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Amato Animo Animato Animagus • Pv. Vidal

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Mar 20 Mar - 10:58
Tiberius avait raccompagné ses amis de quelques pas pour les saluer. Il leur avait avoué ses espoirs concernant quelques exercices qu'il avait lu au cours de ses recherches. Rien de bien sorcier mais un ingrédient nécessaire lui manquait à sa potion prochaine et il était assuré qu'en ce début d'année scolaire, les atropos en phase nymphalique n'était pas chose courante ; Il avait lu quelque part – ou peut-être s'était-il renseigné auprès d'un mordu d'insecte – que ces petites bêtes-là ne résistaient pas souvent aux hivers anglais.

Il leva une main lointaine à ses amis qui s'éloignaient et se tourna vers la classe qui commençait doucement à se disperser. Fouillant son sac à la recherche de son matériel de craft, il laissa quelques élèves poser leurs questions ou discuter paisiblement avec le professeur. D'un œil curieux, Tiberius levait parfois les yeux, concentré, pour le moment, sur la roule de sa cigarette. Le jeune Avery resta patient. Il tourna légèrement la tête sur le côté pour constater qu'Aslinn et son frère se retiraient, eux aussi, du cours. Tiberius appuya son épaule contre un arbre et chercha son briquet à tâtons, à travers les poches de son pantalon. Constatant qu'il n'en avait jamais eut et que Ian était déjà loin, il soupira et jugea qu'il attendrait plus tard pour allumer sa clope avec sa baguette. Sans doute, par habitude moldue, Tiberius avait pris l'habitude de l'usage du briquet et trouvait toujours le geste de sa baguette vers le bout de son mégot un peu ridicule et peu discret. Il n'osait jamais allumer ses clopes par la magie, lorsqu'il était entouré. Il retira alors le petit bout de papier de sa bouche et s'arracha douloureusement de son arbre pour s'élancer vers le professeur avant que ce dernier ne s'éloigne.

« Professeur ! » Tiberius ne savait pas vraiment comment aborder cet homme. Il trouvait cela ridicule mais il se sentait presque obligé de le féliciter pour son cours. Pas que Tiberius ait eu vraiment envie d'encourager monsieur Vidal mais, il s'agissait d'une entrée en matière assez courtoise et banale pour plaire à un vieux magizoologue. « Le cours était très intéressant. Ca change des études magistrales dans de vieilles classes sombres qui sentent la poussière, ehe... » Le regard un peu ailleurs, il songea à d'autres cours qu'il avait déjà eut et Tiberius se demanda si le professeur Vidal avait déjà eut vent de ses « exploits » ou de ses sorties dramatiques à la moitié des classes. Sans doute pas : Lorsque Tiberius s'était présenté, il n'avait noté aucune réaction du professeur. C'était sans doute idéal. « Surtout la petite démonstration. » Il désigna d'un geste las le coin d'herbe où le professeur s'était roulé entre les élèves. Il sourit, retenant une petite hilarité légère dans sa gorge. « Vous êtes animagus depuis longtemps ? »

Tiberius avait gardé sa cigarette entre ses doigts, à moitié cachée.
Il aurait voulu être plus discret que ça mais une odeur très familière qu'il sentait près du professeur de SACM lui rappelait des parfums d'épice propices à s'arracher les alvéoles. Tiberius se demandait s'il s'inventait des odeurs ou si le professeur manipulait ce genre d'aromate. Pour ses cours ou autre chose.
Quelque part, ça le faisait un peu rire intérieurement mais il n'osa guère demander.


