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Confrontation • Pv. Un Cracmol

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Mar 13 Mar - 3:28
La démarche victorieuse et le sourire aux lèvres, Tiberius avait retrouvé un petit rayon de soleil dans son cœur tandis que la pluie s'abattait sur les carreaux sinistres des couloirs. Il tenait un minuscule sac de cuir, vieux et un peu rapiécé par le temps. La petite bourse dégageait une odeur de tabac froid et de peau usée. Tiberius remontait les escaliers depuis sa salle commune en la lançant de temps en temps au-dessus de sa tête, très heureux.

Ce petit objet qui ne payait pas de mine était un trésor familial important à ses yeux. Sans doute ne le montrerait-il pas à ses meilleurs amis pour le souvenir qu'il représentait mais il était égayé de l'avoir si facilement retrouvé. Ce cadeau lui avait été offert, il y a longtemps, par son oncle. Un jour de grande bonté, alors que Tiberius avait été épuisé par la violence de cet oncle tyrannique, ce dernier s'était assis à côté de lui et lui avait confié cette bourse magique. Son oncle n'avait pas sourit et s'était contenté de dire que cela lui servira un jour. Il lui montra le sort pour y ouvrir la poche secrète. Un compartiment occulte où le vieux mangemort avait pris pour habitude d'y déposer ses breloques de magie noire utiles à ses fonctions. Un outil idéal pour qui avait tant de choses à cacher. Tiberius l'avait reçu avec une fierté dans l'âme et la certitude que son oncle se préoccupait bien plus de lui qu'il ne le laissait entendre au cours de ses terribles leçons.

Tiberius s'en était aperçu que trop tard : Lorsqu'il avait quitté en panique la maison familiale après son fameux ultime affrontement contre ses parents, il n'avait pas eu le temps de penser à ce petit objet pas bien encombrant. Lorsqu'il s'était rendu compte qu'il l'avait laissé dans sa chambre, Tiberius avait été certain de ne plus le revoir. Un triste sort pour une babiole si précieuse à ses yeux.

Alors, quand il avait remarqué que son cher frère l'avait à son tour oublié sur le canapé de la salle des Serpentard – vil petit squatteur – il n'avait pas cherché à le lui rendre. Avec une joie voluptueuse, il s'était emparé de cet héritage délaissé et avait la certitude qu'au-delà de ce que contenait le petit sac – rien n'avait bougé, Tiberius jugea que Hippolyte n'avait jamais reçu l'information que la bourse était magique – il s'agissait un souvenir permanent d'une enfance qu'il avait vite laissé de côté. Dans la salle commune, il l'avait tourné et retourné pendant de longues minutes et avait sortie chaque artefact qu'elle contenait avec une tendre nostalgie. Il n'avait pas vu son heure passée et après avoir vérifié la salle de son prochain cours, il rangea tout ce bric-à-brac et décida qu'il pourrait bien terminer un seul cours en entier, à présent qu'il était de meilleure humeur.

Alors qu'il remonta les grandes escaliers, il entendit des talonnettes claquer précipitamment contre les dalles des couloirs. Une mélodie somme toute familière dans ce château, souvent accompagnée de son chœur de murmures respectueux. Cependant, lorsqu'il tourna le couloir, il croisa un regard similaire au sien. Dans une panique affable, Hippolyte courrait en sa direction pendant que Tiberius faisait tourner le précieux objet entre ses mains. Fièrement, il le brandissait comme un succès enfin arraché aux mains ennemies.

« C'est ça, que tu cherches, cracmol ? » Moqua-t-il d'un ton de défi.


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Ven 23 Mar - 20:03
Une journée qui commençait par un cours d’Histoire de la Magie ne pouvait être une mauvaise journée. C’était ce que se répétait souvent Hippolyte. Parce qu’il aimait bien ce cours et parce qu’il aimait bien ce professeur. Remplacer Binns avait été une des meilleures idées des nombreuses réformes imposées par le Ministère de la Magie. Heureusement pour eux son suppléant était aussi impressionnant que captivant. Il avait réussit à rendre les adolescents de Poudlard intéressés par cette matière. Ca tenait presque du miracle. Mais n’importe qui à côté de Binns faisait plus vivant, quoi qu’il arrive.

Sam et Hippolyte étaient en pleine discussion sur la rédaction qu’on leur avait demandé comme devoir pour ce nouveau cours. Les lacunes des élèves en Histoire de la Magie étaient nombreuses dû au manque d’intérêt sévère que la matière avait imposé jusqu’à maintenant. Mais Hippolyte avait approfondit ses recherches non pas à la bibliothèque principale du collège (si c’était encore pour voir la bibliothécaire faire les yeux doux aux professeurs … non merci) mais dans celle des Serpentards. Ils avaient un petit rayon qui chatouillait quelques passages historiques du monde sorcier peu reluisants ou trop marquants qu’on préférait habituellement cacher aux plus jeunes. Hippolyte s’était autorisé une petite expédition dans ces livres pour rendre son devoir plus complet et satisfaire sa propre curiosité. Comme à son habitude il avait finit par s’endormir dans un des canapés de la salle commune. Sa chemise était toute froissée mais Hippolyte la dissimulait du mieux qu’il pouvait sous sa cape. Alors qu’il réajustait la lanière de son sac sur son épaule, il porta une main à sa poche qu’il trouva vide. Son visage se décomposa et il s’interrompit dans le massacre des sorciers dans les atolls du Pacifique. Hippolyte se mit à tâter ses poches de pantalon, de nouveau de cape, son sac qu’il vida sur la table. Il remballa ses affaires, s’excusa auprès de Sam avant de sortir de la salle de cours. Hippolyte était en train de dévaler les escaliers qui le séparait du rez de chaussé quand ceux-ci se dirent que non, finalement ils n’avaient pas envie de rester en place. Le Serdaigle se sentit perdre l’équilibre et se laissa tomber sur la rambarde pour éviter de dégringoler plus bas.

Les escaliers étaient d’humeur et difficile et lui en firent voir de toute les couleurs. Hippolyte qui souhaitait rejoindre les cachots se retrouva après de longues minutes d’errances et de montées et descentes au sixième étage. Il poussa un juron, maudit cette école, ses escaliers, ses fantômes et tout ce qui lui vint à l’esprit. Il continua sa lituanie en redescendant les marches d’un pas rapide, craignant une autre crise de folie des escaliers.
Hippolyte ralentit considérablement le pas lorsqu’il reconnut la silhouette de Tiberius au bout d’un couloir qu’il traversait au pas de course. Il finit par s’arrêter à une bonne distance. Ses yeux fixait la bourse alors qu’il haletait doucement pour reprendre son souffle tout en donnant l’impression qu’il était au meilleur de sa forme. Il avait beaucoup trop chaud avec cette cape sur les épaules et la sueur perlait sur ses tempes. Hippolyte se recoiffa distraitement, d’un geste machinal et se redressa un peu.

Son expression avait reprit un air parfaitement courroucé et irrité. Ses lèvres étaient pincées devant sa mâchoire serrée. Hippolyte tendit la main sans faire un pas de plus vers Tiberius. Rend moi ça tout de suite. Ça m'appartient. Il avait eut le temps de reprendre son souffle et sa voix était claire. Son visage jusqu’à ses oreilles étaient toujours aussi rouge, non pas à cause de la course mais de la colère.
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Mar 27 Mar - 1:09
Il ricana en le voyant tenter de récupérer un peu de contenance après s'être rendu compte de son impair. Qui a volé qui, dans cette affaire, était une question délicate. Tiberius était le légitime détenteur de l'objet. Leur oncle le lui avait offert de bon cœur – et Dieu sait qu'il en avait un petit et tout sec – et l'avait désigné. Lui. Pas son petit frère. Mais son oncle était désormais en prison. Son oncle le détestait pour ce qu'il était devenu et beaucoup de ce qui appartenait autrefois à Tiberius, c'était son frère qui en avait hérité. La sacoche faisait partie de cet héritage du « faute de mieux » que ses parents avaient légué à Hippolyte.

Tiberius riait et s'était immobilisé face à son petit frère. Le voir tout boudeur était un plaisir dont il ne pouvait pas se lasser. Hippolye avait tant joué sur la corde sensible des adultes qu'aujourd'hui, il aurait été incapable de rester crédible lorsqu'il tentait d'imposer le moindre de ses caprices.

« Aha ! Carrément... Ca t'appartient ? » Il arrêta de jouer avec l'objet et le laissa pendre du bout de sa ficelle, l'observant d'un œil curieux. « Tu penses pas que tu as assez mangé mes restes pour venir me le réclamer ? » Il le moqua grassement. « Tu n'as vraiment aucune fierté. C'est désolant. Et dire que c'est toi qui va hériter du patrimoine de la famille... » Il soupira et secoua la tête, faussement indigné. « J'ai presque honte. Tu me donnerais bien envie de revenir à la maison. Histoire de relever le niveau que Père et Mère ont dû baisser au tien. »Tiberius le toisa de toute sa hauteur, son éternel sourire toujours au coin des lèvres.

Tiberius n'avait aucune envie de revenir au manoir Avery. Il n'avait aucune envie de relever le moindre niveau. Tiberius ne pensait même pas toutes les horreurs qu'il balançait à son frère comme une terrible évidence. Mais, Tiberius savait ce qui arrachait des spasmes de rage à Hippolyte. Quels sujets rabrouaient les oreilles de son petit frère à longueur de vacance. Parce que c'étaient ces sujets qui avaient été son obsession à lui lorsqu'il vivait encore au manoir.  Tiberius aurait pû avoir un mot gentil pour lui. Pour son frère. Mais Tiberius était trop fier. Chez les Avery, l'orgueil était une culture qui se transmettait à chaque génération. Et si l'aîné pouvait l'abandonner aisément désormais qu'il s'en était libéré, il restait incapable d'un autre comportement que celui, typique, des gens qui portent l'éducation des Avery-Nott.

« Mais si tu insistes... » Il soupira, feingnant la résiliation. Il pencha la tête sur le côté et baissa le regard. Il tendit la bourse sur le plat de sa main. « Tiens. Prends-là. »

Il laissa s'envoler quelques secondes avant de récupérer un sourire mauvais. Il ferma brusquement son poing et retira sa main.

« Aller, sois pas timide, ehe. Viens la chercher. » Il se retourna alors d'une élégante pirouette pour pénétrer la première salle vide à sa gauche.


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Mar 3 Avr - 22:46
Tiberius avait ce don pour donner des hauts le coeur à Hippolyte. Son faux rire de crécelle lui hérissait les poils de la nuque et lui donnait envie de lui sauter à la gorge pour l’étrangler. Tout chez Tiberius lui inspirait un profond mépris. Un mépris qu’Hippolyte se contentait de lui renvoyer depuis quelques années déjà, avec la même ferveur qu’un miroir. Tiberius était détestable, hautain et arrogant. Hippolyte excusait ses propres tares en se cachant derrière le prétexte que c’était différent. Il avait ses raisons. Tiberius était sincère. Comment pouvait-il être si entouré et considéré avec autant d’intérêt et d’égard lorsqu’il se comportait de façon aussi ordurière devait sa petite foule d’admirateurs?

Pourtant il ne l’avait pas toujours trouvé aussi méprisable. Malgré la crainte mêlée à la jalousie et la colère que lui avait toujours inspiré Tiberius, fut un temps il l’admirait profondément et le respectait comme le petit frère attentif qu’il était. Leur enfance houleuse avait été parsemée de formidables colères et disputes mais de temps en temps des trêves s’étaient interposées. Ces moments de calmes avaient joués dans l’adoration pourrie d’Hippolyte à son aîné. Tout s’était rapidement effacé au départ précipité de Tiberius. Ces moments calmes et autres souvenirs joyeux avaient été balayés sous le tapis des ennuis.

Le petit jeu que son frère appliquait avec assiduité fonctionnait très bien. Hippolyte respirait à grands à-coup et battait des cils dans une tentative de garder son calme. Sa main droite se retrouva vite dans sa poche. Il ignora sa baguette et planta l’ongle de son index dans son pouce, ne tardant pas à attaquer le chair. Hippolyte ne s’en rendit pas compte et garda son esprit concentré sur la sensation de douleur plutôt que les paroles de Tiberius. Ça l’aidait à se calmer.

La main de Tiberius apparut sous son nez et son regard alla de la bourse qui reposait dans sa paume au visage de son frère. Hippolyte ne bougea pas et appuya un peu plus fort contre son pouce. La commissure de ses lèvres frémit doucement et Hippolyte baissa de nouveau les yeux sur l’objet qu’il convoitait. Il ne fit pas mine de l’attraper pour autant et comme il s’y attendait (à moins que son manque de réaction n’ait engendré cette conséquence) Tiberius retira bien vite sa main.

