La veille Tiberius et Billie avaient parlé du premier cours commun à toute l’école. Présenté comme ça, c’était à parier que les cours de potion en question n’aurait rien d’un véritable cours. Les cours de présentation étaient déjà fatiguants et inutiles quand le professeur n’avait pas à s’occuper de toute une classe, alors avec plusieurs centaines d’élèves à gérer… Ian avait été catégorique, il profiterait de ce cours de méthodologie improvisé pour dormir un peu plus que les autres puis commencer à travailler sa physique chimie. Les quelques heures de vie en communauté adolescente avaient été éprouvantes tant cette période lui avait semblé lointaine. Devoir se plier de nouveau à des règles infantilisante était étrange et loin de le laisser plonger dans un désir de lâcher prise. Au contraire, depuis ces moments de flottements comparé au rythme soutenu qu’avait imposé la guerre, il lui semblait qu’il s’abrutissait de plus en plus et il en avait peur. Un cours de présentation, d’échange de mondanités frivoles et superficielles était l’incarnation de ce qui lui faisait le plus peur. Quitte à être obligé de devoir passer son diplôme, autant employer son temps de façon efficace et studieuse.

Dans sa solitude Ian trouvait que le temps était lent. Il savourait le silence qui pesait sur ses épaules alors qu’il se levait tranquillement. Les reflets du soleil qui traversaient le lac pour venir danser sur le parquet décorait la pièce d’une ambiance aquatique. Au dessus de lui quelques créatures des abîmes que pouvaient avoir un lac écossais vinrent perturber la chorégraphie aléatoires des miroitements. Après un coup d’oeil vers la petite chouette toujours endormie, il remonta les quelques marches qui séparaient le dortoir des garçons de la salle commune de la maison des Serpentards. Le château semblait endormi et tout s’étirait avec paresse. Ian quitta la chaleur confortable offerte par leur salle chauffée pour aller se faufiler jusqu’aux cuisines. Ses pieds effleuraient à peine les pierres froides, en contraste flagrant avec les tapis confortables qu’il venait d’abandonner,  dans un ballet comique improvisé. Faire l’aller et retour ne fut qu’une question de minutes. Il ne croisa aucun élève et simplement deux fantômes qui le saluèrent poliment. Soit tout le monde était en cours ou ceux qui avaient préférés comme lui ne pas s’y rendre avaient jugés plus malin de ne pas traîner dans le coin.

Moins de vingt minutes après sa première échappée, Ian était de retour avec de quoi tenir un siège pour petit déjeuner. Les elfes de maison avaient refusés de le laisser partir tant qu’il n’avait pas prit un peu de tout. Et un peu de tout à Poudlard signifiait beaucoup de n’importe quoi.
Installé sur la table basse face à la cheminée dans laquelle se reposait quelques braises rougeoyantes, Ian remplissait une copie double de schéma et formules, de sa jolie écriture calligraphiée qui ressemblait à celle d’une demoiselle du siècle dernier. Avec des parents instituteurs il était hors de question d’avoir des enfants qui écrivaient comme des cochons. Detoo, qui avait prit la peine de l’accompagner dans ses péripéties scolaire en se perchant sur son épaule, sembla sentir les nouveaux arrivés avant que Ian ne les entendent. Il s'ébouriffa et hulula joyeusement avant que trois silhouettes ne se découpent dans l’encadrement de la porte. Les trois lui étaient familières mais il y’en avait une qui n’avait pas grand chose à faire ici. Ian suivit son déplacement du passage dans le mur jusqu’à l’un des fauteuils autour de la table d’un oeil perplexe, dans un silence ou planait sa surprise et certainement un filet d’agacement. Finalement son regard glissa jusqu’à Tiberius et Billie. Il haussa un sourcil pour questionner la présence de la préfète des Serdaigle dans un des fauteuils de la salle commune des Serpentards. Ça ne le dérangeait pas de partager sa salle avec des élèves d’autres maisons. C’était la présence même d’Aslinn qui l’irritait. Le plus intriguant et inquiétant était que si l’initiative venait de Tiberius, Billie avait apparemment donné son accord.

Ca va?” C’était la question qui lui semblait la plus appropriée pour l’instant. Et qui sous-entendait qu’il avait grandement besoin d’un éclaircissement sur la situation. Soit le trio s’était fait virer de cours, ce qui demandait un certain talent étant donné que c’était juste une présentation, ou alors ils s’étaient expulsés de leur propre chef. De la part de ses deux camarades de maison l’une option comme l’autre ne l’étonnait pas, il en était tout autre pour Goyle. Mais ils arboraient tous une mine grave qui laissait sous entendre que Ian avait manqué quelque chose. “On dirait qu’on vient de vous annoncer que dorénavant les élèves seront chargés de leurs lessives et de faire leur lit eux-même. Faut sourire, un peu.” Son ton était calme et presque monotone en contraste avec les âneries qu’il débitait. Il voulait bien faire abstraction de la présence d’Aslinn dans la pièce, ses amis étaient clairement secoués et tout cela méritait une explication. Ian fit quand même un bref signe de la main vers les gâteaux, jus et fruits qui encombraient la table.“Servez vous si ça peut vous remonter le moral. Personnellement j’ai déjà mangé de quoi me faire exploser l’estomac trois fois.” La petite chouette abandonna l’épaule de Ian pour se poser sur la table. Detoo ne connaissait pas Aslinn et semblait enclin à faire son beau devant l’inconnue.




war is peace - freedom is slavery - ignorance is strenght
Les masses  ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées.

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Jeu 22 Fév - 20:46
« Non non... Elle n'a pas dis qu'ils étaient médicalement supérieurs... Elle l'a affirmé mordicus comme si son doctorat en potion en dépendait ! » Lança-t-il d'un air abusé, levant haut les bras. « Les médicomages n'utilisent pas de couveuses. C'est pour ça que les moldus sont si avancés... Elle nous a même fait dessiner de jolis schémas. » Il ricanait grassement à ses propres réflexions.

Tiberius roula des yeux et échangea un regard avec Billie. Il ne voulait pas vraiment qu'elle prenne ses responsabilités pour lui. Sans doute auraient-ils été plus de Serpentards à se manifester, le jeune sorcier n'y aurait guère vu d'objection. Mais quelque part, ça le mettait mal à l'aise qu'elle le protège tant. Il eut envie de l'en dissuader. Mais Tiberius savait qu'il en valait de sa fierté personnelle. Que Billie était sans doute bien plus orgueilleuse que lui sur de nombreux points et qu'il serait insultant pour elle qu'il ne la laisse pas prendre acte de sa parole donnée. La fixant avec une espèce de fascination un peu confuse, il enfonça ses mains dans ses poches et pénétra la salle commune où Ian était à ses habituelles occupations. Visiblement, lui n'avait pas perdu son temps.

« Nous verrons... » Se contenta-t-il de conclure d'un simple murmure concentré.

Le regard de Ian sur leur petit groupe était beau. La présence d'Aslinn semblait le perturber et Tiberius ne s'en étonna pas. D'un mouvement discret de la main, il voulut lui faire comprendre que tout allait bien. Qu'il lui expliquerait. En soufflant profondément comme on éclate un abcès douloureux, il tomba sur l'un des fauteuils autour de la petite table basse en verre et laissa son corps entier se ramollir comme une grosse pâte à modeler. Sa main droite effleurait nerveusement les fines et délicates gravures de l’accoudoir tandis que sa main gauche s'occupait à soutenir sa tête qui s'était brutalement alourdie lorsqu'il fut entré dans la salle. L'atmosphère de la salle commune était reposante. Beaucoup de ses camarades la trouvaient terriblement morne et sinistre. Tiberius avait la sensation d'être dans une épave. Un épave dans laquelle il avait tout le bon droit de se laisser bercer par le courant paresseux de l'eau. Les chiches lumières éclairaient à peine les coins de la longue pièce et il y avait dans ces lieux un genre de crépuscule hivernal serein. C'était un lieu idéal à la méditation et à la réflexion. Il eut un petit pincement agréable au cœur lorsqu'il retrouva le confort de cette salle commune devenue, pour lui comme pour beaucoup d'autres, un second foyer.

