"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) 0hf0
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Y12l
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) 4ffa
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Nq3u


Forum Hp situé juste après la guerre contre Voldemort
 

Partagez
 

"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE)

Aller en bas 
Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyJeu 8 Mar - 21:20

10 Octobre 1998

Elle n'aurait pas dû être là. Elle n'avait aucune raison d'être ici. Malgré l'absence d'un bijou à son poignet pour l'informer à ce sujet, elle devinait à la noirceur de la nuit que l'heure du couvre-feu était passée depuis déjà un certain temps. Elizabeth n'était pas du genre à enfreindre un quelconque règlement, même si elle aurait aimé que sa majorité nouvellement acquise lui permette plus de liberté au sein du château. Depuis toujours, elle avait appris à se plier à des convenances ce qui expliquait sans doute qu'habituellement elle suivait à la lettre les règles dictées par le corps professoral sans en questionner le bien-fondé. Même l'année précédente, alors que les Carrow faisaient régner la terreur sur l'école, elle s'était soumise aux travaux forcés qui avaient incombé aux gens comme elle, sous le critère abusif de leur ascendance. Elle n'avait pas eu le courage de se rebeller, laissant sa peur faire d'elle un fantôme de ce qu'elle aurait pu être, effaçant sa prestance pour une discrétion contrainte. Elle n'arrivait plus à se reconnaître dans son reflet, comme si tout ce qu'on lui avait inculqué et bien plus, tout ce en quoi elle croyait avait été réduit à néant. Beth aurait aimé croire que sa volonté était plus forte que l'oppression, mais cela aurait été se voiler la face. Loin d'être une idéaliste, si elle voyait les défauts du monde, ses carences et ses excès, elle ne pensait pas vraiment qu'on puisse y remédier. Partout et par tous les temps, les gens avaient eut peur de la différence, de ce qu'ils ne pouvaient expliquer, de ce qu'ils ne comprenaient pas. Qu'une de ses formes de racisme touche le monde sorcier n'avait en soi rien d'étonnant. Voldemort n'avait jamais été la réelle cause du conflit qui avait secoué leur culture, il n'en avait été que l'étincelle, le point de chute. Une petite partie de la jeune femme, sans doute un peu trop fataliste pour ses dix-sept ans, peinait à croire que le problème s'était éteint avec le mage noir. Bien sûr, elle était reconnaissante envers Harry pour avoir terrassé le monstre, envers tous ceux qui s'étaient battus et ceux qui y avaient laissé leurs vies, mais pour elle ce n'était pas la fin. Le monde magique était bien trop instable pour que personne ne profite de cette apathie général pour tourner la situation à son avantage. Peut-être que cette fois-ci les victimes seraient différentes. Après tout les moldus n'avaient-ils pas persécuté les sorciers pendant des siècles avant d'oublier leur existence à l'aube de leur ère ? Tout ça n'était qu'une question de pouvoir et de peur malheureusement.

La bleue et bronze déposa par terre le vieil exemplaire de La Tempête qu'elle ne lisait plus vraiment depuis quelques minutes déjà, peinant à se concentrer sur les mots de Shakespeare alors que son esprit était ailleurs. Si elle était venue ici s'était en pensant que le calme de la Tour d'Astronomie entraînerait celui de son esprit. Pourtant, semblait-il qu'elle ait eu tort de penser ainsi, la tranquillité de la nuit ne parvenant pas vraiment à l'apaiser. Depuis le début de l'année scolaire, il y avait trop de choses qui s'affrontaient en elle pour qu'elle ne parvienne à avancer dans sa vie. Elle voyait tout sous différentes perspectives, les situations, les autres, elle-même et c'était difficile à assimiler. Beth comprenait avec une certaine honte, qu'elle avait eut tendance jusque-là à ranger les gens dans des cases, choses qu'elle reprochait elle-même aux puristes. Si son orgueil avait bien voulu l'admettre, elle aurait avoué comprendre que les choses était bien plus complexes que son esprit, parfois trop étriqué, ne l'avait envisager. Même se joutes verbales avec Baker ne raisonnaient plus de la même manière. Plus que de la fierté quand elle arrivait à le remettre à sa place ou de l'agacement quand ce n'était pas le cas, c'était de la fatigue qui ressortait de leur incompréhension mutuelle, parfois même de la culpabilité. Elizabeth avait peur qu'en laissant sa carapace s'effriter de plus en plus elle se retrouve vulnérable. Trop vulnérable. Elle préférait encore conserver son titre de Reine des Glaces railleusement murmuré par ses comparses que de ne l'abandonner pour quelque chose qui lui était totalement inconnu. Rebecca lui avait dit durant leur premier cours de potions ensemble en septembre qu'elle ne pouvait pas tout garder en elle comme elle le faisait, qu'elle allait finir par exploser à force de tout refouler, mais elle n'avait jamais vraiment su faire autrement.

Beth se pencha à la balustrade à laquelle elle s'était accoudée, tentant d'apercevoir les reflets argentés de la lune sur l'eau de lac qu'elle devinait dans l'obscurité. Elle se demandait comment quelque chose d'aussi beau pouvait l'effrayer autant. Au souvenir de l'endroit d'où, sans Jon, elle ne serait jamais revenue, sa respiration s’affolait et malgré les mois passés depuis la Bataille elle sentait la crise d'angoisse poindre son nez. La Serdaigle resserra son emprise sur la grille de métal, agacée par ses craintes irrationnelles. Si elle avait honte, s'était aussi parce que sa quasi-noyade, bien trop tôt dans l'affrontement, l'avait empêché d'y prendre plus part. Elle se sentait comme coupable face aux sacrifices d'un trop grand nombre. La culpabilité du survivant. Et puis elle se disait parfois que Jon aurait du la laisser aux profondeurs du Lac Noir. Ses idées noires n'étaient pas suicidaires, c'était simplement qu'elle se demandait à qui elle aurait manqué si le destin en avait décidé autrement. À force d'éloigner les autres par peur de mal accorder sa confiance, elle qui s'était toujours complu dans sa solitude s'était retrouver à la regretter au moment ou elle avait senti la vie la quitter.

