Forum Hp situé juste après la guerre contre Voldemort
 

Partagez | 
 

Dans la volière, développons la confiance - MAX

Aller en bas 
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Messages : 105
Ft : Emma Kenney

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 1 Mai - 1:51
Certains jours, Andromeda regrettait un peu de ne pas posséder son propre hibou. Cassiopée lui laissait rarement utiliser le sien et de toute manière la distance entre la tour des Gryffondors (sa sœur ne se serait jamais déplacée jusqu’aux sous-sols) et la salle commune des Poufsouffle était la même que celle qui la séparait de la volière donc cela ne lui aurait de toute façon pas épargné les millions de marche (il lui semblait qu’il y en avait des millions)qui la séparait du haut de chacune des deux tours.

« Si j’avais un hibou je le dresserai pour qu’il me retrouve tous les jours à une heure précise pour prendre le courrier et je n’aurais pas à faire tout ce chemin pour une pauvre lettre, haleta-t-elle à l’intention de son chat qui trottinait sans effort à côté d’elle, toi Perseus, tu ne sers pas à grand-chose… sans vouloir t’offenser. »

Le matou noir répondit par une espèce de couinement qui ressemblait plus à une porte qui grince qu’à un miaulement de chat et qui signifiait probablement qu’il s’en fichait royalement mais qu’il avait grand faim. Il avait tout le temps faim. Il ne restait que quelques marches à franchir avant d’enfin arriver à la porte de la volière où elle pourrait utiliser une des chouettes de l’école pour envoyer sa lettre hebdomadaire à ses parents (elle faisait bien attention d’également donner des nouvelles de sa sœur qui elle ne prenait pas la peine de leur écrire) et le gros chat parti devant en levant la queue alors que sa maîtresse soufflait et ahanait derrière, rouge comme une pivoine. Cela se voyait qu’elle n’avait pas fait de Quidditch depuis un an. Heureusement les entraînements venaient de reprendre et elle retrouverait vite la forme.

Lorsqu’elle passa la petite porte en forme d’arche et s’engouffra dans la pénombre puant la fiente et la paille sèche de la volière, Perseus avait déjà disparu depuis bien longtemps.

« Si tu t’en vas trop loin, je repartirais sans toi ! »

Elle cessa de se soucier de son chat (on pouvait lui faire confiance pour réapparaitre à l’heure du dîner), et entreprit d’appeler un des grands rapaces pour lui confier la lettre en parchemin dont l’adresse à l’encre bleue avait été écrite par une main un peu maladroite.

avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 109
Ft : Charlie Heaton
Localisation : Au sol

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 12 Juin - 1:03
-Si tu ne descends pas de là tout de suite... je te déplume et je te bouffe avec des marrons…

Au cours de sa pénible ascension, Andromeda avait pu ignorer un éclair explosif percer de ses rayons blancs les meurtrières de la volière.

Au milieu des fientes, des plumes, de la puanteur et de son désespoir, Maxence se tenait debout, les mains prêtes à étrangler. Son corps était plongé dans l’obscurité. Une couche de plumes et de poussière gonflait ses cheveux et couvrait ses épaules. Son pull mauve complètement détendu l’avalait de ses manches trop longues et pendait presque à ses genoux.
Le juron et la baguette pointés vers cette salope de chouette rousse, Madona, qui sautait d’un perchoir à un autre distraitement, il ne remarqua pas que quelqu’un arrivait.

-Stupefix !

Un autre volatile tomba raide de sa poutre et s’écrasa par terre mais Madona avait esquivé d’un simple mouvement de tête. Madona était la chouette de sa mère et elle n’avait jamais beaucoup aimé Maxence mais il avait la permission de s’en servir de temps en temps. Le petit colis fixé à sa patte la gênait un peu et elle agitait le pied en écartant les ailes. Maxence avait un gros caillou dans la main et il tendait l’autre comme pour lui proposer une caresse.

-Aller ma puce, sois une gentille fille avec ton papa…

Subitement, il vit dans le regard de l’animal une méfiance. Madona redressa la tête et se grossit en ouvrant encore ses ailes soyeuses.
Un tel respect était impossible de la part de cette sous-race qui venait la plupart du temps vider une gamelle et repartait avec le courrier. Un miaulement retentit derrière lui et par réflexe, il leva les mains sans lâcher son caillou.

-Je jure que j’étais en train de voler personne, contrairement aux apparences, ce truc m’appart-… ah c’est toi.

En se retournant lentement, il ne vit aucun chat et encore moins celui qui le persécutait d’habitude mais une fille. Est-ce que c’était elle qui avait miaulé ?
Connue de vue, une gamine de sa classe, pas spécialement intéressée par ses activités, peu parlé mais souvent vu traîner dans les mêmes coins que lui. Une énième petite chouquette toute pure, toute roulée dans le sucre glace et les bonnes manières, probablement. Un peu bizarre s’il se concentrait bien mais qui ne l’était pas de nos jours ?

-Désolé je t’ai pris pour Rusard..., et Madona lui donna un coup de bec dans la main. Il couina et elle s’envola gracieusement sur un des perchoirs les plus élevés. Santa madre de la vengeance, je vais la bouffer…



"Et tu ne peux trouver de si douces caresses,
Dont le goût dure autant que celui des richesses."
Mélite ou les fausses lettres, Acte 1, Corneille

avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Messages : 105
Ft : Emma Kenney

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 20 Juin - 22:48



Une voix jaillit de l'ombre sur la gauche. Andromeda n'était pas seule dans la volière. Ses pupilles se rétractèrent en même temps que ses yeux s'écarquillèrent, sa bouche grande ouverte forma un beau "AH" qui ne sorti jamais de sa gorge. Ses cordes vocales lui faisaient défaut, mais ses jambes en revanche fonctionnaient très bien comme pu en témoigner le bond de sauterelle qu'elle exécuta vers la petite porte en bois, seule sortie de la volière. Tétanisée et le coeur battant, elle du bien se rendre compte que la voix ne provenait pas d'un hibou grand-duc mangeur d'enfants mais bien d'un autre élève. Mais pas n'importe quel autre élève, Maxence. Cette fois son coeur s'emballa mais pas de peur. Oh non. Pourquoi ici. Pourquoi maintenant. Elle n'était pas mentalement prête... Elle voulait s'enfuir à toute jambes mais lorsqu'il se retourna pour la regarder elle se dit que ce qu'elle ressentait devait être similaire à ce qu'avaient pu vivre les élèves qui avaient étés pétrifiés lors de la première année de Cassiopée.

"Ah c'est toi !"

Que voulait-il dire par-là ? Qu'il l'avait reconnue, elle, la petite abeille invisible ? Non, elle surinterprétait la chose. Il avait certainement dit ça comme ça, c'était juste une façon d'exprimer son soulagement, rien de plus. Déjà il se détournait d'elle. Il l'avait prit pour Rusard. C'est vrai que Cassiopée lui avait déjà reproché d'avoir le même pas traînant. Et puis elle aussi avait un chat (même si elle pensait que le miaulement de Miss. Teigne était bien plus grâcieux), la méprise était compréhensible. Elle se promit mentalement de faire des efforts sans quoi tous les élèves de l'école finiraient par la détester à force de leur donner des frayeurs à chaque fois qu'elle remontait un couloir.

Elle regarda Maxence batailler avec sa chouette l'air un peu penaud. Elle aurait aimé pouvoir l'aider, avoir un don naturel avec les animaux. Elle aurait sifflé une longue note hypnotisante et l'oiseau récalcitrant serait venu se poser sur son bras sous les yeux admiratifs de son propriétaire et là, il ne pourrait plus détacher ses yeux d'elle et du sourire enjôleur qu'elle lui adresserait. Il se surprendrait à repenser à elle en cours et ne trouverait le repos tant qu'il ne lui aurait pas adressé la parole... seulement... seulement Andromeda n'était pas l'héroïne d'un des romans à l'eau de rose de sa soeur, en plus elle n'y connaissait rien en hiboux et de manière général elle était aussi à l'aise avec les animaux qu'avec les êtres humains, c'est à dire pas beaucoup. Mais si elle continuait de rester plantée là les bras ballants il l'a prendrait pour une demeurée profonde. Elle baissa les yeux vers son point qui serrait la lettre, à présent réduite à un accordéon de papier, qu'elle était venue pour envoyer. Les conseils de Meg lui revinrent en mémoire. Lui adresser la parole, oui. Plus facile à dire qu'à faire, rien ne lui venait à l'esprit.

- Désolée je euh... J'étais suis venue envoyer une lettre.

Sans blague. Idiote. Elle sentait ses joues virer au rouge et avait envie de disparaître sous terre, en l'occurrence sous la paille et les fientes.

- Peut-être que avec un peu de nourriture ta chouette... descendrait plus facilement ?

A la fin de sa phrase sa voix n'était plus qu'un murmure de plus en plus imperceptible au fur et à mesure qu'elle se rendait compte de la bêtise de son conseil. Maxence n'était pas stupide il avait forcément dû y penser avant elle.



avatar
Serpentard
Serpentard
Messages : 109
Ft : Charlie Heaton
Localisation : Au sol

Feuille de personnage
Don:
Sortilèges:
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 14 Aoû - 19:59
Il y avait eu un tel battement entre la salutation pathétique de Maxence et la réponse de la gamine qu’il ne comprit pas tout de suite qu’elle s’adressait directement à lui.
Sa bizarrerie intimidée ne l’étonna même pas. Les filles se comportaient toujours d’une certaine manière avec lui. Elles prenaient un plaisir méchant à souligner les évidences comme s’il était idiot. Evidemment qu’on venait poster des lettres dans la voilière, il n’était pas fou. Il ne venait pas par amour des animaux ou des odeurs de leur fientes.

-J’ai pas envie qu’elle essaie encore de me bouffer un doigt…

La chouette le dévisageait avec férocité. Même s’il semblait évident qu’essayer de l’amadouer serait plus efficace que la brutalité, il n’y croyait pas. Madona était venu à Poudlard très régulièrement depuis le début de sa scolarité. Elle le reconnaissait très bien. Elle le détestait, tout simplement. Parfois il se demandait si sa vieille mère ne se transformait pas d’elle-même en chouette pour parcourir les landes et venir lui mordre les doigts. L’animal et la maîtresse présentait des similitudes. Mais jamais il n’essaierait d’étrangler sa maman.

Il planta son regard dans ses beaux yeux méfiants en ramassant quelques cailloux par terre. En agitant la main, il essaya de l’attirer en lui faisant croire qu’il tenait des graines.
La tentative était désespérée et Madona ne mangeait ni granules ni cailloux. Après une poignée de secondes exaspérées, il laissa tomber son appât par terre et parut renoncer.

-Tu vois, elle me déteste, c’est une vraie… il s’arrêta une seconde, surpris, …garce.

Peut-être était-ce la mordante rougeur sur ses joues ou l’étrangeté de sa posture qui l’interpela. Il vit la lettre froissée dans la petite main transpirante sans comprendre.
Parce qu’elle était plus jeune sûrement, il se comportait avec plus d’assurance qu’en présence d’un sorcier de son âge.

-Tu vas bien ? Désolé si j’ai effrayé ton hibou, j’essaie juste de…, il pivota de manière à complètement tourner le dos à Madona, …de récupérer mon courrier et chaque fois c’est le même numéro. Je pense qu’elle me déteste moi personnellement, je sais pas si c’est possible mais STUPEFLIX, hurla-t-il en faisant brutalement volte-face.

La chouette tomba en avant, raide comme un soldat de plomb dans son jolie plumage tacheté. Madona s’envola, effrayée. Maxence plaqua une main sur sa bouche, persuadé que son coup allait fonctionner.

-Oh non, j’espère que c’était pas la tienne…



"Et tu ne peux trouver de si douces caresses,
Dont le goût dure autant que celui des richesses."
Mélite ou les fausses lettres, Acte 1, Corneille

Contenu sponsorisé
 
Dans la volière, développons la confiance - MAX
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Haïti: un camion plonge dans une rivière, des dizaines de victimes
» ET LA VERITE SORT DU PUIT/SOU MENSONGE DANS GNB CONTRE ATTILA
» haiti dans les annees 50
» Les changements climatiques menacent le tourisme dans les Caraibes
» Le poids de la Digicel dans la fiscalite haitienne

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CallOfMagic :: Poudlard :: Septième Étage :: La Tour Ouest-
Sauter vers: