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Inextinguible curiosité (Libre)

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Serdaigle
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Mer 21 Mar 2018 - 19:50

15 octobre

S’il y avait bien un avantage à être une élève studieuse et sans histoires, c’était qu’on accordait très facilement à Beth le droit d’accès à la réserve de la bibliothèque. Elle n’avait pas eu besoin d’argumenter pour que sa professeure d’étude des runes ne lui signe une autorisation sous le prétexte de recherches personnelles sur un ancien dialecte hyperboréen. La Serdaigle avait un peu de remords d’avoir ainsi mentit à cette femme qu’elle admirait tant par ailleurs (même si elle n’en était pas au niveau d’adoration que lui vouait Gamp), mais elle regrettait d’autant plus qu’en tant qu’élèves, ils n’aient pas un libre accès au savoir. Elle comprenait bien que certaines connaissances entre de mauvaises mains pouvaient avoir un effet désastreux, mais ne pas avoir le loisir d’entrevoir les différentes formes de magie, ne serait-ce que pour savoir s’en prévenir était, de son point de vue, d’autant plus destructeur. Elle taisait la plupart du temps cette opinion controversée, n’ayant pas spécialement envie d’être rangée dans une case par les défenseurs de l’unique magie dite du Bien. Si la magie, comme toute chose, était fille de la nature alors il n’existait pas de telles choses que la magie noire et la magie blanches, il y avait juste des hommes qui en faisaient bon ou mauvais escient. Les convictions de la Serdaigle ne l’empêchaient toutefois pas de condamner entièrement certaines pratiques répréhensibles ; elle était bien loin de prôner l’utilisation de maléfices pour nuire à autrui.

Bien plus que son insatiable soif de connaissances, c’était un objectif précis qui l’avait ce jour-là poussée à se rendre dans le coin le plus reculé de sa pièce favorite du château. Enfin, précis était un bien grand mot… Elle ne savait même pas vraiment où commencer à chercher. Depuis sa rencontre avec les Parques, leur dernière prophétie nébuleuse la hantait sans cesse. Comme elle l’avait imaginée en pesant les pours et les contres de poser une question d’importance commune aux créatures mythiques, elle avait été réduite au rang de cassandre. La Directrice avait refusé de croire à ses allégations qu’elle avait pourtant tempérées, attribuant son récit abracadabrant au choc. Frustrée de ne pas pouvoir se faire entendre de ses aînés, Beth ne s’était pour autant pas retourné vers ceux de ses camarades qui avaient été également présents, plus à même d’entendre la vérité, pour des raisons diverses. Il y avait ceux en qui elle n’avait pas vraiment confiance, mais aussi ceux qu’elle voulait en quelques sortes protéger du fardeau de ses révélations après cette expérience quelque peu traumatisante. Elle prenait sur elle pour assumer les toutes nouvelles connaissances qu'elle avait du futur, tant qu’on puisse qualifier de connaissance celle d’une ombre menaçante du passé. C’était ce qu’elle cherchait dans les étagères de la Réserve, une trace quelconque de ce que les Parques avaient qualifié de plus « belle mais impitoyable création de la Magie». C’était bien maigre comme vecteur de recherche, mais aussi forte qu’était sa frustration quand elle se trouvait dans une impasse, fait de plus en plus itératif, elle ne comptait pas baisser les bras.

Un vieux livre attira son attention sur le haut d’une étagère jouxtant l’entrée de la Réserve. Imposant, les runes en lettres dorées sur sa tranche étaient quasiment effacées sans doute plus usées par les années que les lectures. Elle se hissa sur la pointe de ses pieds, maudissant sa taille moyenne pour tenter de saisir le grimoire. Malheureusement, alors qu’elle parvenait enfin à le faire basculer, ses doigts le laissèrent glisser alors qu’elle perdait sa prise sur l’ouvrage causant fatalement sa chute sur le sol de la bibliothèque non sans qu’il ait d’abord heurté son épaule. Elle tenta de ne pas transformer son gémissement de douleur en juron bien peu digne de sa réputation avant de masser son articulation endolorie de sa main opposée.


