Forum Hp situé juste après la guerre contre Voldemort
 

Partagez | 
 

Et bien qui voilà ? Non pas l'inspecteur Gadget ! feat Tibérius [TERMINE]

Aller en bas 
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Messages : 334
Ft : Dove Cameron

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur http://nowherelandrpg.forumactif.com/
Ven 9 Mar - 23:31

Les cours venaient de finir et Sandrine trouvait qu’elle commençait enfin à se retrouver dans ce château. Elle avait envoyé un hibou à ses grands-parents maternels pour leur dire qu’elle allait bien et un à son autre grand-mère pour lui dire que les cours étaient bien et que non, elle n’avait pas envie de faire la chasse aux garçons sangs-purs bien riches. Les études avant tout ! Enfin, c’était un petit mensonge pour qu’Agrippa Caudron la laisse tranquille. Dans ses lettres, elle avait également raconté ce qui s’était passé deux jours plus tôt. La musique – elle adore les musiques un peu celtique – les lumières, l’hommage … Elle avait trouvé ça très bien fait. Même les profs et la directrice s’étaient joins aux élèves. Par contre, si ça avait été dans son ancienne école, tout le monde se serait fait engueulé pour ne pas avoir prévenu la direction du projet.

Cependant, elle avait peu dormi cette nuit-là ainsi que la veille et Sandrine avait eu un peu de mal à suivre les cours. Elle avait même un peu son esprit occupé. Occupé par un garçon dont elle ne savait pas trop quoi dire de lui tant que le comportement en classe et en dehors l’intriguait. Elle avait un peu écouté à gauche et à droite les commérages et les rumeurs sur cet étrange garçon. Quand elle allait dans la grande salle, elle faisait toujours exprès de se mettre du côté où elle pouvait voir la table des Serpentard. Dans quel but ? Observer le jeune homme. Essayer de l’analyser bien que jouer les analystes n’était pas trop son truc. Mais observer et essayer d’imaginer, émettre des hypothèses, ça oui !

Alors qu’elle remontait pour se rendre à la salle commune de Gryffondor, la jeune fille aperçut justement l’aîné des Avery. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, une folle de le suivre lui titilla l’esprit et la curiosité fut bien trop forte pour y résister.

Elle se mit donc à le suivre jusqu’au x toilettes des garçons. Enfin, ça devait être les toilettes des garçons bien qu’il ne semblait pas avoir d’indication. Bon, et maintenant, qu’est-ce qu’elle faisait ? Et puis, elle allait lui dire quoi ? Elle resta un petit moment dans le couloir tout en réfléchissant mais si ça se trouve, il allait en ressortir. Ou pas. Il semblait mettre un long moment. Dans les films américains ou dans les séries comme « Ally McBeal », les gens ne faisaient pas que faire ce qu’ils devaient faire aux chiotes. Ça parlait aussi ou ça prenait une pause loin des autres. Peut-être que c’était le cas de Tibérius.
En se cherchant une idée de sujet et malgré son cerveau un peu fatigué par le peu de sommeil et la longue journée qu’elle avait eue, elle repensa à la veille justement. Elle s’était faite une fois dans son lit la réflexion qu’elle n’avait pas vu le jeune homme dans la salle où étaient projetées les images des victimes de la bataille. Et s’il n’avait pas été là parce qu’il faisait autre chose ? Les projections de lumière dans le ciel à l’extérieur par exemple. Ce n’était certainement pas d’une fenêtre que ça avait dû être lancé ! Ou alors, il était resté dans son dortoir. Non, ça ne collait pas cette seconde idée. Même les profs étaient venus, tous les élèves de chaque maison étaient venus.  Et si tu allais le voir andouille ?

Prenant une grande inspiration, elle entra, fit mine de chercher quelqu’un ou quelque chose. C’était pas terrible comme approche mais, même si elle commençait à être directe avec les gens, elle n’allait tout de même pas aller voir ce garçon et lui demander d’un coup si c’était lui qui avait tout manigancé l’hommage tenu durant la nuit. Parce que le compliment qu’elle lui ferait après passerait complétement inaperçu ou elle n’aurait même pas le temps de le complimenter.
- Ah ben non il n’est pas là ! (se tournant vers le blondinet) t’aurais pas vu un rat par hasard ? Il parait qu’une fille de ma maison chercher après son rat.
Ce n’était pas entièrement vrai. Certes, elle avait bien un camarade de sa maison qui possédait un hérisson, d’ailleurs, elle ne savait pas vraiment qui mais il n’avait pas perdu l’animal.


Dernière édition par Sandrine Caudron le Dim 18 Mar - 20:46, édité 1 fois
avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 352
Ft : Dane DeHaan.
Localisation : Là où il ne le devrait pas.

Feuille de personnage
Don: Occlumens & Animagi
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 11 Mar - 3:35
Cela faisait des années que Tiberius était incapable de savoir si l'état de son bras avait empiré ou si les substituts qu'il avait trouvé avait rendu la douleur moins supportable encore. En fin de journée, il avait la sensation que ses tendons s'échauffaient tant qu'ils fondaient dans son bras. C'était une affliction quotidienne qui faisait désormais partie de sa vie et Tiberius n'avait jamais imaginé quel effet cela pourrait faire cela n'avait pas été le cas. Oh, il s'en porterait sans doute très bien. Et même mieux : Sa baguette n'avait jamais été adaptée à un droitier et son usage était parfois capricieux. De temps en temps, Tiberius oubliait ses vieilles blessures et abusait de son bras gauche. S'il le sentait immédiatement, la douleur n'était guère insupportable, sur l'instant. Cependant, il le regrettait toujours amèrement quand son corps le rappelait à l'ordre en fin de journée. L'intensité dépendait souvent de l'économie qu'il avait fait sur son bras gauche et il arrivait quelque fois qu'il se surprenne à ne pas avoir si mal que ça.

