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Une équipe soudée • Pv. Perceval Mora

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Lun 26 Mar - 1:40
Helen s'arrêta devant la porte. Un petit courant d'air froid s'échappait de l'embrasure et elle resta immobile quelques secondes pour écouter son cœur battre. Elle s'humidifia les lèvres, levant les yeux en l'air comme si elle attendait l'heure propice à son entrée puis inspira avant de frapper à la porte et d'entrer en l'ouvrant grand.

Helen ne savait jamais si elle était timide ou misanthrope. Elle savait qu'elle n'aimait pas aborder ses collègues. Demander de l'aide. Échanger des banalités affligeantes pour avoir l'air de bien s'entendre et laisser derrière elle une image proprette de professionnelle dans un cadre où le travail d'équipe roulait parfaitement bien. Helen avait également décidé qu'elle n'irait pas à la rencontre de ses contemporains. Tout du moins, pas sans une excellente raison. La plupart du temps, elle ne savait pas quoi leur dire et les entendre l'ennuyait jusqu'à sentir un inconfort particulièrement physiologique au creux de son estomac.

Cependant, cette fois, la chose avait été quelque peu différente. Elle avait tenté de récupérer des programmes scolaires par le biais des documents officiels. Avait esquivé la chose en essayant d'apprivoiser son programme au mieux. Mais elle avait beau retourner la question dans tous les sens, il lui fallait nécessairement passer par ses collègues pour fournir un enseignement de qualité à ses élèves. Helen avait l'impression d'être obsédée par l'excellence de ses cours. Elle travaillait beaucoup trop pour peaufiner ses notes et ne rien oublier de la science complexe de l'alchimie enseignée aux demeurés – l'état d'adolescence était une situation assez similaire.  Lorsqu'elle s'était renseignée sur le professeur d'histoire de la magie, elle avait appris qui il était. Dans les grandes lignes. Le nom du professeur l'avait frappé violemment, en pleine face. Elle se souvenait parfaitement de ce préfet lorsqu'elle fut en première année. Un grand garçon plutôt joli qui l'avait beaucoup guidé lors de ses premiers jours alors qu'elle avait tout le mal du monde à réclamer la moindre assistance. Helen se souvenait de lui et pouvait, bizarrement, dessiner une image mémorielle assez intacte de cet adolescent. Elle se souvenait n'avoir pas eu grand chose à lui dire, finalement, si ce n'était des « merci » de courtoisie à chacune de ses interventions. Mais après cette première excellente impression, elle l'avait recroisée plusieurs fois et remarquait sa présence comme s'il imprégnait les pièces qu'il pénétrait avec une élégance supérieure. Finalement, Helen n'était pas sûre qu'au cours de l'année, Perceval Mora se soit souvenu d'elle. Et elle doutait bien plus qu'il ne se souvienne d'elle après toutes ces années. Le voir, aujourd'hui, directeur des Serpentards était une conclusion assez évidente. Il en avait certainement toutes les qualités. Peut-être, le savoir à un poste plus prestigieux qu'elle alors qu'ils avaient la même ancienneté la rendait un peu verte. Peut-être qu'Helen considérait son CV comme largement plus apte à ce poste si prestigieux. Peut-être qu'Helen était quelque peu paranoïaque sur la misogynie de l'école et imputait cela au fait qu'il soit un homme et elle une femme. Sans vraiment se rappeler que pendant qu'elle était en vacance en Chine, Perceval, lui, se battait pour la liberté de l'Angleterre sorcière.

Qu'importe. Beaucoup de réticences bloquèrent ce mouvement du poignet sur la porte. Pourtant, elle n'était plus une enfant, à craindre ainsi de déranger le professeur dans sa salle. Cette fois, en dépit de son titre de Directeur de Maison, elle venait à lui d'égal à égal. Lorsqu'elle s'engouffra dans la salle, ce fut le menton droit et la tête haute. Elle s'arrêta à un pas du seuil. La salle était vide. Fort bien. Elle se sentie un peu ridicule, les bras ballants, et observa autour. Elle s'approcha d'avantage du bureau où des affaires attendaient, le regard tourné derrière elle. Le professeur devait sans doute avoir quitté son bureau pour revenir sous peu. N'aurait-il pas mis ses dossiers et son écharpe en telle évidence, autrement. Alors Helen, comme si elle entrait par effraction chez un étranger, se glissa vers ces feuillets qui attiraient son regard. Elle s'appuya contre le rebord du bureau et croisa la bras, un peu penchée dessus. Elle se sentait mal à l'aise mais sa curiosité fut plus forte et lorsqu'elle se rendit compte qu'il ne reviendrait peut-être pas immédiatement, elle se permit de faire tourner, du bouts des doigts, un parchemin vers elle. Doucement, à mesure qu'elle captait les mots, elle le tira précautionneusement jusqu'à son bord. Lorsqu'elle eut finit sa rapide lecture en diagonal, elle chercha immédiatement la suite parmi les parchemins suivant. Doucement, elle se laissa absorber par son indiscrétion, se retrouvant avec une pile feuilles dans les mains, et en oublia le professeur ainsi que les minutes qui défilèrent plus vite qu'elle ne l'aurait pensé.
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Jeu 29 Mar - 2:37
Perceval leva les yeux vers la pile de copies devant lui, cela faisait deux heures qu’il en enchainait les corrections et pourtant elle ne semblait pas désemplir. Il feuilleta les papiers qu’il avait déjà corrigé, elles étaient remplis de ses notes en écriture penchée et agressive, délibérément écrites à l’encre rouge et les feuillets ressemblaient à de petits animaux couturés de blessures sanguinolentes.

