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Diamant sur canapé [Hippolyte]

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Serpentard
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Lun 12 Mar - 14:13
Chaque soir depuis des années, souvent sans s’en rendre compte, les jeunes noctambules de Serpentard qui échangeaient quelques bonnes nuits et d’autres confidences autour de la cheminée de la salle commune rejoignaient paisiblement leur lit en arrachant à leur vision l’image systématique de Maxence, dernier levé, sur un des canapés noirs. Souvent affalé, les épaules englouties dans le moelleux du dossier, les jambes étendues vers la table basse métallique, parfaitement détendu dans cette ambiance d’abri anti atomique. Les plus couche-tard qui traversaient ce coquet salon n’échappaient pas non plus à la règle puisque souvent ils avaient à passer devant Maxence endormi, son walkman en travers du crâne et une fine laque de cendre sur les genoux. Il n’était d’ailleurs pas rare qu’on vienne le réveiller pour passer une petite commande ou fumer à côté de lui.

Quand il décolla ses paupières soudées, la salle était vide et plongée dans une opaque obscurité. Toutes les bougies avaient fondues lamentablement et le feu s’était éteint. Sans doute n’était-ce que le milieu de la nuit. Il tâtonna les poches de son jean marron et retrouva péniblement sa baguette. « N’cendio… » articula-t-il dans sa bouche pâteuse suffisamment de fois pour que la cheminée se rallume brusquement. Il se redressa, fit le point sur la vacuité de son existence et ôta ses vieilles baskets en appuyant sur le talon. En cumulant les points d’appuis sur les bras du canapé et ses cuisses, il parvint à redresser son corps atrophié.

Après une halte pipi dans une des vasques décoratives qui encadraient la route des chambres, il rejoint son dortoir. Sa vision diurne déjà obstruée par sa mèche se trouvait diminuée encore par l’obscurité du soir. D’abord il heurta le pied du lit d’Abram ensuite il renversa une sorte de trousse de toilettes posée en équilibre en plein dans sa trajectoire. Les grognements mécontents de ses semblables accentuèrent la pression et retrouva le coin de son lit difficilement.
« T’con t’fait xprès… » « Nicolas ferme ta gueule » « C’pas moi c’est Max » « Qui c’qui fume dans la chambre ? » « La porte Zut… » « Il est quelle heure… ? » « La porte… »
Maxence se glissa dans les délires ensommeillés de ses camarades et tendit la main vers son lit. Il se souvint brusquement que son matelas était recouvert de saloperies en tout genre : chaînes, cahiers, livres, encrier, vêtements, snacks… il lui faudrait des heures pour retirer tout ça un par un et en silence. Finalement il s’empara sans précaution de son oreiller et de son pantalon de jogging roulé en boule par terre et retraversa la chambre en sens inverse en grimaçant à chaque fois qu’il rencontrait un objet. Il sortit en piaillant, à cloche pied, après avoir enfoncé dans le tendre plant de son pied un éclat de cristal vert qui se retrouva naturellement dans sa poche ensuite.

Epuisé par une telle odyssée, il jeta mollement l’oreiller sur le canapé qui avait été si doux avec lui jusqu’alors et se déshabilla au milieu de la salle commune pour enfiler le pantalon de son pyjama. Soucieux de ne pas heurter les jeunes yeux des petites premières années qui allaient encore jacasser demain matin, il garda le tee shirt et abandonna sa robe de sorcier sur le dossier. Il alluma avec la pointe de sa baguette un nouveau rouleau au coin de sa lèvre et se laissa retomber brusquement dans la douceur du cuir et le silence bientôt brisé d’un lieu public vide.



"Et tu ne peux trouver de si douces caresses,
Dont le goût dure autant que celui des richesses."
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Jeu 15 Mar - 16:12
Encore une fois et sans que cela ne réussisse encore à surprendre qui que ce soit, Hippolyte s’était retrouvé dans l’antre des Serpentards. Sa petite camarade Catriona lui avait gentiment proposé de se joindre à elle et leurs amis communs pour étudier un peu. Le Serdaigle avait accepté rapidement, promettant de les rejoindre après son cours d’astronomie. Il avait prit garde à ne pas se montrer trop fervent dans sa réponse et à garder un certain détachement. Hippolyte mettait un point d’honneur à faire croire à la cadette des Bride qu’elle ne pouvait pas faire ce qu’elle voulait de lui. Il tentait de s’en convaincre par la même occasion.

Le chemin entre la tour d’astronomie et les cachots qui dissimulaient la salle commune des Serpentards était interminable et surtout parsemé d’escaliers. Hippolyte les maudissait dans un monologue intérieur alors qu’il filait à toute allure entre les élèves, pressé de pouvoir retrouver ses camarades. Au moins il devait les descendre et non les monter. Et il avait le cœur léger à l’idée de se trouver bientôt en bonne compagnie.

Catriona l’entraîna jusqu’au dortoir des filles de troisième année où se trouvait le reste du groupe, la salle commune étant trop bruyante et enfumée. Hippolyte était entré dans la pièce avec beaucoup d’appréhension mêlée à énormément de fébrilité. Pour la première fois il pouvait entrer dans cette sainte terre que représentait le dortoir des filles et plus particulièrement (surtout) celui de Catriona. Elle était allé rejoindre ses livres de cours et ses cahiers entreposés sur son lit et l’avait invité à la rejoindre. Le souffle court il s’était assit à côté d’elle avec un stoïcisme qui trahissait son embarras. Le petit groupe s’était vite replongé dans les devoirs, retrouvant une atmosphère studieuse.
Hippolyte n’était pas étranger aux amis de Cat qui montraient qu’elles appréciaient sa présence par des petits gloussements ou des œillades amusées. L’attention lui plaisait autant qu’elle le mettait un mal à l’aise face à Catriona et il était persuadé que la Serpentard s’en entourait surtout pour se mettre en valeur. Il les trouvait peu méchantes mais un peu cruches et inintéressantes.

La soirée s’était écoulée rapidement. Hippolyte n’avait pas beaucoup avancé dans ses devoirs, trop occupé à se torturer les méninges sur le moindre geste que Cat pouvait avoir à son encontre. Il avait sentit son cœur s’emballer quand elle s’était appuyé contre lui, légèrement d’abord puis de plus en plus au fur et à mesure que la soirée s’écoulait et que la fatigue se faisait ressentir. Hippolyte s’était laissé aller contre elle, se disant que ça serait un signal (peut-être) réciproque et très compréhensible qu’elle lui plaisait. Lorsque Cat avait corrigé sa position en s’éloignant pour attraper un cahier il s’était lui même vivement redressé. Les deux adolescents étaient restés séparé par une mince distance de sécurité auto imposée pour le reste de la soirée.

Une fois la nuit bien entamée Hippolyte avait abandonné devoirs et camarades pour rejoindre les canapés de la salle commune. Brookes, profondément endormi, occupait celui face à la cheminée dans laquelle une fin de feu consumait les restes de bûches. Hippolyte alla se coucher et s’entortiller dans les couvertures d’un divan qui tournait le dos au Serpentard. Une des grosses reproches qu’il avait vis à vis de cette salle, en plus des mauvaises fréquentations qu’on y trouvait, était le manque de fenêtre. Étant placée sous le lac il était difficile d’en faire autrement. Et quand Brookes était dans le coin les chances d’attraper un cancer par tabagisme passif augmentaient rapidement. Le Serdaigle finit par s’endormir porté par les reproches muettes vis à vis du toxico.

Ce fut le bruit des pas traînant de Maxence et surtout la récente source de chaleur dans l’âtre de la cheminée qui réveillèrent Hippolyte. Il attendit que le cinquième année ait rejoint son dortoir avant de se lever, toujours enroulé dans son plaid, pour aller s’installer dans le sofa fraîchement libéré et ainsi profiter du feu ravivé. Le canapé empestait le tabac froid mais Hippolyte passa facilement outre. Il ferma les yeux et ce ne fut qu’une question de minutes avant qu’il ne retombe endormi.
Pour se réveiller très brutalement et de la façon la moins agréable possible. Un poids mort tomba sur ses jambes et Hippolyte les retira avec un cri strident qui était un mélange de surprise, de douleur et d’indignation. Pour faire bonne mesure il donna un coup de pied dans les hanches osseuses du perturbateur afin de se dégager complètement et ramener ses jambes vers lui.“Quoi?” Il avait la voix aussi claire qu’il était éveillé.

Hippolyte se redressa, s’essuyant les yeux d’un revers de manche. Il reconnut très rapidement le précédent squatteur revenu sur ses pas et ne se gêna pas pour le toiser. Ses cheveux en bataille et son uniforme chiffonné lui donnait plutôt l’air d’un chaton effarouché. “Qu’est-ce que tu fais ici?” Il se garda de lui faire observer qu’il avait un lit dans son dortoir en se rappelant qu’il n’était pas chez lui et que s’il connaissait Maxence de réputation et de vue ça n’allait pas plus loin. Hippolyte se dégagea de la couverture pour être plus libre de ses mouvements et chercha à apercevoir une horloge malgré la pénombre.
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Mer 21 Mar - 21:42
-Aouh !

En s’écroulant sur l’intrus parasite, Max tressaillit et se raidit de surprise. Il poussa une exclamation étouffée à l’unisson avec la masse informe qui s’était enfoncée brusquement au creux de son estomac et de ses genoux. La réaction de sa couche fut immédiate. Quand il reçut le coup, il eut comme un hoquet douloureux :

-Ophmf…

Puis il s’effondra au sol en roulant sur le côté et chuta comme une masse morte.
Plié en deux sur le tapis, il se confondit entre douleur, hilarité et tentative éprouvante de rester discret.

-Oh borgne…ça fait un mal de chien…

Désarçonné par la situation, il eut un petit rire pulmonaire en redressant les épaules, les jambes tremblantes et l’avant-bras enfoncé à l’endroit où on l’avait frappé. La surprise était telle qu’il n’estimait pas encore très bien la douleur mais son corps frêle marquait très vite et il sentait déjà la flaque violette qui s’étendait sous sa cage thoracique. Il plissa les yeux et tâtonna à la recherche de sa baguette.

-Qui…

Couché sur le dos, il brandit son artefact en direction de l’intrus pour éclairer son visage d’un faisceau accusateur. Les traits d’Hippolyte apparurent brusquement aveuglés par le phare et Max le reconnut à son tour. Nez busqué, rictus hautain même dans la détresse, cheveux plaqués, il avait déjà vu ce pâle adolescent se pâmer sur ces mêmes canapés.
Beaucoup d’autres membres de la Maison plus susceptibles n’auraient pas apprécié l’intrusion nocturne. Serpentard n’était pas connu pour ses pots d’accueil. Heureusement, Maxence n’avait pas le sens de la communauté. Il n’était pas tout à fait sûr que ses semblables eussent encore fait le deuil de sa présence parmi eux. Aussi, il se moquait que la salle commune soit devenue une espèce de moulin pour tous les abrutis qui oubliaient leurs mots de passe. La maison la plus ambitieuse de l’école ne brillait pas par ses énigmes. Toutefois il feint d’avoir l’air outré.

-Euh. Toi. Qu’est-ce que tu fous là ? On veut plus de toi chez les geeks parce que t’as eu un B en… ah ! Il épousseta brusquement son mégot qui, en le suivant dans sa chute, venait de percer un trou au niveau de son thorax. D’un geste agacé, il le catapulta avec son pouce et son index dans les flammes de la cheminée.

Il baissa sa baguette.

-Tu m’as vraiment défoncé, la vache… Tu cherches la chambre de Tib ?

Il s’assied sur le tapis en secouant son tee-shirt.



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Serdaigle
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Jeu 29 Mar - 2:20
Et Max disparu de sa vue pour partir dans une espèce de roulé boulé qui aurait été affreusement comique dans une autre situation. Mais Hippolyte était partagé entre l’effarement d’avoir blessé gravement un élève et surtout que celui-ci réveille tout le dortoir et le directeur de la maison qui ne devait pas être bien loin. Alors que son aîné se tortillait au sol en étant parcouru de spasmes (Hippolyte ne savait pas s’il grognait ou riait mais celui lui importait peu) le Serdaigle se redressa complètement pour jeter quelques coups d’oeils inquiets aux alentours. La salle était vide et calme à l’exception du pauvre blessé sur le tapis. Le jeune garçon reporta son attention sur lui.

Hippolyte se pencha doucement vers Maxence dans une mimique presque inquiète. Il eut un vif mouvement de recul quand celui-ci le menaça de sa baguette et d’une lumière aveuglante. Hippolyte grimaça, détournant les yeux en battant un peu des cils. Il tendit le bras et agita un peu la main pour faire comprendre à Max d’éloigner sa baguette. La lumière qui émanait du feu de cheminée était parfaitement suffisante. Était-il vraiment nécessaire de voir leurs boutons d’acnés sous tous les détails?

Le Serpentard avait autant d’autorité qu’un première année et si Hippolyte n’avait pas été trop occupé à garder un air sérieux et irrité il en aurait peut-être sourit. Mais il lui semblait important sur l’instant de montrer à Maxence qu’il n’était certainement pas là pour rigoler et pour se laisser insulter par un type comme lui.
Il s’assit en tailleur sur le canapé une fois la baguette loin de son visage et tira le plaid sur ses genoux pour les couvrir. Il ne faisait pas particulièrement froid mais inconsciemment il se sentait moins à découvert. Une grimace déforma le visage d’Hippolyte lorsque Maxence mentionna Tiberius. Une sorte de petit grognement de chat malade lui échappa.

Tout à fait. Je me suis dit qu’elle était peut-être dans l’oreiller du canapé. Il jeta un coup d’oeil au coussin en question qui servait habituellement de décoration quand les squatteurs n’étaient pas là. Mais je ne l’ai pas trouvé. Hippolyte avait une voix et une expression faussement déçue et très exagérée. Sa lèvre inférieur tombait en une moue triste.

Il retrouva très vite son petit air hautain.

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Mer 20 Juin - 15:28
Par réflexe, ils chuchotaient. Un petit bruit dans les escaliers interrompit une joute verbale déjà stérile. Maxence leva le nez, attendit un peu. Un gros lapin descendait paresseusement les marches et rejoint le club des squatteurs en s’étendant de tout son long sur un tapis douillet. Il espéra que ce n’était pas encore un professeur déguisé.
Perceval avait cette capacité à jaillir de tout et n’importe qui, de sortir d’un placard ou d’un coffre pour faire régner l’ordre. Maxence le trouvait assez semblable à tous les autres dégénérés qui avaient dirigés cette maison même si Severus Rogue était vraiment moins clownesque.

-Si jamais Billie, Catriona ou une autre pimbêche se ramène, on est cuit… J’ai pas du tout envie de m’expliquer avec une grognasse maintenant…

Les filles n’en rataient jamais une pour cafter ou faire la leçon. Maxence pensait vraiment que les filles étaient le pire fléau de cette école, même si leur présence avait du charme. Certaines étaient sympas mais dans leur rang, il y avait beaucoup trop de sentinelles. Elles disaient des trucs comme « non mais c’est pas possible » et « les filles grandissent plus vite de toute façon » et elles avaient toujours l’impression d’agir pour le bien commun alors que c’était uniquement pour avoir des bons points ou pour se faire mousser par Vidal.

-Aller bouge, c’est mon canapé ! Tu n’avais pas qu’à oublier ton mot de passe. Dors par terre avec le lapin, débrouille-toi.

Il se releva dans un craquement de genou sourd et agita la main pour le chasser de sa couche comme une mouche.



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