La brunette pouvait bien blâmer son éducation austère, elle était en grande partie responsable de ses agissements. À trop vouloir plaire à sa famille, elle s'oubliait. Elle avait parfois l'impression d'avoir été privée d'une innocence enfantine, d'avoir grandi trop vite pour connaître les désagréments futiles de l'adolescence. Merlin, elle s'était même résignée très vite à voir sa famille observer un droit de veto quant à celui qui partagerait sa vie ? Qu'en étaient-ils des amours passagers, des passions brûlantes qu'elle aurait dû se laisser vivre à son âge ? Beth ne pouvait décemment pas accuser la guerre de lui avoir volé des années puisqu'elle avait déjà choisi un chemin tout tracé. Le nez planté dans les étoiles entre lesquelles sont esprit pragmatique dessinait des lignes indifférentes aux constellations Elizabeth soupira seulement entendue par le silence des ténèbres. Vraiment, elle n'aurait pas dû être là.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyJeu 8 Mar - 22:22
Il n’y avait pas à dire, Sandrine avait vraiment du mal à se repérer dans ce château. De un, il était super grand, de deux, c’était un véritable labyrinthe avec ses couloirs et ses escaliers. Elle ne les comptait plus. C’était bien moins compliqué dans son école des Ardennes. Il n’y avait pas autant d’étages. Elle avait passé toute la journée à se perdre et se reperdre. Quelqu’un l’avait un peu aidée mais rien n’y faire, elle avait vraiment du mal.
Ce soir-là, elle était sortie avant le couvre-feu et manque de bol, elle avait oublié sa montre pour voir l’heure. Quand elle sortit de la bibliothèque, elle se reperdit à nouveau. Et là, c’était pas mieux. Elle monta de nombreux étages mais en même temps, la jeune fille avait la tête ailleurs. Elle n’avait pas encore fait quelques connaissances à part la personne qui l’avait aidé fin de matinée. Mais pourquoi y avait-il fallu que ses parents déménagent ? Finalement, elle était … Non, en fait, non ! Elle n’était pas si bien que ça dans cette école belge de magie. Certes, elle n’avait pas eu tous les problèmes qu’elle avait eu à Beauxbâtons mais le résultat restait le même : on la jugeait pour son nom et une partie des autres pensaient qu’elle était pro-sang-pur comme sa tante, son cousin et sa grand-mère paternels. Son ami Jérémie lui manquait un peu. C’était le seul véritable ami qu’elle avait réussi à avoir là-bas. Il faudrait qu’elle lui envoie un hibou pour lui donner de ses nouvelles. Téléphoner, apparemment, ce n’était pas possible ici.
Lorsqu’elle arriva enfin à la fin de cet escalier interminable, elle arriva à ce qui ressemblait à une ouverture. C’était quoi cet endroit ? Elle regarda un peu autour d’elle jusqu’à ce qu’elle aperçut une silhouette. Mince, c’était peut-être un prof. Mais la curiosité de Sandrine prit le dessus. Ah non, ce n’était pas une prof. Enfin, elle n’en avait pas l’air. Oui, elle. Une jeune fille d’environs l’âge de la petite blondinette. Aucune d’elle ne devait être là mais on ne choisit pas toujours ce que l’on veut. La gryffondor ne savait pas trop comment l’aborder. Après tout, elle ne la connaissait pas encore. Peut-être qu’elle était dans sa classe ou pas. Pourquoi tous les pays n’avaient pas le même système scolaire ? Ça serait plus simple pour tout le monde !
- Euh … Pardon de te déranger ! Je crois que je me suis encore perdue et je ne sais pas quelle heure il est ! C’est à quelle heure le couvre-feu ?
Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyDim 11 Mar - 20:22
Beth sursauta légèrement au son d'une voix hésitante dans son dos. Elle était tellement perdue dans ses pensées et dans la contemplation des astres qu'elle n'avait entendu personne approcher. Elle se retourna pour faire face à une jolie jeune fille blonde à l'air candide qui devait avoir un âge approximant le sien. Pourtant elle lui était complètement étrangère. Soit sa mémoire photographique lui faisait défaut, soit elle n'avait en effet jamais croisé la demoiselle entre les murs de Poudlard auparavant. Elle épousseta son uniforme, regrettant de ne pas avoir emporter avec elle une cape d'hiver mais après tout elle n'avait pas prévu de rester aussi longtemps. A vrai dire elle n'avait même pas vraiment planifié de se rendre dans les hauteurs du château mais c'était là où ses pas mécaniques et son esprit confus l'avaient emmenée.

Je ne saurais te dire l'heure mais en tout cas il est certain qu'elle dépasse celle du couvre-feu...

Son ton était bien loin de la chaleur de celui de sa condisciple même si elle faisait des efforts pour ne pas paraître trop guindée ce qui était compliqué d'autant plus considérant la morosité qui l'habitait avant l'interruption de le jeune femme. Un coup d’œil à son uniforme lui indiqua qu'elle était élève à Gryffondor, aussi ne s'était-elle pas beaucoup éloignée de sa salle commune. Beth aurait voulu laisser échapper un soupir, il était tout à fait possible que la présence de la lionne ne lui apporte des ennuis qu'elle aurait pu éviter en se glissant discrètement jusqu'à sa propre salle commune mais elle ne pouvait décemment pas la laisser dans cette situation. Elle doutait sincèrement que le concierge ne se montre conciliant avec elle s'il la trouvait à errer dans les couloirs à cette heure toute perdue et nouvelle qu'elle soit.

Beth se baissa pour ramasser son livre abîmé par les lectures avant de reporter son attention vers son interlocutrice qui visiblement ne savait pas trop comment réagir. Ne souhaitant pas forcément qu'une nouvelle personne rejoigne le joyeux club de ceux qui la qualifiaient de Reine des Glaces ou autres charmants surnom en rapport à son attitude distante et se manières parfois d'un autre temps, elle s'avança pour tendre sa main à la jeune femme, tâchant d'afficher un sourire plus avenant sur son visage.

Je m'appelle Beth,
se présenta t-elle le moins formellement possible. Tu es nouvelle ici n'est-ce pas ? Bien joué Sherlock, socialiser c'est ton truc Elizabeth. Tu es au bon étage pour rejoindre ta salle commune mais nous ne sommes pas sensées être ici après le couvre-feu.

C'était un peu une évidence mais elle ne souhaitait pas que sa camarade ne la prenne pour quelqu'un qui passait son temps à contourner le règlement. Elle espérait aussi que la blonde n'allait pas la dénoncer, elle n'avait aucune envie de se retrouver en retenue et nuire à sa parfaite réputation.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyLun 12 Mar - 15:23

Sans le vouloir, Sandrine avait fait sursauter la jeune fille. Avec la lumière de la lune, elle pouvait voir l’uniforme de celle-ci. Pas entièrement mais un peu. Quant à elle, elle avait essayé son uniforme et l’avait gardé pour le reste de la journée. Elle le trouvait plutôt cool même si elle avait un peu froid aux jambes, même avec des bas-collants.
- Je ne saurais te dire l'heure mais en tout cas il est certain qu'elle dépasse celle du couvre-feu... fit la brune.
La Gryffondor nota tout de même le ton un peu froid. Ah, peut-être l’avait-elle dérangée. Mais une fois la Serdaigle eut-elle ramassé son livre qu’elle s’avança vers la Belge en lui tendant la main que la blonde saisit en se présentant à son tour.
- Enchantée Beth. Moi c’est Sandrine ! Et oui, je suis nouvelle … depuis hier soir !
Lâchant ensuite la main de sa camarade, elle l’écouta lui dire qu’elle n’était pas loin de sa salle commune. Ah, elle y était presque ! Encore quelques petits jours et elle finirait par se repérer dans ce château. Le seul truc qu’elle avait jusqu’ici retenu, c’était de faire attention aux escaliers qui avaient tendance à n’en faire qu’à leur tête à ce qu’il paraissait.
- Dans ce cas, il vaut mieux éviter de faire le moindre bruit ! murmura Sandrine.
Sortir après le couvre-feu, elle en avait l’habitude si l’on pouvait dire. Le nombre de fois où son ami Jérémie et elle sortaient en plein milieu de la nuit de leur dortoir pour aller se retrouver dans le grenier de l’école pour leur séance de l’Ordre de Bayard. Ils avaient créé une sorte de club pour réunir tout élève peu importe le statut de son sang. Ils n’étaient pas beaucoup malheureusement à les avoir rejoints. Enfin, du moins, au début. Quand son cousin Jeff avait eu son diplôme, trois ou quatre sont venus les rejoindre par la suite, y compris des premières années. Sandrine trouvait que c’était important d’apprendre le respect, l’ouverture d’esprit et la tolérance aux plus jeunes. Maintenant, Jérémie était le seul fondateur du club. C’était peut-être mieux parce que s’ils avaient fait à sa mode, elle aurait appelé leur club « La Table ronde » car elle était une fan incontesté de Merlin et du roi Arthur. Mais ça, c’était une autre histoire.
- Oh tu lisais du Shakespeare ! Mon oncle a le même dans sa bibliothèque ! dit la blonde toujours à voix base.

Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMer 14 Mar - 21:14
Elizabeth ressentait à chaque mouvement qu’elle faisait la fatigue accumulée au cours des dernières semaines, peut-être même des derniers mois. Ses nuits agitées par les cauchemars quand elle venait enfin à s’endormir ne lui permettait pas de récupérer des journées remplies par les cours et les faux-semblants. C’était difficile pour tout le monde, à plus ou moins grande échelle, de reprendre une vie normale après ce qui leur était arrivé. En vérité, c’était parfois épuisant de prétendre que tout allait bien. Certains étaient vraiment doués là où d’autres semblaient près à craquer à tout moment. Beth ne pouvait qu’imaginer comment se sentaient ceux qui avaient perdu un être cher, un camarade, un ami en parcourant les couloirs qu’ils avaient autrefois arpentés ensemble. Poudlard était devenu pour de multiples raisons le théâtre de souvenirs doux-amer où l’insouciance semblait désormais forcée. La jeune femme aurait dû se sentir à sa place dans ce nouveau monde à la limite de l’hypocrisie, mais elle-même devait faire face à ses fantômes à chaque tournants et cette fois ci au sens métaphorique du terme.