Hippolyte resta quelques secondes immobile et seul au milieu du couloir. Il prit une grande inspiration, mit encore à mal son pouce qui était maintenant tout engourdi, puis suivit d’un pas décidé Tiberius. Il sortit la main de sa poche ainsi que sa baguette, par la même occasion. Hippolyte triturait le manche nerveusement. La paume de sa main était moite. Arrête tout de suite, Tiberius. Ses muscles se contractaient et la main qui était refermée sur sa baguette tremblait de façon presque imperceptible. Il ne se posa pas la question de savoir pourquoi son frère avait souhaité les isoler dans une salle de classe. Rends la moi et ne m’oblige pas à répéter. Devant Tiberius sa confiance et sa facilité aux répliques acerbes fondaient comme la cire d’une bougie sous une flamme. Il se sentait retomber dans ses bottes d’enfant, incapable de répondre aux attaques de son frère de façon bien éloquente. La boule qu’il avait à l’estomac continuait de grossir et prendre de la place entre ses entrailles. Tu ne fais pas parti de la famille. C’est à moi maintenant.
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Jeu 5 Avr - 17:00
La porte se referma derrière lui. Tiberius ne doutait pas une seule seconde de la détermination de son frère à récupérer ce qu'il pensait lui être due. Alors, sans se retourner, il s'enfonça dans la salle de classe vide et silencieuse. Il marchait tranquillement entre les bureaux pendant que la porte s'ouvrit de nouveau brutalement. Tiberius décida d'ignorer les sommations hésitantes de son petit frère, comme si sa présence était négligeable. Il semblait chercher une place confortable parmi les bancs. Sans se tourner et ne remarquant pas immédiatement la posture menaçante de son frère, il ricana et pour toute réponse :

« Te faire répéter ? Oh, tu sais que c'est pas mon genre, ehe... »

Il sembla trouver une table appropriée et sauta dessus pour y glisser son divin céans. Il pivota pour faire face à Hippolyte et sa baguette. Son sourire fondit presque instantanément. Il le toisa et le regarda de haut en bas. Son regard s'attarda sur la baguette qui pendait le long de son corps. Tiberius avait un doute. Son frère serait-il capable de l'attaquer ? Oh, Tiberius se savait bien plus doué en duel. Leur rapidité respectives était très confortable pour l'aîné qui n'avait qu'à sortir sa baguette pour le désarmer. Alors, d'un geste plein de défi, il posa sa main sur son fourreau, comme prêt à dégainer. Mais resta immobile et jugea Hippolyte comme pour l'encourager à accomplir ce geste regrettable. Toujours assis, l'attitude de Tiberius n'avait rien de menaçante. Il apparaissait tranquille et paisible.

« Parce que tu penses que tu es assez digne d'en faire partie, toi ? » Il le regarda d'un air fasciné et pensif. Il sourit et décontracta les épaule en lâchant sa baguette. Il sauta pieds à terre et avança face à son frère, les yeux dans les yeux comme une invitation à lire en lui. Comme pour rappeler que le pauvre petit Serdaigle serait mille fois incapable traverser son esprit. « Eh bien ? Vas-y, prouve-le moi. » Sévère et autoritaire, il n'y avait plus vraiment d'espièglerie dans sa voix. Juste une intention ferme et implacable. Une évidence cruelle.

Mais avant que son benjamin ne se décide à commettre un meurtre – Tiberius et Hippolyte avaient largement été entraînés aux plus impardonnables des sortilèges – il donna un coup sec à sa baguette. Comme une claque humiliante et paternaliste. Le petit morceau de bois fusa plus loin avec un pathétique petit roulement. « Tu n'es vraiment qu'une petite pleureuse, Hippolyte... » Il soupira et le toisa de toute sa hauteur.


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Sam 7 Avr - 14:36
Voyant son frère perdre de sa superbe et son petit air hautain par la même occasion, Hippolyte se sentit envahi d’une assurance nouvelle. Il avait encore une boule qui lui asséchait la gorge mais son cerveau semblait bien moins engourdit. Il tint sa baguette avec un peu plus de volonté, redressant très légèrement le bras qui la tenait. Hippolyte perdit bien vite pied et déglutit difficilement lorsque Tiberius fit un geste vers sa propre baguette. Il savait pertinemment que contre lui il n’avait absolument aucune chance. Il ne recula pas pour autant, gardant les pieds campés au sol. Durant ses années passées loin de l’autre il avait évolué. Contrairement à ce qu’on lui rabâchait, lui aussi avait gagné en force. Oh, certainement pas suffisamment pour battre un élève de septième année au parcours aussi alambiqué que Tiberius mais s’il était assez rapide il pourrait peut-être l’amocher un peu.

Ses tentatives de se rassurer et calculs divers pour le prendre de court tournaient dans sa tête mais Hippolyte était incapable de faire le moindre geste. Il mordait inconsciemment l’intérieur de sa lèvre inférieur et se contentait de fixer son aîné. Ses paroles lui firent l’effet d’un seau d’eau glacée renversé sur son crâne mais il ne bougea pas plus. Une rougeur s’étendait de sa clavicule jusqu’à ses joues alors que le sang remontait ses tempes. Quand Tiberius bougea enfin de la table, Hippolyte eut un bref mouvement de recul qu’il regretta aussitôt. Il baissa les yeux dans un instinct qu’il était incapable de repousser. Il avait oublié la salle de classe et se croyait revenu dans le salon de leur oncle. En se concentrant un peu il pourrait sûrement entendre le tic-tac régulier de l’oeil de verre. Il ne fallait pas croiser son regard, ne pas lui donner l’occasion de plonger dans sa tête.

A la façon dont en essaie vainement de conserver de l’eau dans le creux de ses mains, Hippolyte se sentait perdre ses moyens malgré ses tentatives pour les garder. Il était incapable de lever les yeux, seul bouclier de ce qu’il avait de plus intimes, qu’il pouvait encore instaurer.
En entendant l’ordre de l’aîné des Avery, Hippolyte rentra sa tête entre ses épaules et plissa le nez. S’il levait la tête il se retrouverait face à son reflet et pourrait voir le dos du vieux costume usé qui le terrifiait tant, au col délavé et taché. Le bras qui tenait la baguette s’abaissa doucement et sa poigne sur le manche se fit moins ferme. Hippolyte se sentait trembler. Sa respiration se fit sifflante.

Sa baguette s’échappa de ses mains et alla rouler au sol. Hippolyte regarda sa main vide. La surprise qui l’avait réveillé comme un claquement de doigt devant le visage avait arrondit ses yeux. Son visage portait une expression comique à la situation. Il leva enfin la tête vers Tiberius, toujours trop étonné par son geste pour pouvoir être réellement furieux. Sa bouche pincée fut prise d’un tremblement quand Tiberius reprit la parole.

La colère explosa dans le creux de son ventre, remontant au galop dans sa gorge. Avant qu’il n’ait eut le temps de réfléchir à son geste Hippolyte repoussa violemment son frère aîné de ses mains. Plus jeunes ils s’étaient déjà battu au corps à corps et Hippolyte avait toujours finit par mordre la poussière à cause de la morphologie due à son âge bien moins avantageuse. Réitérer l’expérience n’était pas dans ses intentions mais l’obliger à s’écarter était la première réponse convenable qui lui était venu à l’esprit.

Je n’ai rien à te prouver, à toi! Sa répartie détachée et glaciale n’était toujours pas revenue mais il était bel et bien de retour dans cette salle de classe. Les Avery pouvaient dire autant qu’ils le souhaitaient que Tiberius ne faisait pas parti de leur famille, la ressemblance entre lui et leur oncle était troublante. Son langage corporel était très similaire et les mots qu’il employait étaient les mêmes.
Le regard d’Hippolyte coula jusqu’à sa baguette qui se trouvait sous une table, reposant contre le pied d’une chaise. Se mettre à quatre pattes pour aller la chercher était la dernière chose qu’il pouvait faire. A la place il se jeta sur Tiberius pour essayer de récupérer la bourse qu’il avait encore à la main. D’une main il lui griffa le visage à l’aveuglette pour le déstabiliser (et peut-être lui crever au moins un oeil par la même occasion). Il n’était pas beaucoup plus grand que lui à présent, rendant Hippolyte un brin plus confiant quant à ses chances de récupérer son bien.
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Mar 10 Avr - 18:30
Riant, moqueur, Tiberius se laissa emporter en arrière d'avantage par son propre poids que par la force de son jeune frère. Son hilarité était grinçante et goguenarde. La tête en arrière, il posa la main sur le bureau qu'il venait de percuter. La douleur se diffusa gentiment dans son dos et le Serpentard grimaça, ne perdant néanmoins pas toute sa confiance et ce sourire si pénible.

Tiberius n'avait jamais vraiment craint une confrontation face à Hippolyte. Le seul souvenir douloureux où l'aîné avait récolté le fruit de ses mauvaises taquineries était désormais loin derrière lui. Aussi ne réussissait-il toujours qu'à se gausser des crises nerveuses et des caprices que pouvait taper Hippolyte à son égard. Il se pencha en avant et entre deux rires, réarrangea son uniforme. Le nœud de sa cravate avait été déformée par la main glissante de son frère et sa chemise s'était échappée de l'emprise de la ceinture de son pantalon. Toujours accroché à ses doigts par la lanière, la petite bourse tant convoitées continuaient à se balancer sous la main de son propriétaire légitime.

« Dans ce cas, dégage. » Il redressa la tête et la secoua d'un air d'évidence. « De toute les façons, on sait tous les deux que tu aurais beau faire tous les efforts du monde, tu n'arriverai jamais à ma cheville... » Ses phalanges glissèrent sous sa ceinture pour y enfouir les pans de sa chemise. Il fixa Hippolyte et ses lèvre s'incurvèrent en un large et méchant demi-sourire. « Tu as raison, du coup... Je n'ai pas besoin que tu me prouves quoique ce soit. Ce serait péniblement ridicule. » Le silence pesa. « Non ? »

Tiberius eut sans doute prévu ce qui aurait dû arriver. Lui qui avait cherché à mettre son frère hors de tous ses moyens, qu'il l'avait poussé jusqu'à des retranchements dangereux. Pourtant, lorsque son frère se jeta sur lui avec la furie d'un dragon auquel on aurait volé le trésor, Tiberius sembla s'être laisser surprendre. Il voulut reculer en arrière et le bureau derrière lui grinça. Son bord s'enfonça dans sa colonne et le garçon sentit une brûlure piquante sur son visage, se le protégea alors comme il put.

« Woh ! Lâche-m... Ton père le... Mold... » Son premier réflexe fut naturellement de protéger la bourse. Tiberius pouvait bien sentir sa joue commencer à saigner dans un picotement horriblement désagréable, laisser sa colonne se tordre et se plier sur ce bureau de bois, secouer la tête dans tous les sens jusqu'à ce briser les cervicales, il était hors de question que son frère ne lui vole de nouveau ce qui lui était due. « Ta race pouilleuse ! Lâche ! »

Il tenta de repousser les attaques. Il sentait que son frère tirait violemment sur sa cravate et refusait de la lâcher. Et Tiberius commençait à étouffer. Quelques coups lui parvinrent et l'adolescent essayait de le contrecarrer avec ses coudes et des mouvements de l'épaule.

Des petits doigts encore tout fin réussirent à se glisser sous son bras, plié en un angle improbable grâce à son épaule relativement souple. Sentant que Hippolyte était bien plus leste que lui pour se glisser dans les interstices, il voulut pencher la tête et fit mine de la lui mordre. Il leva l'autre bras de l'autre côté, la petite sacoche magique au bout de ses doigts. Tiberius s'agitait et se tordait dans tous les sens. Le bureau reculait de plus en plus, jusqu'à rencontrer celui de derrière. Les chaises grincèrent bruyamment et dans la mêlée le Serpentard perdit la bourse du bout des doigts. Elle glissa bien plus loin. Tomba sur une table voisine et roula sous une chaise. Tiberius s'écrasa – et sentit un craquement de son coude – sur le plat du bureau en tendant de la rattraper du bout des doigts. Mais il en fut incapable.

Moment de panique. Tiberius s'immobilisa un instant. Puis redressa les fesses sur la table pour s'y appuyer, attrapant le poignet de son frère pour le retenir. Avec son pied, il enfonça la semelle sur Hippolyte pour le propulser plus loin et, gagnant de cet élan, être lui-même repousser en arrière, vers l'objet de leur conflit.

« Même pas dans tes rêves, cracmol. » Souffla-t-il en sortant sa baguette, maintenant que sa main avait été libérée. « Levicorpus ! »


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Jeu 31 Mai - 0:03
La main d’Hippolyte glissait doucement de la cravate de Tiberius. Il ignora le coup qu’il se prit dans la machoir et lâcha complètement la cravate pour étaler sa main sur le visage de son frère, griffant du mieux qu’il pouvait. Il gardait son autre bras tendu, essayant de se disloquer l’épaule pour atteindre la bourse que Tiberius refusait de lâcher. Il parvint à l’effleurer et le Serdaigle sentit une bouffée d’audace le submerger alors qu’il enfonçait un peu plus ses ongles dans la chair de son aîné, cherchant à le faire basculer de son poids. Mais le petit objet qui causait toute cette agitation fut bientôt hors de portée. Hippolyte ne remarqua pas sa disparition tout de suite, surpris par la perte d’équilibre de son frère et de lui même par la cause à effet. Il se redressa un peu, la cherchant des yeux.

Elle reposait juste sous une chaise. Hippolyte esquissa immédiatement un mouvement vers elle mais ne réussit pas à aller bien loin. Il tourna vivement la tête pour regarder son poignet pris en otage avant de relever les yeux vers son frère. Son poing libre se leva, prêt à s’abattre avec toute sa fureur d’adolescent de quatorze ans sur le Serpentard, mais il fut coupé net dans son élan en même temps que son souffle quand la semelle de son détracteur (et le pied qui y était rattaché) s'enfonça dans son estomac. Plié en deux, les bras autour de son estomac, Hippolyte mit quelques secondes avant de pouvoir prendre douloureusement une bouffée d’air. Bouffée d’air qu’il n’eut pas le temps de savourer puisqu’il se sentit partir en arrière alors qu’une force invisible et contre laquelle il ne pouvait rien tirait brutalement son pied. Sa tête percuta le sol avec fracas et Hippolyte y porta immédiatement les mains, sa plainte fut étouffée par sa robe de sorcier qui s’était retournée, irrémédiablement attirée par le sol. Encore sonnée le jeune garçon se débattit mollement. Il essaya de retirer son sac dont le poid sur la lanière lui sciait le cou. Hippolyte renifla bruyamment. Ravaler ses larmes devenait de plus en plus difficile alors que la boule de colère au creux de son estomac ne faisait que croître.

Ses grands gestes furieux étaient de moins en moins précis et il s'emmêla plus qu’il ne se libéra de sa robe de sorcier et son sac. Il finit par tendre les bras, presque à l’aveuglette. Il frôla le sol du bout des doigts. Le point de douleur dans son crâne battait la cadence des palpitations de la veine sur son front. Des flash blancs devant les yeux. “Arrête, Tiberius... Arrête tout de suite.” Sa voix était réduit à un sifflement tremblant à peine audible. Le rouge lui montait aux joues en même temps que le sang grimpait vers sa tête. Il commençait à avoir le tournis. “Je vais te tuer. Je te jure que je vais te tuer.” Il marmonnait ses menaces, s’étranglant à moitié, et battait follement des cils alors que les larmes lui piquaient les yeux. Sa respiration était lourde et bruyante.
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Jeu 31 Mai - 5:49
Tibérius avait glissé jusqu'en dehors de la table. Il faillit rouler sur le côté pour tomber par terre mais son pied gauche trouva rapidement le contact avec le sol et le reste de son équilibre se calibra tant bien que mal dans l'espace. Encore sous l'effet puissant de l'adrénaline, il manqua de tomber. Pivota sur lui-même, rata quelques pas pour se retrouve brusquement sur une chaise, le cul bien vissé et risquant de peu, dans cet élan cartoonesque, de quitter son siège. Tiberius attrapa le rebord de la chaise avec sa main libre et pris quelques secondes avant de trouver ses repères dans l'espace. Libéré. Hippolyte hors d'état de nuire, il le regarda mollement se débattre en l'air. Il pouffa et il observa autour de lui, par terre et repéra bien vite la petite sacoche de cuir. En soufflant, il la récupéra d'un geste lent et assuré.

Pauvre Hippolyte. Il lui faisait un peu de peine, les pieds suspendus comme ça, en l'air. Tiberius pencha la tête comme pour découvrir son visage dissimulé par les longs pans de sa robe sorcière. Il souffla d'un ricanement presque amusé. En passant sa main sur sa joue, il se rendit compte qu'il saignait. De pas grand chose. Une petite griffure de chaton qui disparaîtrait aussi vite que c'était apparut. Mais il râla de devoir trouver une excuse plausible à ce genre de stigmate suspect. Il avait également mal au cou et desserra sa cravate. Quelques bleus allaient sans doute apparaître d'ici demain. Rien de grave.

En soufflant – son cœur battait encore très vite et ses poumons brassaient beaucoup d'air – il se releva. Il avait retrouvé sa tranquillité méprisante et approcha du corps suspendu de son frère. L'aîné fit le tour comme pour chercher la tête et la queue de l'animal, d'un air d'absurdité théâtrale. Tiberius l'entendait rouspéter – il ne savait pas ce que son frère disait exactement mais il devinait aisément qu'il s'agissait de supplications mêlées de menaces – et le regardait d'un œil tendre. Il souleva un morceau de cape pour découvrir le visage rougit de colère – et un peu du sang qui devait lui monter à la tête – de Hippolyte.

« Carrément... Tu vas me tuer... » Moqua-t-il sans du tout y croire.

Depuis le temps que le petit Avery menaçait son aîné, Tiberius avait apprit à ne prendre au sérieux aucune de ses menaces. Il pouffa en le libérant de son sac qui tomba lourdement au sol.

« Tu n'en as pas marre d'être aussi... » Rieur et railleur, il chercha ses mots en grimaçant. « Pathétique ? »

D'une main ferme, il attrapa son col, au niveau de sa nuque. Les mouvements ahuris et paniqués de son frère l'empêchaient de correctement le tenir et Tiberius lui tapa le dos d'une main d'un geste vif et paternel.

« Tu auras beau faire tous les efforts que tu veux, petit frère, je porterai toujours ton nom. » Grinçant, il rit. S'exclamant, il trouva le chemin de son col de cravate. « Personne ne peut me renier... Jamais. Pas même toi. Et tu veux savoir pourquoi ? »

Il tenta d'approcher prudemment de son visage pour murmurer.

« Liberacorpus. »

Son bras, tenant son col, se fit plus ferme. Néanmoins, le corps tombant de son frère était trop lourd et il fut incapable de le soulever d'une seule main. Il se contenta de prévenir une chute sur le crâne en le retenant le plus possible pour que ses jambes touchent le sol en premier. A peine trouva-t-il le chemin vers le plancher que Tiberius jeta son frère en arrière, contre la table du professeur.

« Parce qu'il se trouve que quoi qu'il arrive, toi et moi, nous aurons toujours le même sang. »

L'idée était plaisante et horriblement fataliste. Tiberius savait que pour Hippolyte, la plus grande insulte était qu'il ne pourrait jamais se défaire de ce fait. Simple et irrévocable. Le Serpentard semblait presque jubiler à cette mention. La famille Avery, condamnée à la corruption moldue à cause d'un seul et unique de ses membres. Rayée des 28 sacrées, des siècles et des siècles de consanguinité pour que tout soit foutu par la faute d'un seul de ses membres. La trahison à son propre sang, Tiberius était bien placé pour le savoir, était  le plus grand des parjures. C'était craché sur les sacrifices que tous ses aïeux et sacro-saints ancêtres avaient consenti pour le bien de la communauté. Pour préserver le pouvoir et la noblesse.

Nous aurons toujours le même sang.

Cette promesse de fraternité éternelle semblait ouvrir un trou béant sous ses pieds. Qu'ils parlent, tous ces chiens qui se mêlaient de leur vie de famille comme si ça les concernait. Qu'ils jugent sans connaître et sans comprendre. Tiberius savait qu'un jour, cette phrase prendrait une lourde signification.

Envoyant un baiser provocateur à son frère, Tiberius rangea la petite bourse dans sa poche intérieure puis sa baguette dans son fourreau.