Habituellement, Tiberius optait pour les toilettes du 2e. Les toilettes hantés et dorénavant célèbres pour avoir été l'entrée de la sinistre Chambre de Salazar. Personne n'allait jamais là-bas et Tiberius s'y sentait toujours à son aise. Il discutait peu avec le fantôme du coin qui ne semblait pas vraiment apprécier sa présence mais il n'en avait cure. Il venait se poster dans le lavabo et y passait son bras sous l'eau froide pour apaiser la brûlure qu'il sentait mordre ses articulations. Si ça ne le guérissait guère, ça apaisait la douleur et reposait son bras. Il dormait bien mieux, la nuit.

Cependant, cette année, il avait rencontré un autre squatteur, sans doute avare de ce calme que le Serpentard était venu voler. Tiberius n'avait pas apprécié que son sanctuaire soit ainsi violé. Mais le squatteur était légitime. Tiberius avait l'impression de souiller l'intimité de l'élève. Et finalement, il détestait être vu dans ses plus primaires faiblesses. Il avait alors abandonné le deuxième étage et avait décidé de tenter les toilettes du 6e. Il semblait que l'effervescence entre les messages secrets des deux amoureux se soit calmée. On disait qu'ils s'étaient enfin rencontrés et vivaient un amour secret. C'était beau. Romantique. Tiberius avait trouvé ça amusant et s'était même demandé s'il ne connaissait pas l'un des deux protagonistes de cette mignonne affaire. Mais le temps avait coulé et les filles avaient cessé de monter jusque là pour se tenir au courant des derniers échanges. Peut-être que ces toilettes avaient été parfaitement désertés, depuis.

Il entra dans la salle et remonta sa manche jusqu'au coude en écoutant d'éventuels sons signifiants. Un bruit d'eau laissa un doute mais il comprit qu'il ne s'agissait que des canalisations – ou d'un pipi particulièrement long. En se dirigeant vers les lavabos, il laissa tomber son sac et posa son avant-bras dans l'évier avant de laisser couler l'eau froide. Il grimaçait un peu mais la douleur s'apaisa. Doucement, il posa le front contre le miroir et se laissa couler de sérénité. Ses affres se calmaient doucement mais il savait qu'ils reviendraient aussitôt qu'il retirerait le bras de l'eau. Il devrait attendre plus longtemps s'il voulait être sûr d'être débarrassé de ce démon-là jusqu'à demain. Il soupira longuement. Sa main commençait à s'engourdir et il avait la sensation que ses doigts se transformaient en pierre. Ouvrit et ferma son poing pour ne pas rester bloqué. Il se souvenait de toutes ces fois où sa main resta coincée, incapable de l'utiliser pendant de très longues heures, souffrant le martyr. Il ne fallait pas la laisser se reposer trop longtemps, il le savait. En bougeant sa main, il entendit ses articulations craquer. Il redressa la tête pour mieux regarder son bras reprendre vie.

Quand la porte s'ouvrit, il sursauta brusquement. Ce calme dans lequel il s'était enveloppé s'arracha de ses épaules et ses yeux embués de fatigue s'arrondirent soudain. Il retira son bras, de peur d'avoir à se justifier. Il ne supportait plus les conseils médicaux sur son bras et de ces élèves qui semblaient toujours savoir mieux que lui comment il devait gérer ses problèmes et sa vie. Au fond, moins les gens en savaient sur lui et mieux c'était. Il baissa sa manche et fit semblant de se laver les mains, regardant cette tête blonde entrer dans les toilettes comme si elle eut été chez elle.

Tiberius aurait sans doute pardonné une élève d'entrer par erreur. Parfois, il arrivait que la porte s'ouvre et se referme brusquement sur un « Oh pardon ! » embarrassé. Ca amusait beaucoup le Serpentard qui n'en gardait jamais vraiment de rancune. Juste une espèce de tendresse amusée. Cependant, la jeune fille qui venait d'entrer dans les toilettes des garçons ne semblait pas s'être perdue. Elle ignora complètement Tiberius du regard qui, par mimétisme, se mit également à regarder autour de lui, comme s'il avait eut un doute sur l'endroit où il se trouvait. Non non, il s'agissait bien des toilettes des garçons... Alors il tourna la tête vers elle en arquant d'un sourcil. Il la toisa longuement, jugeant du culot de cette jeune fille.

Elle semblait avoir à peu près son âge. Peut-être plus jeune. Il lui semblait l'avoir déjà vu quelque part. Dans la même classe. Mais elle n'avait pas été là en début d'année. Ca, il en était certain. Il semblait que cette année-là soit celle des petits nouveaux. La fixant d'un œil inquisiteur, lui ordonnant tacitement d'expliquer cette brusque intrusion, Tiberius l'entendit marmonner à vive voix. Il grimaça. Elle avait un sale accent ! Ou du moins, un accent prononcé. Il lui semblait que c'était français mais il n'en était pas sûr. Il comprit qu'elle cherchait quelqu'un. Au vu de la détermination avec laquelle elle avait poussé la porte, l'aîné des Avery songea qu'elle devait être venu pour éclater le nez d'un autre élève. Quelque chose dans ces eaux-là. Comme elle s'expliqua bien vite, Tiberius resta quelque peu sonné par l'énergie vive dont elle venait de faire preuve tandis que lui commençait déjà à se draper de sommeil.

Comme sonné, il eut un temps de réaction très lent et la fixa un long moment sans trop savoir quoi dire. Il regarda autour, pour être sûr qu'elle s'adressait bien à lui. Puis se tourna vers elle en battant des cils, les yeux ronds. Paresseusement, il secoua la tête, fronça les sourcils et tendit l'oreille, comme s'il avait mal compris la question ou avait été outré par ses propos.

« Plait-il... ? » Tiberius sentit que sa douleur revenait. Il n'était pas resté assez longtemps. Ce soir, il dormirait mal, il le savait. Un peu agacé, il sécha ses mains sans la regarder. « Et je suppose que tu cherches dans les toilettes des garçons parce que tu supputes qu'il y est venu déposer sa petite commission...? »


TIBERIUS H.
AVERY
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Messages : 334
Ft : Dove Cameron

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur http://nowherelandrpg.forumactif.com/
Dim 11 Mar - 12:39

12 octobre 1998


On peut dire que là, Sandrine avait du culot, ce qui était pourtant rare chez elle. A croire que ce garçon avait, à son insu, une certaine influence sur elle. C’était bien la première fois qu’elle ne faisait tant d’audace rien que pour essayer d’apprendre à connaître un garçon ou du moins, à essayer de mieux le cerner. Ce changement d’école et de pays n’était peut-être pas si mauvais pour elle. Cependant, faire preuve de culot, c’était avec bon escient et là, je ne pense pas qu’elle l’utilisait bien.
En ouvrant la porte, la Gryffondor n’avait pas vu qu’elle avait fait sursauter le jeune homme. Ce dernier était à l’évier et elle ne prêta attention à ce qu’il faisait. D’ailleurs, elle s’en fichait. Elle jouait sa petite comédie bien qu’elle avait le cœur qui battait vite. Sortir des sentiers habituels était nouveau pour elle et un peu stressant quand même. Elle ne pouvait donc pas voir le grand blond la toiser du regard, ni même grimacer quand elle se mit à parler au début. Quand elle lui fit face, elle ne pouvait pas savoir qu’elle tombait malheureusement au mauvais moment. Elle n’était pas légilimen. Par contre, elle vit qu’il mit un temps pour lui répondre, comme perdu dans ses pensées ou plutôt un peu fatigué.
« Plait-il... ? » fit-il au bout de quelques minutes.
Il n’avait pas apparemment bien compris ce qu’elle lui avait dit. Elle s’était exprimée aussi vite qu’un américain mais sans l’accent, avec son accent mi-français mi-borrain. Elle devrait essayer à parler un peu moins vite si elle voulait améliorer son anglais mais bon, en même temps, c’était l’un de ses buts dans ce déménagement. Elle eut un petit rire à la remarque du jeune homme.
- Ça serait une nouveauté de voir un rat aller à la toilette comme un humain mais non ! (Elle prit une inspiration avant de reprendre, plus lentement) J’avais été voir à côté et il n’y avait rien. Alors, je venais vérifier ici mais le rat de la fille est pas là.
Elle pouvait être une bonne comédienne si elle croyait vraiment à ce qu’elle disait. Un quart de vérité pour trois quart de mensonge. Et puis, elle avait vraiment eu une camarade qui avait perdu un rat mais c’était il y a longtemps. Donc, ce n’était pas vraiment un mensonge pour l’adolescente. Mais vu le ton agacé du serpentard, soit elle tombait au mauvais moment (ce qui était le cas je le rappelle), soit il ne devait pas apprécier la présence des filles dans les toilettes des garçons. Pourtant, il y en avait un qui venait régulièrement dans les toilettes des filles et qui laissait des messages. Enfin, c’était ce que Sandrine avait entendu dans le dortoir des filles de sixième année chez les rouge et or.
Bon, ce n’était pas en une seule journée et lors de son premier jour de cours qu’elle allait réussir à faire parler le garçon. Elle s’apprêtait à faire demi-tour mais l’envie de parler de l’hommage la démangea. Oui, elle pouvait être bavarde comme elle pouvait être silencieuse dans son coin, à observer les autres tout en se contentant d’écouter.
- Au fait, c’est dommage que tu n’étais pas dans la nuit de Samedi à Dimanche. Celui ou ceux qui ont préparé cet hommage ont fait du bon boulot et le choix d’Amazing Grace était un excellent choix.
Elle ne savait pas comment il allait réagir mais elle avait eu le besoin de le dire. Si elle se trompait, que Tibérius n’avait aucun lien avec cet hommage improvisé, enfin imprévu pour les autres, tant pis mais elle se disait qu’il connaissait peut-être la ou les personnes organisatrices de cette commémoration.

avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 352
Ft : Dane DeHaan.
Localisation : Là où il ne le devrait pas.