« Oh, j'aurai mille fois préféré. » Il se tourna vers Aslinn qui semblait  se tordre intérieurement d'inconfort. Aslinn n'était pas la dame la plus chaleureuse et la plus émotive qu'il connut. Mais les brèves lueurs d'humanité qui transparaissait en elle semblait le frapper aussi violemment qu'un stupéfix en pleine figure. Il se tourna de nouveau vers Ian, les sourcils remontés avec un certain découragement. Il se redressa brusquement. « Donc... Pour résumer... » Il questionna une seconde Billie du regard puis s'adressa de nouveau à son frère, énumérant avec ses doigts. « Nous aurons un professeur de potion pro-moldue à s'en damner qui considère la médicomagie inférieure à la médecine. Une classe dans un état larvaire avancé. Et une préfète chez les Serdaigle qui a reçu sa première retenue de la part d'une professeure tyrannique, favoritiste et d'une mauvaise foi si évidente que ça aurait pu en être comique si ce n'était pas aussi dramatique. » Il conclu son bilan en désignant d'un large mouvement Aslinn qui lui semblait toujours hésiter entre la fuite ou la fuite. Tiberius, pour éviter tout nouveau malentendu ajouta : « Elle s'est exclue de cours avec nous. On n'a pas eut le cœur de la laisser remonter jusqu'à sa tour comme une âme en peine, après ça. »

Laissant ses camarades approfondir d'avantage la chose, Tiberius se pencha vers l'un des chocolats sur la table comme le Saint-Graal de sa quête, sans même prendre la peine de demander à Ian où avait-il pioché autant de bouffe. Il se doutait, quelque part, que la moindre visite aux cuisines était susceptible de créer de graves cas d'obésité chez certains élèves.


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Ven 23 Fév - 21:18
Aslinn ne savait toujours pas trop ce qu'elle faisait ici. En les entendant ils allaient surement un peu décharger leur haine envers la prof, pourvu que ce ne soit pas sur elle... Mais à première vu ce n'était pas le cas. Ils avaient l'air, pour la première fois, de ne pas détester sa présence ce qui ne signifiait pas qu'ils l'appréciaient. Il devait tout au plus la tolérer. La magie de l'ennemi commun...

Aux yeux de la préfète cette prof était pratiquement comme les Carrow : fermée d'esprit et incapable d'accepter qu'on n'aille pas dans son sens, même si elle avait tout le tort du monde. Sauf que comme elle passait après eut et n'infligeait pas de punition physique on la laissait faire. "Mais non, elle n'est pas méchante. Les Carrow eut étaient méchants". C'était comme dire qu'une fille n'est pas jolie parce que ce qu'elle n'est pas aussi jolie qu'une vélane. Autrement dit : Complètement stupide.
Poudlard et le monde sorcier avaient combattu pour la liberté, l'ouverture d'esprit et plein d'autres belles pensées mais on se contentait à présent du "moins pire que Voldemort". C'était parfaitement ridicule.
Aslinn rageait intérieurement et ça devait se voir, même légèrement, dans son regard et son poing fermé. Cette prof s'était moqué ouvertement de ses élèves, de l'enseignement qu'ils avaient eut jusqu'à présent et du monde magique en général. Peut-être même du monde moldu en leur attribuant des mérites qui n'avaient aucune raison d'être. Ce qu'elle détestait le plus (ou en tout cas qu'elle détestait suffisamment pour utiliser cette expression) c'était les flatteries et la reconnaissance injustifiée. Elle préférait largement se prendre cette retenue que de lécher le cul de la prof, chose que bien d'autres semblaient apprécier. Ooh ! Moon aura bien besoin de crême moldu pour ne pas attraper de maladie de peau ou d'infection.

La Serdaigle se calma un peu en voyant la chouette s'approcher d'elle. Elle avait un effet apaisant qui n'était pas superflu en ce moment. Elle tendit la main vers elle pour doucement lui gratter le haut de la tête.

- J'ai préféré ne pas participer et ne pas encourager cette mascarade. C'était l'option la plus raisonnable à prendre.

Elle en était persuadé, comme le fait qu'elle n'avait pas fait grand chose en dehors de se lever et de sortir d'une salle de classe sans professeur. Moon ? Non, c'était tout sauf un professeur.
Aslinn osa finalement prend l'un des chocolats sur la table, histoire de faire passer tout ça.


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Sam 24 Fév - 17:33
Billie ignora la petite remarque de Tiberius. Il ne verrait rien du tout. Quand elle faisait une promesse, elle s’y tenait. Point. Il s’avérait que Tiberius avait été le seul serpentard à sortir de la classe mais elle n’aurait pas agi autrement avec n’importe quel autre camarade de sa maison. Même Malefoy dusse-t-il la faire tellement grincer des dents qu’il eut fallu l’envoyer voir Pomfresh pour qu'elle lui fasse repousser tous les os de la machoire.

Billie leva les yeux vers les canapés pour y voir son frère penché sur ses cours du CNED. Son expression changea à peine lorsqu’il constata la présence d’Aslinn dans leur petit groupe mais assez pour que sa sœur jumelle comprenne très bien la question que lui posait Ian en silence. Les jumeaux avaient depuis bien longtemps développé leur acuité du langage corporel de l’autre et arrivaient presque à avoir des conversations entières sans avoir à ouvrir la bouche. Elle ne réagit pas à sa question muette mais fila s’assoir à côté de lui dans le canapé. Elle laissa le soin à Tiberius de prendre la parole en premier et se permi tout de même de compléter son récit pour partager son point de vue.

- Personnellement je n’étais même pas au courant de ses histoires de moldus et de médicomages. Je suis arrivée après cette discussion et je me suis fait agressée verbalement à cause de mon retard. Soit… , elle serra les poings, sauf que Jon est arrivé deux secondes plus tard et est allé s’allonger à moitié sur sa chaise mais là, pas de soucis, hein ! Un petit sourire, bienvenu mon cher petit pouffsouffle, ne vous en faites pas pour votre retard ce n’est pas vraiment un cours !

Rien que d’énoncer les faits à voix haute avait réussi à faire revenir la rage bouillonnante de Billie qui s’était pourtant un peu calmée pendant le trajet jusqu’à la salle commune. Elle essaya de se calmer en prenant une grande respiration et en attrapant la main de son frère, à la recherche de réconfort. Ian était le plus imperturbable du trio et sa présence seule avait un effet réconfortant sur sa sœur.

La voix d’Aslinn s’éleva ensuite et un frisson parcouru l’échine de l’adolescente. Dans sa fureur elle en avait oublié la présence de la Serdaigle dans leur salle commune. Quand Tiberius avait proposé qu’elle les accompagne elle n’avait pas réagi, cela était vrai, encore sous le choc de ce qu’il venait de se passer dans la salle de cours de potions. Et puis, il fallait bien l’admettre, Aslinn avait fait preuve d’un certain courage et pour une fois Billie ne s’était pas sentie de la traiter avec sa condescendance habituelle. Mais pour être honnête, la serpentard ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle les suive jusque dans leur antre. Ils avaient beau être unis dans la colère, cela n’allait pas effacer tous leurs ressentiments en un claquement de doigt. Aslinn ne devait pas avoir un instinct de conservation très développé. Elle lança un coup d'oeil à Tiberius, le seul devant se réjouir de la situation actuelle. Billie serra les dents. Tant qu'il était présent, elle ne pouvait décidément pas mettre Aslinn dehors sans passer pour une girouette. Elle ne voulait pas non plus qu'il risque de penser qu'elle n'était qu'une harpie ayant profité de la situation pour tendre un quelconque piège à la serdaigle... Pour l'instant elle devrait se contenter de faire bonne figure et prendre son mal en patience.

Tâchant d’éviter son regard le plus possible, Billie se pencha à son tour sur la table pour attraper un toast beurré qu’elle entreprit de grignoter en silence.


Mais le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd.
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Ven 2 Mar - 2:14
Si la situation n’avait pas été aussi inquiétante, si deux dans le tas n’avaient pas été ses amis, Ian aurait très certainement beaucoup rit en voyant les trois visages décomposés. A la place il se pencha sur la table et poussa un peu le lard qui reposait dans son assiette du bout de la fourchette. Ian ne bougea pas quand sa soeur vint s’installer contre lui. Il sentait la rage irradier d’elle. Un coup d’oeil vers Aslinn alors que Tiberius commençait à lui expliquer la situation confirma que ça devait être bien pire que quelques draps à tirer le matin. Elle tremblait de rage et il lui semblait que ses yeux étaient humides. Detoo, lui, n’en était nullement perturbé et accueilli les câlins de la demoiselle avec un hululement heureux. La plupart des hiboux de l’école semblaient seulement supporter leur maître, Detoo était étrangement sociale. En même temps il ne brillait pas par son intelligence, peut être que ça compensait. Ian lui donna un tout petit morceau de lard, tendant le bras pour qu’il vienne le picorer, heureux de toute l’attention qu’on lui accordait.

Il se redressa, abandonnant la viande à la chouette, pour s’enfoncer confortablement dans le canapé et leva les yeux vers Tiberius. Ian pencha très légèrement la tête sur le côté, fronçant les sourcils. Il le connaissait assez pour ne pas mettre sa parole en doute. Pourtant c’était assez incroyable pour qu’il peine à y croire pendant une seconde. Ian ne put s’empêcher de sourire, soufflant légèrement par le nez comme pour retenir un rire. De toute ce qu’il avait énuméré l’état larvaire de la classe était ce qui le surprenait le moins. En revanche le reste sonnait comme une belle plaisanterie.

