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[Terminé] Pérégrination (Tiberius et Aslinn)

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Mar 13 Mar - 14:00

Comme beaucoup de ses camarades Hippolyte était dans un état de somnolence avancé quand la musique avait retenti pour les tirer violemment de leur sommeil. Il avait sursauté en entendant les premières notes macabres de cornemuse et lancé un regard inquiet à ses camarades de dortoir avant de finalement oser sortir du lit pour aller se poster à la fenêtre alors que des gerbes lumineuses éclairaient le ciel mieux qu’une pleine lune. La petite poignée d’adolescents de quatorze ans avait le nez collé aux vitres pour ne pas perdre une miette du spectacle. De l’angle où se trouvait Hippolyte ce n’était pas vraiment évident. Il alla rejoindre un camarade à sa fenêtre pour pouvoir lire le discours éphémère dont les lettres dorées ressortaient sur les épais nuages gris. Les premiers reniflements discrets se firent entendre peu après que le premier nom ait apparu.

La voix d'un préfet appela les garçons à venir rejoindre le reste des élèves dans la salle commune. Dans un même mouvement les adolescents bougèrent jusqu’aux escaliers pour commencer un migration rapide. Aucun ne voulait perdre une miette du spectacle de peur de minimiser leur deuil. Hippolyte s’immobilisa dans les escaliers qui descendaient jusqu’au petit salon où était regroupé une bonne partie des élèves. Il n’était pas sûr d’être autorisé à se joindre à leur peine et à pleurer les morts, il savait qu’on le regarderait de travers. Mais l’idée d’être seul dans le dortoir des quatrième années ne lui plaisait pas plus. Hippolyte descendit silencieusement rejoindre ses camarades qui étaient encore collés aux fenêtres de la salle commune. On avait prit soin de laisser les plus petits devants. Comme un élève trop timide pour faire une remarque, le cadet des Avery resta sagement en arrière, le ventre chatouillé par un malaise croissant.

Lorsque le dernier nom s'éteignit dans le ciel, se décomposant en une poussière étoilée rutilante, une houle s’empara des Serdaigles qui semblèrent reprendre vie. Hippolyte vit Aslinn et un autre préfet sortir de la tour en premier alors que les autres organisaient le voyage jusqu’à la Salle sur Demande.
Hippolyte essuya son visage trempé de larmes. Ce n’était pas tant les noms qui l’avaient fait pleurer mais le drame poussé de la présentation et ce qu’elle avait fait remonter. Pendant une seconde il s’imagina se joindre aux élèves avec lesquels il partageait le blason pour rejoindre la Salle sur Demande sur la pointe des pieds. Hippolyte observa les élèves sortir au compte goutte de la salle commune pendant un bref instant de flottement avant de finalement retourner dans les escaliers qui menaient à son dortoir. Il s’arrêta en chemin pour s’assoir sur l’une des marches et écouter les élèves sortir. Jamais autant d’adolescents n’avaient été si calmes et ordonnés. Les chuchotements étaient couvert par les raclements des chaussons contre les dalles du château. Bientôt la salle fut complètement silencieuse.

Hippolyte n’avait pas sa place parmi les élèves endeuillés qui allaient se retrouver dans la Salle sur Demande. Il regrettait le calme mortuaire qui s’était installé dans cette pièce toujours vivante d’activité mais savait qu’il aurait bien plus regretté de se greffer à ses camarades endeuillés. Les regards et les chuchotements n’auraient fait que s’amplifier au fil des jours. Hippolyte s’essuya les yeux avec la manche de son pyjama et renifla un coup dans l’idée de s’empêcher de repartir dans une nouvelle crise de larmes. Il abandonna sa marche dans les escaliers pour aller plutôt s'asseoir sur son lit, meilleure optique de consolation pour ce soir. Hippolyte se moucha. Ce ne fut qu’une question de secondes avant qu’il se remette à sangloter et hoqueter bruyamment (dans une tentative échouée de rester silencieux).
Il comblait son sentiment de solitude en partageant ses temps libres entre Catriona et Gabriela mais chacun avait ses problèmes d’adolescents à gérer ou plusieurs étages les séparaient. Hippolyte savait que leur amitié était fragile car elle ne tenait qu’à peu de choses. Des jeux lors de soirées un peu trop ennuyantes. Aslinn était très souvent occupée, trop âgée pour qu’il puisse vraiment la considérer comme une amie. Il ne s’ouvrait pas l’un à l’autre, gardaient pour eux ce qu’ils pensaient. S’épauler en prétextant que tout allait bien était une bien meilleure façon de gérer sa peine.