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Jeu 22 Mar 2018 - 0:01
Surpris par un bruit sourd dans son dos alors qu’il était tombé dans une profonde méditation, Maxence sursauta. Son front heurta brutalement l’étagère de bibliothèque au-dessus de sa tête et son hoquet de douleur rencontra le gémissement pénible qui avait retentit dans l’allée derrière lui. Un blasphème étourdi s’échappa de sa bouche tordue comme un souffle fatigué et il recula, accroupi. Trois épais volumes instables sautèrent des étagères devant lui et le bombardèrent sur l’épaule et juste devant les pieds. Dans un réflexe confus, il attrapa sa baguette et la pointa vers le rayon de bibliothèque, redoutant tout à coup de le voir basculer en avant pour l’aplatir.

-Oh p…

Trop préoccupé par ce qu’il entreprenait, il n’avait pas entendu qu’une autre personne s’était tant approchée. Le silence de la réserve était encore supérieur à celui qui régnait dans la bibliothèque et le moindre bruit détonnait.

Au cœur de cette antichambre de la connaissance, la présence de Maxence n’avait rien de familier. Les bibliothèques lui inspiraient généralement des acouphènes et une irrésistible envie de dormir par terre. Il peinait suffisamment à venir à bout des ouvrages obligatoires pour ne pas en plus s’aventurer dans leurs annexes. La grande bibliothèque de Poudlard était plutôt un lieu qu’il avait coutume de traverser, préférablement au pas de course quand la sinistre bibliothécaire avait le dos tourné. Car s’il n’affectionnait pas la compagnie des textes, il appréciait spécialement deux choses : la réserve interdite et les deux cordons faciles à enjamber qui remplissaient la fonction de barrière de sécurité. L’interdit de la réserve en faisait un lieu intriguant pour les étudiants et Max avait très tôt compris sa fonction possible. Si peu d’élèves pouvaient y accéder que personne n’irait chercher ce qu’il pouvait y cacher. Sans cesse à la recherche de nouvelles cavités où enfouir les objets qu’il avait peur de laisser dans sa chambre, Maxence avait ainsi déjà glissé entre deux livres de magie noire un morceau de parchemin volé à un de ses camarades de chambre ou scotché sous une étagère l’étrange chaînette ramassée sur le coin du bureau du concierge un matin de retenue. La précédente employée de bibliothèque avait compris son manège en à peine trois jours et il n’avait plus pu pénétrer l’enceinte des archives sans être épié. Maintenant qu’une nouvelle documentaliste la remplaçait, il se prêtait à nouveau à ce cache cache. Il entrait dans la bibliothèque. Faisait semblant de feuilleter un ouvrage et dès qu’elle allait chercher un exemplaire dans la réserve pour quelqu’un, il se glissait derrière elle et se cachait. Ou bien quand elle s’aventurait à l’autre bout de la pièce et que les autres étudiants avaient le nez en l’air, il sautait par-dessus les intimidants cordons de velours et disparaissait entre les rangées maléfiques. Pour le moment elle ne semblait pas avoir remarqué quoi que ce soit.

Assis par terre, la main à plat sur le haut du crâne, Maxence attendit un instant que sa vue redevienne nette. La haute étagère face à lui ne semblait pas vaciller. Il avait sûrement halluciné. Dans un soupire de soulagement, il baissa sa baguette.
Une seconde avant l’incident, il avait presque le bras entier enfoncé dans l’étagère parce qu’il voulait récupérer une espèce de petit miroir qu’il avait acheté chez Barjow et Beurk à la rentrée. Il l’avait caché là parce que l’infirmière l’avait trouvé dans sa poche un jour où il était évanoui et lui avait ordonné de jeter cette horreur à la poubelle mais il l’avait récupéré dans son bureau le lendemain. Il aurait aussi aimé pouvoir consulter quelques bouquins de magie noire pour en apprendre un peu plus sur tous les détritus qu’il achetait là-bas mais la moitié des bouquins étaient franchement pas amicaux et même avec tout son barratin, il n'obtiendrait jamais d'autorisation.
En grinçant des dents, il se redressa sur ses jambes frêles. Pensant avoir été surpris par la bibliothécaire, il s’apprêtait à se rendre et amorça même un geste pour lever les mains en l’air. Il attendit une seconde en se frottant le crâne avec le poing.