Alors que la Gryffondor se présentait, lui rendant de manière joviale sa poignée de main, Beth observa ses traits avec attention. Même si elle s’était promis de moins être dans le jugement dès qu’elle rencontrait quelqu’un, de moins se fier à ses premières impressions, elle avait toujours du mal à suivre cette nouvelle résolution un peu trop ambitieuse. La jeune fille en face d’elle respirait la joie de vivre ce qui était de plus en plus rare en ses lendemains d’une période d’horreur pure. Elle semblait être de ceux dont les émotions et les pensées pouvaient se lire sur leur visage, de ceux étrangers à l’hypocrisie, à l’ironie ou au sarcasme. C’était assez rafraîchissant, Beth devait bien l’admettre, mais aussi perturbant pour elle qui n’avait pas vraiment l’habitude qu’on lui parle aussi ouvertement. Le prénom de la toute nouvelle lionne avait des sonorités qui lui semblaient étrangères, françaises peut être.

Tu viens de Beauxbatons ?
En cherchant à satisfaire sa curiosité, la Serdaigle se rendait compte qu’elle était peut-être un petit peu indiscrète. Après tout, la jeune femme était arrivée en cour d’année et les circonstances qui l’avaient menée jusqu’en Ecosse étaient peut-être dramatiques.

C’est par un simple hochement de tête qu’elle répondit ensuite à Sandrine sur la nécessité d’être silencieuses. Elle était contente que la jolie blonde ne songe même pas à la dénoncer pour son non-respect du règlement de l’école. Il ne restait plus qu’à espérer que personne, sous-entendu préfets, professeurs ou concierge, ne décide de venir faire un petit tour par la Tour d’Astronomie avant qu’elles ne la quittent. Beth ne craignait pas vraiment la punition, après les Carrow ça aurait été vraiment risible, mais quelque peu la tâche que cela occasionnerait sur son immaculée réputation.
Elle baissa les yeux sur son livre alors que son interlocutrice s’attardait dessus. C’était peut-un peu cliché considérant les couleurs de son blason, mais les livres représentaient une part importante de sa vie, puit de connaissances ou simple source d’échappatoire. La Tempête, bien qu’inconscient, était un choix approprié autant comme reflet métaphorique de ce qu’il se passait dans sa tête ou bien simple rappel de ce que le pouvoir pouvait causer comme dégâts entre les mains d’une seule personne. C’était aussi un bon rappel, utile pour la brunette, des limites du manichéisme qui avait longtemps rythmé sa vie.

C’est un très bon livre que je te conseille si jamais tu ne l’as pas encore lu… C’est un sourire plus sincère qu’elle adressa à la demoiselle qui lui faisait face. Mais si tu en as l’occasion c’est encore plus transcendant de le voir mis en scène. Si beaucoup de choses pouvaient être remises en question dans son éducation, Elizabeth ne pouvait nier qu’elle avait eût un accès privilégié à la culture même si les conventions avaient posé certaines barrières.




She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMer 14 Mar - 22:10

Sandrine était différente des autres élèves. Elle n’avait pas connu l’ère Carrow, ni la bataille de Poudlard. Elle n’avait pas vécu ce que ses nouveaux camarades d’école avaient vécu l’année dernière. Elle ne pouvait pas comprendre que la plupart avait des traumatismes. Enfin, si mais pas à un certain niveau. Alors, peut-être que sa fraîcheur et son ignorance d’une période de la vie des élèves de Poudlard pourraient leur faire du bien. Ou lui porter préjudice. Parfois, c’était un avantage d’être le petit nouveau qui arrive en cours d’année. On pouvait apporter un regard neuf sur les choses et les évènements passés.
Lorsque la Serdaigle lui demanda si elle venait de Beauxbâtons, la blondinette fit une petite grimace avant de répondre.
- J’y étais lors de ma première année et à vrai dire, je n’en garde pas un très bon souvenir ! A la base, je suis de Belgique où j’ai fait mes quatre autres années.
Rien à faire. Elle n’aimait vraiment pas Beauxbâtons. Certes, c’était une belle école, des professeurs compétents, de ce que la jeune fille pouvait s’en souvenir de sa première année mais niveau mentalité des élèves, c’était à revoir.
- C’est un très bon livre que je te conseille si jamais tu ne l’as pas encore lu… répondit Beth lorsque Sandrine fit allusion à son livre.
- J’ai dû le lire une fois mais ça date ! Je devrai redemander ce livre à mon parrain. Je crois qu’il avait dit qu’il allait le faire lire cette année à ses élèves. Il est prof de littérature dans une école secondaire de non-sorciers.
Lui faisant un sourire sincère, la grande brune lui conseilla de voir l’histoire sur scène bien que Sandrine n’ait pas trop compris le mot transcendant. En parlant de son parrain, c’était lui qui lui avait donné goût à la lecture en lui passant ses vieux livres de jeunesse et ses bandes-dessinées, sa cousine n’étant pas une fana de lecture.


Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMer 21 Mar - 11:27
Elizabeth n’avait pas vraiment l’habitude d’entretenir ce genre de conversation, légère et sans fond implicite. Elle était tellement usuelle des échanges faussés par les convenances ou la volonté de faire bonne figure, qu’elle ne savait pas comment réagir à une personnalité comme celle de Sandrine, candide et étrangère à l’hypocrisie. Elle trouvait rafraîchissante cette espèce de naïveté qu’elle avait dans un sens étrangement positif, cette sociabilité évidente qui semblait exempte de toute méfiance de son prochain. Beth ne comprenait pas comment on pouvait se sentir autant en confiance en présence étrangère et à vrai dire elle jalousait même un peu cette façon de penser. Quelque part, elle aurait aimé que ses propres relations ne soient pas toutes faussées par le paraître, que la sincérité ne lui soit pas synonyme de danger. D’un autre côté, la Gryffondor, dans ce qui était presque un cliché, ressemblait à ce genre de princesses de contes de fées inconscientes de se trouver dans le monde réel, prêtes à se faire dévorer par la laideur de la vérité. La bleue et bronze n’aurait pour rien au monde voulu être là le jour de cette prise de conscience, l’ignorance avait quelque chose de beau. Incroyablement fragile mais beau.

Pourtant, à entendre son amertume inattendue, Sandrine n’avait pas vécu la vie en rose à la française que Beth s’imaginait. Il semblerait qu’elle ne garde pas un bon souvenir de Beauxbaton malgré que la Serdaigle l’ait parfaitement imaginé évoluer dans cet environnement. Cependant, elle avait eu l’occasion de fréquenter de loin la délégation des élèves de l’école française de magie envoyés à Poudlard lors de sa troisième année pour le Tournoi des Trois Sorciers et elle comprenait dans un sens ce qui avait pu déranger son interlocutrice là-bas. Elle semblait tellement naturelle dans son comportement qu’elle s’était sans doute heurtée à la superficialité évidente de ses camarades. De ce fait, Elizabeth n’était pas certaine de se faire apprécier de la jeune belge, sa réputation finirait fatalement par arriver jusqu’aux oreilles de la rouge et or. Elle ne savait pas trop si c’était une mauvaise chose à vrai dire, elle ne voulait pas que sa compagnie empoisonne la vie scolaire de Sandrine à Poudlard, elle ne voulait pas être toxique pour son ingénuité qui peut-être pourrait être bénéfique pour apaiser les esprits par ici.