Billie prit la parole, la voix tremblante d’une rage fiévreuse. Comme la Serdaigle elle avait du mal à contenir ses émotions. Ca l’étonnait moins de sa part que de celle dont l’uniforme détonnait dans cette salle commune mais ne le touchait pas moins pour autant. Il serra doucement la main de sa soeur lorsqu’elle attrapa la sienne. Ian était avare en signes affectueux que ce soit avec ses proches ou encore les quelques filles avec qui il était sortit. Billie était l'exception qui confirmait la règle. Les rumeurs qui avaient couru sur leur compte (et celui de Tib, plus on est de fous plus on rit) les avait fait rire et le petit trio n’avait jamais rien fait pour les contredire.
Avec son pouce Ian massa doucement la paume de la main de sa jumelle dans un geste machinal pour l’apaiser un peu. Il la sentit se contracter brusquement alors que Goyle prenait la parole. Pendant une seconde il l’avait presque oublié.  

Ian se redressa un peu dans le canapé et se permis de féliciter la petite Serdaigle qui ressemblait à un petit lapin pris au piège dans les phares d’un camion: “Félicitation pour ta retenue. Tu verras, on s’y fait rapidement.” Il avait eut rapidement vent de-ci et de-là des évènements de l’année dernière et de la pluie de retenues qui était tombée sur les élèves récalcitrants. Il avait peiné à y croire et même en acceptant les faits savait que ce qu’il s’imaginait serait toujours à des kilomètres de la réalité qu’avait vécu les adolescents de Poudlard durant cette année. Comment Goyle avait-elle réussi à passer entre les mailles du filets que formait les punitions sévères des Carrows et de Rogue, Ian en avait sa petite idée. Il lui sourit d’un air affable. “Mais… éclaires moi un peu s’il te plait. C’est qu’elle prétende les moldus supérieurs aux sorciers qui t’as fait tiquer? Ou le favoritisme, peut-être? Ne t’inquiètes pas, je pense être bien placé pour comprendre à quel point c’est stupide et dangereux de penser une race supérieur à une autre.” Ian s’étira brièvement avant de reprendre, toujours avec nonchalance: “En tout cas c’est très bien de ne pas avoir voulu encourager cette mascarade. Bravo, Goyle. Tu arrives après la bataille mais mieux vaut tard que jamais, j’imagine.” Tiberius n’avait certainement pas amené Aslinn ici pour que s’y déroule son procès, il voulait bien faire, l’élever sur un piédestal pour sa belle action. C’était compréhensible. Elle avait osé mettre à mal sa réputation d’élève parfaite, qui s'effilochait de toute façon de plus en plus.

Comme pour imiter ses camarades Ian prit la moitié d’un toast qui trônait dans son assiette pour croquer dedans. Il avala rapidement sa petite bouchée avant de reprendre. Il ne souhaitait pas s’arrêter sur Aslinn, ça aurait été prêter bien trop d’importance à une action qui n’était que naturelle au final.”Elle m’a l’air d’être un véritable dragon, cette nouvelle prof. Et personne -à part vous trois encore toutes mes félicitations, hein! - n’a réagit à ça?” Avec un sourire un peu plus franc, se pliant pour s’accouder contre ses jambes interminables, Ian reprit: “Ne me dites rien, elle porte des robes roses bonbons et à décoré sa salle de classe d’assiettes à thé ornées de petits chatons? Ombrage avait-elle une soeur pro-moldue qu’elle aurait gardée dissimulée?” Ombrage n’était pas réputée pour son affection vis à vis des né-moldus tandis que celle-ci semblait… soit ne pas si connaître en médecine moldue, soit en médicomagie. Ian prit un ton un peu plus sérieux piqué de curiosité. “Pourquoi elle a dit que les médicomages étaient moins efficaces que nos médecins? Ce n’était pas supposé être un cours de potion?




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Mer 7 Mar - 13:50
Le garçon était mué d'une espèce d'anxiété agressive et mauvaise. Il mangeait ce que la table lui offrait, rapidement, comme si ce buffet-là pouvait s'évaporer brusquement. Il digérait ainsi sa colère et réfléchissait tranquillement à ce qu'il venait de se passer. Il écoutait d'une oreille la version de Billie en souriant, plein d'une cynique colère. Dans sa voix nerveuse, dans ses poings fermés, son regard gorgé de rage, Tiberius sentit qu'elle avait été bien plus touchée que lui. Si Tiberius avait quitté le cours car il avait refusé de participer à toute cette mascarade, Billie, elle, avait été la victime du professeur. Et alors qu'il se rappela qu'il n'avait guère à se plaindre face à elle, il songeait à moult moyens de venger son amie correctement. Quelle farce à faire à ce professeur ? Quelle leçon à donner ? Tiberius rêva qu'il pourrait sans doute se servir de l'Académie pour laisser une petit avant-goût au professeur Moon mais l'idée s'envola bien vite : Il jugea que l'Académie ne devait pas servir ses desseins personnels. Même Billie serait sans doute contre. Bien qu'il pusse tenter de le proposer aux deux autres fondateurs, sous couvert de quelque action militante. Se rappelant de la présence d'Aslinn quand elle donna son humble avis, il se tût. Cependant, il échangea un regard avec Billie, plein d'une compassion rare chez cet animal caustique. Il se pencha pour avaler tout rond un petit sablé en forme de hibou. Comme le biscuit fondit dans sa bouche et assécha ses muqueuses, il songea qu'il n'aurait sans doute pas été contre un peu de bièraubeurre. Sa colère se dissipa lentement pour laisser place à un agacement non dissimulé.

Lorsque Ian s'adressa à Aslinn, il ne put s'empêcher de tourner un regard vers elle. Il avait pensé comme lui. Cependant, Tiberius en avait la certitude intime, il espérait qu'elle ne les avait pas rejoint pour des considérations anti-moldu. Le doute était compréhensible. Aslinn avait été une bannière calme et intelligente à cette idéologie arriérée de seconde zone et ce, pendant longtemps. Et Tiberius savait qu'il avait passé, durant ce cours, pour le sang-pur affecté par une injure vis à vis du monde sorcier. Si le jeune Avery avait pensé que Ian attendrait plus longtemps pour poser ce genre de question, il ne pouvait pas lui enlever la curiosité de savoir. Considéra-t-il Aslinn chanceuse que Ian – et même Billie qui n'avait pas objecté à l'idée de l'inviter dans leur salle commune – eut posé sa question avec autant de tact. Tiberius était rassuré. Si le sous-entendu avait gorgé sa question d'un mépris que lui-même déceler au fond de ses encouragements ironiques, il lui accordait un semblant de diplomatie.

C'était étrange. Tiberius s'était toujours appliqué à apparaître à Aslinn comme elle aimait le voir. Leur relation n'avait jamais été bien bonne en dépit du jeu auquel ils s'étaient lancés – car Tiberius était certain que ce petit jeu-là, Aslinn l'aimait assez pour ne pas lui avoir envoyé sa baguette dans l’œil. Toutefois, il se sentait derrière Aslinn, prêt à la rattraper si jamais il sentait le moindre doute. Et l'image le déplut. Face à Ian et Billie, de toutes les manières, Aslinn était seule : Tiberius se devait de prendre le recul nécessaire, dans cette situation. Ne pourrait-il intervenir que lorsque leur idéal commun se laisserait piétiner par les vieilles tensions.

Il se sentit quelque peu confus lorsque Ian changea de sujet. Et peut-être également reconnaissant. Il tourna la tête vers lui après avoir interrogé du regard Aslinn et ses convictions. Ian semblait avoir du mal à saisir réellement ce qu'il s'était passé. Et il le comprenait bien. Poudlard avait été une véritable tragi-comédie vis à vis du corps enseignant. La présence de Moon n'était pas si incroyable qu'ils se laissaient l'entendre. Cependant, sans doute l'incident après de si gros événements avaient amené d'avantage de colère. Tiberius se pencha pour prendre un nouveau sablé et en profita pour grattouiller rapidement la tête de Detoo.

« Un dragon, ce serait l'élever sur un piédestal. Je dirais plutôt un genre de vélane hargneuse et vicelarde. » Il retomba lourdement sur son fauteuil. Il croisa les jambes et étala son bras sur le dossier de son siège. « Avec des yeux globuleux et révulsés au moindre pet de travers. » Il croqua son biscuit sec et secoua lentement la tête. « Personne n'a réagit. Je suis sûr que les premières années nous prennent même pour les futurs mangemorts à venir. » . Il eut un très bref regard vers Aslinn, sans bouger la tête. Mais il ne dit rien la concernant. Quand bien même la tentation était forte. Il voulu alors parler du regard de Meg. Des complaisances d'Elzear. De l'irrespect de Jon qui l'avait profondément déçu. Mais le plus beau, sans doute, avait été le silence muet et gêné de Hermione. Quand Ian parla de Ombrage, il se permit de rire et dû mettre la main à la bouche pour ne pas recracher des miettes de gâteau. Il voulut répondre mais, la bouche pleine, il dû saliver et mâcher d'avantage pour vite avaler. Finalement, il n'eut pas le temps d'y répondre et lorsqu'il avala difficilement sa pâte de sablé, son ami posa la fameuse question. Ian toucha du doigt le plus gros problème et ses interrogations permettraient sans doute à Billie de mieux situer les tensions avant qu'elle n'arrive à son tour.