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Lun 26 Mar - 0:28
Rafael avait été surprit de l’engouement qu’avait suscité son cours. A un tel point apparemment que certains élèves avaient préféré venir lui parler plutôt que de profiter de leur liberté anticipée comme n’importe quel jeune adolescent sain d’esprit. La plupart était des petits troisième année qui avaient été impressionnés par la démonstration de leur professeur et avaient mille questions qui tournaient en boucle au fond de leur pupilles brillantes sans pour autant qu’ils n’osent vraiment en poser une seule. Le nouveau professeur avait tout d’abord tenté de calmer leurs ardeurs curieuses avec douceur mais avait accepté de répondre aux plus téméraires du groupe qui avaient osé formuler ce que beaucoup pensaient tout bas. Quelques autres, plus rares, voulaient en savoir plus sur le programme de l’année. A ceux-là le magizoologue avait répondu avec un petit clin d’œil amical que pour le savoir il faudrait venir aux cours. En vérité il n’en n’avait pas encore la moindre idée. Organiser des cours était pour lui déjà une nouveauté, alors les adapter selon les années… La petite foule fini vite par se disperser, l’attrait d’une bonne heure oisive alors que leur camarades grattaient activement de leur plume un parchemin jaunissant dans la pénombre d’un salle mal aérée prenait le dessus. Rafael regarda un instant avec satisfaction ses jeunes pupilles se disperser en bavardant avec ardeur avant de se reconcentrer sur son énorme sac de sable. Il se pencha pour en vérifier la solidité du nœud mais une voix retentit, lui faisant relever la tête. Il avait mal vu, tous ses élèves n’étaient pas partis. Contrairement aux petits exaltés de tout à l’heure, celui-là était plus âgé. D’ailleurs, chose rare, il le reconnaissait, c’était le garçon qui l’avait interrogé sur sa condition d’animagus, la raison même pour laquelle il s’était transformé devant toute la classe.

- Oh, oui oui ! Merci ! Répondit-il avec simplicité.

Il souriait mais tous ces compliments commençaient à le gêner un peu. D’autant plus qu’il ne voyait pas bien ce qu’il avait pu faire pour les mériter. Il se dit que les élèves n’avaient vraiment pas l’habitude de faire cours dehors et qu’ils avaient visiblement beaucoup apprécié. Peut-être qu’il devrait continuer cette tradition pour son cours.

- Oui, moi aussi je n’aime pas trop être coincé à l’intérieur. Et puis il fait beau aujourd’hui ça aurait été dommage de ne pas profiter du soleil hé ? Tant que ça dure !

A Castelobruxo il arrivait régulièrement que les professeurs décident de faire cours dehors mais il fallait dire que la nature des cours et le temps équatorial d’Amérique du Sud rendaient plus propices ce genre de pratiques.

Le garçon vint à son tour lui parler de sa petite illustration vivante en milieu de classe. Rafael eut un sourire attendrit. Vraiment, quel que soit l’âge, les gamins adoraient vraiment ce genre de démonstration.

- Oh oui ! Il compta rapidement sur ses doigts. Ça fait 18 ans maintenant ? J’étais tout jeune ! Etudiant en magizoologie encore.

Il mit les mains dans les poches de son manteau crasseux et eu un petit rire amusé en se remémorant cette période de sa vie. Cette année-là n’avait pas été de tout repos mais il avait quand même réussi sa transformation au final.


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Mar 27 Mar - 0:10
Tiberius jouais avec sa clope entre les doigts, cachée derrière sa hanche. Il écoutait le professeur d'une oreille un peu distraite et acquiesçait en souriant timidement. De temps en temps, il haussait des sourcils. Lorsqu'il lui parla du beau temps, il ne sut pas quoi répondre. C'était une banalité assez simplette de début de conversation et Tiberius se retrouva démuni : Il ne pouvait décemment pas approcher le professeur avec l'un de ses sarcasmes s'il venait pour s'attirer sa sympathie. Et le garçon n'était pas doué pour faire la conversation quand le sujet ne l’intéressait pas.

Il redressa le menton lorsqu'il parla d'animagi. Là encore, Tiberius ne sut pas vraiment quoi répondre et fut tenté de sauter directement aux questions qui lui brûlaient les lèvres sans passer par les habituelles pirouettes de courtoisie. « Oh ! Intéréssant ! Vous avez été combien de temps ? C'était bien ? Oh, vous avez dû voir du paysaaaage ! » Tiberius aurait pu rebondir mille fois là-dessus mais il avait peur que le professeur ne se perde en conjectures et que le sujet soit vite passé à côté. Restons concentrés. Il sourit avec bienveillance et secoua vivement la tête, se demandant tout de même pourquoi le magizoologue avait eut besoin de compter sur ses doigts. Dix-huit ans, Tiberius aurait lui-même oublié. Peut-être que Vidal aussi avait oublié.