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Mer 28 Mar 2018 - 18:22
Elizabeth n’aimait pas être surprise. Non, doux euphémisme, elle détestait ça à vrai dire. Elle aimait avoir le contrôle sur sa vie, planifier le moindre petit détail de sa journée, autant concernant le scolaire que le social. Elle n’aimait pas les situations dans lesquelles elle n’arrivait pas à gouverner ses émotions et à son grand malheur ce genre de circonstances se présentait de plus en plus souvent ces derniers jours alors qu’elle se trouvait dépouillée de toutes ses certitudes.

Le vacarme qui répondit à son joyeux capharnaüm causa un nouveau sursaut à la jeune femme alors qu’elle ramassait le livre à l’origine de toute cette situation. Elle se demandait comment la bibliothécaire n’avait pas encore débarqué pour s’enquérir de la situation, sans doute était-elle occupée ailleurs, ce qui arrangeait assez Beth qui ne mourrait pas d’envie d’expliquer à la remplaçante de Madame Pince les motivations qui l’avaient poussée à essayer d’attraper ce bouquin de trois tonnes. Bouquin qu’elle serrait contre sa poitrine, sans doute dans le but d’y retenir son cœur affolé, alors qu’elle se dirigeait vers l’allée suivante d’où était venu le boucan. C’était un peu stupide de se diriger vers la source d’un potentiel danger en utilisant un livre, sans doute qui plus est d’origine magique controversée, comme seul bouclier. La Serdaigle se faisait un peu l’effet d’être la bimbo, un peu stupide qui se faisait tuer dans les cinq premières minutes d’un film d’horreur, insensible aux signaux d’alarme, évidents précurseurs de son supplice.

Pourtant, son inquiétude ne semblait pas avoir lieu d’être. L’étagère dépassée, elle se retrouva face à un garçon qu’elle ne connaissait pas avec un visage sur lequel se mélangeait de façon étrange la douleur et une espèce d’air coupable à rendre suspicieuse la personne la plus naïve de cette planète. Beth força ses traits à retrouver une expression plus neutre, cherchant à effacer toute trace de panique ou d’inquiétude de son visage. Son regard parcouru rapidement les étagères clairsemées et les livres en pagaille tels les vestiges d’un champ de bataille sur le sol avant de s’intéresser de nouveau à la seule autre personne présente dans l’allée. Elle haussa un sourcil interrogatif, curieuse à présent de savoir ce qu’il s’était passé bien que quelques scénarios vraisemblables s’étaient déjà construits dans sa tête.

Qu…Hmm, tout va bien ? Elle s’était rattrapée de justesse avant de faire passer son indiscrétion avant ses bonnes manières. Après tout, elle était peut-être responsable de tout ce bazar, peut être que ses petites acrobaties avaient eu des répercussions de l’autre côté du rayon.

Beth s’avança un peu plus pour s’enquérir des éventuels dégâts qu’elle avait pu causer, sa réserve ne faisant pas non plus d’elle une insensible. Un éclat lumineux près du garçon attira son attention alors qu’elle attendait une réponse de sa part. Elle se pencha pour ramasser l’objet, s’arrachant au passage une grimace de douleur alors qu’elle avait oublié son épaule meurtrie. La brunette observa un instant ce qui semblait être un miroir de poche fendu sur le côté (probablement en raison de la chute qu’il avait dû faire) et qui vraisemblablement n’avait pas grand-chose à faire dans une bibliothèque. Elle posa le grimoire qu’elle tenait toujours sur une étagère voisine tout en mouvant distraitement son membre endolori, sans stopper sa rapide analyse. Elle fit une dernière fois pivoter l’objet entre ses doigts en prenant garde au rebord devenu tranchant, puis s’intéressa de nouveau à son présumé propriétaire.

Ça t’appartient, je suppose ?
Elle tendit la main pour lui rendre le miroir à la suite de son allégation. Une partie d’elle était curieuse de son réel usage, il y avait quelque chose d’étrange dans les symboles noircis sur les côtés, mais elle doutait d’une réponse sincère. De plus, elle n’était pas vraiment en position de poser des questions, dans la mesure où elle avait ses propres secrets, ce qui n’empêchait toutefois pas ses interrogations de se lire sur son visage.


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Mar 10 Avr 2018 - 0:38
-Ouais…ça va merci…je me suis juste cogné…

Par réflexe, il chuchotait.
Interdit, Maxence écouta encore une seconde le silence intact de la bibliothèque. Qu’un tel vacarme n’ait alerté personne était étonnant. D’une minute à l’autre la bibliothécaire allait surgir de derrière les fourrés ou transplaner juste à l’endroit où il se tenait pour lui faire une clé de bras. Il fallait rapidement qu’il enchaîne les roulés boulés hors de cette zone s'il ne voulait pas retourner faire du tricot avec Rusard pour le reste de la soirée.
Réalisant que la petite brunette était encore là, debout, concernée par la situation, il lui sourit pour lui intimer que tout allait bien. Son crâne allait probablement tomber en deux morceaux de chaque côté de ses épaules mais pas de problème. « Mh ? » demanda-t-il sans comprendre pourquoi elle était encore là. Est-ce qu’en plus son pantalon était tombé ?
Puis il vit son miroir dans sa main et comprit.

-Ah ! Oh…aha ! Euhm…j’ai une tête à me remaquiller avec un miroir de poche ? demanda-t-il en invalidant aussitôt son propos pour lui reprendre vivement l’artefact des mains.

Le petit bout de scotch qu’il avait utilisé pour le coller à l’étagère était encore collé à sa manche.
Puisque rien de terrible ne s’était produit, il songea que le miroir devait fonctionner même brisé… Il songerait plus tard à la probabilité qu’une malédiction supplémentaire se soit abattu sur cette bibliothèque pendant l’incident.

Il connaissait Elisabeth de vue et la jaugeait avec autant de tendresse qu’il considérait toutes ces petites mignonettes hautaines. Poudlard en produisait à la pelletée. Brunette, jolie, son genre, mais pincée, pas le type à parler avec un pauvre type comme lui. Pour une raison qu’il ne s’était jamais expliqué, l’école comptait un nombre absurde de jeunes filles désagréables qui adoraient souligner les travers de chacun avec un ton condescendant, sous des traits mutins et une langue polie. "Oh tu as oublié de boutonner ta chemise, mf, tu as en-core oublié ton manuel ? hihi tu as une tâche là". Souvent en bande, la main levée au garde à vous à chaque question de cours, les ouvrages pressées contre les jolie petites poitrines dans les couloirs, elles formaient une certaine race de la sorcellerie féminine aussi désirable qu’énervante. D’ailleurs Maxence croyaient comprendre qu’elles finissaient toujours par sortir avec des gros cons et par faire le deuil d'une carrière brillante pourtant promis par leur talent au profit de leurs mômes, et elles devenaient un peu moins jolies après. De toute manière, dès qu'une belle fille lui parlait, soit il se cognait, soit il avait la bouche pleine, soit c'était dans un rêve soit c'était Sophie Goodkin.

-On est les seuls ici, pas vrai ? sourit-il.



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Mar 10 Avr 2018 - 22:15
Les talonnettes de Ian claquaient sur le sol, défiant le silence que souhaitait imposer la bibliothécaire en faisant signe à un groupe d’élèves de parler moins fort. Elle accompagnait ses gesticulations de “shhhhht” sonores qui n’aidaient en rien sa cause. Le pauvre bout de femme peinait à assoir son autorité comme Mme Pince l’avait fait avant elle. Mais il lui manquait l’austérité de son aînée. Ian s’arrêta au niveau du comptoir cette fois vide et prit son mal en patience, observant d’un oeil critique l’immense antre réservé à la culture et à l’apprentissage.