Hippolyte se sentit tout petit dans son grand lit à baldaquin, trop loin de sa famille et ceux qui comptaient. Il ne voulait pas rester à Poudlard pour neuf nouveaux mois s’ils promettaient d’être aussi pénible que ces premières semaines. Cet hommage aux élèves tombés durant la guerre sonnait comme l’avertissement de nouvelles journées bien difficiles à passer et le propre deuil de sa famille éloignée à ravaler un peu plus longtemps.
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Mar 13 Mar - 21:59
Tiberius l'avait suivi jusqu'à la tour des Serdaigle. Les couloirs étaient calmes, trop calmes même pour une nuit. Aucun fantôme, ils étaient tous à la commémoration. Elle préférait oublier la présence du serpentard près d'elle, se concentrant sur ses pas pour oublier le reste. On n'entendait que ça dans le couloir, le bruit de leurs pas sur la pierre.

Après plusieurs minutes qui lui paraissaient des heures, la préfète arriva devant la porte de sa maison et devant le heurtoir en forme d'aigle dont une voix s'éleva, leur posant une énigme comme à son habitude.

Si 1 vaut 5, 2 vaut 25, 3 vaut 325 et 4 vaut 4325. Combien vaudra 5 ?

Aslinn soupira. Etait-ce vraiment le moment de poser des énigmes ? Elle n'avait pas franchement envie de répondre et elle songea que pour les autres élèves qui arriveraient ensuite, juste après leur commémoration, une énigme n'était pas vraiment ce dont ils avaient envie ou même besoin.

- Un.

Le heurtoir se figea pour laisser la porte reprendre sa fonction première. Aslinn entra dans la salle vide. Il y avait de grandes fenêtres qui donnaient sur l'extérieur. Les vitraux laissaient filtrer les lumières extérieurs, teintant la pièce d'une large famme de couleurs, principalement dans les bleus et bronze. Aslinn connaissait cette pièce dans ses moindre détails depuis six ans, elle traversa la pièce sans s'arrêter pour se rendre jusqu'aux escaliers.

- Sa chambre est par la.

Elle indiqua le couloir à emprunter. Elle restait devant Tiberius pour lui montrer le chemin. Une fois devant la porte elle frappa.

- Hippolyte ? C'est moi, Aslinn. Je suis...

Elle jeta un rapide coup d'oeil à Tiberius, se rappelant soudainement que les deux frères étaient loin de se montrer très proche l'un de l'autre. Mais le temps était au rassemblement et Tiberius ne semblait pas être venu pour le conflit. Elle aurait aimé avoir quelqu'un de sa famille ici à Poudlard mais en dehors de cousins suffisamment éloignés pour ne pas connaitre leurs prénoms elle n'avait personne. Mais elle doutait qu'il la laisse entrer s'il savait que Tiberius était présent. Elle n'avait d'autre choix que de piéger Hippolyte, pour son propre bien.

- ... je suis revenue de la salle. Je peux entrer ?

Elle attendit la réponse, ou tout du moins un signe de vie avant d'ouvrir la porte, doucement.


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Jeu 15 Mar - 0:49
Tiberius écoutait le bruit de ses pas résonner dans le couloir comme un orchestre assourdissant. Une étrange lourdeur s'était emparé de lui et il avait une bizarre sensation dans les épaule et dans le ventre. Comme si on y avait coulé du plomb liquide. Une espèce de langueur incommodante qui ralentissait sa marche derrière celle, plus déterminée, de sa camarade bleue et bronze. De temps en temps, comme pour oublier ce sentiment amer au fond de ses tripes emmêlées, il levait les yeux vers les fenêtres et voyait passer un rayon de Lune qui déchirait le ciel noyé de ténèbres. Il voulut soupirer pour libérer un peu de pesanteur désagréable mais il lui sembla que ce souffle éclaterait comme une injure au silence funèbre. Alors il se tut et resta dans le dos de Goyle, sans oser parler.

Tiberius avait pensé naïvement que cette initiative apaiserait ce sentiment étranger qui rôdait dans son esprit. L'idée qu'il n'était pas à sa place parmi les héros, là où ses mains avaient été tâchées de la cruauté de ses aïeuls. Mais il se rendit compte, sans doute un peu tard, que sa place n'était pas aux côtés de ceux qui partageaient ses vieilles origines archaïques. Il se tut. Quelque part, la fierté de pouvoir être l'instigateur d'une première entente entre deux clans politiques radicalement opposés lui plaisait. Tiberius en avait rêvé cent fois sans jamais oser l'espérer.