« Ehe, effectivement, ça commence à dater. » Il s'enquit tout de même d'un : « J'imagine que dans ce domaine, ce doit être très pratique... » Souffla-t-il d'un air rêveur. Puis, il tenta d'immédiatement ajouter une première question pour l'empêcher de trop tourner en rond. « Comment ça s'est passé ? » Cette fois, il enfonça sa main libre dans sa poche et pencha sa tête sur le côté. Son regard se concentra en une mine affectée et soucieuse. « Votre première transformation, je veux dire... » Tiberius avait un peu d'anxiété quand il y pensait. Il avait beaucoup de questions et d'appréhensions. Quels dangers ? Comment se recenser ? Il ne devait pas non plus oublier de lui demander pour la chrysalide. « On s'en souvient ? »


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Mar 3 Avr - 15:29
Rafael ne releva même pas la petite pique lancée par l’étudiant sous-entendant qu’il n’était plus de première jeunesse. Heureusement que c’était le genre d’insultes qui lui passaient au-dessus de la tête. Il avait une notion très personnelle du temps et il n’aurait su dire si dix-huit ans pour lui paraissaient lointains ou proche. Il ne se considérait ni jeune, ni vieux et à vrai dire il n’avait jamais su donner un âge aux gens. Pour lui il y avait les « avant seize ans » et les « seize ans et plus ». Pour ce qui était des détails… Cela ne l’intéressait que lorsqu’il se sentait directement concerné. Le jeune qui l’avait abordé semblait donc faire partie de la catégorie des « seize ans et plus » et ne semblait pas décidé à détourner la conversation de l’animagi. Le magizoologue constata tout de même que le garçon semblait plus renseigné sur le sujet que les adolescents de son âge… enfin de ce dont il se souvenait de ses années à Ilvermorny. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas fréquenté de jeunes. Peut-être qu’en Angleterre on était calé sur la métamorphose ? Qu’est-ce qu’il en savait après tout. Il passait la plupart de son temps terré dans divers trous à traquer des bêtes féroces dans des coins reculés du globe. Pas vraiment un métier idéal pour les rencontres.  

Alors qu’il réfléchissait aux questions posées par son élève, Rafael pencha à son tour la tête sur le côté, imitant de manière inconsciente la mimique du serpentard.

- Si, répondit le professeur d’un air pensif.

Les yeux dans le vague, son esprit était reparti sans le vouloir dans ses souvenirs de cette nuit-là, étrangement vivides pour un évènement qui remontait à presque deux décennies. L’orage, les éclairs aveuglante, la douleur insupportable… tout tourbillonnait dans sa tête et l’animagus se demandait parfois si il n’avait pas halluciné certaines choses et que dans sa fièvre, elles s’étaient mélangées à des évènements bien réels.

- Si, on s’en souvient ! C’est…

Il agitait les bras mais les mots lui manquait pour décrire cette première transformation. C’était déjà assez indescriptible dans sa langue natale alors dans une autre…

- ¡Estuvo a toda madre! Il y avait l’orage, et beaucoup de bruit. Et j’étais tout seul enfin… C’était pas bon mais quand la transformation a commencé c’était… c’était…

Il s’arrêta net et baissa les yeux vers le garçon. Ses yeux se plissèrent et un demi-sourire apparu sur ses lèvres. Ses mains avaient retrouvé leur place dans ses poches et il désigna le gros sac de sable à ses pieds d’un geste du menton.

- Vous pouvez m’aider à ramener ça chez Hagrid ? Je lui ai emprunté pour la présentation de tout à l’heure. C’est pour ses laitues je crois mais j’ai trouvé ça joli.


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Lun 9 Avr - 2:12
Tiberius observa le professeur agiter son visage comme s'il s'agissait d'une marionnette vivante. Tiberius n'aurait sût dire si ça le fascinait ou rendait le professeur un brin terrifiant. Son visage se paraît d'émotions naturelles et sincères. C'était étrangement inconfortable pour Tiberius qui, l'espace d'un instant, chercha à trouver une position d'assurance un peu dégonflée.

Il redressa les yeux vers son professeur qui commença par opiner à sa question sans étayer d'avantage. C'est... ? Tiberius l'encouragea du regard, un sourire pincé aux lèvres, un peu embarrassé de mendier une suite à ce qui brillait dans les yeux du professeur. Mais nom d'un Norvégien à Crête, tu vas le cracher ton morceau ? Tiberius avait des mots qui passaient sur le bout de sa langue, comme s'il aurait pu l'aider à accoucher de ce qui semblait s'agiter chez le magizoologue. Mais le vieux sorcier n'avait guère donné beaucoup d'indice pour que le Serpentard puisse lui être d'une quelconque aide.

Tiberius n'eut pas le temps de s'impatienter. Il recula vivement la tête face à l'interjection incompréhensible du professeur. Tiberius était incapable de dire en quelle langue parlait-il et d'où il venait. Vidal sonnait creux pour lui et Tiberius avait lu ici et là dans ses recherches sur le fameux professeur qu'il venait d'un pays d'Amérique du Sud. Aussi, ce juron lâché comme l'orage qu'il décrivait lui apparut brutal et dans son sursaut, Tiberius se moqua de lui-même. Il sourit et retint un rire mutin. Amusé par l'excitation presque puérile de monsieur Vidal – car Tiberius avait presque toujours grandit dans l'idée que l'expression de ses émotions était un signe d'immaturité ou de stupidité – il s'attendrit et relâcha un peu des épaules. Il sortit la main de sa poche et la leva doucement comme pour se protéger discrètement d'un bras qui passerait trop près de son nez. Il recula d'un pas. Tiberius ne comprit pas la moitié de ce qu'il racontait mais devina ici et là de quoi il déblatérait.

« C'était... ? » Encouragea-t-il, brusquement surprit par le silence du professeur.

Il baissa les yeux sur le sac dont lui parla Vidal. Un sac de sable pour des laitues ? Il trouvait des sacs de sable jolis ? Le jeune Avery fronça des sourcils et ne comprit pas vraiment de quoi parlait Vidal. Comme le professeur avait un accent à couper au couteau et qu'il semblait avoir quelques difficultés grammaticales, Tiberius n'était jamais vraiment sûr de savoir si le magizoologue savait ce qu'il disait ou se trompait juste de mot ou de formulation.

Tiberius redressa un regard sur son aîné et jugea vite que ce n'avait guère d'importance. Il devina quelque chose de complice dans le sourire de Vidal. Une invitation. Il aurait d'avantage l'occasion de discuter et peut-être que le professeur avait deviné quelque chose. Tiberius n'en avait cure et haussa des épaules, d'une attitude parfaitement nonchalante. Il sortit sa baguette, se plaça devant le sac et lança un bête leviosa.

Alors, il suivit le professeur, docilement. Faire les corvées en échange d'informations, ça lui semblait honnête. Et quelque part, Tiberius n'admettait pas qu'il appréciait ce professeur qui avait, en un cours, sut l'apprivoiser. Tout ce dont il craignait, c'était Hagrid. Ce géant n'avait jamais vraiment été dans le cœur de Tiberius qui le trouvait stupide, dangereusement naïf et inconscient. Ce gros balourd était également rarement aussi chaleureux avec les Serpentard qu'avec les autres maisons. Tiberius ne s'en était jamais inquiété mais il s'agissait sans doute des nombreuses et multitudes raisons qui avaient rendu l'ancien garde-chasse aussi inconsciemment déprécié le jeune Avery. Alors, il marcha à ses côtés, incapable de trouver un mot aimable à dire et espérant que cette petite ballade serait rapide.

HJ : ENCORE DÉSOLÉ DU RETARD DDD8 Je suis impardonnable... J'espère que cette réponse sera satisfesante. Sinon, n'hésite pas à me demander d'éditer si jamais tu as besoin d'un peu plus de réaction de la part de Tib !


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Ven 20 Avr - 12:49
Rafael n’avait pas vraiment attendu la réponse de l’élève avant de commencer à partir en avant. Aussi, il fut forcé de s’arrêter après quelques pas pour l’attendre. C’est vrai qu’il aurait tout aussi bien pu soulever le sac de sable lu même, après tout le wingardium leviosa était un sort basique qui était à sa portée, mais il trouvait ça plus sympathique de faire le trajet à deux. En plus ce garçon avait vraiment des questions intéressantes qui lui permettaient de parler de sujets dans lesquels il s’y connaissait, ce qui était assez rare pour être pointé du doigt. Et puis il venait de lui rappeler sa jeunesse et son inexpérience, ses aventures avec son vieux maître grincheux (mais finalement pas si méchant quand on apprenait à le connaître).

- On était au Congo, hé… J’ai dû attendre trois mois pour un orage mais heureusement que c’était l’Afrique Equatorial, héhé ! Heureusement que Mayr, il n’avait jamais réussi à le prononcer autrement que « Maïr », avait pas décidé d’explorer le Sahara à ce moment-là…

Il pouffa dans sa barbe à cette idée tout en songeant que si cela avait été le cas il aurait bien été embêté. Les orages n’étaient pas très fréquents dans le désert, sauf si les tempêtes de sable comptaient ?

- On cherchait un nundu qui détruisait les villages environnants, il se cachait dans la jungle alors on y était allé vous voyez ?

Cela aurait d’ailleurs pu terminer en catastrophe mais Rafael avait pu admirer le savoir-faire de son maître et professeur qui avait réussi à éloigner la bête des villages humains sans la blesser… ni mourir d’une mort atroce. Alors qu’il sortaient de l’enceinte du château le magizoologue continuait de parler de sa vie en Afrique, de son maître, de son apprentissage… Et puis il s’interrompit brusquement de lui-même en milieu de phrase pour se tourner vers le garçon, tout souriant.

- Ça fait combien de temps que tu l’as dans la bouche du coup ?


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Mer 2 Mai - 15:51
Tiberius se laissa bercer par les histoires de son professeur. Tirant sur une lanière pour faire avancer le sac de sable flottant derrière lui, il faisait de grands pas dans la terre meuble pour suivre ceux, immenses, du professeur Vidal. Tiberius peinait à le suivre. Vidal faisait bien deux têtes de plus que lui et semblait avoir un encrage solide sur la terre, transformée en espèce de gadoue compacte avec la rosée et l'humidité des journées de septembre. Tiberius manqua de tomber et perdait parfois un peu l'équilibre lorsqu'une pente faisait glisser ses semelles sur la glaise. En cette saison, le sol était toujours instable.

Tiberius écoutait. Il tournait parfois les yeux vers son professeur, encourageant toujours une suite. Il posait parfois des questions innocentes « Et comment vous avez fait ? », « Vous êtes restés coincés combien de temps ? », « Et vous n'avez pas eut de problèmes ? », attentif aux détails qu'offrait généreusement le magizoologue. Le jeune Serpentard pouvait imaginer, presque voir, les scènes que son conteur lui soumettait. Il imaginait des paysages africains, des savanes étouffantes et les forêts éthiopiennes et menaçantes. Il voyait également les villages et le fameux Maïr. Les bestioles qu'ils avaient rencontrés et comment les avaient-ils gérer avec une difficulté experte. Au fur et à mesure, Tiberius oublia l'objectif de cet entrevu et ne se rendit pas immédiatement compte du chemin parcouru.

Lorsque le professeur s'arrêta, Tiberius eut un regard en arrière. Ils s'étaient rapprochés de la cabane et le château s'était éloigné. Le jeune Avery ne comprit pas immédiatement la question de son professeur. Il se tourna vers lui, interrogateur.

« Quoi ? » Souffla-t-il par réflexe.

Le regard sympathique qui lui lançait Vidal dissipa tous les doutes dans son esprit. Instinctivement, Tiberius bougea la feuille sous sa langue, comme pour s'assurer qu'elle était toujours là. Le visage un peu incrédule, il resta quelques secondes interdit. Puis il rit plus franchement, se moquant de lui-même et de sa propre stupéfaction. A quoi pouvait-il s'attendre ? Il sous-estima le professeur et brusquement, Tiberius prenait conscience qu'il était face à un professionnel et un sorcier expérimenté. Il se sentit ridicule ; Tiberius acceptait volontiers de croire les bouquins sur les hypothétiques capacités de Vidal. Mais il n'avait pas put lui donner la moindre crédibilité, avec ses gesticulations joyeuses et ses histoires à dormir debout. L'écouter parler de son apprentissage et la perspicacité de son professeur lui assurait comme une espèce de sécurité. Une assurance réconfortante. Depuis que Tiberius était rentré, après la guerre, il n'avait pas eut l'occasion de poser son admiration sur le moindre de ses professeurs. Les trouvant incompétents, stupides, hystériques, irresponsables, complètement à côté de la plaque. Tiberius n'était pas certain de ce qu'il croyait apprendre du professeur Vidal. Mais il trouvait cela rassurant qu'un professeur soit bien plus doué et compétent que lui. Un fait qui allait normalement de soi mais que Tiberius avait oublié et dont il avait complètement perdu l'habitude.

Alors, un peu honteux, il baissa la tête pour rire. La petite feuille de mandragore se baladait dans sa bouche et Tiberius finit par redresser les yeux, prêt à la sincérité. A la fois amusé et un peu troublé.

« Presque un mois... » Il fit mine de compter en levant les yeux au ciel. « D'ici la prochaine nouvelle lune. » Il enfonça une main dans sa poche, comme pour se donner de la contenance. « Vous allez me dénoncer à McGonagall ? » Demanda-t-il comme si ça lui passait par-dessus la tête alors que l'idée le faisait déjà suer. Il tenta de s'expliquer et de se justifier. « C'est juste une feuille de mandragore... On peut pas vraiment dire que je suis dans l'illégalité, pour l'instant... » D'un ton d'insolence innocente, il souriait à demi, l'air d'appréhender la réponse de son professeur.

Tiberius ne le connaissait pas assez pour être assuré que Vidal garderait son secret pour lui. Cependant, il avait l'air d'être un homme tranquille et pas vraiment à cheval sur le règlement. Plutôt du genre à donner des cours en plein air sous prétexte qu'il faisait beau et à se transformer en plein cours pour égayer un peu sa classe. Alors, quelque part, Tiberius espérait que le professeur ne l'empêche pas d'aller au bout de son projet. Sans doute, maintenant qu'il était adulte, pouvait-il se faire recenser comme n'importe quel animagus ? Étant toujours à l'école, Tiberius n'en était pas certain mais Vidal aurait sans doute les réponses à ce genre de questions un peu plus administratives.


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Lun 4 Juin - 0:47
Rafael marchait d’un pas complétement inégal alors qu’il relatait ses aventures à son jeune élève. Il trainait le pied, s’arrêtait pour mimer tel ou tel évènement, se retournait pour regarder son interlocuteur… si bien que la distance entre les eux marcheurs et la cabane ne décroissaient pas aussi vite qu’elle l’aurait dû si les deux adultes avaient avancé d’un pas normal. Mais le magizoologue n’était de toute façon pas pressé, au contraire il avait presque une heure et demie devant lui, et il lui semblait enfin avoir trouvé une oreille patiente avide de ses récits d’aventure.

Le professeur fourra ses mains dans les poches arborant toujours son petit sourire entendu alors que le garçon le fixait d’un air interdit. Pour une fois il ne tenta pas de combler le silence qui s’était installé entre eux alors que le serpentard réfléchissait à ce qu’il pourrait répondre à sa question gênante. Si Rafael paraissait (et était) complètement à côté de la plaque dans nombre de sujets de conversations et situation de la vie quotidienne il pouvait en revanche se montrer très observateur et pertinent dès que cela concernait la magizoologie ou l’animagi. Son attitude flegmatique et ses airs insouciants jouaient en réalité en sa faveur, personne ne se méfiait d’un homme arborant presque en permanence un sourire aussi benêt. Autour de lui on se décontractait, on prenait moins garde à sa posture, on dissimulait ses petits secrets avec moins d’efficacité, on relâchait son attention et on faisait des confidences à voix haute plus volontiers. De toute façon qu’allait-il y comprendre ce mexicain aux yeux absents et à l’accent à couper au couteau ?

Le jeune homme se décida à rompre le silence qui s’était brièvement installé entre eux et Rafael l’écouta patiemment en ponctuant ses phrases d’un petit hochement de tête. Lorsqu’il lui parla de le dénoncer à la directrice, ce fut au tour de Rafael d’afficher une expression stupéfaite.

- Pour quoi faire ?

Il fixa son élève avec des yeux nébuleux, la tête penchée sur le côté comme si cela pouvait l’aider à réfléchir. Il retournait sa question encore et encore dans son esprit mais n’arrivait pas à en comprendre le sens. Alors il fit ce qu’il faisait toujours lorsqu’il trouvait situation inconvenante. Il passait à autre chose.

- Ah si ! La prochaine nouvelle lune c’est dans trois jours, hé ? Ou quatre ? C’était pas trop dur de tenir alors ? Moi la première fois j’ai raté parce que j’avais craché pendant mon sommeil ha ha !

Il en riait à présent mais à l’époque il se souvenait en avoir été très frustré. Les remontrances de son maître y avaient également été pour beaucoup.

- Mais c’est bien ici tu as des orages souvent, tu n’auras pas longtemps à attendre avant la transformation. Tu as trouvé la terre aussi ?

Malgré le sujet assez peu commun de la conversation le ton de Rafael était celui d’une petite grand-mère londonienne parlant météo avec ses copines de bridge.



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Mer 6 Juin - 17:31
« Pour quoi faire ? »
« Eh bien... Pour... » Tiberius n'acheva pas sa phrase, la mine tordue de perplexité, la main qui gesticulait piteusement.

Puis brusquement, une question qu'il lui apparut très très bête devint évidente. Pour quoi faire ? C'était si simple que Tiberius n'y avait pas tant pensé. C'était si simple que ça avait presque l'air sage. Tiberius se demanda si ce professeur ne faisait pas semblant de passer pour un idiot et un niais. Si il semblait partir très vite dans des divagations ahurissantes, Vidal avait le don de mettre le doigt sur des évidences si grosses qu'il était le seul à les voir. Là où le reste du monde ne voyait qu'un mur immense et infranchissable.

Alors, il se détendit, assuré que Vidal allait le couvrir. Tout du moins, tant que la question « pour quoi faire » resterait sans réponse. Ses épaules se dénouèrent et Tiberius tira sur ses cervical pour faire craquer son cou qu'il détendit d'un mouvement circulaire de la nuque. Attentif aux paroles du professeur – fallait-il que Tiberius fasse le tri entre les sages vérités du professeur et ses longues digressions – le jeune Avery tourna un regard vers lui.

Il haussait des épaules et ouvrait la bouche pour parler mais le magizoologue était bavard. Tiberius souriait tendrement à ses remarques, se laissant contaminer par son enthousiasme candide. Il ne savait pas trop comment prendre cet échange. Rafael invitait à la sincérité sans tabou. Il donnait confiance et dissipait toute méfiance. Mais Tiberius n'oubliait pas qu'il avait affaire à un adulte compétent et un homme qui avait sa renommée à travers le monde. Il ne savait pas trop quelle confidence il pouvait se permettre de faire sans que cela ne trahisse d'autres états à son propos.

« Quatre jours. » Murmura-t-il entre deux questions du professeur qui ne l'avait sans doute pas entendu. Quand le professeur se pencha sur lui pour l'interroger sur la difficulté de la chose, Tiberius se contenta de hausser des épaules.

« Ma première fois j'ai raté. » Tiberius avait raté quatre ou cinq fois. Peut-être plus. Ça faisait des années. Il ne s'en souvenait plus. Et le Serpentard ignorait si cela était d'un fait de douance ou de contexte. Après tout, personne n'encourageait Tiberius à faire tout ça. Personne ne lui permettait de ne pas aller en cours parce que les premiers orages sont apparus. Personne ne comprenait ses isolements répétés. Sans parler de la potion qui, parfois, ne lui rendait qu'un papillon mort. Etre animagus n'était pas tant difficile car il était requis certaines compétences que parce que les étoiles n'étaient simplement pas alignés. Il y pensait, la tête baissée.

« Beaucoup trop souvent. » Lâcha-t-il en sortant de ses propres rêveries. Il redressa les yeux et un demi-sourire plein d'une ironique fatalité apparut sur son visage. « Parfois, j'ai même pas le temps de terminer mes préparatifs. » Il rit silencieusement.

Puis quand Vidal parla de « terre », le visage de Tiberius se tourna brusquement vers lui pour se décomposer en une mine paniquée.

« La terre ? Quelle terre ? »

Il y avait une histoire de terre ?! Tiberius s'était renseigné comme il avait pu avec les informations qu'il pouvait. Oh, il y avait bien cette histoire de rosée un peu poétique et de lieu calme où la potion pourrait macérer mais... De la terre ? Avait-il passé trois ans à tenter quelque chose d'impossible ? Est-ce que c'était ça qui avait fait que sa potion n'avait pas pris ? Ou alors le professeur confondait deux mots ? Tiberius eut le cœur qui se serra. Il s'arrêta, la main toujours en l'air pour tenir les sacs en lévitation.

« J'ai... J'ai juste la rosée et... Et le cocon, j'ai un ami qui fait un élevage de phalène et qui... Il faut de la terre ? Quel genre de... Merde. Je suis pas prêt. Il ne me reste que quelque jours et... » Il grimaça. « Je n'aurai pas le temps de... Putain... » La main contre sa tempe, il laissa son regard se perdre dans le vide. Peut-être un peu trop à l'aise avec le professeur, il ne se rendit pas tout de suite de sa familiarité. Une seconde plus tard, il leva les yeux sur le professeur, remarquant sa propre grossièreté, d'un air d'innocence.


TIBERIUS H.
AVERY
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Mer 13 Juin - 13:47



Visiblement le magizoologue n'était pas le seul à avoir eu des difficultés avec le processus de transformation. Le contraire eut été surprenant bien qu'il y avait peu de choses qui surprenaient encore Rafael. En réalité si cela ne concernait pas les animaux il y avait peut de choses qui l'avais jamais surprit. Mais à la mention de la terre, l'adolescent se mit immédiatement à paniquer. Le professeur de soins aux créatures magiques se retourna en l'entendant s'agiter. Il le fixait d'un air confus les yeux agrandis d'étonnement et la bouche légèrement entrouverte. S'il s'était attendu que la simple mention d'un peu de boue déclencherait une telle réaction chez le garçon il aurait peut-être mieux fait de se taire. Il savait gérer la tristesse (il avait eu de l'entraînement avec sa fille) et se préserver de la colère (en lui tournant le dos tout simplement) mais il n'était vraiment pas à l'aise avec la panique. Son instinct lui disait de s'éloigner de la source de malaise le plus vite possible mais il était à la source du-dit malaise, il était responsable. Ce n'était pas un mot ni une notion qu'il affectionnait particulièrement mais il avait été prévenu que s'il voulait ce poste de professeur il lui faudrait parfois prendre sur lui et se montrer un peu plus... altruiste que ce dont il avait l'habitude.

Il ne savait pourtant pas trop comment réagir face à ce flot de paroles rapides et ne comprendait de toute façon qu'un mot sur deux. Et pas les plus jolis pas que le langage fleurit de son élève lui importe beaucoup mais c'est surtout que ce n'était pas le genre de mots qui pouvait l'aider sur la source de désarroi de son élève. Rafael pencha encore une fois la tête sur le côté en le regardant s'agiter. Cette façon de gesticuler en parlant lui rappelait vaguement quelqu'un. Maladroitement il plaça sa main sur l'épaule du garçon dans un geste se voulant réconfortant.

- Hé hé, doucement chico... Rosée ? Les gouttes, no ? C'est pour ça la terre. Touché ni par les pieds, ni les rayons du soleil pendant au moins sept jours. Et après on y prend la euh... rosée. Moi j'avais mis la terre dans une boîte pour être sûr qu'on marche pas dessus hé hé. Le septième jour je l'avais ouverte pendant la nuit pour avoir de la rosée. Facile, hé !

Son sourire était revenu. Il s'aperçut qu'il avait toujours la main posée sur l'épaule du serpentard et l'ôta précipitamment. On lui avait déjà fait de nombreuses fois la morales sur sa manie d'envahir l'espace personnel des gens.
 
- Tout le reste tu as alors ? demanda-t-il en plongeant ses mains crasseuses dans ses poches. 





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―James Herriot
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