Vouloir étudier dans cette bibliothèque était devenue au fil des années une idée des plus saugrenues. Une majorité des élèves s’y sentaient aussi à l’aise que dans un salon de thé et n’hésitaient pas à choisir ce lieu pour papoter du nouveau corps professoral ou autres banalités qui ne pouvaient décemment pas attendre d’endroit plus approprié. Il régnait dans la pièce un bourdonnement incessant de conversations qui se taisaient selon les mouvements de la bibliothécaire qui partait dans des chasses à l’hommes improbables.

Celle-ci finit par revenir vers lui, mettant fin à son solo de sifflements de cocotte-minute, faisant à son tour claquer ses talons sur les pierres. Ils échangèrent brièvement, Ian avait besoin d’un livre bien particulier qu’il n’arrivait pas à trouver. Après avoir donné moult détails sur l’ouvrage il la regarda s’éloigner vers des grandes étagères dont on peinait à percevoir la fin, ses talons claquant avec un peu plus d’entrain. Le Serpentard patienta un peu moins de trente secondes avant d’abandonner le comptoir et traverser la bibliothèque jusqu’à la réserve. Il enjamba le terrible cordon qui faisait office de videur avec une facilité presque grisante. Miss Liu risquait d’en avoir pour un long moment avant de trouver son livre qui n’existait pas. Au moins elle était occupé entre ses ouvrages et certainement plus heureuse qu’à tenter d’imposer le silence à des élèves qui n’en avaient pas grand chose à faire.

Sans même y réfléchir Ian se dirigea vers les chuchotements un peu trop assurés qui n’étaient que la suite de ceux de la pièce d’à côté. Il ralentit un peu son pas pour le faire plus angoissant, changea un peu sa démarche dans une piètre imitation du terrible professeur Mora et pivota une fois arrivé dans l’allée de tous les crimes. Son regard se posa en premier lieu sur Elizabeth, qu’il fut surpris de trouver ici en présence de Maxence, et sur Maxence dont ladite présence ne le surprenait pas du tout, pour le coup. Il resta interdit une seconde, les mains dans les poches de son pantalons. Plusieurs pensées fusèrent dans son esprit et il finit par offrir un sourire nonchalant à l’un et à l’autre.

Tu as besoin de te repoudrer le nez, Brookes ?” Désignant alors son propre visage, Ian fit quelques moulinets du poignet. “Tu devrais appliquer un peu plus de fond de teint, par là. On voit encore ta gueule.

Ian s’avança vers Maxence et sans aucune sommation lui prit le miroir des mains. Il l’observa un instant avant de le mettre dans sa poche. Il y garda sa main, reprenant ses fausses allures de roublard. “Billie va être ravie de voir que tu as retrouvé son miroir, merci.” Ian se désintéressa de Maxence, s’adossant à côté de lui contre le petit présentoir qui longeait l’étagère. Il souriait toujours, à peine. “Tu fais affaire avec lui ? Ça m’étonne un peu de toi.




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Les masses  ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées.

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Mer 11 Avr 2018 - 16:19
Beth haussa un sourcil incrédule alors que son forcé faisait mentir ses paroles par ses actions à quelques secondes d’intervalle à peine. Elle se demandait comment on pouvait humainement avoir l’air aussi suspect sans même que ça soit volontaire, mais, après tout, ce n’était pas ses oignons aussi le laissa-t-elle reprendre l’objet sans argumenter sur le fait que s’il n’avait pas la tête de celui qui se baladait avec un miroir pour se remaquiller entre deux étagères de la bibliothèque, il avait quand même l’air d’y tenir vraiment au dit miroir. Les mains désormais libres, elle en profita pour récupérer son livre sur l’étagère adjacente et s’apprêta à s’éloigner malgré sa curiosité maintenant qu’elle s’était assurée que sa maladresse n’avait tué personne, quand il ouvrit de nouveau la bouche pour lui poser une question. Elle hésitait à encore à lui répondre en lui signifiant qu’il sonnait plus ou moins comme un psychopathe ou à rétorquer avec affabilité tant elle avait l’impression que le sourire qu’il affichait à présent semblait le fruit d’un douloureux effort, quand une nouvelle présence la dispensa d’attester de leur solitude : manifestement, non, ils n’étaient pas tous seuls.

Tenter de déchiffrer les pensées d’Ian sur son visage était un petit jeu qu’elle abandonna bien vite après avoir cru y deviner de l’incrédulité, elle n’avait jamais été très douée pour ça. Elle n’arrivait pas à savoir si ses railleries à l’égard de son camarade de maison étaient amicales (et ce, de façon très bancale de son point de vue) ou si elles étaient le fruit d’une réelle mésentente. Beth se posa donc en sage observatrice de leur échange qui lui permis au passage de saisir le nom du second Serpentard, vaguement familier à son oreille même si elle ignorait où elle pouvait l’avoir entendu auparavant.

Elle ne fut sortie de sa position de spectatrice que par la question d’Ian dont elle ne comprenait pas le sens. Quels genres d’affaires est-ce qu’elle pouvait bien avoir selon lui avec un garçon qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam en plein milieu de la réserve de la bibliothèque ? Il y avait quelque chose qui lui échappait sans doute, mais elle n’avait pas la moindre idée de ce dont il s’agissait et Merlin savait comment elle détestait ne pas comprendre.

Bonjour à toi aussi Ian, c’est un plaisir de voir que tu as profité de ton temps libre pour améliorer tes manières. Le sarcasme était un peu gâché par son sourire débarrassé de la moindre trace d’hostilité. Elle détailla successivement les deux verts et argents qui lui faisaient face, comme si elle cherchait à jouer aux sept différences et ne s’interrompit qu’après en avoir décelé une petite centaine, mais toujours sans réponse quant à ce qui l’intéressait à l’instant présent.

Comment ça « faire affaire » avec lui ? Elle ne savait pas si c’était l’incompréhension ou la curiosité qui dominait ses émotions à ce moment-là, mais elle crut bon de justifier la situation pour éviter un malentendu qui lui porterait préjudice et surtout parce qu’elle n’était pas très à l’aise avec l’idée qu'il la soupçonne de quoi que ce soit d’amoral. Ma rencontre avec… Brookes ? Elle hésita un instant en regardant le concerné dont elle craignait d’écorcher le patronyme. Enfin bref, notre entrevue est totalement fortuite. Tout autant que le hasard pouvait réunir autant de personnes dans la réserve dont l’accès était censé être réglementé bien entendu.


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Dernière édition par Elizabeth Fitzduncan le Ven 13 Avr 2018 - 23:48, édité 1 fois
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Mer 11 Avr 2018 - 18:37
Son sourire tomba aussitôt en reconnaissant la voix de Ian mais avant qu'il ait pu adopter la moindre posture d'autodéfense, il devait déjà agiter les bras en l'air péniblement pour récupérer son bien. Il se retourna juste brièvement vers Elisabeth quand elle prononça son nom avec autant de dégoût que si elle disait "quiche au vomi", outré.
Le niveau de langage anormalement soutenu de leur camarade quand elle s'adressait à Ian le déroutait un peu. Une seconde plus tôt, elle s'éloignait théâtralement et subitement, elle devenait toute suave. Il la regarda terminer sa phrase, hébété, et repris à sa suite en la dévisageant.

-Voilà... "fortuite", t'entend ? Tu trouves qu'elle a une tête à ça ? C'est une fille bien, tu crois quoi ? Mais qu'est ce que vous foutez là, vous deux, c'est devenu une backroom la réserve ?

Contraint de parler à voix très basse, il peinait à contrôler son agacement. Contrairement à Elisabeth, la défiance prenait très vite chez lui le revêtement de la grossièreté.
Ian, était un peu comme une crise squameuse. Il arrivait toujours au pire moment, au pire endroit avec la pire des intentions. Ses provocations étaient tellement habituelles que Max ne prenait pas le temps d'y répondre par un trait d'esprit, qui ne venait pas. Il abandonna d'arracher le miroir de ses mains, comprenant qu'on ne pouvait pas tuer le titan frontalement.

Il grimaça, les yeux en l'air, exaspéré.

-Oh, loin de moi d'empêcher Billie de récupérer ses affaires...