« Parce que les moldus ont des couveuses, pardi. » Se contentât-il d'abord de souffler comme une évidence en cherchant la confusion dans le regard de son ami. Puis il décida de détailler. D'un geste las de la main, il illustra. « Oh, c'était un bête atelier d'échange. Elle nous a présenté ses fameux travaux et son CV. Le gros de ses recherches consistent à expliquer et prouver pourquoi les moldus sont supérieurs aux sorciers. Ses principaux arguments étaient : Les moldus ont des couveuses pour les naissances prématurées et des anti-douleurs pour les dents des bébés. » Tiberius ne douta pas une seconde que Ian trouverait ça aussi stupide que le reste et ne se donna pas la peine d'expliquer pourquoi il jugeait tout cela ridicule. Il rit doucement. « En vérité, je crois que ça a commencé à dégénérer quand elle m'a mis une retenu pour l'avoir contrarié dans ses petits fantasmes pathétiques. » Il se servit un morceau de viande. « Pour ma défense, j'étais convaincu que le débat était ouvert... » Il pris une moue innocente et désolée. Puis se mis à rire. « Après, je crois qu'elle a juste paniqué et que Billie en a fait les frais. » Il se tourna vers elle,à moitié moqueur mais au fond, un peu sincère dans sa démarche. « Désolé, Billie. »


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Mer 7 Mar - 21:57
Aslinn écouta Billie et s'apprêta à reprendre quelque chose sur la table lorsque Ian lui adressa la parole, lui rappelant de façon sarcastique et peu dissimulé que sa place n'était pas ici, en présence de ce groupe. La serdaigle ramena sa main à elle, laissant sur la table ce qu'il y avait sur la table. De toute évidence elle aurait mieux fait d'aller directement dans la salle commune des Serdaigle sans passer par ici. Quelle idée stupide... Comme si tout ça n'était que de l'histoire ancienne.
Elle préféra ne pas répondre aux piques de Ian, il valait mieux ne pas répondre. De toute façon rien de ce qu'elle pourrait dire n'aurait grâce à ses yeux. Autant garder ses pensées pour elle. Pour tout dire elle ne savait toujours pas comment réagir face aux jumeaux. Elle n'arrivait pas à les comprendre et à savoir ce qu'ils avaient réellement derrière la tête. Et au fond d'elle, sans doute se disait-elle qu'ils avaient raison.

Par chance il changea assez vite de sujet. Finalement elle se faisait des films. Il n'avait peut-être pas été aussi sarcastique qu'elle le pensait.

- Oh, le débat était ouvert. Mais on a dû louper le panneau sens unique à l'entrée.

Opaline était clairement une prof qui s'était laissé submergée par des élèves. Elle n'avait pas sut comment les contenir et n'était pas prête à changer son opinion du coup elle avait juste implosé, éclaboussant les élèves de sa connerie. Elle avait sa fierté, une fierté mal placée. Sur ce point Aslinn n'était peut-être pas la mieux placée pour critiquer mais elle au moins avait la décence de ne pas cracher son venin sur les autres.

Elle se détendait finalement et attrapa quelque chose d'autre à manger avant de reprendre la parole.

- Oh ! Et je pense qu'aucune créature ne lui irait. Ce doit être une nouvelle espèce, ou une maladie : la mooningite.


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Ven 9 Mar - 23:34
Billie avait remarqué l’œillade compatissante que lui avait jeté Tiberius, cela lui donna une petite pointe au ventre et elle dû se retenir de lui sourire en retour. Pas devant Aslinn. Sa présence la génait de plus en plus. Elle n’aimait pas cette impression que la serdaigle était en train de pénétrer dans leur intimité, dans leur petit cercle fermé. Elle ne se départit pas de son masque d’impassibilité et continua à grignoter son coin de toast qui commençait déjà à refroidir. Son frère prit alors la parole et ce qu’il dit fit tiquer l’adolescente. Ainsi donc Aslinn n’avait jamais écopé de retenue auparavant. Cette Miss Parfaite ne manquerait jamais de la décevoir. Ce qui était intéressant à noter tout de même était que même l’année précédente apparemment la jeune fille avait réussi à rester dans les petits papiers des Carrows, et Billie avait bien une idée sur la question. Le nom ne faisait pas tout, Neville l’avait prouvé. Il avait beau être un sang-pur, il avait reçu son lot de punitions. Aux dires des plus jeunes élèves qui avait étés présents l’année dernière, il avait même profité de son statut de « privilégié » pour protéger les moins chanceux de naissance. L’idée faisait son petit bonhomme de chemin dans la tête de la serpentard, elle avait une théorie quant au parcours scolaire sans tâche d’Aslinn, et contrairement à la frimousse de la blonde, cette théorie n’était pas jolie-jolie. Le respect que Billie avait trouvé pour Goyle en creusant dans le plus profond d’elle-même venait subitement de s’évaporer. Et est-ce que son frère disait vrai, qu’elle n’aurait réagi que parce que la professeure plaçait les nés-moldu au-dessus des sorciers ? Connaissant ce qui se disait sur elle et sa famille cela ne l’aurait pas surprise outre mesure. Elle ne se joignit pas aux récriminations de son frère en revanche, et se contenta de guetter les réactions de l’accusée d’un œil acéré. Les coups d’œil que Tiberius lançaient à sa voisine ne passèrent pas inaperçus non plus ce qui demanda un peu plus d’efforts à Billie pour garder son visage impassible. Agacée, elle décida de porter son attention sur Detoo. Lâchant la main de son frère elle appela le petit animal d’un léger sifflement. Quand il fut sur ses genoux elle lui gratouilla la tête tout en le laissant picorer les restes de son toast beurré. Elle avait perdu l’appétit de toute façon. Jouer avec le petit hibou ne l’avait pas empêché de constater que Aslinn ne s’était pas défendue des accusations de Ian ; elle n’avait rien démenti. Billie, penchée au-dessus de Detoo, pinça les lèvres. Le manque de réaction de la serdaigle semblait confirmer ses suppositions. Elle les avait suivie dans leur salle commune, s’était assise dans leurs fauteuils et grignotait leur nourriture mais n’avait même pas la décence de faire semblant de contester les reproches que lui faisaient son jumeau.

Billie ne releva seulement la tête quand Tiberius lança le sujet sur les couveuses. Elle leva un sourcil perplexe, doutant presque du bon fonctionnement de ses oreilles. Certes les sorciers n’étaient pas connus pour être les plus avancés technologiquement –en même temps quels besoins y avait-il à la technologie quand on pouvait résoudre n’importe quel problème par un petit mouvement de baguette- mais quel rapport entre les couveuses et les potions ? Et de toute façon les sorciers n’avaient pas besoin de ça, leur résistance supérieur à la moyenne n’était plus à prouver. Billie finit par hausser les épaules aux excuses de son ami.

- Je pourrais éventuellement accepter tes excuses, commença-t-elle, mais contrairement à moi Jon n’a pas du tout fait les frais de son énervement et a au contraire été accueilli comme un prince.

Un sourire qui n’avait rien d’amical se forma sur son visage.

- Je trouve son énervement très « centré Serpentard » si tu veux mon avis. Je pense donc qu’elle savait très bien ce qu’elle faisait et tu n’es donc en rien responsable.

Elle reporta rapidement son attention sur Detoo qui lui picorait les doigts pour réclamer plus de toast, et choisit de ne pas réagir à la dernière remarque d’Aslinn. Oui c’était assez drôle. Très drôle même. Mais elle ne lui ferait pas le plaisir de rire à ses blagues.


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Ven 23 Mar - 1:03
Ian entendait les remarques de ses trois camarades à propos de Miss Moon sans les écouter. Elle avait l’air d’être terrible en effet et s’il avait prit le temps de vraiment écouter peut-être qu’il se serait plus offusqué ou amusé de toutes les choses insolites qu’elle avait dit en classe. Ou alors il aurait questionné la mémoire éventuellement défaillante de Tiberius. Un professeur pouvait-il vraiment dire ce genre de choses? Mais après tout Lockhart s’était occupé de leurs cours de Défense Contre les Forces du Mal pendant toute une année. Remettre en question le système d’éducation de Poudlard était un sport. Les bonnes habitudes ne changent pas.
Ian éloigna d’un geste précieux de la main tout ce que venait de dire Goyle, Billie et Tiberius. Il n’avait pas arrêté de fixer la préfète des Serdaigles de son regard un peu bizarre à cause des ses gros yeux globuleux qui lui donnait des airs de chouette mal lunée. Ian se redressa du canapé et attrapa son paquet de cigarette qui traînait sur la table, entre deux assiettes d’oeufs brouillés maintenant froids. Il en sortit une, récupéra son briquet pour l’allumer. Il tira une première taffe. Souffla la fumée dans la direction d’Aslinn sans se soucier de la gêne occasionnée.