J’espère que Poudlard sera une meilleure expérience et que tu ne regretteras pas ton école en Belgique. Elle lui souhaitait sincèrement, ne doutant pas de ses capacités d’intégration, surtout dans la maison des lions, tant qu’elle n’aurait pas trop le mal du pays. Mais bon, elle n’en était pas à son premier changement alors Beth ne s’en faisait pas trop.

La Serdaigle s’interrogea sur l’emploi d’un autre mot que moldu pour qualifier les personnes dépourvues de pouvoirs magiques, se demandant un instant s’il s’agissait d’une question linguistique ou d’une pudeur quelconque de quelqu’un d’éduqué dans un environnement promouvant le rejet du monde non-magique. Pourtant, elle parlait de son parrain avec tellement d’affection que Beth doutait de l’occurrence de cette dernière hypothèse.

Je peux te le prêter si tu le souhaites, fit-elle en lui tendant l’ouvrage, accompagnant son geste d’un léger sourire. Je suis certaine qu’il ne manquera pas à la bibliothèque familiale. Et pour cause, Beth était la seule des Fitzduncan à y passer du temps. Nul doute que se parents ne considérait leur importante collection que comme un autre moyen d’afficher leur richesse.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyVen 23 Mar - 17:05

Si Sandrine donnait l’impression d’être pleine de confiance, ce n’était pas toujours le cas à d’autres occasions. En fait, tout dépendait de la personne qu’elle avait en face d’elle. Avec les plus jeunes qu’elle, il n’y avait pas de soucis mais une fois devant d’autres jeunes de son âge ou même des adultes, elle était parfois un peu plus sur la réserve. Fort heureusement pour elle, la Serdaigle lui parut sympathique et ne pas être ennuyée de ses commentaires contrairement à la Serpentard qu’elle avait rencontrée plus tôt dans la journée.
- J’espère que Poudlard sera une meilleure expérience et que tu ne regretteras pas ton école en Belgique.
- J’espère aussi ! Déjà niveau météo, je ne suis pas trop dépaysée ! dit Sandrine en émettant un petit rire.
C’est vrai que de passer de la drache nationale belge à la drache nationale anglaise n’était pas différent. Par contre, Beth parut ignorer que né-sorcier était un terme utilisé en Belgique pour désigner les Cramols quoiqu'on disait aussi ce second terme. Comme quoi, chaque pays avait ses propres mots pour désigner tel ou tel type de personne dans le monde sorcier.
- Je peux te le prêter si tu le souhaites.
La brune lui tendit alors le livre, suivi d’un léger sourire auquel Sandrine lui rendit. Cette nouvelle rencontre était bien mieux que celle faite plus tôt le jour même.
- Ben merci ! C’est gentil ! J’essaierai de ne pas trop tarder pour te le rendre !
Mais se connaissant, elle allait surement le lire au soir avant de dormir. Enfin, peut-être le lendemain soir vu que là, le couvre-feu était déjà passé. D’ailleurs, il serait sans doute temps pour les deux demoiselles de rejoindre chacune leur tour même si pour l’instant, il n’y avait aucun risque de croiser un prof ou un préfet.



Dernière édition par Sandrine Caudron le Ven 30 Mar - 12:13, édité 1 fois
Perceval C. Mora
Staff de Poudlard
Staff de Poudlard
Messages : 219
Ft : Andy Muschietti

Feuille de personnage
Don: Legilimens & Occluments
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyDim 25 Mar - 17:09
Les vieilles pierres de Poudlard avaient toujours eu un effet relaxant sur Perceval. Tout jeune il avait aimé les dalles suintantes d’humidité des cachots du château dont l’odeur iodée serait toujours pour lui synonyme des meilleures années de sa vie. Les tentures élimés aux motifs d’un autre siècle, les tableaux de dames gracieuses et chuchotantes dans leurs plus beaux atours, les vieilles armures grinçantes qui tournaient la tête sur votre passage et semblait vous fixer à travers le trou béant de leur heaume, les gravures effectuées par un travail de maître représentant quelque créatures onirique et qui renfermaient peut-être un secret encore à découvrir, tout dans ce château respirait la noblesse et le mystère, et un jeune Perceval de onze ans, il y a de cela trente-trois ans, y avait forcément trouvé sa place.

Le Perceval d’aujourd’hui, le Professeur, marchait encore une fois au milieu des vieilles pierres pluri-centenaires. Il se souvenait des passages secrets derrière les tentures, sur quelle corne de licorne en bas-relief appuyer pour révéler une porte dissimulée et quelles marches il devait sauter pour ne pas manquer de tomber au bas des escaliers farceurs. Il s’en souvenait comme s’il n’avait jamais quitté le château. Au milieu des vieilles pierres, il rajeunissait.

Mais il n’en n’était pas moins contrarié. Sa contrariété l’avait poussé à quitter ses quartiers au fin-fond des sous-sols de l’école ; ils étaient situés près de la salle commune de la maison dont il était le nouveau directeur, pour plus de praticité. Mora, comme tout le reste du corps professoral à cette heure tardive de la journée, n’était pas ignorant de ce qui se préparait dans l’ombre pour le soir même. Difficile de passer à côté quand l’école toute entière était en effervescence depuis les premières lueurs de l’aurore. Il avait déduit du manque de réaction de McGonagall qu’elle ne comptait pas empêcher cette mascarade ridicule et que par conséquent il n’avait pas son mot à dire non plus sur les évènements. Cette cérémonie d’hommage le révulsait et contrairement à ses collègues il n’avait aucunement l’intention d’y faire une apparition. S’imaginer que la personne responsable du séjour permanent d’Oseus au quatrième étage de Ste-Mangouste serait dans cette salle à pleurer la perte de camarades et à recevoir les accolades chaleureuses de ses pairs le révulsait et lui laissait une désagréable amertume dans la bouche. Un beau rassemblement d’hypocrites. Rien de plus. Et il n’avait pas l’intention de jouer les guignols enfarinés avec tous les autres.

Des voix, murmures à peine dans le soir déjà bien avancé, n’échappèrent pas à ses oreilles exercées et le sortirent de ses idées noires. Sans s’en rendre compte ses pas l’avaient dirigé au plus haut de la tour d’astronomie. Il en fut un peu surprit. Il n’avait pas eu l’impression de marcher aussi longtemps. Sans un bruit il se coula dans l’ombre de l’embrasure de la porte menant vers la salle d’où provenaient les babillages enfantins parvenant jusqu’à lui, deux filles à en juger par le ton et les tessitures si son ouïe ne lui faisait pas défaut, qui n’avait rien à faire là car l’heure du couvre-feu était bien passée. Plus silencieux qu’un fantôme, il profita que ni l’une ni l’autre ne l’ai remarqué pour les observer un peu. Que pouvait bien faire de gamines en haut de la tour d’astronomie à cette heure, et cela avait-il un rapport avec ce qui devait se tramer dans à peine quelques heure ?

Il ne mit pas longtemps à se rendre compte que leur discussion n’avait rien à voir avec le respect des morts. Ca parlait bouquin, c’était… chou. Il décida qu’il était grand temps de mettre un terme à leur discussion avant que l’une d’elle ait la brillante idée de monter un club de lecture où autre mignonnerie du genre. D’un pas en avant il se détacha de l’ombre dont il avait fait son repère, si bien qu’il semblait sortir tout droit du mur.

"Bonsoir mesdemoiselles, je suis ravi de constater que nos jeunes têtes blondes soient encore intéressées par la littérature, mais mes yeux me trompe peut-être, nous ne sommes ni dans une bibliothèque, ni à une heure décente pour tenir ce genre de conversation."

Son ton doucereux ne laissait aucun doute sur le sarcasme appuyé qui transpirait à travers ses paroles faussement aimable et son sourire carnassier témoignait en effet de son ravissement, qui ne concernait pas cependant la joie honnête d’avoir trouvé deux élèves en train de parler de Shakespeare, mais plutôt le contentement mesquin d’avoir trouvé une petite distraction à sa soirée morose. Il s’avança d’un pas fluide, presque glissant et prit le livre des mains de la blonde pour le feuilleter rapidement. La couverture émis un claquement sec qui résonna dans toute la pièce alors qu’il refermait l’ouvrage. Il leva son regard vers la jeune fille dont le visage lui était totalement inconnu, un de ses sourcils haussé en accent circonflexe.