Feuille de personnage
Don: Occlumens & Animagi
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 14 Mar - 19:57
Tiberius se laissa désarçonner par la réponse un peu simplette de la gryffondor. Il ignorait s'il devait rire ou exprimer son scepticisme face à cet humour un peu gauche. Cette fille ne semblait pas bien méchante mais Tiberius ne trouva aucune drôlerie sur laquelle sourire et se contenta de hausser haut un sourcil perplexe. La petite blondinette répéta une nouvelle fois qu'elle cherchait son rat. Tiberius trouva, quelque part, ce besoin de se justifier plus que de raison relativement touchant. Mais sa tendresse immédiate ne se lisait pas sur son visage et il ne laissa filtrer qu'une impassibilité condescendante à l'égard de cette fille qui ne sembla pas comprendre le malaise d'une telle situation.

« Mais le rat de la fille est pas là... » Répéta-t-il entre ses dents, les lèvres pincés.

Il ouvrit grand les yeux et acquiesça lentement dans une attitude d'embarras manifeste. Tiberius ne savait pas quoi dire et après la commémoration, il s'était senti bien moins habile à la cruauté envers ceux qui ne le méritaient pas. Dans l'immédiat, le garçon ne songeait qu'à retrouver sa tranquillité. La gryffondor sembla le comprendre et entama de faire volte-face pour sortir. Tiberius resta immobile une seconde avant de récupérer doucement son sac abandonné quelques pas plus loin. Tiberius observa son dos et ses cheveux et songea une seconde que malgré les yeux vides et bovins de cette fille, il lui trouva un charme juvénile plaisant. Il était soulagé de retrouver sa sérénité sauvage et la laissa avancer de quelques pas avant de lui emboîter le pas.

Toutefois, elle se retourna avec une vivacité soudaine qui le surpris et Tiberius manqua de se cogner contre elle. Il ouvrit la bouche, roula des yeux et retint un juron entre ses dents. Qu'est-ce qu'elle voulait, encore ? C'était quoi le plan ? Le coincer dans ces toilettes ? Tiberius se demanda même une seconde si la jeune fille ne s'était pas moqué de lui et ne sous-entendait pas que c'était lui, le rat. Toutefois, lorsqu'elle exprima ce qui semblait la perturber, Tiberius jugea qu'elle n'était sans doute pas assez intelligente – ou vicelarde – pour savoir placer ainsi ses mots.

Il ne savait pas trop comment prendre, exactement, ses compliments. Il comprit vaguement que cette adolescente devait être d'une sincérité trop dangereuse pour elle. Et d'une franchise qu'il ne comprenait pas. Il se demanda comment avait-elle pu remarquer son absence à ce moment-là alors que des centaines d'élèves s'étaient retrouvés, ce soir-là. Il se demanda comment pouvait-elle être si sûre qu'il n'y était pas. Et pourquoi son absence semblait si remarquable. Le compliment aurait pu le toucher. Mais il la toisa et jugea qu'il n'était pas la bonne personne à qui soumettre ce genre de chose. Ne réfléchissait-elle pas ? S'il n'y avait pas été, il semblait évident que c'était sans doute qu'il n'avait cure de l'organisation de tout ça. Le jeune Avery aurait pu acquiescer gentiment mais il ne pouvait pas la remercier au nom de l'Académie sans se trahir. Il avait eut un rôle sacrificiel qu'il devait remplir jusqu'au bout. Personne ne devait savoir. L'Académie avait décidé que cet hommage n'appartiendrait ni à eux, ni à l'AD. Mais aux élèves. A tous les élèves. Si Tiberius brisait le silence et avouait son implication dans cette affaire, il volerait une gloire que tous avaient décidé de concéder en échange d'un bien commun. Tiberius se devait de jouer le jeu jusqu'au bout. Il en fit son devoir.

Alors, il la méprisa d'un long regard en biais et la jugea de tout son long.

« Oh oui, bien sûr. Je regrette teeellement d'avoir été absent. » Geint-il faussement désolé. « La tristesse, les larmes, le deuil des autres... C'est tellement dommaaaage d'avoir raté tout ça ! » Son sarcasme se lisait à chacun de ses regards mauvais et il laissa échapper un rire grinçant. « En fait, j'étais là. A la fin. On m'avait dit qu'il y aurait un buffet gratuit à la fin. J'étais un peu déçu. » Tiberius jugea que cette simple injure aux morts suffirait à faire sortir le moindre doute de la tête de cette fille. Puis, bien parti pour reprendre les vieilles habitudes, il lui sourit avec une douceur méphistophélique et pencha la tête sur le côté. « Autrement, tu veux prendre un thé, quelques gâteaux, on discute ? »


TIBERIUS H.
AVERY
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Messages : 334
Ft : Dove Cameron

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur http://nowherelandrpg.forumactif.com/
Mer 14 Mar - 21:16