Attendez, je me permets de vous interrompre. Désolé, vraiment, ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas. Il se tourna vers Tiberius, exagérant considérablement son expression désolée, déformant son visage dans une expression grotesque. Il haussa légèrement les épaules. Ca me dérange un peu de cracher comme ça sur un professeur incompétent et de parler de mauvaise foi quand on en a la reine avec nous. Et il fit de nouveau face à Aslinn, tira encore une fois sur sa cigarette. Il n’avait pas abandonné son air passif aux relents apathiques.

Tu as des soucis d’audition, Goyle? Ou tu te fous de nous? T’es à Serdaigle, c’est que t’es loin d’être conne, non? Après on est tous au courant que le Choixpeau peut avoir des ratés. Mais peut-être que tu ne comprends pas le tact et la diplomatie. Je vais essayer d’être plus claire. Sa posture comme le ton de sa voix se faisaient doucement plus raides. Tu t’installes dans notre salle commune comme si tu étais ici chez toi et quand je te reproche de n’être qu’une petite traînée de pro sang-pur, tu ne réagis même pas. Il souffla un peu par le nez dans un rire discret, se laissant retomber dans le dossier du canapé. Ian secoua doucement la tête. Défends toi un peu, non? Trouve toi de la dignité, quelque chose. Pas des faux-semblants dégoulinants d’hypocrisie. Tu me fatigues, Goyle. Te voir m’épuise physiquement, je te jure! Il lâcha un rire exaspéré, ce qui sonnait étrangement. Qu’est-ce qu’il faut faire pour que tu réagisses? Pour que tu te sortes les doigts du cul? Ian marqua une pause et prit plusieurs longues taffes de cigarette. Il dégagea son front de quelques mèches de cheveux mal peignées. Il se pencha, tapota le bout de sa clope pour faire tomber la cendre dans l'assiette vide face à lui. En toute honnêteté je m’en fous pas mal que tu réagisses ou non. Reste un bullot si ça t’amuses. Par contre ça me dérange que tu viennes nous insulter chez nous. La voix de Ian était doucereuse, accompagné d’un sourire qui rendait son visage tout anguleux presque charmant. Il ne considérait pas du tout la salle commune des Serpentard comme chez lui à cause des mauvais souvenirs qui avaient tapissés ses premières années. C’était simplement pour la forme.




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Ven 23 Mar - 4:43
Tiberius avait observé longuement les réactions d'Aslinn aux premières remarques de Ian. Et avait attendu une réponse. Une réaction. Quelque chose. Puiqu'elle avait accepté de venir. Puisqu'elle avait accepté de manger. Tiberius avait prié intérieurement qu'elle eut quelque chose d'intelligent à dire. A rétorquer à Ian. « Prouve-lui que je n'avais pas tord ! »

Elle se tut. Et passa docilement à la suite comme si de rien n'était.

Tiberius était resté quelque peu pantois. Il cligna des yeux sans comprendre. Sans savoir comment réagir à sa passivité. Il ne pouvait pas avoir tord ! Ce n'était pas possible ! Il la regardait répondre joyeusement avec le petit trio en s'empiffrant comme si leurs querelles passées n'avaient jamais existé. Pourtant, il avait semblé évident que Ian avait cherché à mettre à plat une situation qui avait duré beaucoup trop longtemps. Et si Ian et Billie avaient raison ? Et si elle n'assumait simplement pas ses idées à voix haute ? L'esprit de Tiberius révéla soudainement un visage familier qui était souvent apparu aux côtés de Goyle. Il se souvint de cette petite ombre qui trottinait timidement derrière la prestance froide d'Aslinn. La préfète fréquentait Hippolyte. Il lui sembla qu'il s'était peut-être trompé...

Sans vraiment comprendre, il tenta d'accrocher un regard vers ses deux amis. Perplexe et tout aussi perturbé par son silence de circonstance. Tiberius était bien plus touché car il avait été le seul à imaginer que, peut-être, Aslinn était autre chose de ce qu'on disait d'elle.

Au fond, savoir si Goyle partageait les idées de sa famille ne le dérangeait bien moins qu'à Ian et Billie. Tiberius fréquentait quelque fois des sangs-purs dont il aimait se moquer et qui avaient toujours des airs outrés à hurler de rire lorsqu'il leur mettait quelques arguments bien placés entre les deux yeux. Cependant, la situation se présentait bien plus délicate pour lui. S'il avait toujours eut la bienséance de ne jamais imposer ce genre de figure face aux Persson, premières victimes des agressions anti-moldus des premières heures, il avait invité Goyle dans leur antre. Il avait ouvert un champs de discussion possible. Car il avait été certain de lui. A présent que les doutes commençaient à l'assombrir, Tiberius cessa parfaitement de parler du professeur Moon qui était bien le cadet de ses soucis, à présent.

Tiberius baissa la tête et eut un regard pensif. Il posa deux doigts sur la tempe et semble s'obscurcir d'une myriade de pensées déplaisantes. Pour faire bonne figure, Tiberius acquiesça d'un sourire courtois, pour la forme, et lançait parfois d'étranges regards sur Aslinn comme s'il pouvait enfin savoir juste en l'observant. Il n'osa pas approfondir le sujet d'avantage. Il avait besoin de réfléchir. Était-ce si important ? Est-ce qu'il devait suivre la même voie que les Persson ? Quels indices avaient encore échappés à son regard ? Tiberius savait qu'il avait surtout besoin de calme pour y réfléchir posément. Savoir quelle serait sa position. Changerait-elle, seulement ?

Tiberius offrit un sourire embarrassé à Billie. Cette histoire de professeur et d'injustice lui passait désormais par-dessus la tête mais il ressentait la tension de son amie comme si c'était la sienne. Il tenta une figure d'avantage bienveillante à son égard.

« Ne t'en fais pas... » Il avait du mal à rassembler ses mots. « Ca se paiera et je doute qu'elle ne tienne le reste de l'année ainsi. » Un petit rire s'échappait d'entre ses dents, songeant une brève seconde à une année entière avec le professeur Moon. Quelque part, ça avait son lot de comique. Et il songea qu'elle aurait fort à faire avec sa classe.

Tiberius se tût brusquement et termina à peine sa phrase. L'intervention de Ian le fit blêmir. Il entendait le ton de sa voix. Son visage tordu. Là où Tiberius aurait eu besoin d'y réfléchir, Ian mettait les pieds dans le plat sans combinaison. Le jeune Avery grimaçait d'avance comme s'il s'apprêtait à voir quelqu'un chuter de très haut.

« Tu as des soucis d’audition, Goyle ? »

Cette phrase sonna comme le coup sec tant attendu. Comme un revers paternel qui réveille d'un coup tous les sens et redresse n'importe quelle situation. Tiberius baissa alors la tête et soupira. C'était l'inévitable qui se produisait. Une issue que le garçon avait prévu sans oser trop s'y risquer.

Tiberius ne trouvait pas cette agression opportune et il semblait évident que Goyle ne s'ouvrirait pas, après ça. Elle se sentirait piégée et condamnée au tribunal des comptes délaissés. Et tandis que Ian laissait entrevoir du formidable spectre des injures toute l'étendue de son vocabulaire de charretier, Tiberius redressa les yeux sur Ian et tenta d'accrocher son regard. Qu'il se calme, bon sang ! Avait-elle tant besoin d'être secouée comme un prunier ? Peut-être. Peut-être pas. Les violences de Ian le mettaient très mal à l'aise. Mais il la comprenait. Il comprenait que Ian avait déjà fait des efforts pour l'accepter. Pour rester respectueux et courtois lorsqu'il la vit arriver dans cet antre qui avait été celui de leurs brimades, en première année. Et que le silence de Goyle le ramenait sans doute aux passivités contentées des autres serpentards de la maison – majoritairement de sang-pur – qui avaient nourrit cette espèce de racisme latent chez les jumeaux. Ian avait dû conquérir sa place dans cette salle commune et aujourd'hui, il ne semblait être qu'un juste retour des choses que les sangs-purs reçoivent le mépris qu'ils ont donnés.

Cependant, si Tiberius comprenait beaucoup de la fureur de Ian, il ne l'approuvait jamais vraiment entièrement. Persson avait bien raison sur une chose : Aslinn s'en était formidablement bien sortie jusqu'à présent dans cette espèce d'hypocrisie passive, mangeant à tous les râteliers pour mieux mépriser le petit nombre. Cependant, si elle était ainsi injuriée aujourd'hui, c'est qu'on lui avait reproché des idées. « Une traînée de pro sang-pur » résonna longtemps dans ses oreilles. Cette expression était horrible pour tout ce qu'elle jurait avec les idées que Tiberius défendait. Il aurait voulut le lui dire immédiatement mais Tiberius ne voulait pas confronter Ian devant Goyle.

