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Bal de Samain, Fermeture [Gagnant Seulement]

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Mer 16 Mai - 13:34
Fermeture
Bal de Samain

Suite à l'apparition de cet homme inconnu bon nombre de sorciers, sorcières furent immobilisés durant une bonne poignée d'heure. Ceux qui ne le furent pas durent affronter des monstres inconnus au sein de Poudlard. Ceux et celles qui ont vaincu "leurs monstres" ont alors vu les barrières se briser en mille morceaux pour reprendre une forme plus simple, celle d'une plume noire, tout comme les objets qui ont subit le mauvais sort. Ceux qui ont perdu ont été transportés à l'infirmerie de l'école.
Le sort d'immobilisation fut brisé. Le groupe de musique s'excusa rapidement auprès d'une Minerva quelque peu inquiète et en colère qui fronça le nez devant certaines odeurs qui n'avaient rien de bien agréable. Elle fit le tour de la salle pour vérifier et pris entre ses doigts l'une des plumes, son regard sembla se perdre soudainement dans le vide, elle secoua la tête et serra la plume avec force.

AVERY ! Fit-elle si soudainement. Vous direz à Monsieur Avery Tiberius que je dois m'entretenir avec lui dès qu'il sera remis sur pied, c'est de la plus haute importance ! Fit la sorcière en posant son regard sur le/les Professeur(s) présent(s).

D'un pas précipité elle prit la direction de la grande salle tout en clamant par-ci par-là que tous les blessés devaient rejoindre l'infirmerie qu'elle attendrait le rapport de Pompom avec impatience.

Sur ces mots elle quitta la grande salle, son visage avait l'air inquiet, très inquiet.

©codage par anglycanne sur PRD; gifs et icone provenant de tumblr




Quelques règles pour le bon fonctionnement de l'Event !
▬ Vous pouvez poster à la suite sans restriction particulière.
▬ Les groupes perdants peuvent poster à l'infirmerie [le lien sera ajouté quand on aura un groupe perdant ^^ enfin "si" on a un groupe perdant bien sur]
▬ Le Membre Tiberius Avery va recevoir un MP de Mystérious Book car cet évent lui a permis de débloquer sa mission secrète. Bravo à lui.
▬ Quand tout les groupes auront terminé, un petit questionnaire sera mis à votre disposition dans les annonces du staff afin de recueillir vos avis et impression sur l'event. (non obligatoire)
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Jeu 17 Mai - 12:56
Un hurlement de douleur jaillit de la bouche de Billie lorsque Tiberius l’empoigna pour la plaquer au sol, mais il fut rendu inaudible, recouvert par les déflagrations multiples des différents explosifs qui réduisirent le monstre à l’état de petite pluie de déjections puantes. Protégée par le corps de Tiberius qui recouvrait le sien, elle ne reçut qu’une partie infime des éclaboussures de crasse dans son chignon défait depuis longtemps. Non pas qu’elle se soucie vraiment de la saleté, elle avait allègrement pataugé dedans quelques secondes plus tôt en glissant sur le sol.

Son pied la lançait horriblement, il lui semblait tuméfié et sur le point d’éclater. Même une fois que son ami se fut relevé, elle n’osa abaisser son regard vers son membre meurtri de peur d’y voir quelques orteils difforme pendouillant mollement à un pied de la couleur et les dimensions d’un ballon de basket. Une fois debout à son tour elle cligna des yeux dans une expression d’effarement total.

- On a réussi…

Sa voix n’était qu’un murmure mais bientôt un sourire fendit son visage et un rire plus soulagé que joyeux franchit ses lèvres fines. Ses os brisés furent momentanément oubliés alors qu’elle empoignait Tiberius pour l’embrasser avec euphorie telle une grande gagnante de la roue de la fortune oubliant ses bonnes manières avec le présentateur sur le plateau. Elle le relâcha, et regarda autour d’elle plus longuement. Elle offrit son sourire le plus radieux à Harry, constata que Samgar allait bien et… son visage se figea un instant. D’un pas claudiquant mais déterminé, elle vint se planter devant son professeur de Défense contre les forces du mal en essayant de ne pas grimacer à cause de la douleur cuisante qui lui remontait de nouveau par vagues régulières le long de la jambe.

- Ne nous traitez plus jamais comme des gamins débiles, commença-t-elle d’une voix sourde mais où grondait l'orage sans lui laisser le temps de réagir, si vous me manquez encore de respect en cours je m’en dispenserai moi-même pour le reste de l’année. Je ne me fais pas trop de soucis pour les ASPICs je pense que nous avons tous prouvé ici que nous étions plus que capable de nous défendre contre les forces du mal.

Elle lui laissa quelques secondes pour peser ses paroles puis se détourna du professeur Smith, ses yeux lançant des éclairs. Elle refréna un frisson, consciente de son audace insolente. L’adrénaline qui coulait encore dans ses veines après ce combat acharné était pour beaucoup responsable de ce petit discours révolutionnaire. La Billie habituelle, si calme et si studieuse, véritable élève modèle, n’aurait probablement pas pu parler en ces termes à un enseignant (seule leur ancienne professeure de potion avait réussi, par ses injustice répétées, à la faire magistralement sortir de ses gonds mais cela avait été un cas isolé). Mais elle en avait assez de se faire écraser par le corps professoral sous prétexte qu’ils étaient des adultes et eux des enfants. C’était bien beau de leur demander du respect, quand eux ne les respectaient pas en retour. Peut-être finiraient-ils par comprendre que ce n’était pas une relation à sens unique.

Billie secoua la tête pour chasser l’amertume que lui laissait toujours dans la bouche ce sentiment d’injustice et qu’elle avait goûté que trop souvent en ce début d’année. Elle avait d’autres chats à fouetter. Les barrières étaient enfin tombées, elles avaient éclatés en des centaines de plumes noires qui dansaient à présent avec légèreté autour d’eux avant de se poser délicatement sur le sol. Elle aurait presque pu trouver ça joli et poétique si elle n’était pas aussi inquiète.

- IAN ! hurlait-elle en slalomant avec difficulté entre les élèves hébétés qui sortaient de leur coma ensorcelé.

Elle essayait de refouler les larmes qui commençaient déjà à l’aveugler et l’angoisse qui lui serrait la gorge. Elle trainait son pied derrière elle, la douleur lancinante occupait une bonne partie de son esprit et l’empêchait de complètement céder à la panique. Soudain, un kilt apparu au milieu de sa vision brouillée par l’eau salée qui lui montait aux yeux. C’est une Billie éclopée, sale, échevelée et parfumée à la poubelle qui se jeta dans les bras de Damien. La créature de rêve du début du bal était bien loin, même ses jolis bijoux de lumière magique semblaient s’être un peu ternis. Mais c’était le dernier des soucis de la jeune fille qui maintenant rassurée de constater que son cavalier de la soirée allait bien, ne pensais qu’à retrouver son frère.

- Damien je… tu vas bien ? On a été séparés et… il y avait un monstre…

Elle bredouillait comme une enfant alors qu'elle luttait difficilement contre la panique qui lui enserrait le cerveau, faisait s’emballer son cœur, lui nouait les boyaux et lui comprimait les poumons.

- Tu… tu sais où est mon frère ? finit-elle par sortir d’une toute petite voix.

Elle en était presque à regretter le monstre, au moins quand elle était occupée à l’affronter elle avait l’esprit clair et entièrement concentré sur cette tâche. Maintenant que le danger était éloignés, elle avait l’impression de se noyer dans les émotions qui l’assaillaient tel un torrent furieux, comme si l’adrénaline, en quittant son corps, avait ouvert une digue dans son cerveau.  


Mais le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd.
- George Abitbol

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Jeu 17 Mai - 13:40
L'explosion siffla dans ses oreilles en un horrible acouphène. Le visage fermé et la respiration forte, il attendit quelques secondes qu'une marre de gelée décomposée ne l'arrose sur tout le dos. Tiberius était rassuré : Aucun débris n'était venu lui péter la colonne. Seulement des shplof ! rythmés comme la salve finale d'un feu d'artifice.

Tiberius redressa la tête, un peu essouflé. Observa ses autres camarades. Ils allaient tous bien. Les Fondateurs soient loués, il soupira en laissant tomber sa tête. La voix de Billie résonna comme une fanfare victorieuse.

« Oui... » Rit-il d'un même ton épuisé.

Quand leurs lèvres se rencontrèrent – par tous les... - il rouvrit les yeux et se laissa complètement tirer, la nuque un peu pliée. Il leva une main, sans trop comprendre. Puis la baissa. Doucement. C'était pas le moment. C'était pas le moment. C'était pas... Elle le lâcha et se glissa pour s'échapper. Tiberius resta immobile de longues secondes, le regard un peu dans le vide, sans comprendre ce qu'il venait réellement de se passer. Il n'avait pas envie d'imaginer que ce n'était qu'une question d'euphorie. Vraiment ? Juste... Il redressa le visage. Billie était déjà passé à complètement autre chose et Tiberius se sentit stupide. Oublie.

Et il oublia vite quand il se redressa. Le pas boitillant de son amie l'inquiéta. Il fit quelques pas vers elle, interrogateur, alors qu'elle s'éloignait vers le professeur.

« Billie... ? » Il s'adressa à Harry quand il passa à côté de lui. Lui sourit en haussant un peu timidement des sourcils. « Elle n'écoute personne, c'est une vraie plaie... ! » Plaisanta-t-il en continuant son chemin vers son amie,.

Les barrières avaient disparu. Tiberius leva le nez autour de lui. Tout était fini. Son cœur bondissait de joie et de soulagement. La voix de Billie s'éleva brutalement et Tiberius tourna un regard vers elle, un peu indifférent.

En vérité, elle avait parfaitement raison. Tiberius aurait eut beaucoup à dire sur le professeur Smith et son incapacité dans... A peu près tous les domaines. Incapable de s'accorder avec son groupe pour absolument prouver qu'il était LE professeur, jouant ainsi en solitaire et devenant presque un fardeau pour l'équipe, forcée d'à défaut de composer avec ses bêtises, à composer sans un adulte viable. Si on ajoutait à cela les derniers cours durant lesquels il s'était montré particulièrement hystérique et complètement paranoïaque, Tiberius ne pouvait que donner raison à Billie qui avait été la victime des sautes d'humeur du professeur. Elle qui avait été de tout temps la plus disciplinée du trio, en cours. Elle faisait d'énormes efforts pour réussir ses examens et découvrir à quel point son professeur de DCFM était incompétent devait sans doute faire mal. Tiberius s'en était habitué. Le plus important, actuellement, ce n'était pas le professeur Smith. C'était elle. Sa jambe blessée. Ian. Maggie. Organiser les évacuations, recenser les blessés. Alors, Tiberius pris Billie par l'épaule.

« Laisse tomber, Billie... » Il toisa le professeur. Il n'en valait clairement pas la peine. « Allons chercher Ian. » Si Billie pouvait enguirlander le professeur, alors elle devait sans doute être d’aplomb pour retrouver leurs amis disparus. Il n'avait pas que Ian, évidemment et Tiberius songea à beaucoup d'autres qu'il avait croisé dans la soirée et qui traversaient son esprit

Tiberius tenta de la convaincre de s'appuyer sur lui, pour marcher mais elle semblait incapable de se poser. Il la regarda filer droit, soucieux. En la rejoignant au petit pas de course, il glissa le bras de Billie sur son épaule. « Attend, je vais t'aider. » Comme elle le repoussait, il n'insista pas et marcher juste derrière elle. Ensemble, ils tentèrent de retrouver leurs amis et Tiberius lança également les recherches. « Maggie ! Ian ! »

Sur le chemin, il rencontra quelques camarades à qui il indiqua qu'il avait vu telle ou telle personne ici ou là-bas. Chacun cherchait naturellement à se rapprocher de leurs amis. A se rassurer. Quand ils croisèrent Damien, Tiberius les laissa parler un peu, en regardant autour. Puis, posa une main sur l'épaule du Gryffondor sans le regarder.

« Occupe-toi d'elle... Elle est blessée. » Il regarda Damien. Sourit à Billie. « Je vais chercher Ian. Je suis sûr qu'il va bien, ne t'en fais pas. Dès que je l'ai trouvé, on s'occupera d'aider les blessés et les préfets. D'accord ? » Il l'interrogea du regard. Un vague silence. Il repensa au baiser. Regarda Damien avec qui Billie était très proche. Juste l'euphorie. Il s'éloigna. « On se retrouve tout à l'heure a l'infirmerie ! » D'un geste de la main et d'un pas bien plus rapide, il se mit à chercher ses amis et tenter de donner des consignes à qui lui demandait.

« Rassemblez-vous par maison. Si vous voyez des blessés ou que vous êtes blessés, essayez de prévenir un préfet ou un professeur. » Beaucoup d'élèves étaient dans un état complètement second. Tiberius n'avait pas la prétention de pouvoir prendre le rôle d'un adulte ou d'un préfet. Mais une voix assurée et ferme sortait parfois quelques élèves de leur stupeur. Quant à Ian, il commençait à paniquer et rallongeait fort son cou comme celui d'une girafe pour espérer apercevoir sa tête dépasser d'entre celles des plus petits.


TIBERIUS H.
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Jeu 17 Mai - 15:41
Le professeur était soulagé ? Non inquiet par contre oui, il ne savait pas d'où pouvait provenir cette magie et lorsqu'il regarda autour de lui et vit les dégâts son état ne fit que se prolonger... Merci à cette chance, il ne serait pas blesser et pourrait aller aider les autres...  Et si il avait agit de tel et tel manière ? Non ça n'aurait rien changer et de toute façon il avait autre chose à penser maintenant...

Puis tout à coup, une voix pleine de rage s'éleva tel un ouragan nommer Persson.. Et il était diriger vers lui...

Aiden fut plus que surpris, du moins sur son visage, un air presque abasourdi comme si la jeune femme venait de le gifler. Il cligna des yeux et se rendit compte que oui en effet il avait sûrement été maladroit dans ses propos ou dans sa façon de faire, de part le fait que la dernière fois l'une de ses élèves avait failli tué une autre dans la forêt et qu'il s'était retrouvé démuni n'avait sûrement pas aidé le mental de l'ancien auror. Peut-être avait-il été plus affecter par la guerre qu'il ne le pensait finalement, peut-être sous-estimait-il trop ses élèves et il en faisait les frais visiblement... Ou alors c'était justement cette scène dans la forêt qui l'avait poussé à les protéger plus que de raison qui sait ? Il la verrait certainement plus tard dans son bureau pour s'expliquer mais plus tard ce n'était guère le moment de toute façon...

Il n'avait pas besoin de répondre de toute manière cela ne servait à rien et Smith avait autre chose à faire que de lui répondre comme par exemple suivre le mouvement que monsieur Avery, il avait prit une superbe initiative et il remercia ce dernier par un mouvement de tête et un regard reconnaissant, genre un merci par exemple. Il rassembla tout le monde et aida les élèves de toutes les maisons à se repérer et trouver leurs préfets et leurs directeurs de maison, tout en envoyant les blessés à l'infirmerie... Le visage inquiet d'Aiden disparu pour faire place à un visage rassurant afin de sécuriser les élèves les plus apeurés....


- C'est fini, ne vous en faites pas, on va vous soigner

Dit-il avec un sourire rassurant à un élève qui n'était pas rassuré et qui était blesser.


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Jeu 17 Mai - 20:13
Damien avait attendu des renforts, l'intervention d'un auror ou d'un professeur hautement qualifié dans ce genre d'attaques. Rafael était un bon professeur mais sans doute n'avait-il jamais été confronté à ce genre de créature. Quand à l'infirmière... Et bien, outre le fait que dans l'esprit du jeune garçon elle se contentait de soigner les blessés, leurs rangs avaient de toute façon été trop faibles pour pouvoir affronter une créature qu'aucun d'entre eux ne connaissaient. Il ne pouvait en vouloir à aucun des adultes présents avec eux, surtout pas lorsque ces adultes avaient tout fait pour essayer de les protéger.

La citrouille, ironie du sort pour une tête enflammée, avait prit feu et avait finit par disparaitre, laissant derrière elle une odeur de citrouille trop cuite et de bois brûlé. Damien avait jeté un rapide coup d'oeil à ses coéquipiers, les comptant pour s'assurer qu'il n'en manquait pas lorsque la barrière disparu pour laisser une plume. Alors que juste avant, entouré par la barrière, il se serait cru dans une toute autre pièce, il constata qu'il était toujours dans la Grande Salle et que les autres participants au bal étaient encore la mais avaient l'air totalement inquiets et déboussolés. Damien lâcha vite les autres membres de son groupe et fonça dans la foule, cherchant une personne bien précise.

- SCOTTY !!!!

Il ne tarda pas à le retrouver, le serrant dans ses bras et manquant de l'étouffer. Lorsqu'il fut assuré que son frère n'avait rien, il lui conseilla de sortir de la Grande Salle avec un professeur, d'aller à l'infirmerie pour vérifier qu'il n'avait effectivement rien puis de se reposer. Il ne voulait pas l'inquiéter d'avantage, pas maintenant. Demain il lui raconterait sans doute dans les détails ce qu'il s'était passé. Pour l'heure... Il valait mieux que Scott dorme à poings fermés et oublie un peu l'intrusion à la soirée.

A peine eut-il lâché son frère qu'il sentit une masse lui arriver dessus. Que ? Quoi ? Une odeur épouvantable lui piqua le nez.

- J... Billie ? C'est quoi dans tes cheveux ?

Il était étonné et rassuré de découvrir que la personne avec qui il avait tenu une correspondance était Billie, un peu moins rassuré en découvrant qu'elle était couverte de diverses choses dont le mélange lui arrachait les narines. Il n'y avait pas que ses cheveux. Sa tenue blanche était à présent couverte d'une sorte de vase par endroit, laissant principalement une trainée comme si elle s'était amusée à descendre une pente raide.
Tiberius l'informa que Billie était blessée.

- Merci Tib. Billie ? T'es blessée où ? C'est grave ? T'as mal ?

Il remarqua la posture étrange qu'elle abordait. Son regard vu vite mené vers la jambe de la demoiselle.

- Tu veux que j'te porte sur le dos ? J'peux t'emmener à l'infirmerie comme ça si tu veux. Oh ! Miss Goodkin n'était pas loin. Si on la retrouve elle pourra peut-être regarder ça maintenant.

Il inspira profondément, histoire de se calmer.

- Pardon... Moi ça va, j'ai pas grand chose. Je suis content de te retrouver vivante.


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Ven 18 Mai - 1:15
Malgré l’échec de sa stratégie explosive, Sophie pu cette fois encore compter sur l’inventivité des élèves auprès d’elle et même, c’était une première, sur l’efficacité de Peter Pennington. Baguette tendue devant elle, l’infirmière s’assura que le monstre était réellement chaos (ce qui fut confirmé par la fonte finale de son bâton) avant de s’autoriser à relâcher sa posture. Les barrières noirâtres autour d’eux venaient de disparaître dans une explosion de plumes. Qu’est-ce que c’était que ce bordel ? Elle ne releva même pas le juron qu’elle venait de prononcer en pensées. A circonstances exceptionnelles, vocabulaire exceptionnel. Ils étaient toujours dans la Grande Salle, et des scènes de chaos semblaient arriver à leur dénouement tout autour d’eux également. Sophie se retourna d’abord vers les élèves qu’elle avait eu à sa charge ces dernières minutes, et vers Peter plus particulièrement, dont elle saisit à son tour les mains :

« Tout le monde va bien ? Monsieur Pennington, vos mains… Ce n’est pas trop grave, mais ça doit vous faire mal. Allez à l’infirmerie, demandez un peu de Kryonguent. »

Le temps de faire ce simple examen, et le chaos autour d’eux avait déjà commencé à s’organiser. Sophie eut une pensée pour Poppy, pour qui la nuit serait longue, puis lâcha un bref soupir. Avec qui plaisantait-elle ? Sa propre nuit ne serait pas plus reposante ! Pour l’instant d’ailleurs, l’agitation ambiante était la bienvenue : cela l’arrangeait de ne pas avoir le temps de réfléchir à ce qui venait de se passer avant un petit moment. Comme d’habitude, son travail à elle était de soigner, pas de régler les brèches de sécurité ayant conduit à la catastrophe.

Minerva étant déjà en train d’organiser l’évacuation des blessés, elle entreprit de circuler entre les groupes, s’arrêtant par ci par là pour donner un conseil de transport, poser magiquement une attelle, rassurer, lancer un Epiksey. Fort heureusement, il n’y avait pas réellement besoin d’organiser un centre de triage des blessés directement dans la Grande Salle, la majorité des élèves semblant s’en être sortie relativement indemne. Outre quelques autres monstres, dont les étudiants discutaient déjà avec animation (apparemment, leur citrouille n’était pas le seul élément du décor qui avait pris vie ce soir), la majorité des invités du bal s’étaient simplement retrouvés figés. La soirée aurait pu réellement terminer en carnage et fort heureusement, ce n’était pas le cas, même s’il y avait quelques cas préoccupants. Elle dû notamment envelopper le pauvre Elzéar McKenzie de sortilèges de protection pour que l’on puisse le transporter à l’infirmerie. Les conséquences de sa chute sur les barrières noires n’étaient pas encore connues, mais il était faible et elle ne voulait pas prendre de risque.

La voix de la directrice attira son attention. Tiberius Avery ? Merlin ! Son patient star se serait-il de nouveau blessé, une journée à peine après sa sortie de l’infirmerie ? Non ! Elle ne voulait plus de lui chez elle, et plus prosaïquement, elle ne s’était pas battue pendant quinze jours avec ses collègues pour le ramener des protes de la mort pour qu’une vulgaire coloquinte dansante ou elle ne savait quoi ne ruine ses efforts. Retrouvant sa foulée vive de matrone, elle entreprit donc de fendre la foule pour retrouver le Serpentard, quand elle entendit son nom, ce qui l’arrêta momentanément. Monsieur Carmichael était juste sur sa gauche, en compagnie d’une jeune fille dégageant une odeur pestilentielle. Elle se rapprocha, malgré les effluves d’égoûts.

« Monsieur Carmichael ! Vous aviez besoin de moi ? »

Ce faisant, elle eu la bonne surprise de découvrir que la jeune fille n’était autre que Miss Persson, la jeune Serpentard qui avait rendu visite à Tiberius tous les jours ces deux dernières semaines.

« Miss Persson, je suis contente de vous voir ! La directrice vient de demander après votre ami Tiberius. Vous l’avez vu ? Je crains qu’il ne fasse une rechute, après les évènements de ce soir. »
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Sam 19 Mai - 1:04
Quand Rafael jeta son sort rien ne se produit à part une petite pluie pathétique d’étincelles vertes et jaunes. Il lança un regard interloqué vers sa baguette. La formule était bonne… l’intonation aussi ainsi que… Il se tapa la main contre le front. Quel idiot, le geste qu’il avait dessiné avec son poignet était mauvais. Mais confringo et bombardia étaient tellement similaires aussi…

Toujours est-il qu’il n’était pas le seul à avoir compris pour le bâton car il le vit soudainement s’enflammer sous ses yeux sous l’effet d’un sort. Il put constater par ailleurs que son intuition était bonne. Une fois le bâton anéanti, le monstre disparut à son tour dans un grand tourbillon de plumes noires. Rafael se pencha pour en ramasser une et la fourrer dans la sacoche accrochée à sa hanche. A défaut de pouvoir étudier la bête il pourrait toujours essayer de tirer quelque chose d’une de ces plumes mystérieuses.

Il se rapprocha ensuite de son filleule et lui assena une claque amicale dans le dos. Il avait bien combattu, son père aurait été fier de lui. Il n’eut pas le temps de le féliciter, les barrières magiques qui les emprisonnaient disparurent subitement à leur tour… et encore ces plumes noire qui envahissaient tout l’espace.

- Newt… murmura-t-il doucement.

Fait rare, il ne souriait pas et son visage affichait même un air profondément inquiet alors qu’il partit au pas de course pour disparaître dans la foule grouillante d’élèves ankylosés qui semblait émerger d’un demi-sommeil mystérieux. Il mit un certain temps à la trouver, criant son nom à tue-tête, malheureusement il n’était pas le seul à s’être mis à la recherche d’un proche et la Grande Salle commençait à résonner de prénoms diverses et variés. Enfin il lui sembla qu’une petite voix lui répondit quelque part sur sa gauche et il changea de direction pour suivre le son de cette voix, n’hésitant pas à écarter sans ménagement quelques élèves qui se trouvaient sur son passage. Enfin le visage de sa fille chérie apparut, ses grands yeux bruns qui ressemblaient tant à ceux de son père affichaient la même expression angoissée. Il se jeta sur elle et la couvrit de baisers et elle se laissa faire sans broncher. Elle-même n’était pas en reste et lui agrippait le cou avec force comme si elle avait peur que le sol carrelé du réfectoire l’engloutisse subitement.

Leur embrassade dura longtemps mais ils finirent par se détacher l’un de l’autre et alors qu’il l’observait sous toutes ses coutures pour s’assurer qu’elle n’était pas blessée, Ella lui raconta qu’elle avait été figée pendant un temps qui lui avait paru interminable juste à côté d’une des étranges barrières noirâtres. De là où elle se tenait elle n’avait pas vu grand-chose si ce n’est peut-être la silhouette de la sœur aînée de sa meilleure amie, mais elle ne pouvait pas en être certaine.

Rafael insista pour l’emmener à l’infirmerie (leur étrange pétrification pouvait avoir des effets secondaires qui sait) et elle se laissa faire non sans une petite moue dubitative mais elle se dérida un peu alors qu’elle sortit fièrement de sa poche une des plumes qu’elle avait ramassé par terre et qui provenait de la barrière. Gabriela espérait lui faire subir quelques tests pour essayer de comprendre le phénomène. Rafael avait retrouvé le sourire alors qu’il plongeait à son tour son bras dans sa sacoche pour lui montrer la sienne.


"If having a soul means being able to feel love and loyalty and gratitude, then animals are better off than a lot of humans."
―James Herriot
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Lun 21 Mai - 19:09
Le regard de Beth n’arrivait pas à se détacher du léger brasier résultant de la combustion du monstre d’Halloween, s’attendant presque à ce qu’il ne reprenne forme parmi les flammes. Était-ce vraiment terminé ? Comme une réponse à sa question silencieuse, les barrières quasi-opaques qui entouraient son petit groupe disparurent doucement ne laissant bientôt plus au sol qu’une plume noire. L’adrénaline du combat quittant son corps, la Serdaigle se sentit presque nauséeuse en observant les alentours. Paralysée, elle ne pouvait que constater les dégâts. La Grande Salle, plus tôt parée de ses atours de bal, ressemblait désormais à un véritable champ de bataille où les visages qu’elles croisaient du regard n’affichait plus que l’inquiétude, la peur et parfois la douleur. Il y avait des gens à terre, des personnes blessées, peut être pire. Ses bras s’enroulèrent autour de sa taille alors qu’elle cherchait à contrôler les tressautements de sa respiration. Son esprit ne comprenait pas ce que ses yeux voyaient observant Miss Goodkin se pencher sur le corps inanimé d’Elzéar qui formait un angle bizarre. Elle avait l’impression de se noyer et Merlin savait que ce n’était pas la première fois que ça lui arrivait. La jeune femme ferma les yeux, s’isolant un instant du grabuge extérieur. Ce n’était pas le moment de perdre pied, elle allait bien, tout irait bien.

Se convaincant de son mensonge, elle sortit enfin de sa léthargie pour se tourner vers une fillette de première année qui pleurait ayant visiblement du mal à retrouver l’usage de ses membres inférieurs suite à sa paralysie. La petite Serpentard, épargnée de l’année de règne de Voldemort sur Poudlard, n’aurait jamais dû connaître ça. Ils étaient censés être en sécurité maintenant, ne plus craindre pour leur vie au détour d’un couloir. La voix de Beth se fit douce alors qu’elle adressait des paroles rassurantes à sa cadette quand en réalité elle était elle-même intérieurement terrifiée. Est-ce que tout ça avait un rapport avec la menace dont lui avait parlé les Parques ? Est-ce que la Directrice accepterait enfin de l’écouter suite aux évènements de la soirée ou continuerait-elle d’attribuer ses histoires aux mirages d’un choc traumatique ? Elle conduisit la jeune fille au soin des élèves de sa maison, croisant au passage le regard de Tiberius qui semblait chercher quelqu’un tout en empruntant un rôle d’autorité sans doute nécessaire vu la manière dont les enseignants présents semblaient débordés. Elle lui adressa un léger hochement de tête, avant d’elle-même tenter de retrouver les membres de sa maison, enjoignant les plus jeunes à se rapprocher de leurs préfets. Elle ne parvenait pas à trouver Aslinn dont les compétences pour se faire obéir avec patience auraient été bien utile. Elle espérait aussi la trouver auprès de Meg pour qui elle commençait à s’inquiéter sincèrement ayant constaté son absence auprès de sa sœur cadette qu’elle avait croisée quelques minutes plus tôt.

Ses pas la conduire non loin de Damien qui soutenait une Billie dont le teint aurait pu rivaliser avec celui de la Dame Grise tant elle semblait pâle. Où était donc son jumeau ? Beth tenta de chasser ces nouvelles inquiétudes, même si cela devenait compliquer au fur et à mesure qu’elle ne trouvait pas tel ou tel visage dans la foule. Lissant inutilement les plis imaginaires de sa robe ridicule, elle cachait ainsi le tremblement traître de ses mains. Qu’est-ce qu’elle était censée faire déjà ? Ah oui, rassembler les élèves de sa maison., pas céder à une crise de panique.


She's cold as ice, but in the right hands, she melts.
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Poufsouffle
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Mer 30 Mai - 18:21

Peter fut plutôt fier de lui. A force d’avoir passé  des heures à lire et relire son « Seigneur des anneaux », cela lui avait été plus qu’utile. Et puis, les cours privés au sein de l’A.D mais aussi de Défense contre les forces du mal avaient également d’une grande aide. La créature avait fini par se retrouver brûlée vive avant de disparaître définitivement. La barrière noire disparut à son tour et le jeune homme se mit aussitôt à la recherche de ses amis. Mais il fut un instant interpelé par l’infirmière.
« Tout le monde va bien ? Monsieur Pennington, vos mains… Ce n’est pas trop grave, mais ça doit vous faire mal. Allez à l’infirmerie, demandez un peu de Kryonguent. » dit-elle.
- Non, ça va ! ça fait pas si mal que ça mais j’irai !
Il se promit d’aller à l’infirmerie mais pour l’heure, il voulait savoir si ses amis Thomas et Shun, ainsi que Meg, allaient bien. L’infirmière partit rapidement vers d’autres élèves. L’adolescent se mit à la recherche de ses amis. Il retrouva Shun qui n’avait rien, dieu merci. L’asiatique était visiblement inquiet pour leur ami Thomas. Les trois Mousquetaires avaient été apparemment séparés lorsque tout était arrivé. Enfin, juste après que cet inconnu masqué ait fait irruption dans la grande salle. Peter était de plus avec Thomas quand ça avait eu lieu. Ensemble, ils tentèrent de trouver Thomas. Ce fut Shun qui le retrouva.
- TOMMY ! s’écria Peter.
Son meilleur ami était dans un sale état. Que s’était-il passé pour que le Gryffondor soit brûlé ainsi ? Il vit également Meg mais hésita. Son ami ou la fille de ses rêves ?
- Va la rejoindre ! Je reste avec Tommy ! lui fit l’asiatique.
Le blondinet le remercia du regard avant de rejoindre la jeune Serdaigle. Sa robe était dans un sale état mais elle restait belle à ses yeux.
- Meg, ça va ? Tu n’es pas blessée ?




Dernière édition par Peter Pennington le Ven 1 Juin - 19:41, édité 1 fois
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Gryffondor
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Mer 30 Mai - 19:23
Samgar était dans un sale état. Le monstre n'était plus, hormis encore un peu -beaucoup- sur eux. Sam avait lancé un petit regard reconnaissant vers les trois autres élèves qui s'étaient retrouvés avec lui. Il se détourna presque aussi vite lorsque la barrière disparu. Il chercha ses amis du regard et les trouva. Avant d'aller les retrouver il se lança une bonne dizaine de tergeo et recurvite, essayant de faire disparaître la moindre trace du monstre sur lui. Il voulut ensuite voir le professeur Smith, histoire de lui demander s'il avait bien réussi ce test. C'est en entendant sa préfète engueuler le prof qu'il compris.... ce n'était pas un test, ça n'avait jamis été un test... sa vie avait réellement été en danger et le prof n'avait pas essayé de le protéger. Pire encore, il s'était mis à boire en plein combat. Sam était encore persuadé qu'il s'agissait d'alcool.

- Ce.... c'était pour de vrai ?

Il se sentit faiblir, ses jambes fléchissaient sous son poids. Il était à deux doigts de s'évanouir. C'était un vrai monstre ? Il voulut vomir une fois de plus mais parvint à se retenir à temps.
- HIPPO !!!!!!


A défaut de crier maman il appelait son meilleur ami. Il lui fallait une épaule solide, plus solide que lui. Il avait besoin de se remettre de tout ça. En avançant, un peu dans les vappes, il passa devant l'infirmière.

- Je... j'me sens pas très bien...


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Jeu 31 Mai - 0:37
Le géant de feu et de lave avait été réduit en un tas de cendre en l’espace de quelques secondes. Hippolyte gardait la main crispée sur sa baguette, incapable de la lâcher ou d’abaisser le bras. Il ne sentait pas les tremblements qui l’agitait, toute son attention tournée vers le tas de cendre. Il s’attendait à voir le monstre renaître d’une seconde à l’autre à l’image d’un phoénix beaucoup trop terrifiant.

Constater que les barrières avaient disparues pour laisser place au chaos qu’était devenue la Grande Salle demande quelques secondes à Hippolyte. Et encore de nouvelles pour enfin abaisser son bras. Il ne lâcha pas sa baguette, l’agrippant avec toujours la même force. Son regard se balada sur les élèves qui erraient à la recherche de leurs proches, sur d’autres qui étaient dans un état catatonique.

Hippolyte souffla doucement. Il avait retenu son souffle pendant plusieurs secondes sans s’en rendre compte. S’en suivit le constat qu’il faisait terriblement froid et que les tremblements de peur et d’angoisses étaient maintenant dus au froid. Avec la raideur d’un cadavre le Serdaigle fit quelques pas pour s’éloigner du tas de cendre et de ses promesses silencieuses de danger. Mais le sol tanguait comme le pont d’un navire en pleine tempête et après une trajectoire très aléatoire Hippolyte finit par tomber de côté. Sa maigre tentative pour retrouver son équilibre fut un échec et il dut se résoudre à s'asseoir par terre en attendant que la Grande Salle arrête de s’agiter. Hippolyte ramena ses jambes contre son torse et y posa son bras à la main endoloris (il n’osait pas la regarder de peur de remarquer que ses doigts avaient triplés de volume). Il cala son front contre son bras et se surprit à vouloir dormir ici et tout de suite. Les yeux fermés les choses allaient un peu mieux. Les étourdissements étaient moins forts, la douleur dans sa nuque se diffusait un peu. Il lâcha sa baguette et porta la main à son crâne. Hippolyte trouva un peu de soulagement dans sa tentative de compresser sa tête d'une main. Soufflant doucement, il se mit à gratter et creuser avec ses ongles, se concentrant sur la nouvelle douleur qui l’éloignait de la pression désagréable qui avait des relents de migraine.
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Jeu 31 Mai - 1:45
Les gens se retrouvaient et s'organisaient doucement. Une espèce de stupeur suspendue semblait avoir gagné la Grande Salle et le temps apparaissait flotter interminablement, pour Tiberius. Son esprit voyait des visages et des voix. Il pensait reconnaître l'un ou l'autre sans jamais réussir à les distinguer. Celui du professeur de DCFM et d'Elizabeth avec qui il échangea une étrange communication tacite. Ce n'était pas tant le moment de penser aux contextes qui transformaient des relations en leur exact antipode.

On vint le voir deux ou trois fois. « McGonagall te cherchait. », « Tu dois aller voir McGonagall. » Tiberius écoutait à peine ces revendications qui lui paraissaient parfaitement annexes. Errer dans la Grande Salle et alimenter le chaos ambiant lui semblait, à l'heure actuelle, la plus intéressante des activités. Tiberius ne croisa aucun professeur ni préfet. Personne ne semblait écouter personne et un ballet incompréhensible animait la salle. Cette effervescence allait sans doute très vite devenir dangereuse pour faire évacuer de potentiels blessés. Le garçon tenta de se faire entendre et de localiser les préfets. Rejoindre les préfets. L'infirmerie pour un rapide check-up. Et rentrer vite dans les salles communes. Tiberius ne doutait pas que les directeurs iraient eux-mêmes coucher leurs élèves et abattre un peu de calme dans toute cette anarchie. Encore fallait-il qu'une organisation se fasse.

Tiberius manqua de tomber.

« Woh ! » Il fut propulsé à quelque pas en avant puis se retourna brusquement, main tendue. « Ca va ? Je ne t'ai pas... »

Tiberius n'avait pas besoin de voir son visage, ni même de l'entendre. Cette petite boule prostrée, il la connaissait. Moment d'intense malaise, il comprit rapidement que Hippolyte ne l'avait même pas remarqué. N'avait bougé que d'un poil de cheveux pour mieux se recroqueviller comme un petit hérisson.

Tiberius ne savait pas comment il devait se comporter immédiatement. Tout de suite. Il ne pouvait pas laisser son frère dans cet état, quand bien même lors de leur dernière rencontre, c'était pour achever de l'assassiner. Tiberius craignait que son frère ne le repousse – encore – dès lors qu'il aurait posé la main sur lui. Il ne voulait pas forcer une situation que Hippolyte ressentirait comme une humiliation. Pas maintenant, dans cette situation. Mais le laisser là était contre toutes ses forces et toute sa cruauté. Il s'accroupit à son niveau et posa une main sur son dos. Machinalement mais avec une maladresse nouvelle, elle fit des allers-retours sur le tissu rêche de son costume

Il était chaud et brûlant. Si proche, Tiberius pouvait sentir les relents de suif et de cendre. Hippolyte semblait sortir tout droit d'un Enfer certain.

« Ne reste pas là... » Sa voix se voulait douce mais une inquiétude douloureuse perçait dans son timbre. « Tu vas te faire marcher dessus. »

Comme son frère ne semblait pas réagir outre mesure, Tiberius tenta de le redresser. Résistance. Évidemment. Néanmoins, les miaulement de contestation et ses tentatives de récupérer son bras et de se détacher de ses mains furent vaines. Tiberius insista.

« S'il te plait. Hippolyte. Viens, on va à l'infirmerie. »

Tant pis. Tant pis pour Ian. MERDE !

Tiberius eut un regard en arrière comme s'il allait apercevoir son ami à travers les jambes qui s'agitaient et s’emmêlaient dans un grand vacarme. C'était inutile. Il l'avait promis à Billie. « Ian va bien. » Fais chier.

Tant pis. Tant pis.

Essayant de l'entourer de ses bras et d'une tendresse rare, Tiberius voulut dénouer son frère. Il ressemblait à un gros nœud impossible à défaire. Plus il forcerait sur un bras et plus le nœud se solidifierait de l'autre côté. Il fallait qu'il aille un peu dans le sens de la ficelle. Un peu.

Doucement, il réussit à le faire se lever. C'était une bonne chose. Hippolyte avait le regard mort. Un voile devant ses yeux et ses petites mains tremblaient. Tiberius balaya la salle du regard. Se repérer. Trouver la sortie. Trouver...

« Goyle ! » D'un grand geste, il tenta de se faire remarquer. Sans faire exprès, il tapa quelqu'un à côté. « Ah ! Pardon ! » Puis prit la main de son frère pour l'emmener vers une figure qu'il savait bien plus rassurante et cent fois plus agréable que lui, pour son frère.

« Goyle... Merlin soit loué. Il faut rassembler les élèves et... » Il regardait autour puis se planta face à elle, silencieux quelques secondes. « Ca va aller ? Tu n'es pas blessée...? » Comme pour se rattraper, se rappelant qu'Aslinn, aussi hermétique fusse-t-elle, n'était pas hermétique aux coups du sort. Tiberius tenait son frère très près de lui comme s'il pouvait être arraché par un violent coup de vent. Il le regarda pour le désigner face à sa camarade de classe. « Il... » Est blessé ? Il n'en savait trop rien ; Il refusait de parler. « Emmène-le à l'infirmerie, s'il te plait. » Sa voix fut, pour une micro-seconde, presque suppliante. « Il faut que je trouve les autres préfets. Billie n'est pas en état de ramener les Serpentard et je doute que Aaron réussisse seul. » Il hésita. Regarda Hippolyte sous son bras. « Je te fais confiance. »


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Jeu 31 Mai - 2:11
Ce qu'il était advenu de Miss Pham ? Aslinn ne le savait pas trop. Lorsque la chauve-souris s'était faite écraser par Mr Mora juste devant elle, le bas de sa robe fut tâchée de sang. Elle n'y prêta pas attention, encore sous le choc de ce qu'il se produisait devant elle. Puis les barrières avaient disparu et elle avait entendu un amas lointain de sons, de plaintes et de cris. Tout ça semblait bourdonner dans ses oreilles. Elle se retourna et découvrit à nouveau la Grande Salle devant elle. La barrière n'était plus la et elle voyait la panique qui habitait les plus jeunes. Elle ferma les yeux, essayant de se concentrer sur sa respiration. Toujours pâle elle finit par serrer le poing et se précipita dans la mêlée. Elle se fraya un chemin vers certains qu'elle reconnaissait, d'autres serdaigles dans les dernières années. C'était le chaos mais Aslinn n'avait pas le temps pour ça. *Tu es un préfète merde !* Elle repéra des septièmes de sa maison, ne parvenant pas à dénicher les autres préfets. Elle leur demanda ce qu'il se passait. Ils avaient été figés et à présent c'était le chaos le plus total.

- Il faut rassembler les plus jeunes, les diriger vers leurs préfet ou quelqu'un de plus âgé de leur maison et les envoyer dans leur salle commune. Les blessés, physique ou mental, à l'infirmerie. On ne prend pas de risque. Je...

Il lui semblait avoir entendu son nom. Elle se retourna mais ne vit personne. Les plus âgés se mettaient déjà en route, prétextant qu'ils n'avaient pas besoin de ses directives mais s'exécutant tout de même. Elle se mit aussi en route, essayant de voir l'état de chacun. Elle conseilla aux élèves de retrouver ceux de leur maison pour former des petits groupes. Soudain Tiberius l'interpella. Il était avec Hippolyte. Ce dernier était dans un sale état, couvert de suif. De toute évidence il n'était pas resté dans la Grande Salle comme les autres, lui aussi avait du se retrouver face à un monstre.
Elle n'écouta qu'à moitié ce que Tiberius racontait, obnubilée par l'état d'Hippo. Elle finit par l'enlacer, heureuse de leur voir en vie. Elle repensa à Miss Pham et fut rassurée que son ami n'ai pas subit le même sort. Elle se recula presque aussitôt.

- Hippo je... tu n'as rien de grave ? Je suis contente de te retrouver. Je t'emmène à l'infirmerie, tu n'as pas le choix. Tu es capable de marcher ?

Elle se tourna ensuite vers Tiberius, se souvenant de sa présence.

- Merci, merci beaucoup.

Elle lui flanqua un bisou sur la joue sans s'en rendre compte. Elle était sous le coup de l'adrénaline et n'allait surement pas se souvenir de la moitié de ce qu'il se passait ce soir. Peut-être valait-il mieux tout oublier.
Son attention était déjà reportée sur Hippolyte. Non seulement c'était son ami mais en plus il était sous sa responsabilité à Poudlard, même si elle était persuadée que ce genre de situation ne faisait pas partie des qualifications d'une préfète.



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Jeu 31 Mai - 2:21
Le cou du professeur d’Alchimie était enfin dégagé de l’épaisse cape que Ian repoussa plus loin non sans difficulté. Elle était inerte dans ses bras, la bave violacée s’écoulait d’un coin de sa bouche, réduit en un mince filet. Ian n’avait pas vu la fin tragiquement ridicule du monstre ni les barrières qui s’étaient effondrées. L’agitation des centaines d’élèves dans la Grande Salle, les cris, lamentations et les appels à l’aide résonnaient comme des échos lointain qui ne lui étaient de toute façon pas adressés. Pham était un poid mort dans ses bras.

Quelqu’un passa à côté de lui et Ian attrapa la cape pour la tirer d’un coup sec. L’élève manqua de tomber, retrouvant son équilibre par miracle. Il lui ordonna d’aller chercher de l’aide, d’appeler immédiatement une infirmière, les mots fusaient et ne voulaient rien dire, s’emmêlant. Un coup d’oeil au professeur et au Serpentard hystérique furent suffisant pour convaincre l’élève qui opina vite et disparu dans la foule compacte. Il était peu probable qu’il réussisse à trouver une des infirmières de l'école dans cette cohut mais Ian n’eut pas la présence d’esprit de se faire la réflexion. Il restait penché sur le corps inerte du professeur, broyant sa main dans la sienne. Les vaisseaux sanguins se démarquaient sur chaque rare bout de peau visible de la jeune femme. Sa main était déjà froide et raide. Ian refusa de la lâcher. Il continuait de marmonner des encouragements, alla jusqu’à lui tapoter la joue sans oser prendre son pouls qui ne ferait que confirmer ce qu’il savait déjà. Il interpella un nouvel élève une fois de plus, lui cria d’aller chercher quelqu’un. Incapable de réfléchir, il refusait de lâcher le cadavre pour mieux repousser la véritable portée de ce qu’il venait de se passer ce soir.




war is peace - freedom is slavery - ignorance is strenght
Les masses  ne se révoltent jamais de leur propre mouvement, et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu'elles soient opprimés. Aussi longtemps qu'elles n'ont pas d'élément de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu'elles sont opprimées.

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Ven 1 Juin - 0:49
Quelques secondes passèrent durant lesquelles Harry resta immobile, les bras ballants et les sens alertes. La détonation avait été accompagnée par une terrible explosion du monstre gluant. Chacun pouvait se vanter de ramener un petit souvenir à la maison hormis Smith qui était propre comme un sous neuf. Le chanceux. L’odeur planait toujours et à voir l’état de leurs costumes elle risquait de ne pas partir de sitôt. Harry s’essuya les mains sur ses fesses (le dos de ses vêtements semblait à peu près intact) et se libéra de son pull over malheureusement foutu. Une fois le vêtement recouvert d’une partie du monstre (non, il ne se sentait pas beaucoup coupable) loin de lui il lui sembla que l’air devenait plus respirable. Il essuya ses lunettes sur son t-shirt à peu près propre avant de les remettre sur son nez. Il n’eut pas l’impression de redécouvrir la Grande Salle. Les cris alarmés des élèves qui couvraient les voix des professeurs tentant de faire retomber l’ordre et le calme collait parfaitement avec le tableau qui l’entourait.

Harry regarda autour de lui, assez incertain de l’aide qu’il pourrait apporter. La voix de Billie lui fit relever la tête et il garda une expression ahurie qu’il avait souvent en l’observant réprimander sévèrement le professeur de défense contre les forces du Mal. Comme témoin d’une scène trop intime pour qu’il puisse en être spectateur il se sentit mal à l’aise et choisit de s’éclipser pour s’ajouter à la cohu générale. Harry se mouvait doucement, distribuant malgré lui des coups d’épaules et de coude à ceux qui croisait son chemin. Il ramasse une plume au sol qui avait déjà été piétinée à de nombreuses reprises. Une seconde puis une troisième vinrent trouver leur place au fond de sa poche. En croisant le regard critique d’un préfet occupé à distribuer des consignes il se souvint qu’il était préfet et que courir après les élèves de sa maison était un de ses devoirs. Harry souffla doucement du nez, soucieux de ne pas vraiment savoir si prendre aussi bien que ses camarades pour ce genre de choses. Il intercepta deux élèves, leur conseilla de rejoindre des proches et de rester ensemble et surtout de retrouver un professeur. Il était inutile de s’éparpiller dans leur salle commune respective quand on avait aucune idée de l’état de la situation. Le type qui avait interrompu le bal pouvait se trouver n’importe où, des monstres rôdaient peut-être encore dans l’école.

Après avoir fait don de ses conseils improvisés à des élèves qui l’écoutaient à peine, trop pressés de retrouver des visages familiers, Harry les laissa s’enfuir. Debout au milieu de l’agitation il se sentait comme étranger à la scène. Le Gryffondor aperçut Billie en compagnie de Damien. Tiberius venait de lui fausser compagnie. Elle était dans tous ses états et à deux doigts de la crise d’hystérie. Ou peut-être qu’elle y était déjà. Maintenant qu’il s’approchait ça lui semblait être une hypothèse assez probable.

Harry se laissa tomber à côté de l’étrange duo que formait Billie et l’écossais. Il salua Damien d’un sourire puis posa son regard sur le pied de Billie. « Je suis sûr que t'arriveras mieux à courir une fois que ça sera remit en place. » Il indiqua son pied d'un geste de la tête. « Je peux ? » Harry tendit les mains vers la chaussure de la jeune fille. Les yeux levés vers elle, il attendit une petite seconde avant de commencer à défaire sa chaussures. Ses gestes étaient loin d’être précis et trop brusques. Il préférait se dépêcher pour que ça passe plus vite. « Je savais pas que t’avais fait du tire de chaudrons. Activité extra-scolaire rendue obligatoire par les parents ? » Le pied avait gonflé et la lanière qui le maintenait en place était difficile. Harry tira plus fort d’une main, essayant de tenir sa cheville avec précaution de l’autre. « J’espère que tu envisages une carrière professionnelle après Poudlard. Tu as de l'avenir là-dedans. » Doucement il dégagea son pied de sa prison en cuir. « Tu t’es vraiment pas loupée. La prochaine fois met des baskets, d’accord ? Des basket ensorcelées peut-être, ça sera plus efficace. Ça va pas être agréable, désolé. » Sans laisser place à plus de suspense Harry se mit à tâter doucement son pied, s’approchant des orteils sans jamais trop les toucher. Ce n’était pas très joli à voir du tout mais rien de très grave. « En revanche je suis peut-être l’Élu mais pas dans la médicomagie. Sans vouloir t’inquiéter. » Il lui offrit un sourire avant de lâcher doucement son pied. Harry se redressa pour sortir sa baguette de sa poche. Il l’essuya sur son jean et la pointa sur les orteils de Billie. « Et toujours sans vouloir t’inquiéter je n’ai pas beaucoup utilisé ce sort. Seulement deux ou trois fois. Mais une très bonne amie m’a dit qu’il marchait super bien sur les doigts de pied. » Il dégagea son front de quelques mèches de cheveux. “Puis au pire dans quelques années tu te marreras bien en racontant à tes amis comment tu t’es retrouvé avec un deuxième gros orteil sur le pied droit. Episkey » Harry attendit quelques secondes avant de sourire plus franchement à Billie et se lever. « Ça va mieux? »
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Ven 1 Juin - 2:14
Perceval ne broncha pas alors qu’il écrabouillait la tête de l’animal d’un coup de semelle. Au contraire le bruit des os crânien qui craquaient les uns après les autres sous la pression de sa jambe avait quelque chose de presque jouissif. Une fois le crâne éclaté et sa chaussure baignant dans un mélange de liquide céphalo-rachidien et de cervelle il tourna une ou deux fois la cheville pour faire bonne mesure. La bête tressaillit une dernière fois, comme parcourue de frisson un jour de grand vent et s’immobilisa enfin. Il sorti son pied du crâne éclaté comme un œuf dans un bruit de succion immonde et une ombre passa sur le visage du professeur lorsqu’il constata qu’il en restait des bouts sur le bas du pantalon dont le blanc avait pris à présent une couleur écarlate.

A peine avait-il reposé sa jambe sur le sol que le monstre et les barrières magiques éclataient en un millier de plumes sombre. Sans hésitation il se pencha pour en récupérer quelques-unes.

- Mademoiselle Goyle occupez-vous de diriger les élève vers l’infirmerie ou les dortoirs. Essayez de trouver un autre préfet et faites passer les consigne.

Il s’était adressé à elle en premier parce qu’elle se trouvait juste à côté de lui mais il n’était pas sûr qu’elle l’ait entendu. Elle semblait encore sous le choc des derniers évènements. Son regard se posa ensuite sur le corps prostré de son élève sur le cadavre du professeur Pham. Il était si immobile qu’il était presque difficile de discerner lequel était mort et lequel était vivant. Seul le tremblement de ses mains le trahissait. Perceval s’approcha pour s’agenouiller à côté du garçon. Il lui posa la main sur l’épaule et tenta d’une simple pression de lui faire amorcer un mouvement de recul.

- C’est fini, dit-il d’une voix grave, je vais prendre le relais monsieur Persson.

Sans attendre de réponse il ôta son épais manteau de fourrure couleur crème et en recouvrit le corps du professeur d’alchimie. Mora était si grand et Pham si petite qu’elle disparaissait entièrement en dessous.


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Ven 1 Juin - 2:43
Le monstre avait disparut, laissant derrière lui une plume à moitié brûlée. Dimitri l'avait prise et l'avait fourré dans l'une de ses poches. Il la soumettrait plus tard à Minerva et au Ministère. En attendant la priorité était ailleurs. Il jeta un coup d'oeil rapide aux élèves qui avaient affrontés la créature avec lui. Aaron avait du sang qui lui coulait sur le visage, c'était le plus amoché de tous à l'exception de Thomas qui gisait encore à terre. Dimitri fouilla dans une autre poche, cherchant un peu de dictame. Mince ! Il n'en avait pas dans ce costume. Il utilisa alors sa baguette pour lancer un accio et faire venir un pot de dictame, par chance il savait précisément où il se trouvait dans la serre. Tant pis pour les vitres cassées sur le chemin.
Une fois la plante sur place il arracha l'une des feuilles et la tendit à Aaron.

- Mâchez ça et restez assis. Je vais prévenir une infirmière.

Il n'avait aucune idée précise de l'état du garçon. S'il avait une commotion mieux valait qu'il ne bouge pas trop. Il repéra l'une des infirmières de l'école un peu plus loin et lui fit signe de la main en lui désignant Aaron.

Il s'occupa ensuite de Thomas, toujours en très mauvais état. Le pauvre garçon était brûlé. L'infirmerie n'était pas une solution à ce stade la. Si l'un des amis du garçon arriva pour constater son état, il le renvoya aussitôt. Shun allait devoir s'occuper autrement et laisser l'adulte faire. Il était hors de question qu'on le soigne d'une mauvaise façon, même en voulant bien faire.
Il avait rapidement croisé la nouvelle directrice et lui avait demandé de lever le sortilège empêchant le transplanage à Poudlard, du moins dans la Grande Salle. Il posa donc les mains sur Thomas et transplana avec lui, visant St Mangouste où il trouverait bien de l'aide supplémentaire à ramener à Poudlard.


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Ven 1 Juin - 5:00
Rien n'était jamais simple. Et Tiberius passait d'un ascenseur émotionnel à l'autre en beaucoup trop peu de temps. Le monde tournait beaucoup trop vite pour lui et son corps peinait à tenir la cadence qu'il lui imposait. Seule l'adrénaline et la panique faisait tenir son esprit alerte et ses membres vifs.

Le baiser d'Aslinn lui fit esquisser un sourire tendre. Ce soir, les filles avaient visiblement besoin de beaucoup de tendresse pour exprimer leur soulagement. Il n'empêche. Alors que son estomac se tordait de douleur et d'anxiété pour son frère, ce geste délicat et surprenant de miss Goyle lui rendit un peu de baume au cœur. Il lui confia Hippolyte comme on confie un secret solennel. Il était rassuré lui aussi bien qu'une violente pointe dans le creux de ses tripes vint éveiller une blessure encore chaude. Retenant une grimace, il tourna la tête sur le côté, comme embarrassé, lorsque le directeur intervint. Il se permit un geste vers son estomac et massa profondément sa côte douloureuse du bout du doigt. Ce n'était pas le moment de dégobiller encore des litres d'hémoglobine – Tiberius n'avait en vérité rien à vomir de plus mais il gardait de très mauvaise habitudes de ces dernières semaines – alors il se tourna vers le professeur.

Ian. Le professeur.

Tiberius souffla de soulagement. Après la tendresse d'Aslinn, voir le visage de Ian et la carrure forte de son directeur avait quelque chose de libérateur. Il tangua d'un pas vers eux avant que son visage de blêmit de nouveau. Décomposition. Ses lèvres retombèrent, ses bras se ramollirent. Il sentit tout son sang redescendre brutalement dans ses jambes. Ses tempes étaient glaciales. Derrière les grandes silhouettes se trouvait un corps qu'il n'identifia pas immédiatement. Un professeur mais...

Il approcha.

De vieilles images revinrent à son esprit et la Grande Salle se mêlait à des paysages morbides de chaos et de terreur. Des gens qui courent, qui pleurent. L'odeur du feu et du souffre. La puanteur pestilentielle de la putréfaction. Le sang. Tout était là. Comme transporté d'un temps qu'il avait espéré révolu. Comme si tout ça n'avait servi à rien.

Il approcha. Encore. Mora s'était penché sur le cadavre de ce qu'il reconnu être celui du professeur d'alchimie. Sa veste vint couvrir son visage.

Tiberius se dégonfla. Un souffle. Le regard qui tremble et les yeux vitreux. Ian était encore là. Statique et pétrifié. Tiberius eut envie de hurler. A quoi tout ça avait servi ? Bon Dieu ! A quoi ?! Il ferma les yeux et se mordit fort les lèvres. Il renifla en une inspiration profonde pour retenir un sanglot et sans rouvrir les yeux, il posa une main sur l'autre épaule de Ian. Il voulait maitriser son souffle mais sa poitrine tremblait d'une émotion terrible. Sa salive restait coincée dans sa gorge. Il avait envie de tout fuir. De se tirer. Loin. Très loin.

« Ian... » Sa voix siffla en un murmure brisé. Tiberius n'avait pas le droit de flancher. Il était en vie. Il était debout. Son frère, Ian, Billie, ils étaient en vie.

Pour qui tu te prends ? Il ouvrit doucement les paupières.

« Ian. Il faut y aller. » Il avait tout le mal du monde à parler. Ses phrases étaient saccadées mais le ton de sa voix se voulait plus ferme. Il trouva étrange de constater qu'aux côtés du professeur Mora, Tiberius ne se sentait pas le courage de fondre.

Alors, il se pencha d'avantage sur son meilleur ami, prenant ses bras et l'entrainant avec lui, insistant. Il était inutile de se complaire devant le corps inanimé du professeur. Mora s'en chargeait et il paraissait important à Tiberius que Ian puisse rejoindre sa sœur. Brusquement, il n'y avait plus vraiment de responsabilité à prendre. Brusquement, Tiberius aurait aimé juste être un enfant qu'on prendrait dans ses bras pour s'assurer qu'il aille bien. De toutes les manières, Ian en avait déjà beaucoup trop vu pour jouer les préfets de subsitution.

« Ian. Viens. On va rejoindre Billie... Elle doit être à l'infirmerie. » Sa voix était presque atone alors que ses gestes se voulaient plus forts. Ian avait le regard si vide... D'un geste brusque et gorgé de colère, il le tira violemment. « Putain, Ian ! Qu'est-ce que tu veux faire de plus ?! Faut qu'on bouge ! »

Ses membres s'embourbaient dans sa fatigue qu'il sentait de plus en plus le paralyser. Goodkin avait raison : Il aurait mieux faire de rester au lit, cette journée.


TIBERIUS H.
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Ven 1 Juin - 10:21
Recroquevillée comme elle pouvait derrière la maigre protection qu’offrait la table, Meg observa du coin de l’œil le résultat de l’explosion qu’elle avait provoquée. La suite fut confuse, mais quelques souffles explosifs plus tard, la créature des enfers avait tout simplement… disparu ? La petite Serdaigle resta affalée là où elle était alors que tout changeait violemment autour d’elle. Les barrières avaient disparu, invitant un flot nouveau de bruits et de chaos dans leur petite fournaise en train de s’éteindre. Elle resta quelques instants à fixer le tas de cendre où s’était tenu le monstre terrifiant avant d’oser en sortir de son lieu de retranchement. Où était passé Max ? Hippolyte avait disparu de son champ de vision déjà, mais Aaron était là, assis, le visage ensanglanté, visiblement mal en point.

« Aaron ! »

Elle l’avait entendu l’appeler quelques instants plus tôt, crier son nom, mais n’avait pas oser se dégager de la table. Merlin, qu’avait-elle fait ? Elle jeta un bref regard à la fille de Gryffondor près de son ami et releva pour mieux se précipiter vers eux avant de s’agenouiller à la hauteur de son camarade, auquel elle prit une main.

« Est-ce que je peux faire quoi que ce soit ? Je vais essayer de nous trouver de l’eau. »

Sa propre voix sonnait rauque, sa respiration sifflante, et elle toussa, se penchant sur le côté pour cracher inélégamment de la salive mêlée de cendre. Elle avait terriblement soif et pouvait déjà sentir ses doigts se raidir sous l’effet de la déshydratation, mais il n’y avait d’eau nulle part à portée, les buffets ayant été renversés dans la bataille. Pourtant, ils devaient boire. En cet instant, elle aurait tout donner pour un verre d’eau.

Elle se releva, flageolante, la respiration toujours gênée. Elle était entièrement recouverte de cendres, ce qui, avec les lambeaux de robe qui luis restaient, devait la faire ressembler à la Dame Grise. Tâchant d’ignorer la douleur croissante qui semblait rayonner de son front maintenant qu’elle n’était plus entièrement focalisée sur l’Inferno, elle fit un lent tour sur elle-même, cherchant à repérer une portion de buffet épargnée par le massacre. Il fallait de l’eau pour Aaron, pour elle. C’était la priorité numéro un, et elle n’était capable de penser à rien d’autre.

Avec la soudaineté des apparitions dans un rêve, Peter se trouva d’un seul coup dans son champ de vision.

« Je cherche de l’eau, Aaron est blessé. » expliqua-t-elle de sa voix rendue temporairement rauque par toutes les particules qu’elle avait avalé. Un gobelet, une coupe, n’importe quoi, et quelqu’un plus capable qu’elle en cet instant de lancer un Aguamenti.

Etait-elle blessée, elle ? C’était une bonne question. Et Peter ? Elle avait simplement mal au front, là où avait été posé son peigne d’argent, celui qui avait chauffé par la fournaise jusqu’à la brûler. C’était donc pour ça qu’elle avait mal, elle était brûlée. Sans vraiment réfléchir, elle porta la main à son front pour tâter les dégâts dans un geste instinctif. Le hurlement qui lui échappa lorsqu’elle la retira, et que la peau brûlée resta collée à ses doigts, la fit retrouver immédiatement son soprano naturel. Ce fut un cri bref mais aigu, à l’intense vibrato de surprise tandis que la douleur explosait véritablement sur son visage. Figée, elle resta à contempler son lambeau de front dans sa main. Elle s’était brûlée à ce point-là ?


The piano is not firewood yet
They try to remember but still they forget
That the heart beats in threes
Just like a waltz
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Ven 1 Juin - 15:01
Samain Acte 1Je fixe la bestiole un sourire dégouté sur le visage, alors que le bruit de son crane qui éclate sous le pied de Perceval me donne envie de vomir, je tourne enfin les yeux vers le reste, je me rends compte que j'entends mon coeur qui bat contre mon oreille, comme un groupe de tam tam dans la tête. Je ferme les yeux quelques secondes et je tangue un peu.
Alors que Ian traine la professeure d'Alchimie, j'amorce un geste pour l'aider mais le Professeur d'Histoire de la magie me double avec ses enjambées proéminentes pour envelopper la jeune femme de son grand manteau.

Je souffle doucement, la voix mélodieusement stridente de Tibérius me fait lever un sourcil. Merde Tib geule pas, on vient de se taper une chauve souris avec une ultra son dans la voix alors...Je m'appuie à une table et je me rends compte que mon corps ne tremble pas contrairement a ce qui s'est produit durant la guerre ou dans les grottes. Je fixe l'une de mes mains

*Bah au moins on a pas crevé !*
*C'pas le moment*
*Quoi c'est vrai ! Regarde-moi ça, on va devenir comme not'fils IN-CRE-VA-BLE*

Mais ferme là bordel !Lâchais-je en serrant les poings et en fermant violemment les yeux

Bon clairement il va me rendre plus fou que je ne le suis déjà, j'ouvre les yeux et observe autour de moi ce qui se passe. La plupart ont retrouvé leurs moitiés et leurs amis, le coeur battant mes yeux bleus se posent sur la porte mais pas de tornade rousse, ou blonde pas même un regard inquiet de Seth. Aucun d'eux n'est venue. Je serre la mâchoire quelques peu. Je me tourne et me heurte alors à Yohann.

Vieux ? Ta vu ta tête ? Fit le jaune avec un sourire au coin avant de tituber pour me tomber a moitié dessus. J'hausse un sourcil inquiet et je l'entends ricané.

Bordel, je le fixe avant que je me rende compte qu'il n'a pas titubé mais qu'il m'a seulement pris dans ses bras, un fin sourire octroie alors mes lèvres. Il est rare que Yoyo soit tactile comme ça. Il me lâche enfin et marmonne une soi-disant perte d'équilibre avant de prendre un gobelet qui traine pour le vidé cul sec, je ricane à mon tour alors que je le pousse vers un groupe de jaune qui trainasse dans le coin. En parlant de jaune. Je vois Peter qui tente de rejoindre Meg, à croire qu'il est tenace !

Mon coeur se serre quand je croise Harry qui soutient une Billie bien amoché et un Damien qui subit les assauts de la vert argent. Je fais un signe de tête a la jeune fille en direction de Ian, comme pour lui indiquer la direction a prendre pour retrouver son jumeau.
Je tente de pas poser mon regard sur Harry et je tombe sur un...un truc noir...très noir avec des reflets blond.

Sandy ?Fis je surpris. Avant d'aider la jeune femme tout en la dépoussiérant tant bien que mal avant de me rendre compte que c'est de la suie. Tu t'es pris pour le père noël et tu t'es planqué dans la cheminée ?Ajoutais-je amusé, avant de lui attraper de l'eau. Tiens boit ! Fis-je en lui mettant le gobelet dans les mains.
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Ven 1 Juin - 19:40

Tout était rentré à priori dans la normale. Les barrières avaient disparu pour laisser place à la grande salle et à une foule un peu perdue. Cependant, Sandrine resta à côté d’Aaron. C’était peut-être un con, il avait tout de même besoin d’aide. Elle avait arraché les manches de sa robe pour tenter d’essuyer la tête du Serpentard. Le prof de botanique fit mâcher au jeune homme une feuille avant le voir rapidement transplaner avec Thomas. L’état de son camarade de maison devait demander plus de soins que l’école ne pouvait lui apporter. La jeune fille eut à peine le temps de prévenir son professeur d’aller voir sa mère, Mélissa Caudron, qui était médicomage. Elle ne savait pas s’il l’avait entendu mais elle continua d’enlever de son mieux le sang sur le visage d’Aaron. Meg était venue voir avant de dire qu’elle allait leur chercher de l’eau.
- Oui, bonne idée ! Il n’y a pas une infirmière qui peut venir ?
Quelques minutes après, elle entendit derrière elle la voix de Jon. Ce dernier l’aida à enlever la cendre qu’elle avait sur elle. Elle ne l’avait même pas vue. Elle laissa s’échapper un petit rire à la plaque du Poufsouffle. Ce dernier lui passa un gobelet rempli d’eau.
- Merci mais donne-le plutôt à Aaron, il en a plus besoin que moi ! T’en fais pas, je survivrai quelques heures sans !
Elle prit cependant le gobelet et le passa au garçon vert et argent. Les blessés les plus graves en premier. Elle, ça attendra !
- On a eu le diable en personne qui nous a fait un petit coucou mais il a voulu nous laisser un petit cadeau … dont certains d’entre nous s’en seraient bien passé.
Un peu d’humour ne faisait pas de mal de temps en temps.
- Tu ne sais pas où il y a des infirmières de libre ? Je ne sais même pas si on peut bouger Aaron !



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Ven 1 Juin - 19:59

La jeune fille lui fit savoir qu’elle cherchait de l’eau car Aaron était blessé. Le cherchant pas à comprendre qui était Aaron, puisqu’il avait rarement, voir presque jamais parlé avec le Serpentard, Peter décida de l’aider à trouver de l’eau. Mais l’état de la jeune Serdaigle l’inquiéta malgré tout. Elle ne lui avait pas répondu. Sans doute était-elle un peu sous le choc pour répondre ou réaliser si elle était blessée. D’ailleurs, cela ne sembla plus tarder quand elle porta une main à son peigne et tandis qu’elle le retira, elle poussa un hurlement. Cela fit mal à Peter de voir qu’elle était bien blessée mais à ce point-là ? Que s’était-il passé du côté de la demoiselle ? Celle-ci, encore plus choquée de voir des morceaux de peau entre ses doigts, fut comme figée. Ce fut donc le Poufsouffle qui prit les devant.
- Meg, il faut que tu ailles à l’infirmerie !
Il jeta un rapide coup d’œil au fameux Aaron. Il le vit en compagnie de Jon et de Sandrine qui lui tendit un verre d’eau.
- Ne t’en fais pas pour euh Aaron ! Il y a Jon et Sandrine avec lui ! Je crois qu’ils ont eu de l’eau pour lui ! Le plus important maintenant, c’est de faire soigner ta brûlure ! Viens !
Il essaya de faire bouger la jeune fille pour la conduire vers l’infirmerie. Shun le rejoignit pour le prévenir que le prof de botanique l’avait un peu envoyé sur les roses mais qu’il avait pris Thomas en charge. C’était plus rassurant de savoir son ami avec un prof. Quercus devait savoir ce qu’il faisait.
- Va voir s’il n’y a pas d’autres blessés pour les amener à l’infirmerie ! dit-il à son autre ami. J’emmène Meg déjà là-bas !
L’asiatique fit un bref geste « oui chef » avant de se mettre à la recherche de blessés. Quant au blondinet, il attendit cependant une réaction de Meg.




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Sam 2 Juin - 3:02
Billie était presque aveugle et sourde à tout ce qui se passait autour d’elle. Elle était un boulet de canon à tête chercheuse dont la cible était son frère et elle ne s’arrêterai pas tant qu’elle ne l’aurait pas trouvé. Sa collision inopinée avec Damien eut pour effet de la couper dans sa course et de lui faire quelque peu reprendre ses esprit mais maintenant que son corps n’était plus en train de fendre la foule à grand renfort de coups de coudes son esprit était reparti à cent à l’heure. L’angoisse brûlante lui dévorait les entrailles et seule la douleur provenant de ses orteils réduits en pièce de puzzle Ravensburger offraient une distraction de ses pensées affolantes. Elle tentait tant bien que mal de se raccrocher à la voix rassurante de Damien mais son cœur semblait avoir décidé de battre violemment dans ses oreilles et sa respiration de plus en plus sifflante commençait à couvrir les sons environnant. Elle discerna cependant le mot infirmière. Elle aurait voulu lui répondre quelque chose, le rassurer peut-être, ne pas se montrer aussi égoïste mais elle avait le souffle court et le cœur au bord des lèvres, elle tremblait de tout son corps et ses dents claquaient furieusement. Elle était incapable d’articuler un mot cohérent.

Puis la voix qu’elle reconnut comme celle de Goodkin jaillit de sur sa gauche comme un îlot ensoleillé après un naufrage.

« Je suis heureuse de vous voir »

Billie avait envie de lui hurler qu’elle aussi elle était heureuse de la voir. Qu’elle aurait donné n’importe quoi pour que ses souffrances se terminent. Qu’elle était le premier adulte responsable qu’elle croisait depuis que le cauchemar avait commencé. Mais son soulagement fut de courte durée. La fin de la phrase de l’infirmière la frappa comme un coup de poing en plein ventre. Tiberius. Tiberius… vous avez vu Tiberius ? La directrice cherche Tiberius. Pauvre Tiberius est mal en point. Tiberius… encore et toujours Tiberius. Elle fut secouée par un spasme et se surprit elle-même lorsqu’un rire aux accents hystériques jaillit du fond de sa gorge. Qu’elle pouvait être sotte. Goodkin n’en avait absolument rien à faire de Billie. Elle avait vite apprit que les filles n’en avait généralement rien à faire de Billie. Quand les filles se rapprochaient de Billie c’était pour lui parler de Tiberius. Tu sais si Tiberius ira au Trois-Balais ce week-end ? Tu pourrais passer ça à Tiberius de ma part ? C’est quoi le style de filles de Tiberius ? Classique. Mais un membre du corps professoral, vraiment ? C’était le pompon. Les joues de la blessée étaient humides et toujours hoquetant à en perdre haleine, la serpentard ne savait plus très bien si elle riait toujours ou si elle pleurait. Certes Goodkin semblait à peine sortir de l’école d’Infirmière (ou quel que soit son équivalent sorcier) et n’était pas moche à regarder mais tout de même la situation était cocasse.

Puis au milieu de toute cette folie une apparition faite de lunettes rondes surmontée de cheveux en bataille surgit des eaux troubles de ses larmes. Elle resta interdite alors qu’il lui disait des mots qu’elle ne semblait comprendre. Elle le vit s’agenouiller devant elle et pour la première fois depuis l’exploit qui lui avait coûté ses orteils elle baissa les yeux vers ses pieds. Si le gauche était tout ce qu’il y avait de plus normal, le droit en revanche ne ressemblait plus à grand-chose. Il avait tellement enflé que les lanières de ses sandales lui rentrait profondément dans la peau ce qui lui donnait une apparence étrangement très proche du rôti de bœuf. Mais le plus effrayant était la teinte violacée qui s’étendait de sa cheville et qui devenait noirâtre à l’extrémité de ses orteils. Elle observait ce pied qui ne pouvait décidément pas être le sien –seul Elmer l’Elephant multicolore pouvait avoir un pied pareil- comme s’il s’était agi d’une bestiole étrange d’un cabinet de curiosité mais la douleur fulgurante qui la transperça quand Harry tira sur sa chaussure la ramena bien vite à la réalité. Elle hurla et serait tombée sur le sol si Damien le la soutenait pas aussi fermement. Elle se raccrochait à lui comme sis sa vie en dépendait alors que Harry reprenait son diagnostic en lui lançant des paroles qui se voulaient rassurantes mais qui semblaient s’envoler dans l’air autour de Billie sans réussir à pénétrer ses oreilles.

Puis la douleur s’évanouit complètement. Ce ne fut une affaire que de quelques secondes. Secondes durant lesquelles elle fixa Harry avec de grands yeux ronds. Et toutes les paroles qui voletaient autour d’elles tels des petits vif d’or inconscient décidèrent tout  à coup de monter dans son cerveau et seulement elle prit conscience que sa patte folle était réparée et qu’elle pouvait de nouveau marcher.

Elle éclata en sanglots la tête baissée et les bras le long du corps comme une petite fille qui vient de se faire gronder après une grosse bêtise. Les larmes formaient des rigoles claires sur son visage sale. Elle était soulagée. Un peu. Mais elle n’avait pas le droit. Ian. Elle devait retrouver Ian. Elle hocha la tête pour répondre à Harry.

- M… m…

Elle renonça à l’idée de lui dire merci. Elle espérait qu’il comprendrait. Il fallait qu’elle se calme. Elle n’était bonne a rien dans cet état-là. Elle se força à prendre de profondes respirations mais elle y renonça vite. Chacune de ses inspirations se transformait en long hululement de chouette apeurée. Elle tenta d’essuyer ses larmes à l’aide de ses paumes à défaut de quelque chose de plus efficace et ne fit que se barbouiller encore plus le visage. Une vague de honte la submergea, elle s’était donné en spectacle. Devant Harry (ça devenait une habitude) et surtout Damien. Il devait être bien déçu, on était bien loin de la mystérieuse inconnue à l’esprit pétillant et aux remarques malignes parfois à double sens dont il avait eu un aperçu dans leur conversation. Elle était crasseuse, bouffie, ridicule et pathétique A l’instant elle aurait tout donné pour être aussi loin de lui qu’il était humainement possible ou bien elle aurait voulu que la terre s'ouvre sur le champ pour l'avaler, ou encore disparaître dans un tourbillon de plumes noires puisque c'était le thème de la soirée.

Devenue raide comme une planche elle se détacha de son étreinte en évitant son regard et attrapa Harry par le bras avec la ferme intention de disparaître dans la foule.

- Je dois retrouver Ian…

Au moins elle ne pleurait plus.


Mais le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd.
- George Abitbol

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Sam 2 Juin - 21:40
Damien était pourtant content de retrouver Billie malgré l'odeur qu'elle dégageait et il était persuadé qu'elle aussi était contente de le retrouver. Mais finalement il en doutait. Elle semblait s'intéresser un peu plus à Harry. Harry Potter par-ci, Harry Potter par-la. Le pire c'était qu'il s'entendait bien avec lui, ils étaient même devenus amis ou quelque chose dans le genre. Et pourtant, Billie venait de lâcher Damien sans le moindre regard vers lui pour partir au bras de Monsieur Je-Suis-L'Elu-Et-Toutes-Les-Filles-M'adorent. Le surnom était un peu long cela dit.

Il se sentait con, trop con. Une bonne poire, un pigeon, le dindon de la farce. Et si elle s'était juste foutu de lui depuis le début ? Et si leur discussion sur le miroir n'avait été qu'un prétexte pour se jouer de lui ? Raaa mais quel con ! On l'avait pourtant prévenu que la vie au collège lorsqu'on a son âge c'est pire que la jungle. S'il était capable de faire face à une hyène, l'école s'avérait bien moins facile à comprendre. Il ignorait comment se comporter avec les autres élèves et était à présent persuadé d'être juste la bonne poire. "- Tiens Damien, tu peux ranger le matériel de Quidditch ? - J'ai mal aux jambes, tu peux te changer en poney et m'amener à mon prochain cours ?"

Il se donna un coup sur la tête pour reprendre ses esprits et retenir les larmes qui lui montaient aux joues. Trop d'émotions ce soir, ce n'était pas bon. Il observa les alentours, cherchant quelque chose à faire de toute urgence. S'occuper, c'était la seule solution. Si en plus il pouvait aider quelqu'un pourquoi pas.

Il repéra certains élèves qu'il connaissait occupés à faire l'appel, regroupant les élèves de leur maison. Il décida de les aider en guidant les élèves vers le bon endroit. Il pris en charge un groupe de jeunes de sa maison pour les accompagner jusqu'à la tour des Gryffondor. Certains n'étaient pas assez en forme pour se déplacer eux même, encore un peu sous le choc. Il en porta l'un ou l'autre en prenant le relais avec un Neville et un autre élève de dernière année. Il avait juste envie d'oublier cette soirée, d'oublier le monstre et tout le reste. Peut-être même ces deux derniers moins dans les toilettes des filles. Il devait y réfléchir à tête reposée.


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Dim 3 Juin - 0:32
Merlin. Il y avait beaucoup trop de personnes mal en point, et regardant autour d’elle, Sophie était en train de penser qu’il faudrait renvoyer les blessés les plus légers dans leurs lits une fois leurs petites blessures pansées. Les mains de Monsieur Pennington, ne devraient pas l’empêcher de retrouver son propre lit ce soir. Mais que faire de tous les élèves en état de choc ? Il ne fallait pas plaisanter avec les potions calmantes et de sommeil, mais enfin, tous les adolescents de l’école ne tiendraient pas tous dans l’infirmerie, aussi vaste soit-elle. Organiser un campement de fortune dans la Grande Salle était également exclu. On n’allait pas faire un hôpital de campagne sur le lieu même du traumatisme de ces enfants. Bon. Peut-être confier ces potions aux directeurs de maison, pour qu’ils aillent les donner directement à leurs élèves dans les dortoirs, une fois le premier tri effectué ? Oui. Elle partagerait son plan avec le premier qu’elle croiserait.

Visiblement, Miss Persson ne savait pas où se trouvait Tiberius Avery, et elle était en état de choc avancé, riant d'un air hystérique. Pour un cas pareil, ce serait l’infirmerie. Sophie ne vit pas le pied blessé de la Serpentard, sollicitée de partout. Elle posa une main réconfortante sur l’épaule de Billie et se tourna vers Damien :

« Emmenez-la à l’infirmerie, demandez un filtre de paix. »

Elle aurait voulu faire plus, mais elle était déjà happée ailleurs. Trois pas sur le côté et elle rattrapa un jeune élève visiblement près à s’évanouir. Le tenant par les épaules, elle le força à s’asseoir doucement au sol et s’agenouilla devant lui.

« Vous êtes en sécurité maintenant, tout va bien. Vous avez mal quelque part ? »

Elle était déjà en train de l’examiner de partout. Sa tenue était immaculée, ce qui signifiait soit qu’il n’avait rien, et avait dû être coincé dans une barrière, soit qu’il s’était déjà nettoyé. Ou bien, c’était purement psychologique. Bref, pas une preuve qu’il n’était pas blessé. Dans tous les cas, il ne fallait pas le laisser seul. Voyons, quelqu’un pour l’emmener à l’infirmerie tandis qu’elle-même continuerait à traiter les cas les plus urgents directement dans la Grande Salle. Son regard balaya le chaos ambiant. Ah !

« Miss Fitzduncan ! Vous allez bien ? Venez ici s’il vous plaît. »

Elle avait reconnu la Serdaigle pour l’avoir croisée à l’infirmerie alors que celle-ci y passait une retenue à récurer les bassines souillées. Sophie la jaugea rapidement du regard. Pâle, mais entière.Ca ferait l’affaire. Elle se pencha un peu, attrapa un gobelet qui avait roulé à leurs pieds, le tergea et le remplit d’eau à l’aide d’un aguamenti avant de le tendre à Samgard. Il n’avait visiblement pas de blessure à l’abdomen, et un peu d’eau ne lui ferait donc que du bien.

« Pourriez-vous accompagner ce garçon à l’infirmerie s’il vous plaît ? Vous demanderez une solution de Force pour lui. »

Elle se releva. Il y avait encore fort à faire.




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