12 octobre 1998


Lorsqu’elle s’était retournée pour reprendre la parole et faire son compliment malgré tout, la jeune fille ne s’attendait pas à faire volte-face au grand blond. Cela ne l’empêcha pas de parler avec une certaine assurance, assurance extérieure mais pas intérieure. Elle avait une soudaine impression d’être spectatrice d’une scène dont l’un des personnages lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Ce n’était pas elle de réagir ainsi mais la curiosité était plus forte et ce garçon … Il dégageait un truc qui la faisait sortir de ses habitudes. Était-ce une bonne chose ? Elle n’en savait rien en fait. De plus, s’il était difficile pour elle de le cerner, c’était réciproque. D’ailleurs, même les parents de la Gryffondor avaient parfois du mal de la cerner, surtout aujourd’hui. Sa grand-mère lui reprochait assez régulièrement d’être trop sincère lorsqu’elle était enfant mais à présent, elle s’en fichait si ça pouvait lui amener des reproches ou des ennuis. Comme on dit souvent, la vérité blesse mais ici, ce n’était pas pour être blessante. Bien au contraire. Mais il y avait pas mal de chose dont elle ignorait et dont il ne valait mieux pas qu’elle sache.
Mais le regard que lui jeta le Serpentard lui fit froncer les sourcils, ni le fait qu’il la jugea de tout son long. Elle avait horreur de ça. Bon, d’accord, elle l’avait déranger dans les chiotes des garçons et sa façon de l’approcher n’était pas la meilleure. Elle préférerait encore qu’il la traite de fille bizarre plutôt de petite idiote niaise ou dans ces zones-là. Au moins, sa bizarrerie, elle l’assumait.
« Oh oui, bien sûr. Je regrette teeellement d'avoir été absent. La tristesse, les larmes, le deuil des autres... C'est tellement dommaaaage d'avoir raté tout ça ! » dit-il.
Sandrine ne sut dire si c’était un humour noir, ironique ou sarcastique. A vrai dire, elle met ces trois types d’humour dans le même sac. Mais elle ne fit pas celle qui était choquée. Avec son cousin Jeff, elle avait un peu, oui un peu, l’habitude. Cependant, elle ne lui répondit pas tout de suite, le laissant reprendre la parole quelques secondes après alors qu’il arborait
« En fait, j'étais là. A la fin. On m'avait dit qu'il y aurait un buffet gratuit à la fin. J'étais un peu déçu. »
- Oh désolée ! Je devais être trop occupée à essayer de remonter le moral à un élève de Serdaigle pour ne voir que t’avais été là parce que quand j’ai regardé à nouveau autour de moi, je ne t’avais pas toujours pas vu ! Et puis un mec comme toi avec des yeux pareils, ça s’oublie pas. Mais c’est vrai, ils auraient pu mettre un buffet aussi !
Elle réalisa vite l'allusion sur les yeux du beau blond mais fit mine de ne rien transparaître ou du moins, tenta. C'était trop tôt pour dire à ce garçon qu'il lui plaisait. Elle voulait apprendre un peu à le connaître avant, être sûre qu'il en valait la peine.
« Autrement, tu veux prendre un thé, quelques gâteaux, on discute ? »
- Oh c’est gentil ! J’osais pas te le demander !
Elle pouvait être une « j’en-foutiste » mais elle pouvait être également une « fouteuse de gens » comme dirait son père. Et là, à sa dernière phrase, en fait, elle se foutait un peu de la gueule de Tibérius.


avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 352
Ft : Dane DeHaan.
Localisation : Là où il ne le devrait pas.

Feuille de personnage
Don: Occlumens & Animagi
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 15 Mar - 2:03
Un œil morne, Tiberius regardait la petite gryffondor comme un vulgaire objet placé en travers de sa route. S'attendant à recevoir le regard courroucé d'une étudiante respectueuse qui aurait naturellement refusé que l'on blasphème tant sur un événement aussi symbolique, il resta pantois face à des propos que Tiberius jugea bien plus outrant que les siens. Il se demanda si la jeune fille était réellement sérieuse. Qu'elle l'avait déjà ciblé parmi la cohorte d'élèves. Et surtout : Qu'elle l'avait visiblement cherché du regard durant la soirée. Tiberius se senti infiniment mal à l'aise lorsqu'elle parla de ses yeux et qu'il comprit la réelle intention de l'adolescente à travers des piètres excuses et ses longs monologues mal assurés. Tiberius regarda autour de lui, sans trop comprendre ce qu'il devait faire. Oh, dans l'immédiat, il aurait été tentant de profiter de la situation. Elle ne semblait pas comprendre la porté de ses propos et il songea qu'elle devait simplement tenter une approche maladroite. Sincère mais maladroite.

Cette fille n'était pas laide. Bien au contraire : Elle avait un radieux sourire solaire et un visage de poupon sucré. Ses yeux en amandes avaient un trait rieur qui arrondissait ses joues d'enfant et marquait ses jolies fossettes lutines. Tiberius se laissa penser une seconde que si elle savait se taire, il pourrait vaguement apprécier y laisser une morsure ou deux entre deux râles alanguis. Après tout, semblait-elle insister pour le coincer dans ces sinistres toilettes. Cependant, Tiberius la trouva immédiatement inepte et sans grand intérêt. En vérité, l'idée qu'elle l'ait observé de loin à la commémoration et avait sans doute profité de cette bête excuse de rat – il trouvait brusquement la présence la demoiselle bien moins saugrenue – pour commencer un doux harcèlement un peu incommodant pour le Serpentard l'effrayait. Ca avait un côté très malsain et donnait à cette petite poupée de porcelaine une facette bien moins tendre que son grand regard pétulant laissait imaginer.

Tiberius ne préféra pas commenter, de crainte qu'elle ne rengaine sur une nouvelle occasion de lui faire perdre son temps. Elle semblait être de ces filles à chercher un prince charmant par des techniques peu appropriées et Tiberius n'était pas vraiment charmé à l'idée de se la traîner à travers les couloirs. Une pensée alla vers Ian et Billie. Qu'ils pussent l'y voir ainsi le faisait rire intérieurement. Il ne laissa voir, cependant, qu'un chiche agacement, saupoudré une impatience nerveuse. Il comprit que la jeune fille n'était pas si stupide lorsqu'elle osa lui répondre avec un sarcasme contrefait d'un ravissement qui mettait à bout sa patience déjà bien émoussée.

Tiberius avait, jusque là, laissé une chance certaine à la donzelle. La pensant trop naïve et trop crédule pour se permettre une méchanceté trop manifeste, il se sentit humilié de s'être tant trompé et jugea qu'elle savait à qui elle avait à faire.

Il éclata de rire, jaune et nerveux. Il la regarda avec une infinie tendresse et joint ses deux mains comme pour la supplier.

« Aha ! Excuse-moi ! C'est ma faute. Je me suis mal exprimé, ça pouvait porter à confusion ! » Le sourire qu'il lui adressait était d'une rare bienveillance. « Je vais reformuler. » Il se courba légèrement, comme une révérence gonflée de l’adéquate obédience. Il leva les yeux au ciel et feint de chercher les mots les plus élégants et les plus courtois. « Peux-tu, s'il te plait, déplacer ton gros cul de là pour que je puisse passer ? Sans vouloir te commander, évidemment... » Il la regardait dans les yeux et battait des cils comme une midinette qui demandait un précieux service. Brusquement, son visage se décomposa en une expression sévère et désabusée. Le miel de sa voix laissa place à un ordre impérieux incontestable. « Bouge. »


TIBERIUS H.
AVERY
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Messages : 334
Ft : Dove Cameron

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur http://nowherelandrpg.forumactif.com/
Jeu 15 Mar - 12:05

12 octobre 1998


Visiblement, il avait entendu la partie où elle parlait de ses yeux. Elle aurait dû le dire en français, il n’aurait rien compris et elle avait espéré que ça aurait été dans l’oreille d’un sourd. Raté ! De plus, le jeune homme en face ne semblait plus où se mettre. Sandrine comprit qu’il était peut-être temps de le laisser tranquille. Elle n’allait rien en tirer et ça ne ferait certainement qu’envenimer la situation sans doute. Surtout que le garçon avait l’air d’être à bout de patience. Lui, il ne devait pas être très patient ou … Ou il ne devait vraiment pas apprécier la présence des filles. Si les autres trouvaient que la Gryffondor avait des airs de poupées de porcelaine, elle, elle se trouvait moche. Elle avait encore des traits enfantins qu’elle désirait voir disparaître le plus vite possible. Avoir l’air encore d’une ado ne l’aidait pas pour être prise au sérieux par sa famille. Sa grand-mère l’appelait toujours sa petite poupée ! Et puis, elle en avait marre de voir les autres filles avoir des petits-copains et pas elle ! Voilà pourquoi ici, elle se montrait si maladroite avec Tibérius. C’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour essayer de capter son attention en plus d’avoir quelques infos sur lui mais non. Il ne devait pas être de ces garçons qui … Encore une fois, elle s’était faite des films. Qu’est-ce qu’elle pouvait être naïve ! Si le Serpentard pensait qu’elle avait compris à qui elle avait à faire, c’était à moitié vrai. Pour l’instant, elle ne découvrait qu’une facette du jeune homme et pas le plus beau mais c’était réciproque. Lui aussi découvrait quelques facettes de la jeune fille : son côté maladroit et « chiante ». Oui, elle pouvait chiante, en particulier quand elle voulait quelque chose et là, elle comprit, la manière dont Tibérius lui demanda de déplacer son gros derrière. Elle se retint de rire à l’expression de gros derrière. Ce n’était pas le premier à lui dire ça mais sa voix … Mielleuse était un peu envoûtante jusqu’à ce que le visage du grand blond change d’expression. Il devint plus sévère et cela s’entendit dans la voix avec un seul mot.
Il était peut-être mieux de battre en retraite et sans doute avait-on entendu les prières de Tibérius, un hibou arriva. Sandrine le reconnut tout de suite. C’était le hibou de son cousin Jeff. Elle se demanda bien comment le volatile l’avait trouvée mais un sourire en coin prit place sur son visage. Salem, tel était le nom du hibou, portait dans son bec une lettre rouge et l’adolescente avait rapidement comprit le pourquoi de cette lettre. C’était une beuglante et son cousin n’avait pas apprécié la petite blague qu’elle lui avait faite avant son départ.
- Tu as raison ! dit-elle avant de se déplacer sur le côté pour laisser passer le garçon. Je m’en voudrais que tu deviennes sourd !


avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 352
Ft : Dane DeHaan.
Localisation : Là où il ne le devrait pas.

Feuille de personnage
Don: Occlumens & Animagi
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Mar - 18:39
Flap flap flap flap flap !

Tiberius se baissa par réflexe. Ce battement aérien survola ses oreilles désagréablement et dans une panique soudaine, le garçon eut peur de se prendre un coup de bec dans le crâne. Il reconnaissait ce bruit lourd. Celui des mouvements agités d'un hibou qui vient déposer sa lettre à son propriétaire. Tiberius aurait eut tendance à penser qu'il s’agisse de Herpo. Ce satané piaf avait toujours une odieuse manie de tenter de lui picorer le haut de la tête en passant au-dessus de lui. Tiberius ne savait jamais si, ce faisant, l'animal exprimait son mépris pour son maître ou son affection. De toutes les façons, le jeune Avery prit l'habitude, lorsque l'heure du déjeuner approchait, de baisser la tête à l'entente d'un son volatile qui approcherait de ses oreilles. Celui-là ne sonnait guère comme celui de son hibou mais par instinct naturel de survie, il s'était baissé et regarda derrière lui. L'animal s'était glissé par les fenêtre des toilettes avec un peu de difficulté avant de venir se poser sur le rebord d'un lavabo. Il regardait le couple d'un œil curieux et méprisant, posé sur la céramique de l'évier après avoir lâché une petite enveloppe rouge aux pieds des deux étudiants.

Tiberius le regardait en se redressant, droit, lentement. Il n'était pourtant pas l'heure des lettres. L'animal patientait nerveusement qu'on le délie de ses obligations, jetant des regards autour de lui. Le Serpentard retourna son attention sur Sandrine qui s'était baissée pour récupérer son courrier surprise. Tiberius savait ce qu'était ce bout de papier, prêt à se déchirer de lui-même.

Tiberius oublia une seconde le fait que cette fille était un peu idiote. Un peu naïve et candide, avec un sens de la franchise désagréable. Il oublia qu'il avait eut envie de la secouer pour lui expliquer qu'on ne rentre pas dans les chiottes pour chercher un vieux rat stupide. Tiberius comprenait de mieux en mieux que la Gryffondor avait amorcé un contact maladroit avec lui. Il ne savait pas à quel point cette morveuse pouvait être étrangement embarrassante mais il espérait que jamais elle ne l'aborderait ainsi devant ses amis. La gifle serait sans doute pire en public que dans des toilettes déserts. Un peu de tendresse passa sur son visage. Tiberius aurait voulu lui expliquer la vie. Que non, tu ne peux pas aborder le garçon qui te plaît dans les toilettes en espérant avoir une conversation normale, chérie. Que non, tu ne peux pas essayer de faire dans le compliment qui se veut séducteur, entre deux phrases concernant des hommages funèbres. Et que non, ce n'est flatteur pour personne d'apprendre qu'une étrangère te suit à travers le château et prouve qu'elle est prête à la pire des impudeurs au profit de quelques mots échangés. Mais Tiberius laissa tomber. Il ne savait pas si cette fille le mettait mal à l'aise ou s'il la trouvait adorablement sotte. Un petit peu des deux, sans doute.


L'adolescente resta calme et garda sa pareille énergie lorsqu'elle invita Tiberius à sortir des toilettes – est-ce que cette petite blonde prévoyait d'ouvrir la lettre dans les chiottes des garçons ? Sans doute, rien n'est moins sûr. Le Serpentard fut encore surpris mais ses étonnements commençaient à s'habiller de mieux en mieux d'impertinence. Elle était imprévisible, cela était un fait. Visiblement, la nouvelle ne se vexait pas d'être traitée comme une moins que rien. Et pendant un bref instant, Tiberius regretta la violence de ses mots et d'avoir perdu si vite sa patience face à elle. Il cernait de mieux en mieux le sentiment qu'il avait à l'égard de la jeune française : La pitié. Il avait pitié de sa maladresse. De son incapacité à faire les choses normalement. De parler correctement. De réussir son épreuve de séduction que Tiberius trouvait adorablement puéril. Alors, il la regarda longuement, toute piteuse avec sa beuglante entre les doigts. Le jeune Avery n'en avait jamais reçu de vraiment désagréable. En vérité, les seules furent celles de ses amis, plus comme une bonne blague que comme de véritables sermons. Chez les Avery, on n'utilisait pas les beuglantes. Ca avait ce côté impudique et vulgaire que les Avery détestaient. Tiberius se souvenait, en observant la petite feuille rouge dans les doigts crispés de Sandrine.

Tiberius se souvenait de sa première année. Au commencement, lorsqu'il n'était qu'un enfant encore innocent. Les jours qui avaient suivi la Cérémonie furent terriblement lourds à travers les salles. Beaucoup d'élèves recevaient de jolies lettres d'encouragement, après avoir été mis au courant de la maison dans laquelle leurs enfants allaient grandir. Chez les Sangs-purs, quelques uns avaient raté l'épreuve de Salazar. La plupart, heureusement, atterrissaient à Serdaigle, faute de mieux. Mais les premiers temps, la plupart étaient correctement punis par la déception trouble des parents. Tiberius mangeait chaque matin son déjeuner avec une horrible boule au ventre. Ses parents n'enverraient jamais de beuglante à la différence d'autres élèves moins nobles. Mais il attendait de recevoir cette lettre qui annoncerait un retour à la maison bien pire que ce qu'il se l'était imaginé. En vérité, s'il avait réussi à aller à Serpentard, Tiberius savait que le temps de réflexion du choipeau avait déjà fait le tour de l'école. Et qu'il devrait expliquer avec quelle maison était concurrencée sa répartition. Lorsqu'il fut rentré à la maison, Tiberius avait menti : Il dit que le choipeau hésita entre Serpentard et Serdaigle. Mais son oncle avait flairé le mensonge, tout légilimen qu'il était. On tût, dans la famille proche, que Tiberius avait été chapeauflou avec Gryffondor – aujourd'hui, néanmoins, on en parlait plus fièrement comme étant l'explication de la perversion de son destin : Tous les sangs-purs ayant de près ou de loin un lien avec Godric ont fini traître à leur sang. Au nom de sa sacro-sainte éducation, son oncle le récupéra très vite durant les vacance et sut faire regretter à l’aîné Avery l'hésitation du choipeau.

Tiberius, durant sa scolarité, aurait mille fois préféré une bonne beuglante plutôt que l'attente angoissante jusqu'aux prochaines vacances. L'idée que la punition serait presque irrémédiablement administrée par son sadique d'oncle. Et cette longue rancœur qui se ressentait très longtemps après, aux dîners de famille. Tiberius songeait qu'avec une beuglante, tout était terriblement plus simple : Un bon coup un peu humiliant et on n'en reparlait plus pour les années à venir.

Tiberius sourit à Sandrine et leva les yeux eu ciel. Il ne préféra pas laisser entrevoir cette pensée intime qui restait du fait de sa vie privée. Il ne voulait pas qu'une étrangère sache quoique ce soit de son passé. Tout du moins, toutes ces amertumes qu'il gardait en lui et n'en parlait jamais si ce n'est avec une pointe de sarcasme qui allégeait une situation pourtant dramatique.

« Ah, parce que tu comptes l'ouvrir ici... ? » Il eut un geste las de la main et regretta d'avoir nourrit la conversation. « Oublie. Fais ce que tu veux. » Conclut-il sans porter d'avantage d'attention sur sa lettre. Il eut pensé un instant à un « Bon courage » plein de bienveillance mais après ce malaise astral, Tiberius préférait éviter de donner le moindre espoir à cette fille visiblement sensible. Il se contenta d'ouvrir grand la porte d'un geste libérateur. En sortant, il poussa un profond soupire et roula des yeux.

Ce moment avait été horriblement étrange et en marchant dans le couloir, Tiberius ne put s'empêcher de ricaner bêtement – des élèves passaient et riaient timidement en le voyant ou le toisait de tout son long – en pensant qu'il faudrait qu'il raconte cette histoire à Ian et Billie. Il leva les yeux brièvement en l'air en se remémorant tout ce qu'il s'était passé, de peur de perdre une seule miette qu'il oublierait de narrer de grandes gestes théâtral à ses amis.


TIBERIUS H.
AVERY
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Messages : 334
Ft : Dove Cameron

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur http://nowherelandrpg.forumactif.com/
Dim 18 Mar - 19:52

12 octobre 1998


Sandrine n’avait pas remarqué que le jeune homme s’était baisser au bruit des ailes au vol. Elle avait reconnu le hibou de son cousin, sans se douter une seule seconde qu’elle était à présent démasquée. Eh oui, Tibérius n’était pas bête. Au moins, cela avait valu le mérite de leur permettre déjà d’entrer en contact en dehors des cours mais il est vrai que la manière dont avait fait preuve la jeune fille était maladroite. Faire les choses comme tout le monde, ce n’était pas dans les habitudes de la Gryffondor. Du moins, en partie. Il y avait des moments, oui, elle estimait qu’il fallait faire ce que tout le monde mais d’autres instants, elle n’en avait tout simplement aucune envie. Tout dépendait de la situation. Son ami Jérémie en avait eu l’habitude à la longue, y compris sa famille.
La jeune fille remarqua par contre une brève seconde un sourire sur le visage du Serpentard avant qu’il ne se décide de répliquer une dernière fois.
« Ah, parce que tu comptes l'ouvrir ici... ? » dit-il.
Ah ben si justement. Elle comptait bien l’ouvrir là. De toute façon, ça n’allait pas durer longtemps. Elle savait déjà ce qu’elle allait faire.
« Oublie. Fais ce que tu veux. »
Elle eut un grand sourire en entendant cette phrase. Cette même phrase que son père finissait toujours par dire pour signifier qu’il battait en retraite et qu’elle avait gagné. Cependant, elle ne dit plus rien et lorsque le garçon sortit des toilettes, elle laissa ouvrir la lettre pendant qu’elle prenait sa baguette.
- SAAAANNNNDRRINNNNNEEEEE OU AS-TU ÉTÉ METTR…..
La beuglante n’eut pas le temps de finir sa phrase car elle se retrouva rapidement réduite en cendre. Sandrine s’était attendue à ça venant de la part de son cousin. Elle prit la lettre encore en feu et alla la jeter dans les wc avant de faire la chasse. Quant à Salem, il était déjà parti comme il était arrivé. En tout cas, concernant Tibérius, la blondinette allait encore devoir faire plus d’efforts pour attirer l’attention de cet étrange garçon. Mais une chose était certaine : plus jamais elle le suivrait jusqu’aux toilettes pour garçons à moins d’y avoir été invitée. Elle sortit à son tour, juste derrière un groupe de Serdaigle de seconde année. Personne ne l’avait vue entrer, ni sortir. Elle retourna ni vue ni connue jusqu’à la salle commune de sa maison.





Code by Sybline
Contenu sponsorisé
 
Et bien qui voilà ? Non pas l'inspecteur Gadget ! feat Tibérius [TERMINE]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un homme est bien fort lorsqu'il s'avoue à sa faiblesse ♣ Lucy [TERMINE]
» Le loup se dit : « Voilà un met bien jeune et bien tendre ! Un vrai régale ! » [Feat. Emy]
» Vos dessins animés préférés...
» Go Go Gadget...
» Oh ! Les voilà ...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CallOfMagic :: Poudlard :: Sixième Étage :: Toilettes des Garçons-
Sauter vers: