Forum Hp situé juste après la guerre contre Voldemort
 

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[Terminer]Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte (Miranda)

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Serdaigle
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Sam 2 Juin - 20:18
Le crachin et la chute de la température brutale laissaient prévoir un hiver des plus froids. La plupart des élèves dont l'après-midi était libre s'était replié dans les salles chauffées du château, fuyant le mauvais temps et les promesses de rhumes et donc de Pimentine. De toute façon des chorales d'éternuements et de toux avaient déjà commencées à se former dans les différentes classes de chaque maison.

Les rares étudiants encore dehors avaient sorti leur épaisse cape pour s’emmitoufler dedans. On apercevait à peine le bout des nez rouges entre les écharpes et les bonnets tirés jusqu'aux oreilles. La plupart se contentaient de traverser d'un pas rapide l'interminable parc du château pour aller se mettre à l'abri auprès d'un feu de cheminée. Les chaussettes hautes des filles avaient été troquées par des collants en laine ou les jupes pour des pantalons. Certaines arrivaient malgré tout à rester coquette malgré l'uniforme et le temps peu clément. Le tableau de teintes grisâtres aurait pu être triste si ce n’était pour les éclats bariolés qu’offraient écharpes et insignes aux couleurs vives.

Le dévolu d’Hippolyte s’était posé sur le petit ponton qui s’avançait pompeusement dans l’eau noire du lac. Son sac était posé à sa droite et ses livres reposaient sagement à l’intérieur, abrité de la pluie. Il avait bien feuilleté non sans grand intérêt son livre de cours sur la métamorphose dans le but initial de travailler le parchemin qu’il devait rendre pour la semaine prochaine avant de finalement abandonner l’idée après quelques minutes. C’était une des matières dans laquelle Hippolyte était loin d’exceller malgré une volonté à bien faire. Si la théorie n’était pas un problème pour lui, il en allait tout autrement pour la pratique. Il s’occuperait de noircir quelques parchemins durant le weekend. Encore fallait-il trouver un endroit ou travailler. Les lieux surpeuplés des élèves de sa maison le mettaient terriblement mal à l'aise. Il craignait d'y croiser Margaret. Supporter et soutenir son regard inquisiteur devenait de plus difficile. Et la salle commune des Serpentard n'était plus une option envisageable. Pourtant les grandes baies qui offraient une vue sur les profondeurs du lac lui manquaient affreusement.

Hippolyte se pencha un peu plus au dessus de l’eau qui peinait à lui renvoyer son reflet tant elle était sombre. Les jambes croisées, il scrutait le lac avec un grand intérêt sans pour autant y voir quoi que ce soit. Son reflet difforme ondulait sur la surface de l’eau, dérangée par les gouttes de pluie et les araignées qui semblaient patiner. Le calamar géant devait être occupé ailleurs, les strangulots préféraient rester cachés dans quelques algues… D’ici la vie aquatique qui grouillait dans les profondeurs du lac noire était invisible. De ce point de vu bien différent de celui qu’offrait les sous-sols du château, tout était d’un calme ennuyeux. Hippolyte agita un peu sa baguette au dessus de l’eau qui se mit à s’agiter et ondoyer comme poussée par une force invisible. Ses amis de Serpentard étaient en cours de botanique et s’il ne connaissait pas par cœur l’emploi du temps d’Aslinn, il se doutait bien qu’elle aussi devait être vissée à un bureau à prendre des notes. De toute façon elle consacrait le peu de temps libre qu’elle avait à ses lectures et traductions qui n’intéressaient pas du tout Hippolyte. Et il n'était pas sûr de vouloir vraiment la voir de toute façon. Un jour il craignait de rompre leurs silences réconfortants pour lui parler. Il avait peur d'être trop à l'aise en sa présence pour oser parler de toutes ses choses qu'il aimait mieux garder pour lui mais qui devenaient de plus en plus lourdes à garder.

L’eau continua de se tordre et serpenter, s’entortillant sur elle même dans un ballet hypnotisant guidé par les gestes d’Hippolyte. Il ressemblait à un chef d’orchestre bien timide qui n’osait pas faire de trop grands gestes face à un ensemble de musiciens invisibles.
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Poufsouffle
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Dim 3 Juin - 1:59
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Une après-midi pluvieuse
Quelle journée… Non rectification : Quel temps ! Bon sang autant d’humidité pour les cheveux de Miranda c’est une véritable hérésie. Rajoutez à ça deux heures de cours d’histoire de la magie et vous obtenez une poufsouffle morose que le ciel gris n’aide pas à égayer. Dans tout ça, elle peut au moins se vanter d’avoir le reste de sa journée de libre. Qu’est-ce qu’elle aime le lundi, son emploi du temps est léger. Pandora a prévu d’aller étudier à la bibliothèque cette après-midi, Miranda se retrouve donc seule à errer dans les couloirs sans trop savoir quoi faire, pour une fois elle n’a pas vraiment envie de s’enfermer où que ce soit. Etrange, peut-être devrait-elle aller se faire examiner par Pomfresh… Juste au cas où. Les élèves n’ont pas l’air de meilleure humeur qu’elle à en juger par leurs expressions renfrognées. Eh bien, le dîner s’annonce compliqué, en espérant que les elfes de maison aient pensés à cuisiner de la tarte à la mélasse, ça redonne toujours du baume au coeur aux étudiants. A peine Miranda songe t-elle à retourner dans sa chambre éponger les prémices de sa mélancolie qu’une tête familière fait son apparition à l’autre bout du couloir. Une tête drôlement essoufflée et drôlement pressée qui… Vient vers elle ? La sorcière tourne et retourne sur elle-même, non elle est seule. Bon eh bien va pour la demande impromptue.

“Ah Miranda, justement la personne que je cherchais ! s’exclame t-il assez angoissé pour inquiéter la jeune fille.

-Bonjour Hagrid, tout va bien ? Tu m’as l’air… stressé, remarque Miranda sourcils froncés d’appréhension.

-Mcgonagall a demandé à me voir de toute urgence, je n’ai pas eu le temps de nourrir les hippogriffes, il n’en ont pas l’air comme ça mais ce sont des créatures drôlement routinières ! Explique le demi-géant.

-Je peux m’en charger si tu le souhaites, j’ai pas mal de temps à tuer et Ventdebout m’apprécie, ce n’est pas la première fois que je leur donne à manger!

-Tu ferais ça ? Oh merci Miranda, j’ai laissé les furets devant la porte de ma hutte, n’hésite pas à les réguler un peu, ce sont de vrais estomac sur pattes… Soit prudente surtout !”

Miranda hoche la tête, Hagrid lui sourit en signe de remerciement et s’éloigne. Contre toute attente, l’adolescente à trouvé de quoi occuper son après-midi. Elle aime beaucoup passer du temps avec les créatures dont le gardien des clés et des lieux s’occupe, elle adore les animaux de toute façon, c’est sûrement pour ça que le cours de soin aux créatures magiques lui plaît tant. Allons affronter le vent et la pluie ! Miranda traverse le couloir menant au grand hall. Dehors, le crachin pénètre ses vêtements à vitesse grand V, les gouttes ont beau être fines, c’est peut-être encore pire qu’une averse. Le parc est désert, au moins une bonne nouvelle elle n’aura pas à subir une flopée d’élève à qui elle n’a pas envie de parler. Pourtant, en longeant le lac noir, la jeune femme aperçoit une silhouette assise sur le rebord du ponton. Miranda l’observe une seconde en pesant le pour et le contre et finalement, la curiosité l’emporte sur la raison. La sorcière s’approche discrètement, la pluie a cessé si bien qu’elle distingue un peu mieux la crinière brune du jeune homme à quelques mètres d’elle. C’est étrange, elle a l’impression de le connaître mais de dos elle ne peut pas en être certaine. Miranda avance de quelques pas sur le bois vieilli.

“Excuse moi, est-ce que tu vas bien ? Demande t-elle.”

Il y a de quoi se poser des questions franchement, un garçon tout seul au bord du lac noir par temps pluvieux et qui plus est immobile, ça induit en erreur. Le sorcier se retourne et l’adolescente distingue enfin les traits de son visage. Elle le reconnaît immédiatement. Ce teint pâle, ce regard froid… Bon sang depuis quand ne l’a t-elle pas revu ? Des années au moins. c’est incroyable de voir à quel point il a changé. Miranda ouvre la bouche mais aucun son n’en sort, dans ses souvenirs il n’était pas très bavard.

“Bonjour Hippolyte… Je ne m’attendais pas à te trouver ici !”
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Serdaigle
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Mar 5 Juin - 14:35
Hippolyte sursauta en entendant une voix féminine briser le fil de ses pensées. En même temps que sa concentration se cassait il cessa de contrôler les petits filets d’eau qui retombèrent avec des ploc irréguliers. Le petit Serdaigle n’eut pas le temps de s’en attrister, il se tourna vers la demoiselle qui l’avait dérangé, le visage neutre de toute expression. Il trouva face à lui une grande blonde au teint pâle, un peu quelconque. Ses cheveux filasses rendus capricieux par la pluie, un peu cendrés aux racines, encadrent un visage anguleux. Elle a les yeux un peu tombant et des sourcils levés sur un front hauts qui lui donnent l’air de ne jamais trop savoir ce qu’elle fait là. C’est une jolie fille aux traits doux dont la banalité à quelque chose de charmant, qui vont à merveille avec son attitude retenue et réservée. Blackwood était un visage familier pour le Serdaigle. Familier au delà des rencontres dans les couloirs ou des salles de cours partagés.

Elle s’était approchée assez discrètement du ponton pour qu'Hippolyte ne l’entende pas arriver. Ou alors il avait été trop perdu dans ses pensées. En tout les cas elle l’avait surprise et n'avait pas vraiment l'air d'en avoir conscience. Le jeune garçon tira son sac dans ses bras, regrettant la tranquillité qu’il avait encore quelques instant plus tôt. Il vit dans ses yeux qu’elle l’avait reconnu elle aussi et il se sentit bien minuscule au milieu de ce parc désert, face à l'immensité du lac noir. Quelles étaient les chances pour qu’ils se tombent dessus. Il allait répondre qu’il devait finalement partir et que c’était avec grand plaisir qu’il lui cédait sa place mais Miranda fut plus rapide que lui.

“Bonjour Hippolyte… Je ne m’attendais pas à te trouver ici !” Il pencha légèrement la tête sur le côté et la dévisagea, les yeux levés vers elle. Si cette conversation devait durer (et il espérait que ça ne soit pas le cas), autant qu’elle s’assoit rapidement parce qu’il n’appréciait vraiment pas de devoir hausser la tête comme ça pour pouvoir la regarder. Il évitait consciencieusement de planter son regard dans le sien.

Hippolyte leva un sourcil. Ses lèvres pincée dans une moue doucement ennuyée. “Tu t’attendais à me trouver quelque part en particulier ?” Il espérait qu’elle n’était pas en train de le chercher. Pour quelle raison aurait-elle fait ça de toute façon. Ça faisait des années qu’ils ne se parlaient plus et s’ignoraient comme s’ils ne s’étaient jamais connu. Tous dans son groupe élargit de camarades s’étaient mit d’accord depuis longtemps sur le fait que la petite Poufsouffle était inintéressante. Il n’y avait qu’un seul ragot sur elle qui avait fait moussé les bouches fut un temps. Depuis plus rien. “J’espère que tu t’es correctement remise de ton éclabouille cérébrume.” Le chef de la famille Blackwood avait noyé l’absence de sa fille lors des rencontres des grandes familles Sangs-Purs en prétextant qu’elle devait rester alitée à cause de sa santé fragile. Il s’était toujours montré avar en détails à propos de cette terrible maladie et les enfants s’étaient dépêchés de s'emparer de l’information pour en tirer les conclusions les plus affreuses. La pauvre Miranda avait été victime de nombreuses horreurs dans l’imaginaire collectif. Mais d’après les ragots des parents chuchotés à mi-mots quand monsieur avait le dos tourné (qui venait sans sa femme, vous rendez-vous compte ? Peut-être qu’elle aussi est resté longtemps alitée…) il perdait tout contrôle de sa famille qui était en train de lui faire une Tiberius. Il se détourna de la Poufsouffle. “Si tu es encore contagieuse j’aimerai que tu restes loin de moi.

Hippolyte attrapa un petit caillou coincé entre deux planches en bois du ponton et le jeta dans le lac. Il coula en silence. Miranda était en pleine santé (du moins autant que pouvait l’être une famille aux mariages consanguins). Elle n’avait aucune cicatrice sur le visage, aucun petit cratère qui ne lui dévorait les joues ou le nez. Les jambes d’Hippolyte se balançaient dans le vide à un rythme régulier qui trahissait sa nervosité. La vision du lac imposant aussi calme l’apaisa un petit peu. Il respira plus facilement.
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Mer 6 Juin - 0:08
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Une après-midi pluvieuse
“Absolument pas, répond Miranda en s’asseyant sur le ponton face à lui pour se mettre à sa hauteur. Disons simplement que je ne m’attendais pas à te trouver ici par temps pluvieux, j’aime le lac noir mais il est plus gai quand il y a du soleil…”

Hippolyte n’a pas changé, en tous cas pour ce qui est de ses réactions. Il a toujours eu ce petit côté hautain gâché par la manière dont il évite soigneusement de la regarder dans les yeux. Elle le connaît depuis si longtemps, elle se souvient des dîners interminables des familles de sangs purs dans lesquels ils s’ennuyaient à mourir. A cette époque là, les petits sorciers s’appréciaient énormément, ils n’avaient aucun préjugés, aucun statut à honorer, ils étaient juste deux enfants qui partageaient leurs après-midi en explorant le manoir de la famille Rosier ou celui des Avery. Ils s’inventaient tout un tas d’histoires abracadabrantes et bien qu’elle ne l’avouerait jamais, Miranda se souvient de quelques unes d’entre elles. Ce temps paraît si loin, elle le regarde, fixe ses yeux clairs dans lesquels elle retrouve une petite partie de son enfance et elle ne sait pas si elle doit être heureuse de le revoir, de pouvoir discuter avec lui après tant d’années et accepter de ressentir quelque chose de familier, ou au contraire se sentir mal à l’aise de replonger dans un passé douloureux. Miranda lui sourit, c’est plus un réflexe qu’une réelle preuve d’affection, ils n’ont sûrement plus les mêmes valeurs aujourd’hui. Elle soupir et ne s’en rend même pas compte, elle déteste avoir la sensation d’être considérée comme un vilain petit canard, elle ne sait pas ce qu’Hippolyte sait, elle ne sait pas ce que son père a raconté, elle ne sait rien et c’est bien là tout le problème, elle ne supporte pas l’idée de n’avoir aucun contrôle sur la situation. Et malheureusement pour elle, la réflexion du sorcier ne l’aide pas à reprendre contenance…

“Mon éclabouille cérébrume ? Répète t-elle en haussant les sourcils. Je n’ai jamais été malade, je suis en parfaite santé, d’où tiens-tu une telle information ?”

A peine s’est-elle posée la question que la réponse lui vient tout naturellement. Qui aurait pu avoir gain à tirer en la faisant passer pour malade ? Une seule personne. Miranda pince les lèvres de mécontentement, d’ordre général elle ne fait pas étalage de ses états d’âme, surtout quand ils touchent son passé mais là s’en est trop, même pour elle.

“C’est mon père n’est-ce pas, affirme t-elle plus qu’elle ne demande. Je n’arrive pas à croire qu’il soit tombé aussi bas, c’est d’un pitoyable…”

Elle rit jaune.

“Il a honte de m’avoir pour fille, annonce t-elle d’une voix froide, dénuée d’émotions. Je ne vis plus au manoir Blackwood, il ne veut plus de moi, voilà la vérité. Je te laisse le bon soin d’en informer tout le monde, même si je suis certaine que vous deviez jouir de m’imaginer alitée et mourante.”

Miranda est touchée par la situation, elle n’en montre rien physiquement mais ses yeux la trahissent. Elle serre la mâchoire, le vent soulève ses cheveux et caresse la peau de son cou, elle ferme les yeux pour se calmer. Lorsqu’elle les rouvre, Hippolyte a reporté son attention sur le lac noir. La petite Poufsouffle plonge une main dans son sac et en ressort un bocal rempli de liquide où flotte des morceaux de ce qui semble être des fruits… Des fruits pas très frais à vu d’oeil. Elle s’approche doucement du jeune homme devant elle et s’assoit à ses côtés sur le rebord du ponton, jambes dans le vide. Elle jette un coup d’oeil à l’eau du lac sous ses pieds qui clapote contre les piliers de bois qui les soutiennent.

“Tu veux voir quelque chose d’amusant ? Questionne t-elle en lui jetant un regard malin, du même genre de ceux qu’ils se lançaient lorsqu’ils étaient petits.”

Miranda ouvre le bocal entre ses mains prudemment et le dévisse en prenant garde à ne pas renverser son contenu sur ses genoux, il ne sent d’ailleurs pas très bon. Elle grimace et le pose à côté d’elle doucement.

“J’ai découvert ça il y a quelques années, regarde…”

D’un coup de baguette et d’un “wingardium leviosa” à peine murmuré, elle retire un morceau de fruit du liquide nauséabonde dans lequel il baigne et le jette dans le lac à quelques mètres d’eux. Le morceau brunâtre se répand sur la surface de l’eau, les secondes passent et il reste là écrasé comme une vieille bouse d'hippogriffe, quand soudain, une petite tête verte cornue aux yeux de grenouille apparaît, de moitié seulement. Miranda l’observe en souriant. La créature s’approche lentement de la bouillie de fruit, l’observe un moment et d’un coup, se jette dessus en ouvrant grand la bouche, dévoilant une rangée de petites dents acérées peu amènes. Elle gobe la nourriture offerte par la Poufsouffle et disparaît sous la surface. Miranda pouffe de rire, c’est complètement futile mais elle les trouve amusants malgré leur dangerosité. Elle jette un coup d’oeil à Hippolyte et en croisant son regard rempli d’incompréhension s’empresse de lui expliquer.

“En première année, je passais pas mal de temps ici. Un jour, j’avais oublié un bocal de salade d’ananas dans mon sac. Je me suis dis : quitte à m’en débarrasser, autant le faire ici ! J’ai tout jeté dans le lac et cinq minutes plus tard, une horde de Strangulots affamés se sont jetés dessus. Je n’en croyais pas mes yeux ! J’ai demandé au professeur de soin aux créatures magiques ce qu’il en pensait, il m’a expliqué que ces créatures se nourrissent essentiellement de poisson et qu’aussi étrange que ça puisse paraître, l’odeur de l’ananas pourri se rapproche de leur alimentation naturel. Ça ne leur fait pas de mal je te rassure, je me suis renseignée. Alors quand j’ai le cafard je viens leur en donner un peu, ils sont plutôt mignons quand on les côtoies depuis la terre ferme…”

Miranda soupir, referme son bocal, le range dans son sac et se relève, avec tout ça, elle en aurait presque oublié sa première mission. Elle traverse le ponton en prenant garde à ne pas tomber. Une fois sur l’herbe, elle se retourne vers Hippolyte.

“Je vais aller nourrir les hippogriffes, tu devrais venir avec moi, je suis sûre que ça pourrait te plaire et puis ça sera toujours plus intéressant que de rester là sans rien faire !”
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Serdaigle
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Mer 6 Juin - 20:02
Hippolyte se garda bien de lui faire remarquer que tous ceux qui avaient formés le cercle proche des Blackwood, ainsi que les plus viles commères (beaucoup, donc) étaient déjà au courant depuis bien longtemps qu’elle ne vivait plus au Manoir. Beaucoup de rumeurs couraient à son sujet. Hippolyte n’était pas sûr de les avoir entendues toutes. Mais il en avait entendu suffisamment pour savoir que ce n’était plus une personne fréquentable. La façon qu’elle avait à parler de son père d’une façon si irrespectueuse le réconfortait dans cette idée. Il lui jeta un regard en biais pour la jauger avant de reporter son attention sur le lac, se murant dans son silence. Il n’avait pas envie de se disputer ici ni maintenant. Puis peut-être que s’il restait silencieux elle finirait par se lasser et s’en aller d’elle-même. Avec le temps il avait constaté que c’était redoutablement efficace.

Tu veux voir quelque chose d’amusant ?” Hippolyte haussa à peine les épaules comme unique réponse. Non, il n’avait pas envie de voir quoi que ce soit pour l’instant. Il préférait être seul à ruminer ses pensées. Puis il doutait que la Poufsouffle et lui ait la même notion de ce qui était drôle ou non. Il eut malgré tout un vif mouvement de recule lorsqu’elle ouvrit un bocal dont sortit une odeur nauséabonde qui le prit à la gorge et lui piqua les narines. Hippolyte plaqua une main sur son visage pour couvrir son nez et sa bouche et la dévisagea. Non, ils n’avaient définitivement pas la même définition de l’humour. Se trimballer avec un bocal puant le poisson crevé depuis des semaines était tout sauf amusant. Peut-être qu’en fait elle était réellement souffrante. Une acromentule avait probablement pondu quelques oeufs dans son crâne.

Faisant passer la lanière de son sac autour de son cou, Hippolyte se prépara à balbutier quelques excuses pour s’enfuir. Il s’arrêta dans son geste quand l'eau se déforma à l’apparition d’une créature qu’il avait seulement vu de la salle commune des Serpentard. Ses mains se posèrent de nouveau sur ses cuisses et il se pencha un peu comme si ça pouvait l’aider à mieux voir. Le Serdaigle dégagea quelques mèches de cheveux de son front, essuyant son visage de la pluie au passage, il était curieux d’en voir d’avantage. En général les strangulots n’aimaient pas venir jusqu’à la surface, préférant la chaleur et le camouflage qu’offraient les algues. On les décrivait comme particulièrement laids. Hippolyte leur trouvait un certain charme à ces patates aquatiques agressives.

J’ai tout jeté dans le lac et cinq minutes plus tard, une horde de Strangulots affamés se sont jetés dessus. ” Hippolyte se tourna vers elle, les lèvres de nouveau pincées et le regard froid. Il se garda de faire remarquer que le lac n’était pas une poubelle géante au bon vouloir des élèves et que des créatures y vivaient. Des êtres qui avaient des capacités de réflexion, de compréhension et une intelligence nettement supérieur à celle de beaucoup de créatures terrestres. Humains compris. Il la laissa terminer son monologue, l’écoutant d’une oreille distraite. Les filles parlaient vraiment trop. Au moins celle-ci ne gloussait pour un oui ou pour un non.

Ici ils sont tranquilles, mais dans certains lacs proches d’habitations ils ont souvent les doigts brisés. Les côtes aussi, parfois.” Hippolyte fit un bref mouvement vers son propre torse avant de laisser sa main retrouver la lanière de son sac. “C’est parce qu’ils ont des os très fins. Alors quand des sorciers cherchent à les déplacer, ils ne font pas forcément attention.” Les strangulots pullulaient un peu partout et étaient considérés comme de la vermine nuisible qui attaquaient les courageux qui aimaient faire trempette dans les lacs en été. Pour s’en débarrasser à moindre frais il était souvent plus intéressant de le faire soit-même (et mal) que de faire appel à un professionnel. Hip laissa son esprit vagabonder, se demandant s’il y avait des professionnels des strangulots et seulement des strangulots. Ça lui semblait hautement improbable.

Blackwood ne devait pas avoir le cafard aujourd’hui car il la vit se lever du coin de l’oeil elle s’éloigna dans un mot et Hippolyte s’étonna de se respect discret. Il prit la peine de se retourner vers elle seulement lorsqu’il entendit sa question. Le Serdaigle l’observa en silence quelques secondes. Son visage se ferma de nouveau. “Je n’étais pas en train de ne rien faire, Blackwood. Et je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant à aller se faire arracher un bras par des aigles avec un arrière train de poney. Mais je t'en pris, rien ne te retiens.” Il arrêta de se tordre en deux pour l’observer et remonta ses jambes du ponton pour les croiser. Peut-être que s’il attendait encore un peu d’autres créatures viendraient pointer leur museau à la surface (et peut être même celle qu’il aimait mentionner comme son “amie” dans sa tête). Depuis qu’il évitait la salle commune des Serpentard il devait malheureusement se contenter d’observer le lac de sa surface.
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Poufsouffle
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Jeu 7 Juin - 19:23
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Une après-midi pluvieuse
Miranda soupire, Hippolyte à toujours été le genre de garçon à préférer la solitude mais pour une fois, elle aimerait qu’il en soit autrement. D’accord la perspective d’aller nourrir des hippogriffes sous la pluie n’est pas des plus alléchante mais au moins il y a des choses à voir, plus qu’au dessus du lac où les créatures ne se montrent pas beaucoup. La petite Poufsouffle est très analyste, elle connaît Hippolyte un minimum et les grands oiseaux qu’Hagrid lui a demandé de nourrir et elle leur trouve des ressemblances caractérielles certaines. Les Hippogriffes sont nobles, ils sont très attachés à la politesse et donnent difficilement leur confiance. Ce sont des créatures intelligentes, autant de qualités que Miranda retrouve chez le Serdaigle. Il est dommage de voir qu’il ne fait d’efforts, si encore elle était une parfaite inconnue mais ils étaient bons amis par le passé… Un passé révolu certes mais pour eux deux, rempli de bons souvenirs lorsqu’ils étaient ensemble. Tout est toujours comme ça de toute façon, le temps passe, les gens changent et avec eux notre vision du monde. Miranda fixe le dos d’Hippolyte pendant une bonne minute, tout ça devrait la laisser indifférente et pourtant, la boule dans sa gorge témoigne du contraire. L’adolescente tire de son sac une plume d’Hippogriffe magnifique aux reflets très légèrement nacrés et d’un coup de baguette, la fait voleter jusque derrière le jeune homme sur le ponton en prenant bien soin d’être la plus discrète possible.

“Je ne peux pas te forcer à me suivre, dit-elle en rangeant le morceau de bois sous sa robe. Mais crois moi, les créatures marines ne sont pas les seules à être intéressantes… On ne sait jamais, ça pourrait te plaire qui sait ? Si tu change d’avis, tu sais où me trouver.”

Et sans un mot de plus, Miranda repart en direction de la hutte d’Hagrid. La pluie a repris, toujours très fine mais pas moins dérangeante. La petite Poufsouffle rabat la capuche de sa robe sur sa tête, elle ne veut pas finir aussi ébouriffée qu’un Boursouf avant la fin de journée. Les furets sont là où le demi géants les a laissés, devant la porte de sa cabane accrochés à une chaîne beaucoup plus lourde qu’elle en a l’air. Miranda la glisse autour de son cou sous ses vêtements, que les Hippogriffes ne lui sautent pas dessus dès qu’elle franchira la barrière. Une chose est sûr, le temps rend maussade même les oiseaux à en juger par leur position allongées dans l’herbe. Si la jeune fille comptait sur eux pour lui remonter le moral, c’est franchement mal parti. Et pourtant en l'apercevant, les deux Hippogriffes s’approche de la barrière avec curiosité, peut-être a t-elle parlé trop vite… Miranda décroche un furet de sous ses robes et la jette dans l’enclos histoire qu’ils décampent assez loin pour lui laisser le temps d’entrer sans que l’un d’eux ne s’échappe.

“On dirait qu’Hagrid ne vous a pas nourri depuis des jours, plaisante t-elle tout en les regardant se jeter sur le pauvre mammifère mort avec voracité.”

Ils rebroussent chemin et l’adolescente s’incline rapidement pour les saluer, tout le monde sait qu’il est indispensable d’être poli avec ces oiseaux là. Elle s’approche prudemment la main tendue et la dépose avec douceur sur la tête de l'Hippogriffe le plus docile.

“Bonjour Ventdebout, souffle t-elle en baladant ses doigts dans les plumes de la créature. Est-ce que tu as faim ?”

Pour toute réponse, l’animal fourre sa tête sous ses robes, Miranda éclate de rire en le sentant tirer sur un furet.

“Ça va, ça va, je vais t’en donner un !”

La Poufsouffle tire son encas de la chaîne et le lui jette en secouant la tête exaspérée. Qui pourrait ne pas avoir d’affection pour ces êtres incroyables ?
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Serdaigle
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Lun 18 Juin - 20:45
La bruime continuait de tapoter en silence sur la surface de l’eau. Elle la faisait danser doucement, avec une paresse élégante. Ici tout était calme. Des petits gerridés patinaient une jolie chorégraphie, semblant effleurer la surface de l’eau avec une facilité déroutante malgré les petites gouttes de pluie. Ils donnaient la sensation de les esquiver avec bien plus de brio que la majorité des enfants qui se prêtaient à ce jeu. Miranda ne savait pas voir correctement. Comme tout le monde. Il n’était pas là à ne rien faire. Il admirait tous ces insectes qui barbotaient à la surface de l’eau. La plupart serviraient de repas à une créature plus grosse. Un hippogriffes était plus colossal qu’un tipule et seulement plus extraordinaire aux yeux de ceux qui ne savaient pas bien observer. Hippolyte se pencha un peu plus. A côté du ponton deux demoiselles d’un bleu métallique se tournaient autour. Miranda qui était toujours là s’agita un peu dans son dos.

Je ne peux pas te forcer à me suivre. Mais crois moi, les créatures marines ne sont pas les seules à être intéressantes… On ne sait jamais, ça pourrait te plaire qui sait ? Si tu change d’avis, tu sais où me trouver.

C’était le problème de Miranda. Au fond elle était exactement comme tous les autres. Était-ce si difficile que ça à comprendre, qu’il n’en avait strictement rien à faire des autres créatures ? Que si elle n’avait pas de remarque pertinente à faire elle avait l’autorisation de le laisser tranquille. Hippolyte récupéra à l’aveuglette un petit caillou coincé entre deux planches du ponton pour le jeter de nouveau dans l’eau. Un des gerridés s’enfuit de façon très comique avec ses grandes pattes en fil. Les échanges difficiles qu’il avait l’habitude d’avoir régulièrement avec la selkie lui manquait beaucoup. Voir le lac d’ici était agréable et apaisant quand on ne venait pas l’y déranger mais c’était encore différent. Peut être qu’avec la tombé de la nuit il y’aurait un peu plus d’agitation par ici. Ce soir c’était la pleine lune et donc une période de chasse pour les prédateurs du lac. Les jambes fines du Serdaigle s’agitaient au dessus de la surface de l’eau. Non, il ne verrait pas grand chose. Pas avant le milieu de la nuit. De toute façon c’était plus intéressant au début de l’été.

Hippolyte jeta un coup d’oeil derrière lui. Miranda avait disparue, engloutit par la brume. Il baissa les yeux sur une jolie plume aux reflets argentés qui manqua de s’envoler avec un coup de vent. Hippolyte l’arrêta en abattant sa main sur elle d’un coup. Il n’aurait pas été capable de deviner de quel animal cette plume pouvait provenir. Son bon sens le dirigea automatiquement vers les hippogriffes. Miranda venait d’en parler et vu la taille de la chose ça ne venait certainement pas d’un petit oiseau. Il caressa doucement la plume du bout des doigts. Il avait beau n’en avoir pas grand chose à faire de ces bestioles, ça restait un bel objet. Nereus saurait sûrement l’apprécier. Ou peut-être Cat ? Oh oui, Cat aimait bien tout ce qui brillait joliment, comme ça. Elle allait adorer, c’était certain. Le Serdaigle rangea la plume dans son sac. Peut-être qu’il pourrait demander à Nereus de l’aider à en faire un porte plume enchanté ? Son regard retomba sur l’eau où une agryonète montrait timidement et difficilement le bout de son nez hors de l’eau. Son coeur dégringola pas très loin de son estomac. Ah, oui. Lui et Cat n’étaient plus en très bons termes.
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[Terminer]Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte (Miranda)
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