Tiberius était resté silencieux. Faussement calme. Il ne pouvait guère défendre l'un ou l'autre parti. Ce n'était pas un débat. C'était une exécution en petit comité. Éclater brusquement aurait été stupide. Et Tiberius sentait que parler ne servirait à rien. Ian n'écouterait pas. Et il ne pouvait décemment pas achever Aslinn qui avait sans doute sa part de tord dans cette affaire ! Quelle idée d'accepter une telle invitation ! Quelle idée de l'avoir invité...

Tiberius sortie de quoi rouler une cigarette. Il avait besoin d'autre chose, la main un peu tremblante, pour s'apaiser. Néanmoins, aux côtés d'Aslinn, le jeune Avery préférait rester méfiant. Le bruit de ses feuille crépitèrent dans un demi-silence après l'énorme morceau que Ian pouvait enfin cracher à la figure de Goyle. Un morceau que Tiberius suspectait être resté très longtemps là-dedans. Maintenant que l'abcès était crevé, il espérait que la Serdaigle aurait la bonne réaction. Qu'elle réagisse avec la même intelligence dont elle avait toujours fait preuve pour le renvoyer. Peut-être même l'avait-il formé à ce genre de situation ? Qui sait ? Tiberius s'en lavait les mains. Il avait décidé de se désolidariser, faussement concentré sur son roulage qui peinait à tenir entre ses pattes nerveuses.


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Lun 26 Mar - 19:05
Aslinn sentait la colère lui monter aux oreilles. Oh oui elle était en colère, mais peut-être pas contre Ian ou.... si, mais pas que. Elle commençait franchement à en avoir marre de devoir se justifier. L'année ne faisait que commencer et elle avait pensé pouvoir s'en sortir comme l'an passé, avec juste des regards de mépris à son encontre mais non, cette année commençait plutôt fort. Si Ian n'était pas plus insultant que ça à son égard, du moins par rapport à ce qu'elle s'attendait, il n'était pas le seul à oser à présent élever la voix contre elle. A croire que le départ de Greg et la fin de la guerre justifiait une montée en puissance des egos et d'un racisme inversé. Ils avaient besoin d'évacuer ça elle le comprenait, mais ils s'en prenaient aux mauvaises personnes.

Elle se leva, machinalement, sans tout à fait s'en rendre compte et le gifla avec toute sa colère. Ca faisait du bien mais c'était en même temps horrible. Une affreuse sensation la gagna. Ce n'était pas elle, elle en était persuadée. Elle ramena sa main tremblante à elle et la serra avec l'autre, comme pour la calmer. Elle fixa Ian, étonnée par son propre geste. La violence ce n'était pas elle, ça n'avait jamais été elle. Elle s'horrifiait elle même.

- Je... pardon...

Elle se ressaisit, reprenant un peu plus de consistance.

- Non... Finalement tu l'as mérité, tout autant que je mérite la moindre insulte que vous avez proféré à mon intention jusqu'à présent. C'est la seule raison pour laquelle je les accepte, parce que je le mérite. Tout le monde dans cette école semble avoir agit en héros. Tout ce que j'ai fait c'est....

Elle s'arrêta, se remémorant à vitesse grand V l'année précédente, les rondes de préfets où elle avait laissé passer les élèves en leur donnant des avertissements qu'elle n'avait pas reporté aux Carrow. Les autres avaient risqués leur vie et elle... elle s'était contenté de survivre. Elle savait que si elle s'était rebellée on aurait menacé sa famille, peut-être même qu'elle aurait été témoin de supplices qu'on aurait alors infligé à son cousin. Elle avait préféré la survi à l'héroïsme. Etait-ce vraiment un crime pour une ado de 15 ans ? Visiblement oui, en ce début d'année en tout cas c'était comme ça qu'on pensait. Alors les insultes étaient devenu son chemin de croix, pour elle et pour personne d'autre. C'était sa punition et c'était toujours plus enviable que le moindre passage à Azkaban.

Elle soupira, se résignant.

- Ca n'a pas d'importance. Tu as raison, je n'ai rien à faire la. J'ai sans doute mal interprété les signes.

Elle osa un petit regard vers Tiberius qui l'avai invité à les suivre, du moins elle l'avait cru.

- Je vous laisse.

*Définitivement* songea-t-elle. Elle fit le tour du canapé et se dirigea vers la porte d'entrée. Elle n'avait plus rien à faire dans cette salle. A cette heure la tour des Serdaigle devait être assez calme, c'était ce dont elle avait besoin.


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Mar 3 Avr - 0:04
Les explosions de son frère étaient rares, mais toujours justifiées du moins selon Billie ; les victimes de ces rares déferlements de fureur ne seraient pas forcément du même avis. Oh, il était très doué pour lancer des petites piques mesquines et parfois complètement gratuites mais là… là on était quand même à un niveau bien supérieur. La jeune fille se mordait la joue pour ne pas sourire tellement la vision du visage d’Aslinn se décomposant au fur et à mesure que les paroles du serpentard la frappaient comme autant de poings en plein visage était jouissive. Chaque mot de son jumeau était une perle que Billie aurait aimé porter en collier. A vrai dire il tapait tellement juste qu’elle n’aurait rien eu à dire même si elle avait voulu rajouter son huile sur le feu. Detoo aussi avait senti l’énervement de son maître et trépignait sur les genoux de l’adolescente. Seules les miettes de toast qu’elle continuait à lui servir de ses doigts vernis le faisaient rester en place.

Les yeux de Billie quittèrent le visage blême de la serdaigle pour se poser l’espace d’un instant sur Tiberius. Lui aussi semblait un peu sonné devant la violence du plus grand des deux Persson. Elle le regarda prendre une feuille entre ses doigts tremblants et rouler une cigarette avec des gestes inégaux, comme si la conversation ne le concernait plus. La jeune femme ne sut comment interpréter son attitude. D’un côté elle le trouvait lâche. Mais de l’autre, elle était bien contente qu’il ne se précipite pas à la rescousse de sa petite chérie qui passait pourtant sous les flammes du dragon furieux. Elle observa un instant ce crâne blond qui s’offrait à elle, tout penché qu’il était sur sa cigarette peinant à retrouver dans ce garçon aux mains vacillante et au corps recroquevillée le Tiberius dont elle admirait la fougue et la vivacité et dont l’assurance empreinte de mauvaise foi résistait à toute épreuve. Sauf peut-être celle de voir sa petite sang-pur de compagnie se faire démonter par son meilleur ami.

La réaction d’Aslinn prit Billie de court. Avant que la serpentard ne réalise ce qui se passait, l’autre fille s’était levée et avait violemment giflé son frère. Cela acheva de paniquer Detoo qui s’envola et se mis à hululer furieusement au plafond, aucun toast même beurré ne suffisant à le retenir cette fois. De toute façon dans la surprise, il avait fini par terre. La jeune Persson quant à elle, n’arrivait à se décider si elle devait rire ou se mettre en colère et regardait donc la scène qui se déroulait devant elle avec des yeux ronds de surprise. Aslinn commença à répondre aux accusations de Ian et… ah non finalement. Elle brassait du vent. Encore une fois. Billie pinça les lèvres de nouveau tiraillée par deux émotions. Le plaisir de la voir enfin partir et… la frustration. La frustration qu’encore une fois elle leur tourne le dos et reste encore et toujours encrée dans sa passivité moribonde alors qu’elle avait la possibilité de se justifier. Parler. Communiquer. Ces sang-purs qui se complaisaient bien dans leur zone de flou, et navigaient tranquillement dans tous les non-dits la dégoûtait de plus en plus. Elle avait le sentiment qu’en tant que née-moldue, harassée tout le long de sa scolarité et dont les semblables avaient été opprimés et parfois exécutés à cause de Goyles, de Malfoys, de Rosiers et autres Carrows on lui devait des réponses, quelque chose. N’importe quoi. Et là, elle n’avait rien. Encore une fois.

- Il court, il court, le furet… chantonna-t-elle alors qu’Aslinn arrivait à la porte de leur salle commune.

Les sang-purs semblaient très doués pour fuir quand le vent ne tournait pas en leur avantage. En même temps ils naissaient presque tous avec une cuillère en argent dans la bouche cela n’était pas surprenant qu’ils ne sachent plus quoi faire une fois que la réalité les rattrapait. Ne pouvant plus se contenir elle éclata d’un rire rendu méchant par la frustration.

- Son éloquence est vraiment sa plus belle qualité.

Elle attrapa un autre toast tiède sur la table pour s’occuper les mains et se cala plus profondément dans son canapé.  


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Sam 7 Avr - 17:05
Les présences de Billie et Tiberius étaient passées au second plan dans l’esprit de Ian. A présent la confrontation était entre lui et Aslinn. Il espérait avoir touché quelque chose en elle et la faire réagir. Que quelque chose se déclenche. Qu’elle soit pro sang-pur ou plus modéré l’importait peu pour l’instant. Il souhaitait juste arracher une réaction à Goyle, n’importe quoi. Qu’elle arrête d’être aussi passive et d’attendre que les choses arrivent sans jamais prendre parti si elle souhaitait s’installer avec eux autour d’une table et prendre part à leurs discussions.