Avec un peu de chance, le miroir lui montrerait le reflet de la vieille dame répugnante qu'elle allait devenir ou bien il ensorcellerait son teint de brioche pour en faire de la garniture à pizza. Toutefois il avait payé cet objet assez cher et on lui en avait vanté d'autres usages qu'il entendait d'abord exploiter pour lui-même. Il recula de quelques, vers Elisabeth, comme pour quitter les lieux, vaincu et humilié.

-Bon, je vous laisse, j'ai des plantes à arroser.

Machinalement, il se gratta la cheville pour en fait saisir sa baguette, comme d'ordinaire rangée dans sa chaussette.

-Accio miroir d'Onyx, toussa-t-il soudainement, sans pour autant hausser trop la voix.

L'artefact traversa la rangée de Ian jusqu' à lui en ligne droite et il le rattrapa de justesse avant qu'il ne s'éclate contre la pointe de sa baguette. Il jongla deux secondes pour ne pas le faire tomber et l'enfoui hâtivement dans sa poche. A petits pas précipités, il continua de reculer jusqu'à ce qu'Elisabeth se trouva entre lui et Ian.

-Wingardium Leviosa...et chhht ! on est dans une bibliothèque.

Un énorme volume d'une collection intégrale des "Mémoires d'un Mage Profane" se souleva alors au-dessus de la tête de Ian pendant que Maxence reculait. La situation était critique et il avait une terrible envie d'exploser de rire qu'il devait enfouir dans sa manche en plaquant son poignet contre sa bouche, prêt à s'enfuir en courant à travers la bibliothèque.



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Dim 17 Juin 2018 - 19:06
Elizabeth était pareil à une poupée de porcelaine. Elle décorait joliment la pièce, ses petits yeux brillaient d’un éclat indéchiffrable. Son visage était toujours neutre d’expression mis à part pour le petit sourire énigmatique qu’elle affichait poliment. Elle était douce et inoffensive aux premiers abords mais tout le monde semblait mettre un point d’honneur à ne pas trop s’en approcher à cause de son manque de chaleur humaine. Si Ian détestait les poupées, il appréciait Elizabeth. Elle avait la répartie acérée et en plus de ça de très beaux yeux qui n’étaient pas si indéchiffrables que ça quand on y regardait bien.

Et la voix de Brookes était aussi douce à l’oreille qu’une chorale de pré-adolescents en pleine mue qu’on obligeait à défiler sur une route pavée d’éclats de verre. Ian préféra l’ignorer pour continuer de s’intéresser à Elizabeth. Ignorer Brookes était une activité follement amusante. Entre eux c’était tout ou rien. L’amour vache. Il faisait tourner le petit miroir dans sa poche.

Mes manières s’amélioreraient bien plus rapidement si tu me faisais l’honneur de quelques cours particuliers.” Brookes continuait de croasser à côté de lui. Il était bien le seul à essayer de se faire discret (et n’arrivait pas du tout à l’être). Tout le monde semblait avoir compris qu’être le roi de la bibliothèque n’était pas si compliqué face à une bibliothécaire aussi peu pédagogue. Ian cru entendre un de ses énièmes ssshhhht alors que Max ramassait le peu de fierté qui lui restait pour s’enfuir la tête basse et le dos voûté. Ah non. C’était sa posture habituelle. Ian était presque déçu de le voir partir si vite. Il garda bien pour lui sa contrariété à le voir si peu combatif pour récupérer son bien. Peut-être que Max se faisait vieux. Max était fatigué.

Max était un gros “...sac à merde !” Le miroir glissa entre ses doigts malgré ses efforts pour s’y agriper et retrouva son chemin jusqu’à son légitime propriétaire (quoique sens le vérifier Ian savait cette affirmation parfaitement fausse). Ian sortir sa baguette, se détachant de son dossier de fortune et la pointa d’abord sur Maxence puis sur l’énorme bouquin qui flottait au dessus de sa tête. D’un geste vif du bras et d’une incantation marmonnée il éloigna le danger de lui. Ian ne réalisa même pas qu’il avait envoyé les mémoires sur le beau visage d’Elizabeth. La petite Serdaigle lui était momentanément sorti de l’esprit. Il prit la suite de Maxence et pointa sa baguette sur les chaussures de son camarade de maison et souffla un “Reducio.” Il risquait d’avoir du mal à aller très loin avec des godasses de la taille de la taille de celles d’un poupon. Et de se briser les os des pieds. C’était un risque.




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Lun 18 Juin 2018 - 23:44
Elizabeth aurait bien demandé à Brookes ce qu'était une « backroom », mais le ton employé lui signifiait clairement qu'elle ne voulait pas vraiment voir entrer le mot dans son vocabulaire. Ce qui était certain, en tout cas, c'était que la réserve était beaucoup plus fréquentée qu'elle n'était sensée l'être et elle commençait à se demander si faire des pieds et des mains pour obtenir une autorisation avait vraiment été utile pour autre chose que  sa conscience.

Beth aurait aussi bien rétorqué à Ian qu'elle n'aurait pas assez d'une vie pour corriger son langage et ses manières, autant que l'idée de le faire marcher en ligne un dictionnaire sur la tête tout en récitant des exercices de diction était tentante. Rien que pour l'image. Autant qu'elle doutait qu'ils aient la même vision de « cours particuliers »...

Elle aurait voulu aussi empêcher les deux Serpentards de se balancer des livres et autres miroirs suspects à la figure et discourir sur les mille raisons pour lesquelles c'était complètement inconscient de s'écharper au beau milieu de livres potentiellement ruisselant de magie noire. Et que celui qui dirait que rien de trop fâcheux ne pourrait leur arriver à Poudlard n'oublie pas qu'un serpent géant avait tranquillement squatté la plomberie pour tuer des enfants et que ça n'avait vraiment commencé à inquiéter les professeurs que lorsqu'une élève s'était faite enlever.

Oui, elle aurait bien fait tout cela, mais elle n'avait pas prévu dans la lenteur de ses réactions, confuse par l'ensemble de la situation, qu'un des dits-livres termine sa course dans son visage. Plutôt que de se jeter par terre pour éviter le projectile volant, elle n'eut que le réflexe (aussi utile qu'un cours de divination) de fermer les yeux. Le choc la fit bien vite se retrouver sur son séant, la vision floue et l'impression de devoir aller récupérer les petits morceaux de sa trombine sur le sol de la bibliothèque. Des gouttelettes carmins échouées sur son chemisier blancs l'informèrent qu'elle s'était au choix cassée le nez ou fendue la lèvre, elle ne saurait dire tellement la douleur sourde était diffuse. Elle devait ressembler à peu près à ce poursuiveur de l'équipe de sa maison qui s'était pris, durant un match contre les Gryffondor, deux cognards en pleine tête. En même temps. Au moins grâce à ça, elle savait l'infirmière capable de miracle.

Une main plaquée sur la moitié inférieure de son visage (au cas où il déciderait de se faire définitivement la malle), elle s'aida de l'autre pour prendre appui sur l'étagère à côté d'elle et se relever. Elle envisagea un moment de poursuivre les deux garçons quitte à faire ressembler la scène à un encore plus mauvais vaudeville, mais sa démarche semblable à celle du Professeur Smith après une gorgée de « chance liquide » lui fit très vite oublier l'idée. Elle choisit plutôt de les rejoindre avec l'allure d'une dame du troisième âge, s'agrippant au bois des rangées de livres.

« STOP !»  

Sa voix, étouffée par sa main, avait oublié les chuchotements obligatoires de la bibliothèque, mais la bibliothécaire n'avait décidément pas l'air de vouloirs quitter le confort de son bureau aujourd'hui, peu importe le raffut qu'ils faisaient. Comme les deux Serpentard avaient l'air de prêter autant attention à elle qu'à leur première baguette, elle contempla un instant l'idée de leur balancer un petit maléfice à la figure pour les faire s'arrêter faute d'un livre. Elle fut devancée dans ses desseins par Ian qui lança un Reducto sur les chaussures de Maxence. Nouvelle brillante idées de la journée. D'un informulé (elle ne faisait pas trop confiance à sa diction ensanglantée.) elle conjura rapidement une sorte de gros coussin pour amortir la chute qui ne manquerait pas d'arriver.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
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