Ses yeux glauques retombèrent sur la copie sur laquelle il était en train de travailler. D’un geste sec il raya une date erronée. Samuel Dawkins était un ignare. Mais pas plus qu’Amanda Hedgehopper, Ageric Goodsong ou Sergius Labingi. Sa classe entière de quatrième année était peuplée d’imbéciles. Il connaissait très bien le professeur qu’il remplaçait, et pour cause il l’avait eu toute sa scolarité. Et le fait que la voix et le débit de parole du professeur fantôme avait à peu près le même  effet que de s’enfoncer une fiole entière de Goutte du Mort Vivant au fond du gosier n’était pas une excuse valable pour leur ignorance en Histoire de la Magie.

Il avait un retard immense à leur faire rattraper avant la fin de l'année s'ils voulaient même simplement nourrir l'espoir de passer leurs B.U.S.E.

Perceval se massa les tempes. Et voilà que ses migraines reprenaient. Rien de surprenant, cela faisait 127 minutes très exactement qu’il s’écorchait les yeux à essayer de trouver un sens dans les écritures en patte de mouche des adolescents de quatorze ans qui peuplaient son cours. Il se recula au fond du dossier de sa chaise et posa sa main sur ses yeux plissé. Parfois elles passaient aussi vite qu’elles étaient arrivées. Parfois, mais pas toujours.

Il compta. 180… 181… 182… 183… La douleur persistait. Elle lui vrillait le crâne de part en part. C’était son cerveau entier qui était en ébullition. Il brûlait un peu plus fort à chaque battement de cœur qui se répercutait sur tous les os de son crâne comme autant de sons de cloche malade. Il n’osait encore ouvrir les yeux de peur que la lumière du soleil qui filtrait à travers les carreaux coloré du vitrail qui ornait la fenêtre de son bureau de lui consume les rétines de ses rayons qui seraient soudain devenus iridescents. Il le savait. Il resta ainsi prostré quelques instants avant de se décider enfin sortir de sa léthargie et de sa chaise et de se diriger vers la porte de son bureau d’un pas hésitant. Il avait de la chance dans son malheur, l’infirmerie était située au même étage que son bureau. Il n’avait qu’à traverser un couloir. Et puis s’il avait vraiment de la chance ce serait la nouvelle petite infirmière qui s’occuperait de lui, la petite mulâtre dont le sourire un peu timide lui rappelait la douceur des champs de coton. La traversée du corridor ne fut pas une mince affaire mais il réussit à donner le change auprès des quelques élèves qu’il croisa. La migraine lui plissait le front et raidissait le dos plus que n’importe laquelle de ses contrariété quotidiennes et rien qu’en l’apercevant de loin les adolescents avaient compris qu’ils valait mieux se faire tout petit.  

A l’infirmerie ce fut Pomfresh qui vint à sa rencontre. Dommage. Au moins il n’aurait pas à rééxpliquer ce qui lui arrviait, ce n’était pas la pemière fois qu’elle avait affaire à Mora et ses maux de tête. Avec un air peiné auquel il répondit par un sourire de conivence, elle le fit assoir sur un lit avant de disparaitre dans sa réserve pour lui cherhcer la potion qui mettrait fin à ses souffrances. Le breuvage mettait une dizaine de minutes à agir après ingestion. Perceval prit son mal en patience, assit droit comme un piquer sur son lit d’hôpital –Pomfresh lui avait proposé de s’allonger mais il avait refusé poliment mais fermement, elle n’avait pas insisté mais le regard qu’elle avait lancé vers le plafond en partant ne lui avait pas échappé.

Peu à peu les battements terribles qui faisaient résonner son crâne tout entier perdirent de leur ampleur, comme si sa tête se remplissait d’eau et les noyait lentement. Quand ce fut de nouveau devenu supportable, il se leva et sorti de l’infirmerie d’un pas lent, remerciant l’infirmière en chef d’un signe poli de la tête au passage, se délectant du chemin pour retourner jusqu’à son bureau car chaque pas était moins lourd que le précédent.

D’abord il remarqua la porte restée entrouverte, c’était inhabituel de sa part mais il était possible qu’à cause de son malaise de tout à l’heure il ait oublié de la refermer derrière lui. Ce qui lui fit lever un sourcil en revanche, furent les bruits de feuilles de papier que l’on frotte les unes contre les autres. La démarche naturellement silencieuse, il s’approcha sans un bruit de sa porte et la poussa d’un geste du bout des doigts. Les gonds bien huilés de sa porte ne le trahirent pas et il put à loisir regarder le dos de l’intrus, où plutôt l’intruse à en juger par cette descente de reins, qui fouillait allégrement dans ses affaires. N’ignorant pas qu’il était face à une collègue, il s’adossa nonchalamment à l’encadrement de sa porte et croisa les bras, curieux de voir si la jolie fouineuse allait trouver ce qu’elle cherchait. A en juger par sa chevelure noire et sa silhouette toute menue, c’était le nouveau professeur d’Alchimie qui lui tournait ainsi dos –non pas que cela lui déplût, penchée comme elle l’était sur ses documents elle lui offrait une vision loin d’être désagréable. Il n’avait pas eu l’occasion de souvent la croiser, elle se montrait rarement à la table des professeurs, mais cela avait suffi pour qu’il se fasse une petite idée du tempérament de sa petite collègue : une pète-sec guindée antisociale. Pas vraiment le genre à s’introduire dans le bureau des autres pour vulgairement farfouiller dans leurs affaires.
Jugeant qu’il en avait assez vu, il se décida qu’il était temps d’interrompre la curieuse.

- Un coup de main ? commença-t-il d’une voix velouté, j’ai ouï-dire qu’il cache son or sous une des lattes de son parquet.


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Jeu 29 Mar - 9:04
Helen se laissa absorber par un intérêt amusé aux copies sous ses yeux. Elle lisait les notes parfaitement hilarantes du professeur et des ratures rageuses par-dessus quelque perles assez majestueuses. Quelquefois, Helen étirait un sourire au-dessus des réponses des élèves. Elle nota de temps en temps un nom. Pris la peine de passer un coup d’œil sur la classe évaluée. Et Helen eut soudain peur. Elle se demanda si ses élèves seraient aussi mauvais en Histoire qu'en Alchimie. Très probablement : Si les élèves avaient reçus quelques bases pour la première matière, ils nageraient dans l'inconnu pour la seconde. Son travail serait bien plus subtil qu'il ne le lui paraissait au début.

L'alchimiste oublia même un temps la raison principale de sa venue. Son impolitesse lui parut parfaitement justifiée et elle ne pensa plus vraiment à se faire surprendre ainsi comme une collégienne qui tentait de trouver les sujets des examens dans le bureau du professeur. Quand soudain...

« Un coup de main ? »

Helen sursauta. Elle hoqueta silencieusement, surprenant son cœur faire un bond dans sa poitrine. Comme pour s'assurer qu'il était toujours, elle y porta sa main. Il était toujours là. Elle soupira.

La professeure détestait ce genre de sensation désagréable. Elle resta immobile et dos à celui qui la prenait ainsi en flagrant délit – certainement le directeur de Serpentard – soupirant pour adapter de nouveau son rythme cardiaque avec la tranquillité de cette pièce qui l'avait accueillie. Elle roula des yeux au ciel et reposa docilement et lentement les documents qu'elle avait visiblement terminé de consulter. Elle avait perdu un temps précieux là-dedans et il était peut-être bon qu'on l'arrête à temps.

En vérité, elle ne pensait qu'à peine à l'image qu'elle renverrait à son collègue. Helen n'avait guère l'utilité de la bonne réputation et finalement, quelque part, elle ne se plaindrait certainement pas que l'on s'intéresses à ses cours à elle. Pourquoi ce professeur s'en courroucerait-il ? Alors, elle quitta doucement ce bureau pour faire face au directeur.

Helen eut brusquement un doute. Elle toisa l'homme qui venait d'entrer et se posa une question existentielle ridicule : A quel point peut-on se métamorphoser entre l'adolescence et l'âge adulte ? Helen se souvenait du petit préfet qu'elle eut connu dans sa jeunesse. Un garçon parfaitement blond et au visage presque lumineux. Celui de la personne en face d'elle était traversée d'une ombre qu'elle ne reconnut pas et elle songea un bref instant qu'il s'agissait d'un tout autre collègue. Sa voix rauque, grave et posée acheva d'émettre sa perplexité sur le sujet. Helen n'aurait jamais parié sur ce professeur-là qu'elle croisa en de rares moments dans la Grande Salle.

Alors, elle préféra jouer la sécurité. Elle ne voulait pas avoir l'air immédiatement stupide et visiblement, s'il s'agissait bien du professeur d'Histoire, elle l'apprendrait très vite. Elle défroissa sa chemise pincée et tira légèrement sur ses pans. Elle arqua un sourcil à cette petite boutade qui ne lui étira guère de sympathie sur le visage. Néanmoins, elle se permit de répondre, peut-être un peu à côté si la référence à l'Or alchimique lui glissait par-dessus sans vraiment le percuter.

« Qu'il en fasse bon usage. Je n'en ai guère l'utilité. » Elle avala le petit mètre qui la séparait du professeur d'un pas déterminé et parfaitement sûre d'elle. Comme si elle avait toujours eut sa place dans ce bureau. Elle leva une main vers lui, droite comme un I. Le menton redressé. « Je suis Miss Pham. Le nouveau professeur d'alchimie. » Cette rapide présentation faite, elle se sentit libre de foncer directement au cœur du sujet. Helen n'était pas vraiment experte dans l'art de tourner habilement autour du pot. « Et une assistance de vôtre part serait la bienvenue, effectivement : Je cherche le programme de cours d'Histoire de la Magie. » Elle planta son regard dans le sien, parfaitement légitime à cette petite violation du domaine du professeur. Incapable de honte ou de pudeur, elle imposait sa présence de gré ou de force. Cependant, Helen resta consciente qu'il était préférable qu'elle ne se fasse pas mauvaise image immédiatement et décida d'accorder un faux sourire pour la forme. Toujours interrogée de l'identité réelle de cet homme. Toujours perplexe à l'idée que Monsieur Mora ait tant changé. Ignorant si, finalement, la vieillesse l'avait bonifié ou enlaidit.
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Mer 4 Avr - 3:14
Perceval fut assez satisfait de son effet. Il regarda sa collègue se crisper dans un sursaut déconcerté, puis ses épaules se raidir de honte, peut-être, de s’être fait prendre en flagrant délit. Avec des gestes qu’il devinait lent grâce au bruissement effacé du papier, la professeure reposa les feuillets qu’elle tenait en main sur le bureau de leur propriétaire. Elle prenait tout son temps pour se retourner à cause de quelque malaise sûrement, où l’humiliation de s’être fait prendre dans une telle position compromettante où encore une timidité déplacée. Les possibilités étaient multiples. Le langue-de-plomb, lui, se complaisait dans son immobilité nonchalante, toujours adossé à l’encadrement de sa porte de bureau.

Quand elle lui fit enfin face, ce fut pour le fixer de ses yeux noirs. Les deux enseignants se jaugèrent mutuellement. Regard clair et regard sombre se rencontrèrent dans une bataille immobile et muette. Sa première impression fut de se dire qu’il s’était trompé quand il l’avait cru embarrassée. Son regard haut et fier témoignait plutôt du contraire, à moins bien sûr qu’elle ait des talents d’actrices insoupçonnés, mais elle ne lui semblait vraiment pas le genre à savoir jouer la comédie. De toute manière Perceval avait un moyen très simple de le savoir.

Il sonda l’esprit de sa collègue et fut surprit d’y voir son visage, bien qu’il n’eut pas rencontré ce visage-là dans le miroir depuis bien des années déjà. La jolie professeure l’avait connu autrefois. Il se voyait jeune, à l’époque ou ses traits fins étaient encadrés d’une mâchoire carrée et ses yeux d’un vert plus lumineux qu’aujourd’hui ressortaient sous la ligne bien dessinée de ses sourcils. Il se voyait en uniforme aux couleurs vertes et argentées, son insigne de préfet fièrement épinglé sur sa poitrine. Il était amusé de voir quelle place il avait occupé dans son esprit ; les souvenirs n’étaient jamais neutres, simplement car ils étaient accompagnés des sentiments, des impressions. Clairement elle l’avait idolâtré d’une manière assez juvénile, attendrissante qui suggérait un jeune âge. Il fouilla un peu plus loin, préférant retrouver dans son esprit une image de son visage à la même époque plutôt que de faire l’effort de se le remémorer. Il ne mit pas longtemps à trouver ce qu’il cherchait, juste à temps car elle baissa les yeux pour tirer sur sa chemise d’un geste qui devait être machinal pour elle. La petite inspection du legilimens n’avait duré que quelques secondes mais c’était fou comme le temps pouvait s’allonger lorsqu’on fouillait dans l’esprit d’autrui. Et ce n’était que justice, ne venait-elle pas de son côté de fouiner dans ses affaires pendant de longues minutes ? Et s’il avait été étonné de voir sa bouille d’adolescent à peine pubère hanter les pensées de sa collègue, il n’en avait rien laissé paraître. Des années à fouiner dans les esprits des uns et des autres lui avaient forgé un masque impassible résistant à toute épreuve. Il aurait été un bien piètre légilimens s’il n’arrivait pas à garder un visage neutre en décortiquant tous les petits secrets honteux ou salaces des personnes qu’il visitait.

Il ne se redressa que lorsque son ancienne camarade de maison s’avança vers lui la main levée.

- Professeur Mora, dit-il en lui serrant la main fermement, mais non sans une surprenante délicatesse, mais appelez moi Perceval, nous sommes collègues à présent, il n'est pas nécéssaire d'être aussi formels, Helen.

Alors comme ça elle cherchait son programme d'histoire. Il caressa son bouc, qu'il taillait méticuleusement tous les matins, d'un air pensif. Un rapîde tour dans la tête de la brunette (Cette manie qu'elle avait de planter son regard farouche dans le sien lui facilitait grandement la tache) lui permis de vérifier la véracité de des dire. Et à moins qu'elle ne soit une legilimens hors-pair, ce dont il doutait fortement, il n'avait aucune raison de douter de ses paroles. Il restait cependant méfiant, il avait trop à perdre si ses petits secrets étaient mis à jours et il ne voulait certainement pas que cela se produise simplement parce qu'il avait relâché sa garde trop rapidement.

- Le programme d'Histoire ? C'est parce que vous n'avez pas fouillé dans le bon tiroir.

Avec un petit sourire mesquin, il pointa du doigt la grande commode en bois de chêne à gauche de son bureau.

- Troisième tiroir, trié par année. Vous étiez si bien partie dans votre lancée, je vous laisse vous débrouiller ou vous préférez me demander ce qui vous intéresse exactement ?

Il souriait calmement mais ses yeux tourbes étaient froid et fixés sur le Professeur Pham comme s'il essayait de la transpercer de part en part de son regard acéré.



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Jeu 5 Avr - 22:03
Helen offrit une main souple et intransigeante à son collègue. Confirmé qu'il s'agissait bien du professeur d'Histoire, elle leva un menton intéressé et son visage s'ouvrit plus volontiers à la conversation. Bien que ses lèvres avaient toujours autant de mal à s'incurver de sympathie. Ses expressions étaient toujours aussi implacables comme si aucune boutade au monde ne pourrait faire ciller ce masque de rigueur. Alors, lorsque son collègue brisa immédiatement le rapport de convenance dans lequel Helen se sentait toujours en sécurité aux premières rencontres, elle se sentit presque agressée par une familiarité qui n'était pas tant nécessaire. Elle ne voulut pas que son trouble ne se remarque et décida de tenir le regard perçant du professeur. Regard qu'elle jugea très vite étrangement déstabilisant. Elle n'aimait pas ses œillades un peu torves. Ni même lorsqu'il soutenait le menton avec un air ferme et déterminé. Elle ne réussirait pas à s'imposer par un jeu aussi simple. Mais elle jugea que ce serait la première pierre du mur qu'elle avait décidé d'élever entre elle et ses collègues dès qu'elle eut été acceptée à Poudlard.

« Je tiens à garder la forme de mon respect à l'égard de mes collègues, professeur. Je serai bien malvenue de faire acte de familiarité face au directeur de la noble maison de Salazar, n'est-ce pas ? » Elle s'enquit d'un sourire qui ne dura guère plus de quelques secondes.

Helen brusquement regarda son doigt pointer derrière elle, comme s'il la pointait disgracieusement d'un mépris inquisiteur. Elle leva les yeux sur lui et son sourire. Elle eut une espèce d'hésitation, comme s'il était sur le point de lui faire une très mauvaise blague. Helen n'était plus trop sûre des enjeux de cette conversation. Elle avait crut comprendre que le professeur l'eut reconnu. Mais peut-être avait-il deviné son nom parmi les listes de professeurs. Comme Perceval restait un homme très mystérieux à ce sujet, elle décida de ne pas laisser entendre son doute. Il avait, quelque part, quelque chose qui la fascinait. Un sentiment un peu terrifiant dans lequel on aurait du mal à y plonger. Mais qui attirait irrésistiblement. Elle se dégagea de tout ça en se tournant sèchement vers l'armoire qu'il lui présentait.

« Merci bien. »

Elle se pencha par-dessus les classeurs et les parchemins, parmi les titres et les codes spécifiques à cette matière. Elle tira d'un geste vif un dossier et l'ouvrit avec une main fluide et habile. En ouvrant le dossier, elle pivota pour faire face au professeur. Les jambes croisées, son pied avant s'ajustait en équilibre sur son talon. Du bout du doigt, elle avait commencé à chercher les titres qui parleraient du sujet qui la concernait tant. Lorsque le professeur acheva sa question, elle releva un regard sur lui, notant qu'il ne l'avait toujours pas lâché des yeux. Il n'était pas un homme qui mettait particulièrement à l'aise. Mais Helen avait une discipline qui apprivoisait facilement les situations qui auraient le malheur de l’embarrasser. Elle redressa la tête plus franchement, le menton fier. Elle arqua un sourcil.

« Soit. » Elle baissa un peu le dossier pour s'ouvrir complètement à la discussion tandis qu'elle avait, jusqu'à présent, fermé les portes à chaque tentative d'échange. « Je compte parler d'Histoire dans mon programme. Plus particulièrement de l'importance de l'alchimie à travers les âges. » Elle avança vers le bureau pour poser le dossier et sortir quelques feuilles, le regard concentré sur ces petites notes calligraphiques. « Il me semblait opportun de venir me renseigner sur votre programme. Il ne me semble pas que l'Histoire ait beaucoup parlé d'alchimie lors de mon année au sein de l'école... » Elle tourna la tête vers lui et laissa un instant sa phrase flotter avec une douceur cruelle. « Mais je me suis imaginé que le programme avait peut-être gagné en pertinence depuis mes années scolaires. »
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Jeu 12 Avr - 20:24
Percy pouffa comme une petite fille à la remarque hautaine de sa collègue. Madame la baronne souhaitait garder ses distances. Bien, bien, il aurait été très déçu si cela n’avait pas été le cas. Il la regarda avec des yeux qui auraient presque parut doux s’ils ne gardaient pas ce constant éclat moqueur au fond de leur pupille. Il était certain que cette rigueur et ce ton âpre existaient surtout pour cacher un malaise. Il aimait bien mettre ses interlocuteurs mal-à-l’aise ; on en découvrait beaucoup plus sur les gens quand ils ne savaient pas sur quel pied danser, et à vrai dire, Perceval était plutôt doué dans ce domaine. Cela faisait bien longtemps déjà qu’il avait compris que certains silences étaient plus pesant que des mots et que les non-dits en disaient bien plus long qu’un monologue essoufflé. Perceval lisait dans les demi-sourires crispés de la professeure qu’elle n’appréciait pas particulièrement sa présence, mais il n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit pour que cela change, au contraire, la situation lui plaisait.

- Oh je ne souhaitais pas m’ériger sur un piédestal pour un simple petit poste de directeur, mais si cela vous tient à cœur, je ferais un effort, Helen.

Il lui adressa un sourire entendu en penchant légèrement la tête sur le côté, bien conscient de sa bravade. Son ton était aussi traînant et douçâtre qu’à son habitude et ses yeux décolorés fixaient le professeur d’alchimie avec la même intensité. Il n’y eu aucune inflexion dans son expression lorsqu’elle se détourna de lui pour aller fouiller allègrement dans l’étagère qu’il venait de lui désigner. Son invitation qui n’en était pas vraiment une n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Elle l’avait pris au mot et était partie se servir dans son tiroir. Il ne réagit pas tout de suite, préférant la regarder en silence alors qu’il se disait qu’elle ne manquait pas de culot… ou bien qu’elle était tellement obtuse que le sarcasme lui passait complètement au-dessus de la tête.  Elle sortit un premier dossier et se mis à le feuilleté sans gêne ni vergogne. Ce faisant elle s’était tournée face à lui et bien qu’elle ait encore le nez plongé profondément dans ses feuillets remplis de son écriture cursive aux arabesques agressives il pouvait à présent voir les expressions qui traversaient fugacement son visage alors qu’elle les parcourait. Visiblement elle ne trouvait pas ce qu’elle cherchait. Elle posa le dossier sur le bureau du professeur d’histoire avec autant d’aisance que s’il s’était agi du sien pour en sortir feuilles et parchemins. Perceval profita qu’elle soit de dos pour se permettre une grimace fugace. Comptait-elle éplucher tous ses dossiers de cette façon sans s’embarrasser du désordre qu’elle mettait sur son bureau ?

Sa dernière pique le rendit son sourire aux lèvres pincées et sortant enfin de son immobilité stoïque, il franchit la distance qui le séparait d’elle et de son bureau. D’un geste sec il referma le dossier qu’elle y avait ouvert.

- Malheureusement les programmes doivent s’adapter au niveau des élèves. Ces chères tête blondes ont déjà dû mal à retenir quelques malheureuses dates quand elles concernent des batailles de troll alors si nous devions commencer à aborder l’art si complexe et sophistiqué que l’alchimie… il secoua la tête d’un air faussement défaitiste, ce ne seraient pas les bavardages qui perturberaient ma classe, mais les ronflements de ces bienheureux ignares.

Il avait parlé d’une voix douce et sirupeuse mais les inflexions sonnaient faux. Il était évident qu’il n’était pas désolé de grand-chose. Sa main était toujours posée sur son classeur fermé et il se tenait bien plus près du Professeur Pham que ce qui était admis dans les conventions sociales. Un sourire mutin barrait son visage alors qu’il plongeait son regard dans celui de sa collègue qu’il dépassait de quinze bons centimètres. Son sourire s'agrandit encore alors qu'il reprenait la parole d'une voix plus basse, presque chuchotée :

- Vraiment, je vous porte une grande admiration. Choisir d'enseigner une matière aussi complexe à des adolescents qui perdent tout intérêt dès qu'il ne s'agit pas de faire mumuse avec leur baguette magique... il se pencha un peu en avant, mais je ne doute pas que vous ayez les épaules assez solide pour assumer ce poste...

Il laissa flotter ses derniers mots sur ses lèvres tout en la dévisageant sans gène aucune. Puis il fait soudainement un pas en arrière en emportant le dossier précédemment ouvert par sa collègue. Il la contourne pour retourner à son tiroir et le remettre à sa place.



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Mar 17 Avr - 1:32
Helen arqua un sourcil et eut comme un mouvement de la tête subtil et fébrile. Elle se laissa perturber par l'arrogance à peine fardée du professeur. Ce dédain irrévérencieux qu'elle ignorait d'un garçon dont elle se souvenait pourtant plein de respect et d'une discipline admirable. D'un émoi pincé et outrée, elle fit mine d'ignorer sa provocation. Helen n'était pas là pour faire amples connaissances, après tout. Et elle s'occupa de ses affaires.

Penchée au-dessus du bureau, Helen vit arriver d'un pas lent le professeur. Son assurance transpirait par tous les pores de son corps. Son sourire était mauvais derrière des vocalises de petit prétentieux. Helen n'aimait pas cette sensation. Elle n'était ni chez elle ni en compagnie plaisante. Le professeur était charmant. Il avait un regard de loup et des traits fins qu'on aimerait dessiner. La mâturité avait même conféré à son visage quelque chose de profond et d'élégant. Néanmoins, l'aura qu'il dégageait lui donnait des frissons d'horreur. Helen craignait de ce genre d'homme comme la Peste. Alors, quand il se rapprocha, animée d'une méfiance presque instinctive, elle se redressa doucement. Ses yeux suivirent le mouvement de sa main qui clos le dossier d'un geste presque autoritaire. Elle redressa les yeux sur lui. Pouvait-elle vraiment dire quelque chose ? Ce n'était pas ses papiers, ni son dossier, ni sa salle. Elle s'était avancée en territoire ennemi avec une audace stupide – car le territoire de ses collègues étaient forcément des territoires menaçants. Elle garda cependant la tête haute. Sa fierté lui interdisait de montrer le moindre signe de faiblesse ou de soumission.

Tandis qu'il parlait de dates et de programmes, Helen laissa tomber ses yeux sur le titre du dossier. Puis les redressa pour mieux apprivoiser la Bête. S'il n'avait pas complètement tort dans le fond, si elle savait que les élèves avaient de très petites limites en matière d'apprentissage, elle ne put que se sentir odieusement insultée. Sans doute, les jolis compliments doux et tout enrobés de miel de la bouche de Mora n'avait plus guère de réel fond aux oreilles de Helen. Elle jugea très vite que ses jolis mots pour parler de sa matière n'était qu'une fine mise en bouche du sarcasme et de l'hypocrisie bien huilée du directeur. Toutefois, sans être vraiment sûre d'attraper un sous-entendu à son vol, elle se laissait entendre que Mora affirmait sa matière soporifique.

Est-ce qu'il sous-entendait que l'alchimie était une science qui méritait de n'être écoutée que d'un vague intérêt somnolant ? Est-ce qu'il disait  que le programme de Poudlard considérait que l'un des arts magiques les plus antiques et les plus nobles de l'Histoire n'était pas digne d'être abordé ? Helen décida de rester stoïque. Perceval était un parfait amateur des remarques passives-agressives, pleines de sous-entendus qu'on ne pouvait reprocher. Ce genre d'attitude qui, aux yeux d'une mage telle qu'Helen était un obstacle évident à la conversation et au dialogue. Seule une habile joute verbale pouvait réellement lui permettre d'au moins garder la tête haute. Toutefois, elle ne voulait pas lui donner l'occasion de jouer à ce jeu-là. Helen n'était pas une femme que l'on pouvait alpaguer avec de tels sophismes.

« Puisque vous craignez ce genre de dissipation, je suppose qu'il m'incombe donc de l'enseigner à nos élèves. » Souffla-t-elle, toujours aussi stricte.

Alors, comme s'il était temps de rentrer chez soi, telle une brave fille qui ne devait jamais traîner trop tard dans les bois, elle se redressa, tira sur son tailleurs et redressa plus franchement la tête. Quand elle ouvrit la bouche pour lui souhaiter une bonne soirée, Helen se coupa net. Le loup était face à elle ; Elle avait divagué trop longtemps. En redressant la tête, elle remarqua la dangereuse distance qui la séparait désormais du professeur.

Brusquement, son visage afficha une émotion brusque et volatile. Son masque de froideur se dissipa pendant une brève seconde pour mieux observer la minuscule marge entre elle et lui. Instinctivement, elle posa un pied en arrière mais ne recula pas. Son visage eut un mouvement en arrière, animé par un mélange de colère et d'outrage.

Elle n'écoutait qu'à peine ce qu'il avait à dire. Son attitude, son aura et cette distance parlait pour lui. Elle se confirma que cet homme était sans doute un peu idéalisé au fin fond de sa mémoire. Helen avait été habitué à travailler entourée d'hommes dans un milieu d'homme. Si elle avait souvent dû démontrer sa force et son caractère, elle avait été bien protégée par la misanthropie de ses collègues. Car elle était une femme. Qu'il fallait la protéger. Et peut-être aussi parce qu'elle n'en laissait pas certains indifférents. Helen avait un peu joué de ça mais n'en avait que rarement abusé. Pour cause : Ce genre d'homme dont les assurances vulgaires laissaient planer des sous-entendus malsains qui la mettait mal à l'aise. Une vilenie qui passait sur son visage la gardait de tout geste brusque. Elle n'aurait pas grand chose à craindre, finalement, dans cette école. Mais ses instincts naturels lui hurlait d'attraper sa baguette pour lui faire comprendre qu'une distance de courtoisie était de mise. Pour autant, elle ne pouvait pas nier que cet aura-là, dans tout ce qu'il avait de dangereux et de répugnant, avait quelque chose de fascinant. Un sale attrait humain et provocateur pour tout ce qui était d’infâme nature. Le contexte redescendait immédiatement tout envie de jouer ce jeu trouble. Helen avait son orgueil et sa dignité à protéger de ce qui lui apparaissait désormais comme un démon capable de les lui voler.

Elle tourna la tête, grimaçant comme si le souffle de son collègue lui était pestilentiel. Puis d'un geste précieux, elle le repoussa doucement. Elle posa le bout de ses doigts manucurés sur son torse pour le pousser à reculer, jugeant qu'il ne serait pas de trop d'apprendre à cet homme les bonnes manières.

« Effectivement. Vous n'avez pas de doute à avoir, monsieur Mora. » Elle le repoussa plus sûrement. Le terme de professeur avait disparu. « Nous ne ferons pas classe ensemble. Ce ne sera donc pas à vous d'en juger. » Dit-elle pour briser toute ambiguïté, laissant les compliments peu sincères du directeur lui glisser par-dessus l'épaule.

Lorsqu'il s'éloigna enfin, Helen sembla respirer et n'eut pas la force de d'avantage chercher à défendre sa pudeur. Elle le suivit du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champs de vision. Ses épaules se dénouèrent brusquement. Elle décida de rester dos au professeur et elle pouvait entendre le tiroir grincer dans son meuble ainsi que le fatras des feuilles qui glissent entre elles. Elle avait l'horrible sensation d'avoir perdu quelque chose d'essentiel.

« Bien. » Claqua-t-elle brusquement et fort pour casser ce silence pesant qu'avait imposé Mora par ses sifflements de serpent. Elle se retourna soudain. Son visage avait retrouvé toute sa placidité. « Puisque vous avez répondu à mes questions... Il n'y a pas de raison de d'avantage vous importuner. Bonne soirée, monsieur. »

Elle eut un signe de la tête pour le saluer, peu avenante à l'idée de lui serrer la main. Déjà parce qu'Helen n'était guère friande de contact avec ce qui était l'une des parties les plus sales du corps humain. Mais surtout parce qu'elle désirait maintenant mettre une distance de sécurité notable entre l'historien et elle.
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Mar 17 Avr - 13:41
« Les yeux sont le miroir de l’âme. » Un adage ancien d’un poète tombé dans l’anonymat et qui ne savait peut-être pas à quel point il avait touché juste. Oh bien sûr le proverbe prenait un sens absolument littéral lorsqu’on l’appliquait à l’art de la legilimencie (encore que le contact visuel ne soit pas une nécessité absolue mais simplement une solution de facilité pour le sorcier qui était bien capable de lire dans les esprits sans). Et parfois il choisissait de ne pas plonger dans les nimbes dédaléennes des pensées humaines et se contentait de recevoir ce que son interlocuteur voulait bien lui offrir de lui-même à travers des regards à l’explicité ignorée.

Et les deux yeux noirs à la forme effilée d’Helen étaient une mine d’informations dans laquelle il pouvait se perdre à loisir. Elle se voulait sûre et froide, mais son regard laissait présager la tempête qui se dissimulait derrière leurs pupilles. Un infime battement de cils témoignait de la vexation dont elle s’était senti victime. Il sourit à ses paroles. Elles confirmaient ce qu’il savait déjà, la strict Helen s’était sentie humiliée par son dédain de la matière qu’elle enseignait. Alors que ses yeux qui ressemblaient à deux lacs d’eau stagnante au milieu de ce visage figé se plongeaient dans le regard pénétrant de sa collègue effarouchée, il eut soudain l’irrépressible envie de plonger plus profondément et de mélanger son esprit au sien dans une osmose aussi intime qu’insoupçonnée pour un des deux partis.

Elle bouillonnait et dans sa colère, sensations et images d’une intensité remarquable se mélangeaient. Il en apprit plus sur son passé, son combat avec ses collègues du sexe masculin qui la rendait si âcre et irritante. Il en fut étonné. Elle devait vraiment être malchanceuse pour être tombée sur la seule communauté phallocrate du monde sorcier occidental. S’il avait su, il se serait spécialisé dans l’Alchimie et non l’Histoire, il aurait gravit les échelons avec plus de facilité. Sa complainte silencieuse ne l’émut pas le moins du monde, tout au plus elle l’amusa. Il aurait de quoi jouer dans le futur. Pas plus qu’il ne s’irrita de ces doigts sur son torse. Malgré ses airs de Saint-Nitouche elle n’était peut-être pas aussi timorée qu’il ne le croyait, à briser d’elle-même ce tabou du contact physique. Et maintenant qu’elle avait d’elle-même franchit cette limite, il ne la laisserait pas revenir en arrière. Cela allait si vite entre eux… c’était prometteur.

Elle se préparait maintenant à partir, toute blessée dans son orgueil qu’elle était, et déçue de repartir les mains vides. Perceval soupira. Elle était apparemment trop fière pour lui demander son dossier comme l’aurait voulu la moindre des politesses. Et le plus hilarant dans toute cette histoire c’est qu’elle le voyait comme le professeur détestable et grossier, alors que c’était cette petite femme sèche aux valeurs biaisées qui s’était introduite par effraction dans le bureau d’un collègue pour fouiller dans ses tiroirs. D’un geste fluide et précis, il tira alors le dossier tant désiré de sa commode et le lui tendit avec un petit air contrit.

- C’est ce que vous cherchiez non ? J’aurais aimé que vous vous adressiez directement à moi mais cela me ferait de la peine que vous ayez fait tout ce chemin pour rien.

Elle aurait sans doute trop d’orgueil pour le prendre et il accompagna ses paroles d’une petite poussée mentale. Pas grand-chose, c’était comme caresser un animal dans le sens du poil. Il rêvait simplement d’une excuse parfaite pour continuer leurs petites joutes verbales dans les prochains jours.


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