"Vous dites avoir lu "La Tempête" il y a quelques années ? Pardonnez-moi mais vous n’avez pas dû y comprendre grand-chose. Le langage de notre bien-aimé dramaturge est déjà assez complexe pour nous-autres anglophone, et il m’est bien forcé de constater que votre anglais n’est pas très… scolaire." Compléta-il avec une grimace.

Le livre toujours en main il se désintéressa complètement de l’étrangère et se tourna vers l’autre élève. Il n’avait eu aucun mal à la reconnaitre, car elle au-moins avait la décence de se présenter à ses cours.

"Mademoiselle Fitzduncan voulez-vous bien m’expliquer ce qu’une fille sérieuse comme vous fait à se balader encore dans les couloirs à cette heure ? Cela me ferait beaucoup de peine de devoirs vous enlever des points… à toute les deux."

Encore une fois son attitude était aux antipodes des paroles qui sortaient de sa bouche dont le miel et la condescendance étaient accentués par la théâtralité du ton de sa voix.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMer 28 Mar - 18:36

Si elle avait su qu’un professeur allait les surprendre, Sandrine aurait peut-être évité de parler livres car à peine avait-elle fini sa phrase qu’une voix la fit sursauter. Elle ne s’attendait pas à ce qu’un prof débarque de nulle part en plus de prendre le livre des mains de la Gryffondor sans crier garde avant de le feuilleter.
"Vous dites avoir lu "La Tempête" il y a quelques années ? Pardonnez-moi mais vous n’avez pas dû y comprendre grand-chose. Le langage de notre bien-aimé dramaturge est déjà assez complexe pour nous-autres anglophone, et il m’est bien forcé de constater que votre anglais n’est pas très… scolaire." Rajouta le prof, le tout avec une grimace.
Ce dernier sembla se désintéresser complétement de la nouvelle élève, n’ayant sans doute pas capté qu’elle était nouvelle, ce qui n’étonnerait pas la jeune fille. Et vu le regard lancé et le ton employé, ça ne devait pas être un prof sympathique, ni même tolérant. Plutôt fort autoritaire mais qui n’avait peut-être pas une belle considération des élèves. Pourtant, il s’était montré poli mais l’intuition de Sandrine lui disait que c’était une illusion. D’ailleurs, il ne prêtait même plus attention à elle, comme si elle ne valait rien. Sandrine, je te présente celui qui aurait pu être ton directeur de maison si tu avais fini à Serpentard.
"Mademoiselle Fitzduncan voulez-vous bien m’expliquer ce qu’une fille sérieuse comme vous fait à se balader encore dans les couloirs à cette heure ? Cela me ferait beaucoup de peine de devoirs vous enlever des points… à toute les deux."
Encore cette histoire de points à donner ou à retirer ! Sandrine ne comprenait vraiment pas ce système. Cela ne faisait que plus de 24 heures (les math et elle, ça faisait deux) qu’elle était là et déjà elle avait des ennuis en plus d’en créer à une élève qui n’avait rien demandé. La belge se sentit responsable de la confiscation du livre de la brune et elle ne savait pas comment faire pour rattraper le coup. Mais elle décida de prendre le risque. Il ne pouvait quand  même pas sanctionner une élève qui venait à peine d’arriver et de se trouver des repaires. Ou alors, c’était un gros sadique qu’il aimait bien punir les élèves par ennui. Cela lui rappelait presque son ancien prof de potion mais lui, il s’en prenait aux élèves dont la tête ne lui plaisait pas. Délit de gueule comme on dirait son père !
- C’est de ma faute monsieur … Comme je suis arrivée que tardivement hier, j’ai eu quelques difficultés à me retrouver et je suis tombée sur Beth quelques minutes avant la fin du couvre-feu. Et comme j’ai pas de montre et que mon regard s’est laissé attirer par son livre … Je lui ai fait perdre son temps, je m’en excuse.
Le cœur de la petite blonde battait vite mais elle ne comptait pas se laisser faire par ce prof pas très sympathique.
- Et pour répondre à votre commentaire, monsieur, en effet, je n’ai pas très bien compris et que peut-être qu’en lisant dans la langue du grand Shakespeare, j’apprendrai à avoir un anglais plus scolaire sans doute.


Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyJeu 29 Mar - 14:48
Elizabeth ne répondit à la promesse de sa camarade que par un petit sourire poli. Elle savait qu’il y avait peu de chance pour qu’elle revoie un jour son livre, mais ça ne la préoccupait pas tant que ça. Elle ne savait plus quel auteur français avait un jour dit qu’il fallait mieux éviter de prêter ses livres si l’on y tenait, sa propre bibliothèque étant presque uniquement constituée d’ouvrages un jour empruntés. Beth n’était pas tellement attachée aux biens matériels, sans doute parce que la fortune familiale la mettait éternellement à l’abri du besoin, d’autant plus qu’elle jugeait qu’un roman était destiné à voyager autant qu’il l’aurait elle-même transportée. Il n’y avait aucun intérêt à laisser un chef d’œuvre de littérature se couvrir de poussière sur une étagère oubliée.

La surprise se commua bien vite en anxiété alors que son professeur d’histoire de la magie se détacha du mur derrière elles. Elle n’aurait su dire depuis combien de temps, il était là à les observer tranquillement bafouer le règlement. La Serdaigle n’était pas du genre à défier l’autorité, aussi fameux soit son orgueil qui prenait un coup à chaque nouvelle humiliation d’un rappel à l’ordre tout aussi justifié qu’il soit. C’est pourquoi elle se contenta de baisser légèrement la tête alors que le Professeur Mora s’adressait à elle, complétant sa pose soumise par une expression marquant la culpabilité, alors même qu’elle se mordait la langue pour ne pas qu’une réponse acerbe ne satisfasse l’enseignant qui, elle savait, prendrait un grand plaisir à la récompenser d’une heure de retenue. Elle ouvrit la bouche pour se répandre en excuses préservant ainsi l’image surjouée de la sage petite Serdaigle, mais elle ne put qu’observer avec étonnement, Sandrine la devancer d’un audacieux mensonge qui ne laissait aucun doute sur les raisons du Choixpeau en la répartissant chez les rouges et ors.

Beth était loin de penser que leur professeur était dupe cependant, même si elle était particulièrement reconnaissante envers la jeune fille pour sa tentative de leur éviter les ennuis. Elle doutait que sa hardiesse ne soit saluée par la bienveillance de l’homme en face d’elles, mais se solidarisa pourtant aux affabulations de la lionne en hochant doucement la tête d’un air contrit.