Aslinn monta les marches avec une facilité qui le déconcerta. Au bout du 4e étage, Tiberius était déjà bien loin derrière sa cadette et s’essoufflait. Au 6e, lorsqu'il comprit que sa destination approchait, il se permit de prendre un pause de quelques secondes, levant des yeux désespérés aux dernières marches devant lui et au-dessus de sa tête. La jeune Serdaigle grimpait avec une légèreté qui l'agaçait. Lui roula des yeux, souffla et reprit sa marche, grimaçant presque de douleur. Il retint une injure entre ses dents. Lorsqu'il arriva enfin devant le célèbre heurtoir, Tiberius se laissa tomber contre un mur pour récupérer un rythme cardiaque décent. Il n'osa pas parler ni commenter l'énigme. Son essoufflement se heurtait assez violemment avec la solennité de cette triste procession pour se permettre de briser cette pudeur muette.

Doucement, il s'arracha du mur et suivit Aslinn dans l'antre des aiglons. Ce n'était pas la première fois pour lui. Tiberius était quelqu'un qui avait toujours admiré les Serdaigle pour leur esprit génial et leur créativité parfois aussi fulgurante que surprenante. Cependant, perchée dans sa haute tour, la salle commune de ses élèves était un lieu qui ne faisait pas partie de ses squats habituels. N'y était-il venu qu'à l'occasion d'étranges soirées un peu psychédéliques au sein de la maison. Ainsi, chaque fois qu'il pénétrait cette grande salle teintée d'une douce lumière blafarde, il se laissait happer par le grand plafond constellé. Les yeux rivés vers le ciel, la tête littéralement dans les étoiles, il suivit Aslinn d'un pas traînant et encore un peu excédé de cet exercice improvisé. La voix de sa camarade le tira de ses lointaines rêveries. Le silence qui régnait était semblable à un voile inconfortable qui se resserrait contre ses épaules et qui l'empêchait d'évoluer à son aise. Il sentait un malaise qu'il comprenait et qui le rendait bien plus cruel.

Lorsqu'il s'aperçut qu'ils étaient sur le point d'entrer dans les dortoirs et que son frère y était sûrement, il ralentit et s'arrêta à bonne distance. Ses bras et son front étaient devenus glacés. Ses jambes se gorgeaient d'une énergie exaltée qu'il tentait de garder sous scellé. Il enfonça discrètement ses mains dans ses poches et sa tête entre ses épaules, visage baissé piteusement sur le sol, comme plongé dans une triste réflexion. Ne laissa-t-il que sa silhouette découpé à travers les éclairages timides des dortoirs apparaître. Tiberius aurait voulu avoir le bon mot pour s'annoncer et présenter la situation. Mais il songea qu'Aslinn le connaissait sans doute bien mieux que lui, à présent. Cette simple évidence lui déchirait l'ego mais il serait bien plus stupide de le nier.

Il redressa un peu les yeux, comprenant que l'approche d'Aslinn serait sans doute plus discrète. Il resta en arrière, préférant garder la mauvaise surprise pour plus tard. Son ombre renvoyait sur le sol d'insolites formes torves. Tiberius se demanda quand Goyle comptait-elle présenter sincèrement la situation, en regardant la lueur chaude d'une lanterne danser à travers le cadre en verre brouillé.


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Mer 28 Mar - 17:56
Les larmes de crocodiles qu’Hippolyte avait versé pendant une bonne partie de la nuit avaient formés des petits sillons sur les joues rouges du garçon. Il reniflait à intervalles régulières, allongés dans son lit et les couvertures tirées sur lui. Hippolyte avait séché ses larmes et se sentait épuisé mais il n’arrivait pas à trouver le sommeil. Ses pensées allaient vers tous les horizons possibles et imaginables à l’exception de celui des rêves.

La voix d’Aslinn étouffée par la porte qui les séparait s’éleva après trois petits coups sec. Hippolyte se redressa rapidement, s’essuyant une dernière fois le visage du dos de la main. Ses yeux étaient boursouflés et rouges, encore larmoyants. Tout trahissait qu’il avait passé un bon moment à sangloté seul dans son lit comme une fillette face à ses peines de coeur. Il renifla encore un coup avant d’attraper un mouchoir sur sa table de chevet et se moucher afin de pouvoir parler de façon compréhensible. Aslinn reprit la parole et Hippolyte opina inutilement, sachant que de toute manière elle ne pouvait pas le voir.

Oui, si tu veux. Hippolyte poussa les draps de quelques coups de jambes avant de s'asseoir au bord du lit. Il espérait que la pénombre dissimule son visage fatigué. Il n’avait pas du tout envie de devoir justifier quoi que ce soit à Aslinn. Pourtant il ne put s’empêcher de le faire immédiatement après qu’elle ait ouvert la porte. J’étais trop fatigué pour descendre. Je ne me sentais pas très bien. Ce n’était pas complètement faux. Hippolyte se serait sentit bien mal à l’aise dans la Salle sur Demande, entouré de camarades en peines mais toujours au taquet pour le juger.

Le Serdaigle tira un peu sur les manches de son pyjama, les observant avec un grand intérêt pour ne pas avoir à regarder Aslinn. Il était mal à l’aise et n’aurait pas réussi à expliquer pourquoi exactement. Il avait juste l’intention de dormir et d’oublier cette soirée pour reprendre un train de vie normal, ponctuée des mêmes complications de tous les jours. D’une petite voix étranglée et tremblante il reprit la parole. Tu as le droit de venir dans le dortoir des garçons? Ce n’était pas une pique sarcastique mais de la simple curiosité pour meubler et éviter le sujet de l’hommage. Aslinn devait être rentrée seule puisque la salle commune était encore très calme.
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Jeu 29 Mar - 1:16
Après y avoir été invité, Aslinn entra dans la pièce. Hippolyte était sur son lit, elle vint s'asseoir à côté de lui, gardant une certaine distance tout en restant assez proche au cas où il avait besoin d'une épaule. Ce n'était pas vraiment leur truc les contacts mais dans ce genre de situation on ne savait jamais. Elle pourrait sans doute faire un effort si le jeune garçon en avait besoin.

- On est pas non plus supposé parcourir les couloirs en pleine nuit pour aller dans la salle sur demande. Disons que ce soir... c'est exceptionnel.

Elle lui adressa un petit sourire, pour le rassurer. Elle avait aussi un peu de mal à entrer dans le vif du sujet. Elle se sentait coupable de lui amener Tiberius en connaissant leur relation mais elle continuait de se répéter que c'était le mieux à faire. Cela dit elle avait l'impression de lui cacher quelque chose d'important tant que Tiberius serait derrière la porte. Il pouvait tout entendre de leur conversation et ne pas en informer Hippolyte lui semblait impoli. Elle prit son courage à deux mains en entra de plein pieds dans le sujet.

- Ecoute Hippolyte, je... je suis désoler, il voulait voir comment tu allais. J'ai pensé que.... que ça vous ferait du bien d'un peu discuter.

Il ne devait pas trop savoir de quoi elle parlait. Tiberius n'était pas encore visible pour le jeune garçon.

- Je peux sortir si vous voulez discuter seuls, ou bien le faire sortir si tu ne veux pas le voir. Mais écoute au moins ce qu'il a à te dire. Tu auras tout loisir de me détester après.

Elle tourna la tête vers la porte, attendant que Tiberius entre enfin. Elle se sentait mal, elle avait l'impression de pénétrer dans quelque chose qui ne la regardait pas. Elle forçait Hippolyte à voir Tiberius et c'était malaisant. Elle ne savait plus trop où se mettre. Elle se leva, recula un peu pour laisser la place aux deux frères. Elle préférait rester dans les parages le temps de voir ce qu'Hippolyte déciderait.


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Lun 2 Avr - 0:19
Tiberius resta silencieux, empiétant un sanctuaire qui lui avait été interdit. La tête rentrée entre ses épaules, il fut laissé à ses pensés tandis que les voix des deux Serdaigles résonnaient comme de sinistres murmures.

La réponse que donna son frère à Aslinn lui serra le cœur et l'aîné se questionna subitement sur les raisons de son malaise. De quelle nature ? Tiberius s'était toujours imaginé son petit frère un chevreaux aux petites cornes encore timide. Il avait beau faire dans l'excès de mépris avec lui, le plus vieux des Avery était toujours incapable de lui accorder le moindre crédit. A cela, il ne pouvait vraiment lui prêter la résignations des pro-sang-purs habituels. Hippolyte ? Oh ! Il est juste un peu naïf... Il changera. Pour Tiberius, il ne pouvait décemment imaginer la violence des idées de son petit frère sans briser ce qu'il lui restait de l'image de l'agneau innocent. Finalement, Tiberius le savait : Il n'était pas plus objectif qu'il pouvait l'être avec Aslinn. Aussi, le mal-être de son frère arracha quelque chose en lui de l'ordre de la culpabilité. L'épaule tout contre l'encadrement de la porte, enveloppé des ténèbres du couloir, il se secouait pour ne pas faire immédiatement demi-tour.

La voix de Aslinn le rappela à l'ordre. Il redressa les yeux. Son cœur commençait à rouler furieusement dans sa poitrine et ses épaules se contractaient malgré lui. Sa bouche et sa gorge étaient atrocement sèches. Il s'humidifia les lèvres. Les complaintes inquiètes de Goyle le renvoyait à son statut d'indésirable. Il se demandait déjà quel premier mot oserait franchir le seuil de ses lèvres. Il devait être rapide et percutant. Il fallait qu'il soit efficace dans sa verve et qu'il dénoue les épaules. Un jeu de domination où il devait, au moins pour ce soir, se laisser soumettre aux vieilles rancœurs. Après tout, avaient-ils les mêmes parents.

Enfin, il sortit de l'ombre, d'un pas timide. Le dos voûté d'embarras et la mine impassible. « Écoute ce qu'il a à te dire ». Tiberius se rendit compte qu'il ne savait plus parler. Il ouvrit la bouche mais n'avait rien à dire. Il savait qu'il n'aurait que peu de temps avant que n'explose les vieilles querelles. Il passa la main sur sa gorge et redressa la menton. Son visage se noua en une expression difficile. Il regarda Aslinn. Il s'imaginait un instant qu'elle aurait pu l'aider dans cette affaire mais son pas en arrière parlait pour elle : Elle n'avait pas plus envie de se lancer et Tiberius ne pouvait que la comprendre.

« Elle... » Il tourna la tête vers Hippolyte. Il fixa son nez ou sa bouche. Quelques mèches de ses cheveux rebiffaient en des angles étranges. « N'y est pour rien. J'ai insisté... » Mentit-il, essayant de fermer son esprit. « Je ne suis pas venu pour me moquer. » Précisa Tiberius comme si le contraire auraient été évident. « Ni pour me disputer. Juste... » Il chercha ses mots quelques secondes mais rien se sut compléter sa réflexion. Il laissa sa phrase en suspend, s'évanouir dans le silence.


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Sam 7 Avr - 11:58
Du visage décomposé et mal assuré d’un enfant éprouvé par la fatigue et une culpabilité confuse, les traits d’Hippolyte se durcirent et il se sentit raidir devant l’hésitation et le malaise de sa préfète. S’il ne comprenait pas exactement ce qu’elle voulait dire par ses baragouinages difficilement compréhensibles il s’en fit très vite sa petite idée. Ce n’était rien de plaisant. Hippolyte frotta rapidement du dos de la main sa paupière gauche et pinça les lèvres. Il avait rarement vu Aslinn dans un état aussi perdu et désolant. La moindre possibilité de peine qu’il aurait pu avoir vis à vis d’elle s’évapora lorsque apparut une silhouette dont la familiarité lui arracha un tremblement.

Son sang ne fit qu’un tour et ses épaules étaient crispées par la tension. Hippolyte se leva d’un bon et fusilla Aslinn du regard. Il n’avait aucune envie de lui faire du mal physiquement. Il souhaitait juste la voir disparaître, s’évaporer loin. Qu’elle rejoigne le quelconque endroit réservé aux traitres. Hippolyte acceptait, difficilement mais tout de même, l’attention qu’Aslinn donnait à son frère. Il s’y était fait. En revanche il acceptait bien moins qu’elle lui impose sa présence dans un lieu aussi intime. La présence de Tiberius était inévitable au château. Elle grouillait partout et il n’était pas rare de se croiser au détour d’un couloir ou dans une salle d’étude commune. La salle des Serdaigle, son dortoir de quatrième année, était un lieu qui avait toujours été épargné.

Les mains d’Hippolyte se serraient en poings et ses ongles trituraient les paumes. Il avait échangé l’expression meurtrière et haineuse lancée à Aslinn pour un visage plus neutre et fermé. Il se sentait mortifié et humilié. Pris au piège par une personne qu’il avait jugé de confiance et qu’il avait admiré. Hippolyte se sentait terriblement idiot et l’envie de pleurer lui picotait les yeux. A la place il prit une grande inspiration, observant ses orteils pour ne pas lever les yeux vers Tiberius. Il savait qu’il perdrait son sang-froid et ne résisterait pas à l’envie de lui jeter différents objets au visage.

Sors d’ici. Les morts sortaient difficilement mais Hippolyte avait fait l’effort d’articuler. Sortez tout les deux. Je me fiche de savoir pour quelle raison tu t’es imaginé pouvoir venir ici. Le “et pour m’adresser la parole” resta au fond de sa gorge. Hippolyte pinça un peu plus la peau de ses mains, le regard toujours baissé. Il respirait lourdement.
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Lun 9 Avr - 0:43
Aslinn baissa le regard. Elle s'en voulait. Pourquoi diable devait-elle s'obstiner à faire des conneries depuis le début de cette année ? Elle avait l'impression de tout faire de travers. Sa maladresse, encore plus dans ses relations sociales, finirait par la tuer un jour ou l'autre. Elle avait l'impression de tomber dans une autodrestruction sociale, le genre de chose où inconsciemment elle cherchait à bousiller ses moindres relations amicales.
Elle resta figée un petit instant, ne sachant pas trop quoi faire jusqu'à ce qu'Hippolyte leur demande de sortir à tous les deux. Ca l'a sortit de sa paralysie et eut le mérite de la faire réagir. Peut-être valait-il mieux pour tout le monde, et surtout pour elle, qu'elle arrête d'essayer d'agir. Se contenter de suivre des cours, ce n'était pas son idée de départ lorsqu'elle était rentrée en septembre ? Pourquoi diable essayait-elle d'emprunter un autre chemin ?

- Je... pardon Hippolyte.

Le volume de sa voix était très faible, encore plus lorsqu'elle parla pour elle.

- Quelle conne...

Elle attrapa le bras de Tiberius au passage, ne lui laissant pas franchement le choix et l'emmena en dehors du dortoir du cadet Avery. Elle le lâcha finalement, le laissant planté la.

- Je... je suis désolée. Tu ferais mieux de retourner en bas avec les autres.

Elle n'avait qu'une envie, se changer en insecte pour se terrer dans la plus petite fissure du château.


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Mer 11 Avr - 17:01
La réaction de son frère avait été prévisible. Presque évidente. Sa petite tentative de trêve était vouée à l'échec et il aurait dû le savoir. Néanmoins, l'idée d'avoir essayé, d'avoir tenté une approche soulageait quelque peu sa conscience bien qu'au final, il eut bien plus à se reprocher. Tiberius le regarda s'énerver, sans baisser les yeux ni faire montre de la moindre émotion. Tout l'embarras qui le secouait avait disparu et l'aîné des deux frères ennemis se contenta de l'observer d'un drôle d'air. Un peu désolé, un peu déçu. Aslinn prit alors la parole presque immédiatement, prostrée dans une attitude de soumission évidente. Tiberius tourna la tête vers elle.

Il aurait dû sans doute avoir la même réaction. Le même respect. Mais il n'était pas Aslinn. Il n'était pas vraiment désolé. Il voulut alors rétorquer. Insister un peu. Il ne pouvait pas dire qu'il avait essayé s'il se contentait de se tirer comme un lâche. Il savait que Hippolyte se refuserait à la moindre confrontation. Et qu'il fallait plus de fermeté. Ou plus d'insistance. Il ouvrit la bouche pour commencer.

« Hippolyte. Tu peux pas... » Il sentit la main d'Aslinn sur son bras et se tut. Tourna la tête vers elle et vit son visage blême et décomposé d'une expression qu'il n'avait jamais vu chez elle. Il arrondit ses yeux comme pour communiquer tacitement avec elle, qu'elle le lâche. « Attend... » Mais elle ne le lâcha pas et sa force l'emmena rapidement au dehors. Tiberius sentait que s'il forçait à contre sens, il aurait eu du mal à faire le poids et l'image d'eux deux en train de se battre pour qu'il se fasse virer de cette tour était beaucoup trop ridicule. Il se laissa emporter plus loin,

Alors qu'ils arrivaient dehors, Tiberius fit acte de plus de véhémence et tira son bras pour l'attirer vers lui. Quelque chose comme de la panique commençait doucement à naître dans son estomac. Entre colère et peur. Il ne voulait pas que Aslinn s'en mêle. Elle avait fait son travail, très bien. Mais qu'elle le laisse gérer ça lui-même ! Mais il fallait plus de tact. Il posa une main plaintive sur l'épaule de la Serdaigle.

« Goyle, s'il te plaît. » Sa voix se fit suppliante mais quelque part, le ton était autoritaire et impérieux. « Laisse-moi faire. C'est mon... » Tiberius se tut immédiatement. Puis laissa tomber la main qui soutenait l'épaule d'Aslinn comme s'il aurait put la porter. D'un soupire, il regarda ailleurs.

La Serdaigle avait l'air horriblement mal. Sa figure aurait fait concours à la pâleur funèbre de la Dame Grise. Tiberius était un peu déçu. Qu'elle n'ait pas autant d'insistance que lui. Qu'elle abandonne aussi facilement. Il l'avait peut-être imaginé plus déterminée. Mais quelque part, Tiberius savait qu'il ignorait quelles relations elle entretenait avec son frère. Peut-être que Goyle l'avait remplacé comme le guide qu'il aurait dû être. Il ne pouvait pas demander à la jeune fille d'aller au-devant de tout ça. De tout briser dans leur relation juste parce que Tiberius s'était rendu compte, ce soir-là, qu'il avait un frère à protéger et à soutenir. Alors il baissa la tête. Et acquiesça.

« Ecoute... » Sa voix resta en suspend dans le silence embarrassé de la salle commune. Il redressa la tête. « Je sais qu'on a pas toujours été en très bon terme mais... J'aimerai pouvoir faire quelque chose avec toi. » Il regarda vers les dortoirs. « J'aurai aimé que Hippolyte soit là mais... Je ne peux pas le forcer. » Il hésita un peu. Leva les yeux en l'air pour trouver ses mots. « Peut-être... Que l'on pourrait... » Il grimaça. C'était injuste, quelque part. C'était un manque de respect pour les morts, sans doute. Et il se sentait honteux d'en avoir besoin. De le vouloir. « ...Rendre hommage à ceux qui ont été oubliés, ce soir. » Tiberius ne doutait pas une seconde qu'elle saurait de quoi il parle. Il retomba les yeux sur elle. « En fait, laisse tomber. Peut-être que tu as raison. Reste avec Hippolyte, il a besoin de soutien. »

Tiberius avait changé d'avis presque aussi vite. Cet effort de trêve, accepter de pouvoir rendre hommage aux gens contre lesquels il s'était battu lui demandait une énergie folle. Il se trouvait hypocrite. Malhonnête envers ses amis qu'il avait soutenu et sa famille qu'il avait renié. Et quelque part, il était plus raisonnable que Aslinn reste avec son frère. Au moins ce soir.

« Peut-être une prochaine fois. » Sourit-il tristement. Il posa sa main sur le bras d'Aslinn et quelque chose comme de la reconnaissance passa brièvement sur son visage. « Merci. » Tiberius la remerciait d'avantage d'être aussi protectrice avec son frère que de lui avoir accordé ce service, en vérité. Mais il serait incapable de le formuler à vive voix et laissa entendre qu'il lui était reconnaissant d'avoir essayé. Il commença à s'éloigner. « A plus tard, Goyle. » D'un geste paresseux, il lui fit un signe de la main, marchant tranquillement vers la porte de sortie. Il enfonça ses doigts dans les poches de son pyjama et la tête entre les épaules.


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Mer 2 Mai - 21:40
Aslinn l'avait accompagné un peu plus loin. Non, elle l'avait forcé à s'éloigner des dortoirs des garçons. Elle ne lui avait pas franchement laissé le choix et si c'était à refaire elle referait pareil.

Rendre hommage à ceux qui ont été oubliés ? Elle releva les yeux vers Tiberius, arquant un sourcil dans une mine dubitative. Est-ce qu'il avait vraiment envie de faire ça ? Il avait combattu à Poudlard, pour Poudlard et tout ce que ça représentait. Les personnes oubliés n'étaient pas franchement de ce côté. Est-ce qu'il avait envie de rendre hommage à ses ennemis ? C'était tout à son honneur et très courageux de sa part mais aussi totalement stupide. Il était encore bien trop tôt pour ce genre de chose, surtout en présence des autres élèves. La salle sur demande était surement encore pleine ce soir et elle le serait sans doute toute la nuit.

- Attends Tiberius !

Elle le rattrapa alors qu'il s'apprétait à sortir de la salle commune. Elle ne pouvait pas le laisser partir comme ça.

- Merci.

Elle chercha un peu ses mots, tous plus maladroits les uns que les autres dans son esprit.

- Merci pour... ta proposition. Mais j'aimerais faire ça à ma façon, autrement qu'avec une photo.

Ele marqua une petite pause avant de reprendre.

- On essaye tous de faire notre deuil, chacun à sa façon. N'en veut pas à Hippolyte de ne pas vouloir t'écouter ce soir. Il a besoin de temps, on en a tous besoin. Peut-être que plus tard ça se passera mieux ? Désoler, je ne devrais pas me mêler de ça. Laisse nous..... laisse lui juste du temps.

Elle lui adressa un petit sourire pour terminer, comme pour lui indiquer que tout allait bien se passer. Elle n'en était pas franchement convaincue elle même mais de toute façon ça ne pouvait pas être pire que les moments déjà passés. Chacun avait besoin de prendre son temps pour se reconstruire ne serait-ce qu'un tout petit peu. Il ne fallait jamais brusquer un animal qu'on voulait approcher, les humains n'étaient pas très différents.


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Dim 20 Mai - 13:52
Tiberius se retourna. Mains dans les poches et une étrange angoisse funèbre dans l'âme, ses yeux se tournèrent curieusement vers Goyle. Il arqua un sourcil, pas sûr de savoir ce qu'il y avait à dire de plus. Hippolyte refusait de parler. Goyle faisait la gargouille au sommet de l'église. C'était une bizarre bienveillance que Tiberius ne pouvait pas attaquer. Simplement parce que si elle s'était montrée maladroite dans sa médiation avec les deux frères – comment lui en vouloir, cela faisait des années que tout le collège savait que les Avery ne pouvaient plus se voir en peinture – Tiberius songea que dans d'autres situations, elle saurait sans doute protéger le plus jeune d'entre eux.

Il sourit. Et inclina la tête sans piper mot. Comme un respect tacite qu'il lui accordait. Quand elle parla de sa proposition, Tiberius redressa un peu le visage et la laissa continuer et s'expliquer. C'était mignon. Goyle était pleine de bonnes attentions. Elle voulait faire au mieux mais n'osait pas. N'osait pas... Il la toisa de haut en bas avec un sourire tendre. Il eut la sensation de découvrir quelque chose en elle qu'elle lui avait caché derrière de solides remparts de cynisme. C'était amusant de découvrir combien des lots entiers de questions pouvaient être résolues en une simple réponse.

Tiberius haussa des épaules et soupira. Il ne ne pouvais pas dire si Goyle avait raison ou pas. Si elle le connaissait mieux que lui ou non. Ces dernières années, son frère avait sans doute beaucoup changé et Tiberius n'avait pas été là pour le voir grandir. Dans son esprit, il ne se rappelait que du petit Hipopo qui gonflait le visage et crispait tous ses muscles jusqu'à avoir un double menton ridicule pour pouvoir se faire entendre. Il retint un rire mais souffla du nez. Goyle le connaissait sans doute bien mieux mais Tiberius avait au moins une certitude :

« Hippolyte ne m'a jamais écouté. Et ne m'écoutera pas tant qu'il n'y sera pas obligé. » Il jeta cette phrase de la chiche indifférence du garçon qui s'est fait une raison. Il haussa les épaules. Puis pouffa, d'un air songeur. « Ni ce soir, ni un autre. » Comme il avait l'impression de poser une fatalité qui pourrait blesser le petit cœur d'Aslinn, il posa une main sur son bras et baissa la tête sur le côté. Son visage lui sourit tendrement, espérant la rassurer. « Ne t'en fais pas pour ce soir. C'est pas la première fois. » Non, ce n'était pas la première tentative d'approche de Tiberius. « Peut-être, un jour, quand... » Il désigna l'école et ses fondations. « Tout ça sera terminé, nous aurons une véritable discussion. Qui sait ? » Il lâcha son bras. Laissa une longue seconde passer en fixant Aslinn. Puis ajouta enfin : « En attendant, je remercie le Ciel qu'il ait des amis qui le soutiennent. » Pas sûr d'être en droit de dire des choses pareilles, Tiberius changea vite de sujet.

« Bon. Je retourne à la salle sur demande. Les miens m'attendent. » Lui adressant un sourire narquois et un clin d’œil qui balaya toute la tension de l'instant, il se tourna. « A la prochaine, Goyle ! »

Tiberius ne comptait pas retourner immédiatement à la salle. Il avait un petit détour à faire du côté des passerelles extérieures.


TIBERIUS H.
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Dim 20 Mai - 18:03
La relation entre les frères Avery était des plus explosives. Mieux valait les tenir à l'écart encore un temps. Peut-être que plus tard, lorsqu'ils seront vieux et incapable de prononcer correctement un sort, ils pourront se voir sans que l'un des deux ne risque de terminer à l'hôpital à cause de l'autre. En attendant... Ils étaient pire que chien et chat.

Aslinn ne croyait pas un mot de ce que Tiberius disait. Elle aurait aimé qu'il ait raison, que tout irait mieux par la suite mais elle en doutait de plus en plus, jour après jour. Mais on ne pouvait pas lui retirer de l'esprit qu'une vrai discussion une bonne fois pour toute ne pourrait leur être que bénéfique, histoire qu'ils mettent bien toutes les choses à plat, qu'ils déballent chacun ce qu'ils avaient à dire sur l'autre et qu'ils retournent à un état où ils s'ignoreraient tout bonnement, ne cherchant peut-être plus à se nuir l'un l'autre dès qu'ils se croiseront. Pour l'heure, c'était visiblement peine perdue.

- On a tous besoin d'amis.

*Surtout en ce moment...* elle garda ces mots en elle, préférant ne pas prolonger plus longtemps cette étrange discussion. Tiberius se montrait plutôt gentil ce soir, mais elle craignait que ce ne soit qu'une trêve passagère, résultat de l'ambiance mortuaire de la commémoration. Demain elle était sur de récupérer le Tiberius de toujours, celui qu'elle ne pouvait pas piffer.

Elle le laissa s'en aller et retourna s'asseoir dans le canapé vide de la salle commune, attendant que les autres serdaigle reviennent de la commémoration. Après quelques minutes dans le silence le plus complet, elle décida d'aller toquer à la porte d'Hippolyte pour lui souhaiter bonne nuit. Elle se contenta de doucement ouvrir la porte et de poser, sur la commode à côté de la porte, une cruche remplie d'eau et un verre vide. Elle s'en alla ensuite pour sa propre chambre.



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