Et il fut servi. La claque résonna bruyamment dans le silence de leur salle commune et prit Ian par surprise. Il se retint de porter la main à sa joue mais se tint plus droit. Bien vite l’expression de surprise qui maquillait son visage s’estompa mais pas la douleur. Elle n’était pas une Goyle pour rien. Comment une demoiselle à la corpulence si frêle pouvait avoir autant de force? Il garda la question pour lui et tenta d’oublier les picotements qui tiraient sur sa joue.

Ian se retint de sourire en écoutant la tirade d’Aslinn. Il n’avait pas besoin d’être plus méprisant qu’il ne l’avait déjà été. Mais ses excuses vite ravalées l’attendrissaient presque, comme son petit charabia maladroit. En haut, Detoo s’époumonait de toute la force de ses petits poumons. Ian l’entendait à peine, concentré sur la Serdaigle qui avait vite retrouvé son aplomb habituel. Il fut déçu qu’elle ne continue pas sur sa lancée et s’interrompt d’elle-même pour sortir au pas de course de la salle commune sous une raillerie moqueuse de Billie. Il se rappela alors de leur présence et tourna la tête vers elle en même temps qu’il portait (enfin) à une main à sa joue endolorie qui avait prit une couleur rouge vif. Ian se laissa retomber contre le dossier du canapé. Il sourit à la réflexion de sa soeur et porta son regard sur Tiberius qui était pour une fois silencieux et calme.

Aslinn était passé à des kilomètres du point qu’il avait essayé de faire passer. Qu’elle se sente coupable pour ne pas s’être mise en danger lors des évènements passés n’était pas le soucis. Il était ailleurs et toujours aussi réel. Ian ne l’aurait pas admit devant Billie et encore moins Tiberius mais il se sentait coupable qu’elle s’en veuille pour ça. Il se sentait aussi très frustré qu’elle soit autant à côté de la plaque.
Toujours en massant sa joue Ian laissa échapper un petit rire. Au moins elle a réagit. Avec un soupire il se leva et jeta un oeil d’abord à Detoo qui était dans un état de panique qui ne durerait pas puis au pyjama qu’il portait toujours. Il fallait reconnaître à Aslinn son grand sang-froid pour avoir gardé son sérieux en se faisant incendier par quelqu’un vêtu d’une façon si peu crédible. Il tira un peu sur son haut. Bon, je vais me changer. Bien que je n’ai plus vraiment de doute à avoir sur ma prestance en pyjama. Ian récupéra ses feuilles de cours et son livre de physique. Il ne doutait pas qu’ils allaient devoir reparler de tout ça mais il n’avait pas envie d’infliger ça tout de suite à Billie. Ni d’avoir cette conversation avec les esprits encore échauffés. Et encore moins en pyjama. Il prit un gâteau pour la route avant de descendre vers son dortoir.




war is peace - freedom is slavery - ignorance is strenght
Les masses  ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées.

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Mar 10 Avr - 19:57
Concentré sur sa petite feuille de papier, Tiberius ne regarda aucunement la scène face à lui. Ni le regard que Ian lançait à Goyle comme s'il l'assassinait, ni celui de Billie qu'il avait sentie sur lui l'espace d'un instant et qu'il n'osa pas affronter. Il lécha alors d'un geste rapide la colle de sa feuille pour terminer son artisanat. Il regretta, l'espace d'une seconde de ne pas avoir osé rouler quelque chose de plus fort sous prétexte de la présence de Aslinn.

Alors qu'il tassa sa cigarette avec une concentration de fuyard, il redressa brusquement les yeux. La claque fut si brutale qu'elle se répercuta en écho dans la pièce abyssale et Tiberius eut la sensation de l'entendre rouler dans ses oreilles durant quelques secondes. Les yeux ronds et le visage marqué d'un saisissement inconnu pour cette Serdaigle-là, il resta immobile et interdit. Son regard chercha d'un coup celui de Billie pour y imiter la réaction la plus adéquate. Mais il ne trouva dans le visage de sa meilleure amie que la même stupéfaction un peu amusée. Ian semblait avoir été soufflé par la violence. Tiberius pouvait seulement le deviner quand, pour l'espace d'un instant, Ian semblait ébranlé d'un sentiment autre que celui de la suffisance indolente. Et pour une brève seconde, Tiberius fut mué d'un spasme d'hilarité qu'il retint avec son poing, sentant que ce n'était sans doute pas le moment d'éclater de rire.

Il ne savait pas vraiment ce qui pouvait le faire rire. Peut-être surprise générale du trio d'argent face à une si vive réaction alors que la jeune Goyle s'était montrée si prompte au silence ? Ou peut-être l'idée que finalement, les mots de Ian ne furent pas laissés impunis.

Tiberius resta silencieux et immobile, les yeux plissés comme s'il tentait de deviner par avance les mots qui allaient sortir de la bouche de la Serdaigle. Presque encourageant dans sa démarche, il supplia mentalement qu'elle n'en reste pas là. Qu'elle ne quitte pas la pièce dans un mélodrame à faire pleurer des violons. Souriant à demi à la première phrase d'Aslinn, il cala sa clope entre les lèvres et fut presque immédiatement déçu.

Aslinn était-elle vraiment en train de se justifier ? De s'excuser ? Il arqua un sourcil et tomba un regard inquisiteur sur elle. Incapable de reconnaître la jeune adolescente pour qui il avait nourrit des sentiments d'admiration. Pour sa verve, son calme teinté d'un sarcasme bien placé. Son éloquence de lady toujours juste. Goyle s'était contenté de... De laisser fondre face à un Ian odieux et sous un quiproquo relativement comique. Il regarda ses amis et tenta de communiquer sa confusion par un regard gorgé d'embarras. Finalement, il voulut mettre un terme immédiatement à cette triste méprise

Il leva la tête vers Aslinn, la secoua d'une incompréhension théâtrale et commença.

« Mais de quoi tu p... » Sa voix était presque murmurée et il parla quasiment sur les derniers mots tirés de sa camarades. Il n'eut pas la foi de parler plus fort pour se faire entendre. Elle avait de toute façon abandonner.

Quand elle lui adressa un regard, Tiberius se sentit jugé et presque démuni. Il ne sut pas immédiatement comment réagir. Il se sentait responsable de cet échange, de ce petit instant un peu tendu. Il était responsable des reproches que l'on faisait à Aslinn comme il était responsable de la mauvaise humeur de ses deux camarades à qui il avait infliger la présence d'une fille qu'ils n'avaient jamais vraiment apprécier. Néanmoins, Tiberius n'était pas de ces personnes à se laisser moraliser par n'importe qui. Et cet échange tacite avec Aslinn le  crispa. Il la soutint du regard et la toisa, mauvais, assuré que personne ne l'avait obligé à venir. Qu'il n'avait nullement à rougir. Oh, on pouvait lui reproché d'avoir été naïf. Peut-être inconscient. D'avoir été maladroit dans sa démarche et d'avoir un peu gaffé vis à vis de ces trois personnes, pour de nombreuses raisons bien différentes. Néanmoins ne laissait-il personne le démonter par le moindre jugement, qu'il fusse sous-entendu ou explicite.

Lorsqu'elle quitta la pièce, Tiberius s'assombrit presque immédiatement. Il trouva que la petite chanson de Billie n'était pas très appropriée. Il le sentait dans la honte qui lui brûlait les entrailles. Néanmoins, il ne se jugea pas assez pertinent pour pouvoir le lui reprocher. Lorsque son rire éclata, Tiberius resta muet et alluma enfin sa cigarette. Il allongea les pieds sur l'accoudoir de son fauteuil et ramena plus près un petit cendrier de fortune. La tête remplie d'images et de réflexions, Tiberius n'entendait quasiment plus ses amis parler. Il avait le regard dans le vague et l'air paisible quoique ses sourcils fronçaient de soucis.

Il redressa la tête lorsque Ian se leva. Et souffla du nez, un peu aidé par l'hilarité de sa meilleure amie qui résonnait dans la pièce. Il eut un geste las de la main et profita pour s'allonger plus confortablement en travers de son siège. D'un regard curieux, il tourna la tête vers la porte et songea à cet échange un peu houleux avec Aslinn. Et plus particulièrement au malentendu concernant les reproches que lui avait posé Ian. Il ne savait pas si Ian accepterait d'aller vers elle pour s'en excuser. Il ne savait pas à quel point il la détestait ou s'en battait fichtrement les bourses. Ou si l'une ou l'autre de ces possibilités pouvaient l'aider à devenir plus avenant. Sans doute pas. Ce n'était, de toute façon, pas à lui de se justifier auprès d'elle. Et Tiberius en était très conscient.

Le silence avait plus ou moins envahi la pièce après le départ de Ian. Tiberius ignorait combien de temps il était resté dans ses pensées, complètement amorphe. Il savait que dans cette pièce, il pouvait méditer des heures sans voir le temps passer. Si on en lui donnait l'occasion, le jeune Avery pouvait rester des journées entières dans l'obscurité de cette salle à écouter le remoud du courant du lac dans un silence paisible. Néanmoins, la présence de Billie le crispait. Non pas qu'il la voulait ailleurs, bien au contraire. Mais après ça, il craignait qu'elle ne lui en veuille et qu'un silence ne s'impose entre eux. Il la regarda fixement sans trop savoir comment agir. En vérité, pour n'importe qui, Tiberius se serait contenté de l'ignorer ou de se moquer. Mais Ian dans le dortoir, il n'avait pas le cœur au sarcasme. Pas avec elle.

« Je suis désolé. » Il baissa les yeux, pensif. « C'était complètement con de vouloir l'inviter. J'ai crus que... » Il haussa des épaules, hésita pour se justifier. Il n'y avait pas vraiment de gêne dans sa voix. Juste une vibration pathétique et blasée. « Non... C'était juste stupide. » Une pointe de reproche s'entendait. Pas contre Billie. Pas contre Aslinn. Ni contre Ian. Mais contre lui-même. Incapable de comprendre que cette confrontation ne donnerait rien de bon. Trop naïf pour imaginer qu'un dialogue aurait pu se construire. Il redressa le regard vers Billie, cherchant un signe, quelque chose qui aurait put l'en rassurer. Il pinça ses lèvres, finalement confus.


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Sam 14 Avr - 16:55
Quand son frère se leva, Billie fut très tentée de le suivre. Tiberius avait bien eu un regain de panache lorsqu’Aslinn avait décidé de sortir de leur salle commune comme une reine mais il avait à présent retrouvé cet état d’apoplexie qui ne lui était absolument pas seyant, à l’opinion de la serpentard. Enfoncée profondément dans le canapé, les genoux relevés, elle avait du mal à vraiment mettre des mots sur les émotions qui la traversaient. Voir Aslinn dans tous ses états avait quelques chose de jouissif viens que sa sortie théâtrale avait un arrière-goût amer sur la langue de l’adolescente. Quant à Tiberius… Tiberius actuellement affalé dans son fauteuil et les yeux dans le vague comme un aveugle mélancolique elle ne savait pas si elle était en colère, si elle lui en voulait, si elle avait pitié de lui où même si elle avait honte de son propre comportement. Elle avait été mesquine, elle le savait mais… elle se secoua mentalement. Non. Il ne pourrait pas lui ôter ce petit moment de joie. Qu’est-ce qu’était une petite remarque face à des années de harcèlement physique et moral par des étudiants aux même convictions (et au même nom de famille) que la Serdaigle ? Est-ce qu’elle imposait la présence de pro-moldus insultant les familles sang-pur à Tiberius, elle ? Est-ce qu’elle s’était entichée de l’un d’entre eux et se mettait à minauder en sa présence à la moindre occasion ?

Pour se donner bonne conscience, elle entreprit d’appeler Detoo qui s’agitait toujours au plafond en agitant un petit bout de lard pour le faire descendre. De temps à autre elle jetait un coup d’œil en direction de Tiberius qui ne bougeait toujours pas. Le petit rapace ne mit pas longtemps avant d’accepter de rejoindre la sœur de son maître maintenant que la fautive de l’affront avait quitté la salle et que la promesse d’un bon encas lui pendait sous le nez. Une fois l’oiseau sur son épaule elle se retourna une dernière fois vers son ami, toujours aussi amorphe et sans qu’elle ne sût vraiment pourquoi une vague d’irritation l’envahi. Elle se demandait pourquoi il se mettait dans un tel état pour cette fille et ce à quoi il pouvait penser alors qu’elle était là, elle. Elle aurait pu choisir de sortir en même temps que son frère mais elle était restée. Vexée, elle se leva et s’apprêtait à quitter la salle commune à son tour mais il tourna la tête vers elle, sûrement éveillé par le mouvement brusque de la jeune fille. Elle s’immobilisa alors qu’elle croisa son regard glacial quoiqu’un peu triste, et l’affronta en lui revoyant qu’un visage fermé et des yeux durs. Ils restèrent un instant comme deux chiens de faïence avant qu’il ne se décide à briser le silence.

Face aux excuses de Tiberius que Billie savaient sincères toute sa colère de se dégonfla comme un ballon de baudruche. Les trémolos pathétiques de sa voix la touchaient au cœur et elle n’arrivait plus à lui en vouloir, tout en sachant parfaitement qu’il retomberait dans le panneau de la serdaigle dès la première occasion. Les traits du visage de l’adolescente se détendirent et finalement, elle opta pour un haussement d’épaules détaché.

- Personne ne l'a forcée à venir. Tu ne lui as pas mis ta baguette sur la tempe.

Elle fit une pause, les lèvres frémissantes à cause des mots qui voulaient désespérément les franchir mais elle avait peur d’aller trop loin. Que Tiberius la détesterait si elle était complètement honnête avec lui sur son opinion dur Goyle. Finalement, elle décida de modérer considérablement ses propos avec un :

- Ce n’était peut-être pas très malin de l’inviter. Mais c’était encore plus stupide de nous suivre.

Abandonnant l’idée de suivre son frère, elle se laissa retomber dans le canapé –Detoo lâcha un hululement indigné- et entreprit de se faire un café, par chance le liquide était encore chaud.

- Dans combien de temps est notre prochain cours ? demanda-t-elle d’un ton détaché.

Il était encore trop tôt pour parler de ce qui venait de se passer et de toute façon Billie ne se sentait pas le courage d’affronter Tiberius seul à ce sujet, quant à lui, il ne semblait pas en avoir spécialement envie non plus. Mais puisqu’il fallait attendre qu’Ian remonte dans la salle commune une fois habillée autant lancer des sujets de conversation plus triviaux.


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Mar 17 Avr - 16:40
La voix de Billie avait résonné comme un cor de paix au creux de son sternum. Tiberius tourna une tête à peine souriante vers elle. Un peu pathétique, un peu humilié par sa propre stupidité. Savoir que Billie ne lui en voulait pas libéra quelque chose en lui et il assuma plus sûrement un sourire. Néanmoins, il ne pouvait pas s'empêcher de se flageller pour sa naïveté, sans oser insister. Il ne voulait pas encombrer Billie avec ses états d'âme ou la forcer à parler plus longtemps d'Aslinn. Leur dernière discussion avait été amplement suffisante et le silence de la salle commune avait retrouvé son atmosphère abyssale. Inutile de repartir dans l’abîme houleux des vieilles querelles.

Tiberius pouffa, un peu cynique. Le bras en l'air, posé contre le dossier de son fauteuil, il avait attrapé un petit chocolat et le posa sous sa langue, le laissant doucement fondre et glisser dans sa bouche. En riant, il manqua de s'étouffer et toussa. Se redresser fut une rude épreuve et il se tordit quelques secondes dans tous les sens, les jambes à moitié en l'air, pour retrouver l'équilibre. Assit plus correctement, il mastiqua difficilement pour réussir à, ne serait-ce, qu'entamer ce qu'il avait sur le bout de la langue. Le poing devant les lèvres, il mâcha précautionneusement avant d'avaler enfin.

« C'est la bouffe. Ça l'a appelé... » Finit-il par souffler en passant une langue sur ses dents.

Finalement, lorsque Billie changea de sujet, il redressa la tête. Tiberius avait du mal à briser cette ambiance sérieuse et presque morose. Pour s'en sentir responsable, il ne voulut pas y piéger ses amis. Et si Ian ne restait jamais vraiment atteint pas des événements graves comme si le monde entier lui passait par-dessus la tête, Billie apparaissait bien plus sensible. Alors, le jeune Avery ne répondit pas tout de suite. La fixant d'un air fasciné, il lui accorda un léger sourire de convenance. Se leva doucement et en silence. Puis la rejoignit sur son matelas.

« L'après-midi, je crois. » Il n'était pas sûr que Billie et Ian n'aient pas chacun un cours optionnel avant ça. Tiberius s'allongea sereinement sur le long du matelas et posa sa tête sur les genoux de son amie. Il plia l'un des siens pour appuyer son pied sur le moelleux du canapé et se tourner parfaitement de dos, le visage en dessous de celui de celui son amie.

Finalement, il ne répondit pas plus et se contenta de profiter un peu du silence. Ils verraient bien quand Ian remonterait. Ainsi, à moitié endormi et lové contre son amie, Tiberius laissa le silence régner avant d'entamer une nouvelle conversation qui laissa les derniers événements s'effacer doucement dans les tensions encore présentes dans l'air. Mangeant, discutant ou passant un doigt affectueux sur Detoo, les deux Serpentards reprirent doucement le fil de leurs discussions et se permirent quelques travers bien sonnés contre la professeur de potion.

Ian ne fut pas long à les rejoindre et le petit trio d'argent finit bien vite par sortir de la salle commune pour rejoindre des landes plus accueillantes.


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