« Quand tu te seras décidé à arrêter de patauger dans ta propre médiocrité, tu viendras me faire signe. Ehe, salut... »

Il salua Hippolyte d'un geste rageant et lui tourna le dos. En vérité prêt à décocher sa baguette, il écoutait les craquements du plancher, craignant un nouvel assaut alors qu'il se dirigea vers la porte de sortie.


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Sam 2 Juin - 1:27
Les genoux d’Hippolyte s'entrechoquèrent avant de toucher le sol. Le reste suivit lourdement. Il n’eut pas le temps de chouiner et faire un geste vers son frère (l’idée de lui arracher la langue n’avait jamais été aussi tentante), il se retrouva les fesses par terre et les yeux ronds de surprise. Ses lèvres disparaissaient presque tant ils les pinçaient, mâchonnant furieusement sa lèvre inférieur. Son visage rouge vif lui donnait un air cartonnesque amusant. D'une seconde à l'autre de la fumée allait s’échapper de ses oreilles dans un sifflement strident.

Il ne sentait pas ses bras trembler. Ses mains serrées en deux poings reposaient sur ses cuisses. Par habitude ses ongles travaillaient ses paumes, pinçant et griffant sans qu’il n’y fasse attention. Ses yeux ne lâchaient pas Tiberius. Chaque parole qu’il prononçait avait pour effet de les faire s’agrandir un peu plus. Ronds comme des grosses billes. Il remontait le menton, serrait les dents un peu plus. Son expression outrée avec quelque chose d’hilarant, pareille à celle d’une petite grand-mère respectable qui vient d’entendre un juron particulièrement offensant. Il avait oublié sa baguette qui gisait encore au sol, la bourse qui soudainement n’avait plus aucune importance à ses yeux. Un marteau tapait dans son crâne et l’empêchait de réfléchir. La boule dans son ventre continuait de grandir et de lui tordre les boyaux. Un animal sauvage qui mordait et griffait. Ses pattes tapaient dans sa tête. Son grognement était comme un bourdonnement de plus en plus dérangeant. Hippolyte porta les mains à sa tête pour la soutenir. “Tais toi.” Il tira sur ses cheveux, souhaitant que ça fasse partir les claquements de mâchoire et les martèlements. Le trop plein. Fermer les yeux n’aida pas. Tiberius était toujours la, sifflait toujours dans son oreille. Langue de serpent, baiseur de porcs. Les insultes de son oncle s’infiltraient et rebondissaient contre son crâne, se répétaient et s’amplifiaient comme les ondes à la surface de l’eau perturbée par des ricochets. “Arrête de parler.” Quelques touffes de cheveux lui restèrent dans les mains. Hippolyte frappa le sol du pied comme un enfant capricieux. “Ferme là, tu comprends pas? Ferme là!” Sa mâchoire se verrouilla de nouveau, il se recroquevilla sur lui-même. Ses mains tiraient encore ses cheveux, inlassablement. Il n’arrivait pas à se raccrocher.  Ses pieds battaient dans le vide sous des abysses. Il se sentait fatiguer. Tiberius devait se taire. Parce qu’il n’était personne. Il n’avait pas le droit de parler au nom de qui que ce soit. Pas celui des Avery. Il n’avait pas le droit de lui parler ou de le toucher. Un haut le coeur déclencha un spasme qui s’arrêta vite. Une grande goulée d’air. La dernière avant de perdre pieds. Il avait tout lâché, fier et grand. Il parlait fort et brassait beaucoup d’air. Un pantin qui pense s'être libéré de ses fils. Tu mets le feu au théâtre. La boule jouait au yo-yo dans sa gorge, lui piquait le nez. Comme une grenade qui tarde un peu à péter, qui hésite. Tic tac boom. Tib qui fornique avec la racaille. Un baiseur de porcs.

Lâcher prise.

Boom

Hippolyte releva la tête. Tiberius était au sol.
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Mer 6 Juin - 18:21
Il tend la main sur le poignée de la porte. Un frisson le parcours. Une boule au ventre. L'angoisse, rien de plus. Quand sa main se pose sur la poignée, le contact contre le métal froid a sur lui un effet de violence immédiate. Il s'immobilise. Son estomac se tord et il a comme un mauvais pressentiment. Alors, il pense à peine à se retourner sur Hippolyte. A peine.

Un feu volcanique traverse brusquement ses veines et vient se déverser en cascade de magma dans ses boyaux. Tout fond. D'un coup. Comme si son ventre se ramollissait, il sent une brusque montée de sang. Un souffle. Murmuré et inaudible.

« Hippolyte... » Le magma remonte dans sa gorge et s'étend dans sa bouche. Une main tremblante touche le bord de ses lèvres où coule la liqueur bouillante. Il voit. Du sang. Chaud. « Hip... »

Un bourdonnement affreux l'aveugle et son sang redescend jusque dans ses jambes qui se ramollissent comme du pain de mie. Ses intestins dansent dans son bide et une sensation de poignard s'y enfonce brutalement. La douleur est soudaine, il lâche un souffle comme pour cracher son âme. Quelques postillons colorés se perdent sur la porte et dégoulinent sur ses vêtements. Il ne comprend pas : Tout tourne et il ne se rend compte que trop tard qu'il s'est étalé pitoyablement par terre.

Ses respirations sont douloureuses. Ses poumons forment des amas de cailloux durs et tranchants qui percent ses tissus organiques. Chaque souffle est si douloureux que sa poitrine se soulève en des mouvements spasmodiques et paniqués. Ses mains cherchent l'équilibre à taton alors que ses jambes battent faiblement. Il se débat contre lui-même et roule un peu alors que sa bouche déverse encore du sang. Encore. Encore. Il redresse la tête et a l'impression de tout vomir. Quand il passe une main faible sur son ventre, il s'affaisse dans un gargouillis répugnant. Il n'en faut pas plus pour que Tiberius lâche une gerbe de sang sur le sol. Une énorme marre s'étale sous les mains du Serpentard qui baigne désormais dedans.

Il ne sait pas où est Hippolyte. Ses oreilles les cherchent car il ne peut pas lever les yeux sans que le monde entier ne fasse un tour complet.

Une paire de jambes passa dans son champs de vision et pitoyablement, Tiberius voulut la toucher ou l'attraper.

« Hippolyte... » Sa voix était celle d'une créature d'outre-tombe et du sang colorait tout son menton. La flaque s'étendait toujours et toujours et toujours. Son regard vide se perdait et ses paupières tombaient d'elles-même. Tiberius eut une vision cauchemardesque de sa propre mort et lutta pour ne pas s'endormir.

Comme il n'arriva pas à attraper son frère – il n'était même plus sûr qu'il s'agissait de son frère – il abandonna en se laissant tomber dans la marre de son propre sang. La respiration de plus en plus faible. De plus en plus bruyante. Il s’étouffait et se noyait dans sa gorge. Sa poitrine s'écrasait pathétiquement et ne se soulevait qu'à peine. Chaque goulée d'air était un pieu dans les poumons. Il était des efforts inimaginables qui n'en paraissent pas tant. Ses yeux se révulsaient par moment et il forçait fort sur ses paupières. Il avait un désir viscéral de s'endormir. Ce matelas d'hémoglobine lui semblait être le plus confortable qu'il n'ait jamais connu. Et un drap mortuaire l'enveloppait confortablement.

La douleur avait un côté inexorable. Il souffrait de respirer. De bouger. De garder les yeux ouvert. De garder contact avec la réalité. Des images de nostalgie apparurent à son esprit, comme si tous les souvenirs du monde étaient un meilleur échappatoire à sa situation. Il repensa à Hippolyte et ses échecs. Aux Persson qu'il aurait voulu avoir à ses côtés, maintenant. A son oncle et ses parents. Aux disparus qui lui semblaient maintenant très proches. Tiberius se réveilla en sursaut, vomissant une nouvelle gerbe de sang. Il prit conscience qu'il s'endormait. S'il restait là, il allait mourir. Et personne ne viendrait le sauver, dans cette salle de classe. Des larmes humidifiaient abondement ses joues depuis quelques minutes.

Dans un effort insoutenable, il se traîna contre la porte. Le souffle coupé par la douleur, il restait en apnée en espérant minimiser sa souffrance le temps de se sortir de ce très mauvais pas. Une jambe après l'autre, tremblantes comme des feuilles, il s'essaya à se relever. Il n'allait pas mourir. Pas tout de suite. Pas après les événements de l'an dernier.

Quelle poisse... Après trois ans à vouloir devenir animagus vainement, il allait mourir quelque jours après avoir réussi. La vie est une chienne. Il n'aurait même pas pu en profiter.

A peine debout, Tiberius retomba presque aussitôt. Son buste traversa l'encadrement de la porte et le Serpentard se rendit compte que Hippolyte n'était plus là et qu'il était sortie, laissant la porte ouverte derrière lui.

Le choc de la chute lui fit cracher d'avantage de sang. Il grogna fort et l'usage de son souffle et de sa voix accentuèrent la douleur en une gerbe électrique qui le fit frissonner de froid. Tout son corps lui semblait de glace. Tiberius sentait qu'il ne pourrait pas aller plus loin. Tant pis.

Il roula sur le dos et il sentit le reste de ses organes dissous retomber lourdement contre ses reins. Chacun de ses souffles se fit court dans un rythme lent de fin d'agonie. Ses yeux restèrent plantés sur l'encadrement de la porte. Même dans sa mort, il fallait qu'il soit dans un entre-deux, pensa-t-il ironiquement. D'une main, il vérifia lentement dans sa poche s'il avait encore la bourse. Ses souvenirs des dernières minutes s'effilochaient avec une rapidité désobligeante. Il avait encore la bourse. Putain. Tout ça pour rien...


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Jeu 7 Juin - 0:17
Prostré contre le bureau, Hippolyte observa son frère. Son frère allongé dans son sang. Tout coloré de vermeille. Il laissa échapper un hoquet étranglé et se recroquevilla encore. Un coup sur la tête, pour l’aider à se réveiller de ce qui semblait être un mauvais rêve. La pièce n’avait pas bougé, Tiberius un petit peu. Il voyait ses doigts se plier et se déplier comme les pattes d’une araignée qu’on vient d’écraser.

Tout doucement Hippolyte se leva, s’aidant du bureau à côté de lui. Le meuble grinça bruyamment quand il s’y appuya de trop, le faisant glisser sur quelques centimètres. Sa tête était vide. Il avait du mal à associer ce qu’il voyait à la réalité. Après un bref vagabondage dans la salle de classe qu’il eut l’impression de redécouvrir, ses yeux se posèrent sur sa baguette. Maladroitement, les jambes flageolantes, il alla la récupérer. La serrer dans sa main lui donna une sensation d’ancrage bienvenue. Il prit une petite respiration, s'épongea d’un revers de manche le front. Hippolyte constata qu’il était en nage. Ses cheveux collaient sa nuque et le col de sa chemise était déjà humide. Hippolyte mit sa baguette dans son sac avec précipitation. Rassembler la force pour se retourner lui demanda quelques secondes.

Il était toujours là. Le visage tourné vers le plafond, les yeux révulsés. Son corps secoué de spasme ressemblait à une poupée désarticulée hantée par un démon qui ne savait pas bien piloter. Hippolyte l’observa avec des yeux curieux, le nez froncé parce que l’odeur était dérangeante. Il n’avait jamais vu Tiberius dans une telle position de faiblesse. Tiberius l’intouchable, le magnifique, le si parfait Tiberius qui avait tellement de potentiel. Sacro-Saint Tiberius aux multiples talents gâchés par ses idées répugnantes. Tiberius qui noircissait le nom des Nott et des Avery. Il était une immonde tâche dans un arbre généalogique parfait. Oh. Il y avait quelques rumeurs comme quoi l’arbre des Nott n’était pas si pur que ça (des calomnies, vraiment). Mais chaque problème avait sa solution. Celle d’Hippolyte se tortillait devant ses yeux, se noyant dans son propre sang.

S’il se débarrassait Tiberius une bonne partie des soucis qui encombraient l’esprit de ses parents seraient résolu. Les siens en tout cas. Il ne risquerait plus de tomber sur des lettres de son aîné, dissimulées sous le matelas du lit de la chambre d’ami. Et l’esprit de sa mère aurait toute la place seulement pour lui. Il était sûr qu’elle ne tarderait pas à oublier Tiberius. Tout le monde l’oublierait vite. On se rappelerait du petit Hippolyte qui débarrassa tout le monde (Les Nott-Avery) de la présence de l’amoureux des moldus. Le nom Avery arrêterait d’être entaché encore et encore. Le petit Hippolyte pataud et incompétent. Son oncle… il en entendrait peut-être parler à Azkaban. Peut-être avant de recevoir le baiser du Détraqueur. Après ça serait inutile. Son esprit semblait flotter ailleurs, détaché de son esprit.

Hippolyte battit des cils. Le retour à la réalité fut brutale. Il serra son étreinte. Du visage livide et barbouillé de sang de Tiberius ses yeux glissèrent jusqu’à ses mains serrées autour de son cou. Il écrasait, griffait. Et lui crachotait des gerbes de sang. Hippolyte n’en avait jamais vu autant. Un gargouillis sinistre s’éleva de la gorge de son frère. Il crut sentir son pouls de plus en plus faible palpiter contre la paume de sa main. Hippolyte le lâcha brusquement. L’odeur était nauséabonde. Piquait les yeux et faisait remonter les larmes. Il se recula vite, la poitrine soulevée par les grandes respirations bruyantes qu’il prenait. Sa vue se brouilla à cause des larmes. Du sang couvrait le bout de ses doigts jusqu’à ses coudes. Sa cape était humide et il lui sembla que le sang la rendait plus lourde. Il devait en avoir perdu des litres et des litres. Hippolyte étouffa un nouveau hoquet et sortit de sa torpeur en entendant Tiberius émettre un bruit terriblement inquiétant (tout son état était terriblement inquiétant). Une vague de panique lui donna la chair de poule. Il fallait trouver de l’aide. Il fallait trouver de l’aide sinon il allait mourir. Les petits souliers d’Hippolyte claquaient sur le sol à un rythme régulier. Il ne s’arrêta pas hors de la salle et continua son chemin sans savoir ou il allait. Ca tapait dans ses oreilles. Le bruit de ses pas ou de son coeur. Les sabots d’un cheval qui martelait dans son crâne.

Sa brève course fut brisée nette quand il rencontra un obstacle. Hippolyte recula de quelques pas pour garder son équilibre. Ses yeux comme ceux d’un animal prit dans les phares d’une voiture restèrent fixent une seconde. Ils se posèrent sur l’obstacle. Margaret. “C’est T-T-Tiberius il…” Azkaban et le baiser du Détraqueur. Pire que la mort. Ses lèvres se scellèrent. Hippolyte regarda Bride en silence. Il se sentait essoufflé. La migraine se répandait dans ses tempes et le sifflement pareil à celui du Poudlard Express était de retour. Il la repoussa d’un coup et bifurqua au détour du couloir avant de s’engouffrer dans un des passages secrets relativement peu secret du château.
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Jeu 7 Juin - 10:35
Rendre ses livres à la bibliothèque. Ecrire à ses parents. Cirer ses chaussures. Finir son devoir d’histoire. Enfin se décider pour quelle couleur utiliser pour la parure d’hiver qu’elle voulait tricoter à Cat pour son anniversaire. Margaret avançait dans les couloirs du château sans les voir, trop occupée à dresser la liste mentale de tout ce qu’elle avait à faire ce soir, descendant machinalement les étages en direction de la bibliothèque. Elle avait peur d’oublier quelque chose. Rose corail avec des reflets argentés pour sa sœur, c’était décidé. Il lui restait une grosse semaine pour tout tricoter et elle n’avait pas le temps de tergiverser plus. Sa sœur aimait le rose, ça lui allait bien au teint, et elle serait particulièrement contente si ça brillait, surtout de manière assortie à son uniforme de Serpentard. Oui, une bonne chose de faite, ce serait parf…

Le choc lui coupa le souffle, envoyant valdinguer ses livres un peu partout dans le couloir. Meg cligna des yeux, vacillante, pour identifier le boulet de canon qui lui était rentré dedans.

« Hippolyte ? »

Sa question mourut dans sa gorge, et elle oublia immédiatement toute velléité de ramasser ses affaires. Il y avait quelque chose qui clochait. Quelque chose de pas normal. Il était pâle, les yeux ronds comme des soucoupes, comme s’il venait de voir un Détraqueur. Elle ne l’appréciait pas, mais il aurait fallu être sans cœur pour ne pas ressentir une pitié inquiète devant son air perdu. Il lui fallu un instant avant de réaliser que ses mains, ses manches étaient rouges jusqu’aux coudes. Rouge comme du sang. Elle le fixa, yeux écarquillés à son tour, main cherchant déjà sa baguette.

« Qu’est-ce qu’il se passe ? OWW ! »

Il venait de la repousser et pour la deuxième fois, elle cligna des yeux. Ce coup-ci, il avait disparu. Le couloir était vide, seul le mot « Tiberius » résonnant dans le silence. Tiberius ? Sans réfléchir, elle se mit à courir dans la direction d’où Hippolyte était venu, baguette tendue un peu inutilement devant elle. Peut-être bien qu’elle était en train de se jeter droit dans la gueule d’un monstre. Qu’elle aurait dû suivre son condisciple, alerter un professeur. Toutefois, elle n’en eu pas le temps de peser ses options plus avant. Dérapant un peu pour s’arrêter, elle se retrouva nez à nez avec une porte ouverte, toute éclaboussée de sang. Baissa le regard, et tomba immédiatement à genoux, ce qui généra un léger bruit d’éclaboussure alors que ses genoux atterrissaient dans une mare de sang. Tiberius gisait devant elle dans un océan de rouge.  De l’écarlate partout. Déjà, sa propre jupe en absorbait comme de la teinture.

Elle jeta un coup d’œil à la salle de classe vide devant eux : vraiment vide. Aucun monstre n’y semblait caché. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Ça n’était pas la question. Pas de danger immédiatement. Tiberius. Tout son tronc semblait étrangement affaissé sur lui-même, comme si ses organes internes avaient disparu, laissant son abdomen vidé. Tout ce sang. La pièce était repeinte en rubis, brillante. Elle attrapa la main de son ami d’enfance, se fondant à son tour dans ce monde vermillon à l’odeur métallique. Il respirait encore, ses yeux étaient ouverts.

« Tiberius ! Tu m’entends ? »

Son visage même était peint d’un masque d’incarnat. C’était stupide. Elle était stupide. Il fallait arrêter tout de suite ses saignements ou il allait mourir sous ses yeux. Avec des mains d’oiseau fébrile, tremblante, elle tâta tout son corps à la recherche de l’artère sectionnée qui avait engendré ce carnage. Rien, il n’y avait rien. Rien qu’elle puisse faire. Est-ce qu’il avait pu cracher tout ça ? Est-ce qu’il avait vraiment vomi l’intérieur entier de son corps ? Est-ce que c’était seulement possible ? Episkey lui traversa l’esprit, mais Tiberius était au-delà du nez cassé. Il fallait qu’elle l’emmène à l’infirmerie. Tout de suite. S’il ne se brisait pas, mou et vide, en chemin. Merlin leur vienne en aide !

Elle se releva dans un bruit de succion écoeurant. A s’être penchée sur lui, elle était tout aussi écarlate. Pense, pense, pense. « Ferula ! ». Elle avait le cœur au bord des lèvres, mais une attelle magique se mit bien en place pour soutenir tout le dos de Tiberius, et redonner un semblant de forme normal à sa cavité abdominale qui n’était plus que ça, une cavité.

« On va… On va aller à l’infirmerie. S’il te plait, ne meurs pas. »


The piano is not firewood yet
They try to remember but still they forget
That the heart beats in threes
Just like a waltz
And nothing can stop you from dancing

crédits : siren charms, visenya, eylika
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Confrontation • Pv. Un Cracmol
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