Je suis profondément désolée pour ce léger écart au règlement Professeur, je vous assure qu’il est bien involontaire. Elle esquissa un sourire gêné, comme si cela avait une réelle importance pour elle d’avoir défié une règle aussi insignifiante. Elle avait appris dès son premier mois de cours, que le remplaçant du Professeur Binns, bien que bien moins ennuyeux que son prédécesseur, était doté d’une impartialité discutable et Beth le soupçonnait, à l’instar de leur ancien professeur de potions, de ne pas éprouver une grande affection pour ses élèves. J’ai croisé Sandrine alors que je m’apprêtais à rejoindre ma salle commune… Il me semble que nous ayons toutes les deux perdu la notion du temps… Elle ne précisa bien sûr pas que le couvre-feu était déjà bien passé lorsqu’elle était venue profiter du calme de la Tour d’Astronomie. Je m'en remets entièrement à votre jugement éclairé pour décider de la sanction approprié sachant que Sandrine n'a pas encore pris ses marques dans le château et que vous conviendrez qu'il est difficile de ne pas s'y égarer les premiers jours... Elle savait qu'elle égratignait les limites de l'insolence, mais elle avait pris soin d'enrober ses mots de miel comme il savait si bien le faire.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Perceval C. Mora
Staff de Poudlard
Staff de Poudlard
Messages : 219
Ft : Andy Muschietti

Feuille de personnage
Don: Legilimens & Occluments
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyLun 2 Avr - 16:00
Le professeur d’Histoire de la Magie s’attendait à une réponse de la part d’Elizabeth mais une petite voix dans son dos le prit de court et le fit se retourner d’un geste lent et calculé. Il posa son regard verdâtre sur la blonde qui visiblement n’avait pas un instinct de conservation très développé. Il l’écouta patiemment cependant. Et sans l’interrompre. Un petit sourire méchant au coin des lèvres. La gryffondor le regardait dans le blanc de ses yeux aqueux, mais il ne daigna même pas user de sa légilimencie sur elle ; il n’en avait pas besoin pour deviner qu’elle lui mentait. Loin de le vexer, cela l’amusait. Perceval trouvait tout à fait cocasse qu’on puisse autant manquer de respect à un professeur dès son premier jour d’école. La gryffondor le prenait visiblement pour un idiot, c’en était presque adorable.

Elle attira son attention sur le livre dans une tirade à laquelle il ne compris rien. Il grimaça de plus belle. Visiblement cela ne dérangeait pas l’administration d’accepter des élèves étranger incapable de s’exprimer clairement en anglais. Perceval ne pouvait que constater le déclin du système éducatif sorcier. Après la guerre tout le monde se prenait d’une nouvelle passion pour l’humain et se sentait manifestement obligé de faire la charité pour tout le monde et n’importe quoi. Toi pauvre petite fille pas pouvoir s’offrir éducation dans son pays venir chez nous gentils sorciers anglais… et les professeurs dans tout ça ? On ne leur demandait pas leur avis. Hors de question de ralentir tout son cours et prendre du retard dans son programme parce que Boucle d’Or n’était pas capable de comprendre ce qui était écrit dans ses bouquins.

Ce fut au tour d’Elizabeth d’ouvrir la bouche. Elle avait adopté une attitude délicieusement contrite, la tête baissée, le visage sage et un petit sourire triste et désolé dans un tableau tout aussi charmant que faux, Perceval n’en doutait pas. Son sourire s’agrandit sans pour autant que ses yeux ne se départisse de leur petite étincelle sévère. A sa manière, il appréciait Elizabeth, mais surtout la façon dont cette pédante princesse au port de tête impérieux avait l’intelligence de s’écraser et ravaler sa fierté au bon moment.

Lorsque les deux filles eurent fini de s’expliquer, il baissa les yeux vers le livre qu’il tenait toujours dans les mains et fit mine de le soupeser comme si ce geste pouvait l’aider à prendre une décision quant aux mesures à prendre vis-à-vis de l’incartade de ses deux élèves. Lorsqu’il releva les yeux, son visage s’était quelque peu radoucit. Ses yeux verts passèrent de l’une à l’autre et il nota une nouvelle fois le contraste entre la posture de pénitente de la serdaigle en comparaison avec la verve presque agressive de la gryffondor. Lorsqu’il ouvrit la bouche, ce fut pour s’adresser à cette dernière. Il parlait lentement en articulant chaque syllabe.  

- C’est courageux de vous être dénoncée de la sorte pour que j’épargne votre camarade. Vous faites vraiment honneur à votre maison, il marqua une pause comme pour laisser le temps à la jeune fille d’assimiler ses paroles, j’allais vous enlever cinq points chacune pour vous apprendre le respect des horaires mais vos paroles, mademoiselle, m’ont fait réfléchir. Il pausa une nouvelle fois en fronçant les sourcils dans une moue méditative. En conséquence, je me contenterai d’enlever dix points à Gryffondor.

Aussitôt qu’il eut fini de parler, l’éclat mauvais réapparu au fond de ses pupilles. Il ne souriait plus cependant. Il n’était plus vraiment d’humeur joueuse, et bien que l’insolence de la rouge et or avait été un bon prétexte pour se décharger un peu de la frustration qu’il avait accumulé dans la journée, il était grand temps qu’elle apprenne le respect de ses aînés. L’onctuosité hypocrite dans sa voix avait disparu, son ton était à présent sec et cassant :

- Et cela ne m’explique pas ce que vous faisiez toutes les deux dans la tour d’astronomie qui est, je le rappelle, interdite d’accès en dehors des heures de cours. Et justement Miss Shakespeare, vous êtes nouvelle, vous avez dû lire notre Règlement Intérieur récemment non ? A moins que le niveau d’anglais y soit également trop compliqué pour vous ?  

Il claqua la langue avec dédain, petit tic qu’il faisait sans vraiment s’en rendre compte. Dressé de toute sa hauteur, il paraissait plus grand qu’il ne l’était et bien que son débit de parole fût encore assez lent, on pouvait sans difficulté deviner l’orage qui commençait à gronder derrière son front plissé et ses sourcils froncés.

- Je suppose qu’une retenue ne sera pas de trop pour vous apprendre qu’on n’enfreint pas les règles impunément.

Il fit lentement tourner le livre entre ses mains, visiblement il n’avait aucune intention de le rendre à sa propriétaire, ni à la fille à qui elle l’avait prêté.  


i got nasty habits ; i take tea at 3
“He looked like the sort of person who would tell you that he did not have an umbrella to lend you when he actually had several and simply wanted to see you get soaked.”
Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMer 4 Avr - 11:59
Beth voyait bien que son laïus repentant n’avait pas réussi à attendrir le professeur, mais elle était bien consciente que ses chances étaient maigres dès le départ avec lui. Sa sévérité n’avait rien à envier à celle de Rogue de son temps. On aurait pu croire que c’était un critère de sélection pour être directeur chez les verts et argents, mais la présence passée du Professeur Slughorn et de son laxisme à ce poste remettait sérieusement en question cette hypothèse. La Serdaigle notait dans ses intonations changeantes qu’il n’en resterait pas à un simple avertissement avec elles et que, quoi qu’il dise, cela avait toujours été dans ses plans, bien avant que Sandrine ne le défie naïvement. Beth retint sa respiration alors qu’il se moquait encore une fois ouvertement de sa camarade, espérant que celle-ci aurait le bon sens et le sang assez froid pour ne pas réagir de façon à aggraver leur cas. Après tout, personne chez les Gryffondors ne remarquerait cette perte de points pour laquelle il suffirait à Hermione d’un cours pour les récupérer.

Malheureusemen,t l’historien n’en resta pas là et poursuivit d’un ton qui dissimulait de moins en moins sa condescendance. Beth grimaça une fraction de seconde à l’entente du mot retenue. Elle aurait vraiment mieux fait de regagner son dortoir plutôt que de violer le règlement, certes de façon minime, pour trouver la tranquillité. Elle n’était pas coutumière des heures de détentions puisqu’elle s’appliquait en temps normal à adopter une attitude irréprochable devant le corps professoral. Evidemment, il avait fallu qu’elle décide particulièrement ce soir-là de s’octroyer une petite virée semi-nocturne, qu’elle se retrouve avec la charge d’une nouvelle élève perdue et qu’elles tombent sur le professeur le plus intransigeant de tout Poudlard qui passait par là comme de par hasard. Beth commençait sérieusement à douter d’en sa bonne étoile. Elle avait espéré qu’après le fiasco de l’année précédente, elle pourrait enfin avoir une vie plus tranquille entre les murs de ce château, mais, apparemment, c’était trop demandé.

Du coin de l’œil ,elle observa Sandrine qui semblait agitée par le sentiment d’injustice de la situation, premiers jours et première retenue, la pauvre ne commençait pas très bien son année. Cependant, Beth ne pouvait pas la laisser stupidement se donner en spectacle devant le Professeur Mora qui n’attendait que ça, elle le savait, pour alourdir sa sentence. C’est pourquoi elle devança la petite blonde, n’ayant pas franchement en vie de passer le reste des soirs de son année en retenue, elle avait quand même autre chose à faire. Si cela voulait dire courber l’échine devant l’homme qui leur faisait face, alors soit, elle voulait bien prétendre mettre son orgueil de côté un instant si ça voulait dire lui éviter les ennuis sur le long terme.

Rien ne justifie en effet ma présence ici professeur, si ce n’est l’agitation de ma salle commune. Elle s’était contentée de la vérité, sachant que quels que soient ses talents d’actrices, il détecterait facilement le mensonge. Et, sans vouloir parler pour elle, je pense que Sandrine ignore même que nous sommes dans la tour d’Astronomie. Elle désigna la jeune fille d’un geste de la main, s’en faisant l’avocate plus pour se protéger elle-même qu’autre chose. Nous nous y sommes croisées alors qu’elle pensait y trouver sa propre salle commune. Si elle pouvait éviter à la lionne la retenue puisqu’elle lui avait évité la perte de points à son détriment, elle considérerait qu’elles étaient quittes, elle détestait être redevable à qui que ce soit. Je suis bien consciente de mériter entièrement cette retenue, ou pas après tout, il n’y avait pas mort d’homme mais elle gardait ça pour elle, mais, la faute de Sandrine est elle bien inconsciente, je suis certaine que la Directrice elle-même saurait se montrer clémente face à l’étourderie d’une élève qui vient tout juste d’arriver. Elizabeth avait bien conscience qu’elle allait un peu loin à presque menacer à demi-mot son aîné de reporter son zèle d’autorité au Professeur McGonagall et que ses airs contrits ne suffirait pas à le tromper sur ses pensées sous-jacentes, mais elle n’était plus à ça prêt.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptySam 7 Avr - 16:39

Ce prof était vraiment mais vraiment antipathique et méprisant sur ce qui émanait de lui, que ce soit dans sa façon d’être ou de s’adresser à la jeune belge. Bon, d’un côté, il lui parlait d’une manière à ce qu’elle puisse bien comprendre ce qu’il lui disait mais elle avait toujours cette horrible sensation d’être prise par ce dernier comme une petite blonde sans cervelle. Il lui enlevait dix points pour sa maison. A vrai dire, ce n’était pas le plus important pour la jeune fille. Au moins, sa camarade y avait échappé. C’était déjà ça et puis, en dehors des points donnés pour des interros ou des examen, la Gryffondor s’en moquait. Faire perdre des points à un groupe n’allait pas des conséquences sur ses notes scolaires. Mais pourquoi les anglais se prenaient la tête pour des broutilles ? Elle fut cependant un peu surprise mais très longtemps du changement de ton de son nouveau professeur.
- Et cela ne m’explique pas ce que vous faisiez toutes les deux dans la tour d’astronomie qui est, je le rappelle, interdite d’accès en dehors des heures de cours. Et justement Miss Shakespeare, vous êtes nouvelle, vous avez dû lire notre Règlement Intérieur récemment non ? A moins que le niveau d’anglais y soit également trop compliqué pour vous ?
Elle allait répliquer que la porte était ouverte alors qu’en Belgique, on fermait tout à clés en dehors des heures de cours mais sauf le grenier à Mauglis, même si avec un alohomora, c’était facile à ouvrir mais l’idée d’aller dans la tour d’astronomie ne lui était pas venue à l’esprit. Tout ce qu’elle cherchait, c’était de retrouver son chemin dans ce pu***n de château ! Lui donner une retenue pour s’être perdue ? Mais quelle bonne idée ! Elle se fera un plaisir d’en parler aussitôt dès que possible à la directrice tiens. Ou son directeur de maison une fois qu’elle aura capté qui c’était. Quant au livre, elle se promit de trouver un moyen de faire en sorte qu’il retourne un jour dans les mains de sa propriétaire légitime. Pour l’instant, son intuition lui intimait de se faire petite. Ça ne servait à rien de répliquer car c’était ce que ce prof attendait certainement pour alourdir sa peine. Beth prit alors la parole.
- Je suis bien consciente de mériter entièrement cette retenue, mais, la faute de Sandrine est elle bien inconsciente, je suis certaine que la Directrice elle-même saurait se montrer clémente face à l’étourderie d’une élève qui vient tout juste d’arriver.
La concernée ne disait rien. Elle avait vite compris que si elle disait un mot de plus, ça allait lui tomber dessus et le prof en prendrait un horrible plaisir. Et puis, tout ce que sa camarade bleu avait dit était en parti vrai. Elle avait cru que cela la menait à la tour de Gryffondor. Pourtant, la Serpentard qui l’avait aidée un peu plus tôt dans la journée lui avait montré le chemin mais de la lumière du jour à la lumière des bougies – Ils ne connaissaient pas l’électricité ? – elle avait encore plus de mal à se repérer. Elle était peut-être blonde mais de là à la prendre pour écervelée, quand même pas !



Perceval C. Mora
Staff de Poudlard
Staff de Poudlard
Messages : 219
Ft : Andy Muschietti

Feuille de personnage
Don: Legilimens & Occluments
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyLun 9 Avr - 15:11
Perceval jouait encore avec le livre alors qu’Elizabeth se lançait dans un laïus qui frôlait l’insolence. Il leva un sourcil interrogateur en sa direction. Encore une fois elle l’étonnait. Elle avait vraiment un don pour faire des sous-entendus enrobés de sucre pour les faire passer aussi facilement qu’un bonbon. Mais le legilimens n’était pas dupe. Des années de pratique de son don lui avait appris à se faire de bon jugements sur les personnes auxquelles il se frottait et ce sans forcément avoir besoin de leur fouiller dans la tête. En ce qui concernait son élève, à vrai dire cela l’amusait. Et lui qui l’avait toujours vu si sage et si studieuse lors de ses cours était quelque peu étonné par ses bravades inattendues. Mais après tout on ne pouvait jamais vraiment juger un  élève avant de l’avoir vu en dehors de sa classe. Il choisit de ne pas relever le fait que si tout le monde faisait comme elle et se baladait dans des lieux interdits juste parce que leur salle commune était trop encombrée alors le château serait envahi d’élèves des quatre maisons en permanence et déporta plutôt son attention sur la gryffondor qui le fixait avec des yeux noirs de frustration et de colère. Au moins elle avait le bon goût de ne pas en rajouter, ce que Perceval trouvait presque dommage. Il aurait en effet bien aimé avoir une excuse pour se montrer créatif en matière de punition.

Il se permit quand même un petit séjour rapide dans son cerveau et y lu son intention de se plaindre du vilain professeur à son directeur de maison et à la directrice. Une petite rapporteuse, comme c’était mignon. Il dû presque se retenir pour ne pas rire. Les deux demoiselles ne se doutaient vraiment de rien. Pourtant même lui dont l’éducation remontait à présent à plusieurs décennies se souvenait très bien à quel point McGonagall se montrait plus sévère avec sa propre maison qu’avec les autres alors qu’elle était encore directrice des gryffondor, et surtout que ses punitions à elle étaient également bien plus draconiennes que la petite broutille dont il venait d’affliger les deux adolescentes. En quelle année était-il lorsqu’elle avait retiré 100 points à deux élèves de deuxième année de gryffondor lors de leur première semaine de classe parce qu’ils se baladaient dans cette même tour en plein milieu de la nuit ? Il avait aussi entendu parler malgré lui de la réputation de feu Severus Rogue qui s’amusait à inventer des règles pour le simple plaisir de pouvoir enlever des points à certains élèves et Dumbledore n’avait jamais levé le petit doigt. En vérité, ces deux demoiselles auraient dû au contraire se montrer reconnaissantes de n’écoper que d’une petite retenue et de quelques misérables points en moins.

Perdant enfin son masque de marbre il ricana d’un air mauvais :

- Quelle bonne idée d’aller voir notre bonne directrice, si elle se montre effectivement clémente elle pourra surement vous donner une carte du château pour que vous ne vous perdiez pas lorsque vous vous rendrez à ma retenue.

Son ton était implacable, le menacer ne servirait à rien. Le Professeur Mora avait beau être nouveau dans le corps enseignant, il n’avait pas peur de grand-monde à Poudlard, et certainement pas de deux adolescentes qui pensaient pouvoir lui dicter sa conduite.

- Vous recevrez une convocation sous peu, ajouta-il sèchement, je n’accepterai aucun retard sous peine de voir votre punition dédoublée.

Il tourna ses yeux globuleux vers la petite blonde qui semblait sur le point d’exploser.

- D’ailleurs je vais avoir besoin d’un nom de famille, mademoiselle ..?

Il agita ensuite l'ouvrage shakespearien sous le nez de sa propriétaire comme pour la narguer avec.

- Quant à ceci, je vais le garder encore un peu, j'avais justement besoin d'un nouveau livre de chevet. Vous pourrez le récupérer au terme de votre retenue si vous êtes sage et complaisante.


i got nasty habits ; i take tea at 3
“He looked like the sort of person who would tell you that he did not have an umbrella to lend you when he actually had several and simply wanted to see you get soaked.”
Elizabeth Fitzduncan
Serdaigle
Serdaigle
Messages : 495
Ft : Adelaide Kane
Localisation : Poudlard, sans doute à la bibliothèque

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMar 10 Avr - 20:36
Essuyant la défaite de sa petite plaidoirie en la faveur de la nouvelle d’un simple nouvel air contrit, Beth jugea bon de ne pas en rajouter une nouvelle couche. Elle était parfaitement lucide sur le fait qu’ici et maintenant elle n’avait aucune sorte de pouvoir sinon celui de se soumettre en silence. Elle était assez impressionnée par le sang-froid de la Gryffondor qui n’avait pas pipé mot en réponse aux provocations de l’enseignant alors même qu’elle lui avait déjà prématurément prêté l’impétuosité suicidaire caractéristique des lions. Elle s’en voulait presque d’avoir si vide juger sa camarade qui d’un coup lui paraissait plus robuste que ce qu’elle n’avait cru à ses premiers sourires candides. Elle se disait qu’au moins elle aurait l’avantage d’avoir une partenaire de retenue agréable plutôt que de devoir s’accommoder de quelqu’un qu’elle ne pouvait pas voir en peinture. Une punition était déjà amplement suffisante, merci bien.

La Serdaigle hocha la tête aux instructions du professeur à présent plus pressée de quitter cette tour autant que sa présence plutôt qu’autre chose. Cette soirée allait de mal en pis pour elle et elle n’en espérait plus rien sinon pouvoir se glisser sous sa couette et se laisser le plus rapidement emporter dans les bras de Morphée. Malheureusement, en témoigne l’ouvrage à l’origine de ses problèmes, « rarement le sommeil ne visite le chagrin », mais ça, c’était une autre histoire.

Pouvons-nous disposer à présent Monsieur ? La politesse sur-jouée de sa voix sonnait faux même à ses propres oreilles, alors qu’elle ignorait volontairement ses derniers agissements provocateurs. Qu’il le garde son bouquin, si ça pouvait avoir un effet cathartique sur lui, le rendre un peu moins détestable, ça ne serait qu’un bonus pour elle…


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
Anonymous
Invité
Invité
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyMar 17 Avr - 22:16

Plus le prof parlait, plus Sandrine le haïssait mais elle se taisait. Elle rageait de l’intérieur mais fit comme si ce n’était pas le cas. Elle restait calme, prenant patience pour que ce cauchemar se termine le plus vite possible. En parler à la directrice ne serait peut-être pas une bonne idée mais elle n’avait aucune idée à quel autre adulte elle pouvait parler de cette injustice mais en elle-même, elle se disait que ça ne servait à rien. Elle était une élève, qui plus est une nouvelle élève. Elle se persuada sur le moment qu’aucun adulte ne la prendrait au sérieux. D’ailleurs, le masque de ce dernier sembla tomber quand il reprit la parole. D’un côté, l’idée d’une carte pour se repérer dans le château ne serait pas de refus pour Sandrine mais ça serait certainement inutile d’en parler. Et dire que c’était la directrice elle-même qui avait proposé aux parents de la jeune belge de la faire venir pour qu’elle puisse venir le week-end afin de prendre ses repères. Elle avait même été dispensée du cours d’alchimie qui avait eu lieu le matin. De toute façon, Sandrine n’aurait jamais pu trouver la classe. Déjà qu’elle avait passé toute sa journée à se perdre. Visiblement, certains profs comme celui qu’elle avait devant elle n’avaient aucune pitié pour les élèves, même pour les nouveaux d’à peine un jour.
- Vous recevrez une convocation sous peu, ajouta-il sèchement, je n’accepterai aucun retard sous peine de voir votre punition dédoublée.
Puis il se tourna à nouveau vers Sandrine qui faisait de son mieux pour se calmer, bien que c’était un peu difficile au vu de son fort caractère.
- D’ailleurs je vais avoir besoin d’un nom de famille, mademoiselle ..?
- Caudron, monsieur.
Elle avait parlé d’une voix calme. Ça ne servait à rien de s’énerver ni s’emporter car elle le savait fort, dans tous les cas, elle était perdante. Bon, au moins, la bonne nouvelle, c’était que sa nouvelle camarade de classe pourra récupérer son livre lors de leur retenue. Au moins, elle ne serait pas seule avec Mora. C’était le seul point positif qu’elle réussit à trouver.



Perceval C. Mora
Staff de Poudlard
Staff de Poudlard
Messages : 219
Ft : Andy Muschietti

Feuille de personnage
Don: Legilimens & Occluments
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) EmptyJeu 19 Avr - 20:14
Perceval regarda longuement les deux filles qui semblaient enfin décidée à se montrer conciliantes et à se plier au règlement. Si on commençait à faire exception pour chaque paire de petits yeux humides et suppliants, l’anarchie règnerait bientôt dans l’école. Et leur petit laïus sur la nouveauté de l’étrangère ne l’avait de toute façon absolument pas convaincu. On n laissait pas les première année se balader librement dans les couloirs pendant une semaine. Il commencaient les cours le lendemain de leur arrivée comme tout le monde. Que McGonagall ai décidé de prendre la gryffondor comme chouchoute (bien qu’il en doutait cela n’avait jamais été son genre, il se demandait donc quel genre de pression les affreux parents de cette fille avaient bien pu lui imposer) n’était absolument pas son problème.

L’une hochait la tête à ses remarques cinglante tandis que l’autre continuer à le fixer avec des yeux qui lançaient des éclairs. Grand bien lui fasse, elle pouvait le détester tant qu’elle voudrait, elle n’était absolument pas la première et ne serait certainement pas la dernière à subir les décisions intransigeantes du directeur des serpentards. Quand la serdaigle demanda si elles pouvaient partir il répondit par un simple mouvement de main leur indiquant qu’elles pouvaient déguerpir. Ajouter qu’elles avaient intérêt à rejoindre leur dortoirs directement lui sembla inutile, il avait été assez clair pendant toute leur conversation. Il nota le nom de famille de la gryffondor dans un petit coin de son esprit et se promis de leur faire parvenir leur convocation dans les trois jours. Il avait déjà un petite idée de la tâche qu’il voulait leur faire accomplir.
[TERMINE]


i got nasty habits ; i take tea at 3
“He looked like the sort of person who would tell you that he did not have an umbrella to lend you when he actually had several and simply wanted to see you get soaked.”
Contenu sponsorisé
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE) Empty
 
"Il est grand temps de rallumer les étoiles" (LIBRE)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» il est grand temps de rallumer les étoiles - lust.
» il est grand temps de rallumer les étoiles ✤ maxyne
» "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! ..."{Frédérick & Milena}
» Arrêter le temps...
» Lit sa si t'a du temps a perdre mon chou =D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CallOfMagic :: Archives :: Archives RP :: Octobre 1998-
Sauter vers: