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Piégés par jalousie (Avec Tiberius)

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Ven 8 Juin - 15:50
Piégés par jalousie


"Espèce de traître, tu ne mérites pas de porter ton nom !"

Alice Silver, cinquième sang pur cette semaine qui juge bon d'insulter Miranda pour sa décision d'avoir quitté ses parents, ou plutôt pour la décision de son père de l'avoir chassée de sa maison et du clan des familles intolérantes au complet. La plupart de ces élèves ne la connaissent pas et ne s'intéressent qu'à ce qu'elle a fait, non aux raisons qui l'y ont poussée. En bref se sont des gamins stupides, ignorants, manipulables et manipulés du point de vu de notre Poufsouffle, Alice ne fait pas exception. C'est une Serdaigle, décidément Miranda a un très mauvais feeling avec les bleus, elle ne s'y fait que des ennemis. Elle est en cinquième année et pense que ça lui donne le droit de traiter les classes en dessous d'elle comme des vieilles chaussettes sales. C'était sans compter sur Miranda et son aversion pour l'injustice et la violence gratuite.
Nous sommes au deuxième étage, il est à peine treize heures, Alice Silver s'en prend à un deuxième année de sa propre maison, Blackwood s'interpose. La Serdaigle crache son venin sur elle, lui reproche des faits que son cerveau étriqué est incapable d'analyser correctement. La Poufsouffle la regarde s'époumoner impassible et et franchement désolée de voir que la stupidité se transmet de génération en génération. Il y a bien longtemps que les critiques acerbes de ces chimères ne l'atteignent plus.

"Comme ce doit être frustrant pour toi Silver de te retrouver face à quelqu'un qui porte les armoiries d'une famille de sang purs et qui fait preuve d’auto réflexion... Répond placidement Miranda bras croisés.

-Tu n'es pas et tu ne seras jamais digne d'être une sang pur ! Crache Alice les poings serrés et la paupière tressautant de colère.

-Tant mieux, si pour toi être digne d'en faire partie signifie être manipulable et intolérante je suis très fière de ne pas l'être.

-Espèce de Veracrasse, tu nous dois le respect à moi et à ma famille, tu ne sais pas à qui tu t'adresse !

-Je ne te dois rien du tout, ni à toi ni à ta famille, je me soucis autant de tes réflexions et de ton rang que du temps qu'il fera demain Silver. En revanche, je refuse de te regarder martyriser des élèves au nom d'une cause qui en plus d'être cruelle te dépasse complètement et ne t'intéresse que parce que papa a dit que tu devais le faire. Maintenant si tu veux bien m'excuser j'ai d'autres choses à faire beaucoup plus intéressantes que de débattre avec toi et tes deux neurones actifs, déclare Miranda calmement."

La Poufsouffle va pour tourner les talons bien décidée à mettre le plus de distance possible entre elle et cette pimbêche aux idées arrêtées. Malheureusement pour elle, esquinter la fierté d'un sang pur entraîne souvent de fâcheuses conséquences et pour une fois elle ne les avaient pas anticipés, qui aurait pu croire qu'Alice Silver savait faire quelque chose de ses dix doigts ? La blonde saisit sa baguette et la brandit sous le nez de Miranda. Elle n'a pas le temps de réagir, la  Serdaigle lui lance un aguamenti en pleine figure et elle se retrouve trempée de la tête aux pieds la bouche grande ouverte de surprise et d'indignation, les mains levées paralysée par le froid. Alice lui sourit hautaine et tourne les talons entourée de sa clique de décérébrés. Le deuxième année que Miranda était venue aider s'approche d'elle l'air désolé à se triturer les mains comme si elle allait lui crier dessus.

"Excuse moi de t'avoir impliquée dans mes histoires, dit-il. Est-ce que je peux faire quelque chose ?

-Non ça va aller, retourne en cours je vais me débrouiller, grogne Miranda en chassant l'eau de ses bras."

Le Serdaigle acquiesce et disparaît à son tour, cette après-midi commence mal. La jeune fille soupir dépitée, elle ne peut pas aller en classe avec Mora dans cet état là, ce serait du suicide. Elle jette un coup d'oeil autour d'elle, les toilettes du deuxième étage ne sont pas très fréquentées elle devrait y être tranquille. L'adolescente traverse le couloir accompagnée par les bruits de succions que provoque le contact de ses semelles imbibées d'eau contre le sol du château. Comme prévu les WC sont vides, en tous cas d'apparence. Miranda ôte ses robes en grelottant et les essores dans un lavabo en sifflant tout un tas d'insanités entre ses dents. Alice est vraiment une sale garce. Elle jette l'amas de tissu humide sur le haut d'une cabine de toilette et s'y adosse lourdement. Les choses ne pourraient pas être pires... Et pourtant tout d'un coup, un énorme "BAM" suivit du cliquetis d'une serrure qu'on verrouille contredit cette affirmation. Miranda fronce les sourcils et se décolle rapidement de son reposoir pour aller vérifier la porte d'entrée. Elle tente de l'ouvrir encore et encore, force contre le panneau de bois de tout son corps en vain, elle est enfermée. A ce moment là, une seule personne peut endosser la responsabilité de cette mauvaise blague, la poufsouffle donne un violent coup de pied dans la porte.

"Alice ! Hurle t-elle folle de rage. Fais moi sortir d'ici immédiatement, je me fou de tes intimidations tu m'entends ? Tu n'es qu'une pauvre gamine frustrée, tu ne m'impressionnes pas ! Toi et ta famille d'arriérés pouvez aller vous faire cuir un oeuf, je ne serais jamais une espèce de traditionaliste dont les actes ne sont dictés que par des valeurs oppressives, intolérantes et cruelles."

Miranda rugit de colère puis prend une grande inspiration pour se calmer et reprendre avec une voix posée.

"Perdre le contrôle vous est intolérable, vous êtes pitoyables..."  

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Sam 9 Juin - 5:22
Tiberius ne savait plus trop pourquoi il revenait dans ces toilettes. Son bras, évidemment, brûlait toujours, en ces fins de journée – peut-être un peu moins après son séjour à l'infirmerie – mais après un cours au 6e étage, Tiberius s'était motivé pour redescendre tous les escaliers du château. Une idée fixe en tête et un visage accueillant qui apparaîtrait comme par magie. Tiberius s'était habitué à ces longues discussions un peu trop vite. Ils ne parlaient jamais de choses sérieuses ou toujours sous couvert d'une hypocrite auto-dérision. Mais il y avait quelque chose de paisible dans ces échanges. Quelque chose qui lui faisait un bien fou.

Lorsqu'il rentra dans les toilettes, Tiberius se laissa surprendre par l'espace vide qui se présentait à lui. Aucune âme qui vive. Quelle tristesse. Seulement une âme morte.

« Il n'est pas là ! » Chantonna joyeusement Mimi Geignarde en voletant au-dessus de lui. Tiberius décida de l'ignorer et de commencer son petit rituel quotidien.

Il ouvrit un robinet. Remonta sa manche. Et laissa son bras refroidir sous l'eau. Il avait une terrible sensation de solitude qui lui noua immédiatement les tripes.

« Tu peux repartir, il ne va pas venir, Avery. »

Tiberius ne répondit pas. Mimi Geignarde s'en courrouça, l'insultant de jolis noms d'oiseaux. Ses colères impudiques le firent sourire gentiment mais son attention se portait vers la porte d'où il espérait sortir une silhouette familière. Mais rien. La porte resta désespérément close et il eut beau tourner des regards discrets, Mimi savait pertinemment pourquoi il mettait plus de temps que d'habitude à rincer son bras.

Le jeune Serpentard se montra patient. Beaucoup trop patient. Il n'accepta sa défaite qu'au bout de très longues minutes. Ses gestes se voulaient lents et hésitants pour gagner le plus de secondes possible. C'était terrible, il avait une odieuse addiction à ces conversations. Il se trouva ridicule. Alors, il sécha précautionneusement son bras avant de se diriger vers la porte.

Hésitation. Mimi le railla et l'intima qu'il pouvait sortir et que c'étaient des toilettes réservées aux filles. Tiberius fit habilement remarquer que ces toilettes étaient réservés qu'à elle et à sa solitude. Le jeune Avery avait encore la main sur la poignée quand Mimi s'enfuit dans une effroyable complainte suivit du bourdonnement des canalisations. Tiberius soupira. Il n'arrivait pas à se décider à sortir. Une profonde langueur enserrait ses tripes et il était hors de question qu'il ressorte de ces toilettes avec les muscles encore noueux et tendus.

Quelques minutes plus tard, l'adolescent s'était enfermé dans une cabine. D'épaisse volutes de fumées d'un bleu électrique s'élevaient et formaient des hiboux graciles. Ils volaient autour des épaules de Tibérius et s'échappaient en fumée informe. La couleur bleue changeait parfois de couleur en quelque chose de plus violacée ou allaient en un vert turquoise de toute beauté. L'esprit happé par l'herbe que lui avait vendu Max – où est-ce qu'il avait bien pu trouver ça, lui ? - Tiberius se laissait emporter par ses propres rêveries alors que les hiboux de vapeur papillonnaient toujours autour de lui.

Bruit de pas. Tiberius chassa d'une main paniquée toute la fumée. Les petits rapaces disparurent en nuage et Tiberius se tut parfaitement, écoutant les bruits de pas qu'il entendait depuis le centre des toilettes où se trouvait les lavabos. Au-dessus de sa tête, une robe aux couleurs de Poufsouffle apparut. Quelqu'un s'est appuyé contre sa porte. Un peu amusé – et un peu défoncé – il retient un sourire, comme si les expressions changeantes de son visage pouvaient s'entendre. Ridicule.

Brusquement, son sang ne fit qu'un tour. Un tour assez rapide pour dissiper presque immédiatement – et momentanément – les effets de l'herbe sur son esprit.

Au nom de tous les fondateurs, faites qu'elle n'ait pas fait ça...

Il n'était pas vraiment possible que ce soit la fille dans les toilettes qui ait pu verrouiller la porte. Simplement parce que Tiberius voyait toujours ses pieds sous l'encadrement de la porte de sa cabine. Non... Évidemment, Mimi s'était visiblement décidé de revenir.

Tiberius resta silencieux, espérant que le fantôme – ou que Alice, visiblement – entende raison. Le garçon ne voulait pas vraiment qu'on le découvre fumer dans des toilettes pour fille dans lesquels il n'avait rien à faire parce que condamnés par la direction.

Néanmoins, les propos violents de la jeune fille percutèrent dans son esprit avec la brutalité d'un cognard en pleine gueule. Il haussa des sourcils, choqué par tant de jolis mots tout fait dans une si vilaine phrase. Il se demanda qui était l'espèce de profonde demeurée qui osait tenir de tels propos. C'était ahurissant. Tiberius pencha la tête en avant et la secoua doucement, afféré.

« Toi et ta famille d'arriérés... »
Tiberius eut un souffle court, comme un hoquet, silencieux, retenant un rire caustique. « Merci... » Murmura-t-il entre ses dents pour ne pas être entendu.

Il n'y avait pas besoin d'être un génie pour comprendre à quelle genre de situation il avait affaire. C'était amusant : Lui qui pensait qu'après la guerre, les mœurs deviendraient plus calmes. En vérité, il s'était déjà rendu compte d'à quel point les tendances s'étaient inversées. Maintenant que les sorciers puritains avaient leurs morts à enterrer, leur famille à protéger et leurs proches à défendre, il lui semblait que les pro-moldus s'en donnaient à cœur joie pour se venger des dernières années de persécutions vécues. Quelque part, Tiberius avait espéré qu'un jour, les sorciers pourraient partager leurs mœurs sans juger celles des autres.

Alors c'était ça, la tolérance moderne d'après-guerre ? Traiter ceux qui ne partageaient pas leur vue "d'arriérés" ? C'était à ça que ressemblait la nouvelle génération de sorciers ? Si chez les années supérieures, il y avait eut un réel effort – les maisons se mélangeaient de nouveau et Tiberius devait bien avouer que le dialogue se renouait très lentement – chez les élèves de classes inférieures, on s'envoyait encore chier en s'insultant, se targuant chacun d'avoir une meilleure idéologie que l'autre. Et si Tiberius trouvait effectivement celle des sang-purs oppressive, intolérante et cruelle, elle avait également son lot de bienveillance et de principes importants.

Le sexisme, le racisme, la xénophobie, le capitalisme,... Tout cela, les sang-pur ne connaissaient pas. L'homosexualité n'était pas une tare, les étrangers étaient accueillis et bienvenus, les femmes avaient des rôles forts et indépendants, là où chez les moldus, elles étaient oppressées et maltraitées. Il ne trouvait pas ces valeurs intolérantes. Mais les bien-pensants aimaient imaginer que l'intolérance était l'apanage des sang-purs, devenant eux-même les intolérants qu'ils dénonçaient. Ce serpent qui se mordait la queue était stupide.

Tiberius ouvrit brutalement la porte de sa cabine. BAM ! Puis il sortit de sa cachette, d'un pas lent et dédaigneux. Il n'allait pas rester caché indéfiniment ici et les propos de la jeune fille qu'il reconnu comme Miss Blackwood, lui devenaient insupportables. Elle insultait sa famille, des principes qui avaient leurs limites et leur violence mais qui avaient été ceux qui avaient bercés sont enfance. Des principes qui avaient quelque chose de sacré et d'intouchable.

Tiberius soupira. « La ferme, Blackwood. C'est toi qui est pitoyable. » Se contenta-t-il de dire sans prendre la peine de s'expliquer.

Se dirigeant vers la porte, Tiberius sortait sa baguette. Lorsqu'il put toucher la poignée, il dirigea sa baguette vers la serrure et tenta un sort pour la déverrouiller.

« Clic. » ...
« Clac. »

Il n'eut pas le temps d'ouvrir la porte que le verrou se referma aussitôt. Puis, un rire mesquin parcourut les canalisations, au-dessus de leur tête. Tiberius leva les yeux et soupira. Son joint continuait à se consumer en une épaisse fumée opaque, entre ses doigts.

« Warren, ouvre. » Lança-t-il un peu au hasard sans savoir où se trouvait exactement le fantôme. Alors, dans un écho lointain, un « NON » retentit avant que tremblent de nouveau la plomberie dans laquelle passa le fantôme. Son rire malicieux de petite peste la suivit jusqu'à mourir dans le silence. Partit. Génial.

Son regard, vide de substance, se posa sur sa cadette. Il était enfermé avec elle. C'était... Génial... Il soupira profondément et eut un regard vers la fenêtre. En vérité, il pouvait aisément s'enfuir de ce guet-apens mais avec Miranda à ses côtés, il n'avait pas le luxe de se transformer. Pour ce qui était censé rester secret, il lui semblait que beaucoup trop de gens déjà étaient au courant.

« C'est parfait. » Il ferma les yeux, au bout du désespoir et se tourna pour avancer vers la fenêtre. Il glissa ses fesses sur le rebord pour s'y asseoir. Là où celui qui aurait dû l'accompagner dans cette misère s'asseyait toujours. « Bon, on est coincé tous les deux pour un petit moment avant que Mimi ne se décide à nous libérer. » Il tira une longue latte de son joint, serein. Paniquer maintenant ne servait à rien et Tiberius ne voulait pas offrir le luxe à Mimi de le voir paniquer et supplier. Il souffla d'épaisses volutes de fumée qui se transformèrent en une nuée de petits hiboux. « J'espère que tu as un paquet de cartes avec toi ? » Il arqua un sourcil. Sa question était teintée d'un profond mépris qu'il ne prenait même pas la peine de farder.


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Sam 9 Juin - 23:14
Miranda entend pas Tiberius arriver, surprise elle ne répond pas à son insulte, surtout lorsqu'il se met à ordonner vers le plafond. “Warren” ? Ce nom lui dit vaguement quelque chose… Un “non" crié à travers la plomberie réponds à sa question, elle connaît cette voix ! Alors c'est elle la responsable de son enfermement ? Pour quelle raison ? La Poufsouffle ne lui a parlé qu'une seule fois et dans son souvenir la fantôme se fichait éperdument de ce qu'elle avait à dire. C'est un comble, en une journée elle a réussi à s'attirer des problèmes avec une Serdaigle, un esprit et bientôt avec le professeur Mora puisqu'il ne loupera pas l'occasion de lui reprocher son absence au cours de 14h. Miranda suit du regard les tressautements des tuyaux. Mimi Geignarde a un sacré caractère, pire que le sien puisque contrairement à elle, mimi est fortement jalouse à ce qu'on en dit. Pandora la trouve bécasse au possible, et pour le coup Miranda ne peut pas la contredire, elle vient de l'enfermer avec Tiberius dans les toilettes !

“Myrtle ! Appelle la Poufsouffle. Ouvre nous ! je suis certaine que même Peeves a plus de scrupules que ça !”

Il est déjà trop tard, mimi s'est enfui, laissant les deux adolescents en tête à tête. La Poufsouffle adresse enfin un regard à son codétenu. Depuis quand ne l'a-t-elle pas vu ? 5 ans ? Peut-être même plus. À l’observer fumer son joint, Miranda en déduit qu'il a toujours un comportement exécrable, exécrable mais plaisant pour toutes les fois où elle l'a vu remettre un élève à sa place ou un membre désabusé de sa famille… ou même de toute une famille entière.

“ Tiberius ça fait longtemps, se contente t-elle de dire.”

La poufsouffle s’adosse au mur en grelottant, il ne faut pas oublier son état déplorable depuis qu’Alice lui a envoyé un aguamenti. Elle soupire et laisse sa tête retomber sur la pierre froide, elle n'est pas assez stupide pour demander de ses nouvelles au Serpentard, elle a eu sa dose d'insultes et de reproches pour la journée. Miranda jette un coup d'œil aux petites chouettes de fumée en cherchant quelle plante les provoque, elle est certaine d'avoir lu ça quelque part.

“ pourquoi Myrtle nous a-t-elle enfermé ici ? Demande t-elle.”

C'est dans son droit de le savoir après tout. Sa chemise est de plus en plus transparente, il faut qu'elle remédie à ça ou la situation pourrait vraiment devenir gênante. L'adolescente saisit son sac gisant toujours sur le sol et l’ouvre avant d'y plonger les bras jusqu'aux épaules ce qui est physiquement improbable vu la taille de l'objet. Sort d'extension, bien pratique pour des situations comme celle-là. Miranda en extrait un t-shirt blanc classique et un pantalon de jogging, pas très élégant mais sec.

“Je pense que cette journée ne pourrait pas être pire, soupir t-elle en se relevant, elle se tourne vers Tiberius. À ton avis est-ce que se faire enfermer au deuxième étage par un fantôme dans les toilettes et une excuse acceptable pour louper un cours ?”

Elle s'interrompt une seconde, baisse les yeux sur les vêtements entre ses mains et reprend.

“Mouais… autant dire à Mora que je me suis fait enlever par des trolls en soubrette, ça aurait plus de chance de passer… il me déteste de toute façon donc je crois que ça ou autre chose… plaisante t-elle.”

Miranda tourne les talons vers les cabines de toilette, il vaut mieux qu'elle se change rapidement au lieu de raconter n'importe quoi...
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Mer 5 Sep - 13:08
Tiberius posa sa tête contre le rebord de la fenêtre. La liberté était là. Derrière. Mais pourvu que Miranda était avec lui, il ne pouvait pas se le permettre. Il n'avait aucune confiance en la Poufsouffle pour daigner se transformer en sa présence. Et ça l'emmerdait profondément. Après les propos qu'elle venait de tenir, Blackwood était descendu très bas dans son estime. Pour peu qu'elle y avait une place particulière.

Alors, perché sur le rebord de sa fenêtre, la tête encombrée de lucioles et de réflexions bénignes, il la toisait de haut en bas, le visage stoïque et neutre. Implacable, sa cruauté savait choisir ses adversaires. Mais Blackwood était jeune et il n'y avait aucune gloire à triompher de plus faible que soi. Il porta le joint à ses lèvres et l'y laissa mourir en crachant d'épaisses volutes de petite chouettes colorées. Tiberius se concentra alors sur les jolies formes qui s'évaporaient dans une danse gracile, répondant à la question de Blackwood sans chercher à poser le moindre regard sur elle. Il haussa des sourcils, d'un air de prophète fou. Un prophète fou qui s'en battait les couilles aussi profondément que sa première partie de bavboule.

« Oh, sans doute pour d'occultes mystères qu'aucun sorcier intègre ne voudrait connaître... »

Dédaigneux et indifférent au possible, Tiberius n'avait pas envie d'expliquer le courroux de leur tendre amie fantomatique. Simplement parce que s'y pencher reviendrait à dévoiler des détails de sa vie privée qu'il souhaitait garder parfaitement privés.

Très doucement, reprenant son joint (qui commençait à perdre de sa majesté pour ne devenir qu'un petit mégot pathétique) entre les doigts, Tiberius se décala sur le côté pour poser son dos contre le rebord gauche de la fenêtre et pouvoir allonger ses jambes sur le petit rebords. Ses yeux commençaient à se fermer tout doucement et une chaleur exquise l'enveloppait comme un voile mortuaire et voluptueux. Il pencha la tête en arrière et ferma les yeux, laissant ses autres sens deviner la présence parasite de sa petite camarade.

Tiberius pouffa à sa question, ayant déjà perdu la plupart de ses moyens de réflexions, oubliant plus ou moins que Blackwood était une odieuse petite peste.

« Si on considère que les élèves n'ont rien à foutre dans des toilettes hantés jusqu'au cul et inutilisables, tu entends ? » Il tourna la tête vers elle et arqua un sourcil.

A quoi elle s'attendait ? Les élèves devaient arrêter de croire que se faire agresser par Mimi Geignarde était une bonne excuse. Personne ne leur avait demandé d'y venir et tout le monde savait qu'elle était imprévisible. Le coup du « C'était la grosse commission », ça ne marchait qu'en première année, quand on testait encore les limites de l'âme en peine. Mais aucun élève normal n'avait envie de pisser dans des cuvettes d'où pourrait potentiellement surgir une élève décédée. Une élève décédée particulièrement furibonde. Les élèves normaux, ils se retenaient pour aller au troisième étage ou allaient au premier étage. Comme tout le monde.

Tiberius n'avait sortie l'excuse que Mimi qu'une seule fois, agrémentée de toute sa panoplie du contexte particulièrement particulier, qui s'avérait plus d'un énorme foutage de gueule évident que de véritable excuse. Et s'était pris une correction appropriée pour ça.

Aussi, Tiberius, après avoir toisé Blackwood de haut en bas pour se plaindre sur une situation qu'elle avait amplement méritée, n'en dis pas plus et la laissa effectivement constater qu'elle allait se faire défoncer par son directeur de maison. Malgré lui, Tiberius ricana à sa blague. Le regard qui flottait dans les airs, lointain et rêveurs, ses épaules se secouaient de petits et subtils spasmes d'hilarité. Il sourit sans tourner la tête vers elle. Petite gamine autocentrée. Comme si le professeur Mora était tout particulièrement penché sur son petit malheur.

« Il déteste tous les Poufsouffle. Ne crois pas qu'il t'accorde le moindre égard particulier, ehe... »

Tiberius l'avait assez vu faire pour s'en rendre compte. Sa cruauté tombait toujours très violemment sur les élèves de Poufsouffle. Tiberius en ignorait la raison véritable et se contentait de penser que c'était simplement parce que le directeur se permettait des jugement de valeur en fonction des maisons. Et il n'était inconnu pour personne que les Poufsouffle étaient la maison des ratés. C'était tout du moins un terme qui revenait souvent de la bouche des Serpentard. Des élève d'une maison dont la noblesse et la grandeur était une véritable obsession.

Tiberius l'entendit alors l'ignorer parfaitement pour s'engouffrer dans une cabine. Brusquement, il tourna la tête vers elle. Surpris. C'était le moment. Exactement le bon moment. Tiberius sauta prestement de son perchoir et se tourna vers la fenêtre. Vite, vite, trouver un moyen de l'ouvrir. Ses mains palpèrent chaque centimètre de la surface que ses bras pouvaient atteindre. Mais il ne trouva absolument aucune poignée. Rien. Des vitraux ? Ce n'étaient que des vitraux ? Non, impossible...

Tiberius, dans sa précipitation, jeta son mégot sur le sol. Il tomba dans une flaque et s'éteignit d'un « psssht » agréable à l'oreille. Puis, il sortit sa baguette en grande hâte et chuchota.

« Alohomora... » Avec un peu de chance...

Mais aucun son de verrou. Rien. Pas de poignée. Pas de serrure. De simples, bêtes et emmerdants vitraux. Un rire parcouru les toilettes, gras et peste.

« Ca ne maaaarche que sur les fenêêêêtres, espèce d'idiot ! » Puis les tremblements de la canalisation cessèrent. Mimi s'amusait à passer régulièrement mais ne se montrait pas. Sans doute craignait-elle quelque part que Tiberius ne soit en moyen d'un sort noir pour défaire un fantôme.

Tout espoir disparu, Tiberius laissa tomber sa tête contre la vitre et soupira profondément. Il pencha la tête vers le mégot. Irrattrapable. Et il n'avait pensé à prendre assez d'herbe que pour un seul joint. La sensation de ne pas avoir put terminer de fumer correctement lui donnait trois fois plus envie de s'en rouler un autre.

« Putain... » Il se tapa la tête une nouvelle fois contre la vitre. Pas assez fort pour se faire mal, néanmoins.

Cette fois, il devait vite trouver une solution. Une vraie. Il s'écarta des vitraux et tourna autour des grands robinets, le nez en l'air. Il y avait très certainement une canalisation qu'il pourrait atteindre sous sa forme animagus. Il regarda vers la cabine, hésitant à se transformer, sachant que Miranda en sortirait sous peu.


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Sam 8 Sep - 23:08
Dans la vie il y a des constantes, des choses qui ne changent pas malgré le temps qui passe, malgré le fait que rien n’est censé être immuable sur terre. Pour certains ces constantes sont des piliers, des repères important sans quoi ils ne pourraient pas avancer. Mais il existe deux types de personnes : celles qui regardent fréquemment derrière elle pour être sûr d’avancer sur des bases solides et celles qui ne se retournent pas, inconscientes de ce qui pourrait s’effondrer. Miranda fait partie de cette seconde catégorie, pas par choix plutôt parce que rien n’a jamais voulu tenir debout, parce que rien n’a jamais été assez solides, les repères n’ont toujours été que des illusions balayés par des certitudes acquises un peu trop rapidement.  Par conséquent, là où d’autres personnes se sentiraient rassurée et heureuse de retrouver quelque chose ou quelqu’un qui n’a pas changé sur leur chemin, Miranda elle ne le supporte qu’à moitié. C’est ce que Tiberius représente à lui seul, une constante. Les Avery en général d’ailleurs, Hyppolite lui a laissé un bien mauvais souvenir. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, son frère ne l’irrite pas autant pour la simple et bonne raison qu’il ne mâche pas ses mots. C’est agaçant de ne pas savoir ce que l’autre pense, Miranda aime la franchise même si elle peut lui faire du mal. En l'occurrence les réflexions de Tiberius ne sont pas aussi douloureuses qu’elles le devraient. Elle réalise avec effroi que pour la première fois depuis longtemps, une constante la rassure. Il est odieux c’est un fait, détestable même mais très franchement, Miranda n’est pas beaucoup mieux bien que différente par son jeune âge. Debout devant lui, trempée jusqu’aux os, ses longs cheveux châtains collés à ses joues pâle et son uniforme d’écolière ne lui rendent déjà pas service mais le sourire qui naît sur ses lèvres quand Tiberius commence à la rabaisser doit vraiment la faire passer pour une folle. Peut-être l’est-elle ? Il se peut que les années aient un peu effrité les barrières qu’elle avait érigé autour d’elle pour se protéger.

“Tu n’as pas changé… Déclare t-elle avant d’entrer dans la cabine des toilettes. Devrais-je te faire remarquer que ces toilettes hantés jusqu’au cul et inutilisable, toi aussi tu y es enfermé ? Si je n’ai rien à y faire alors toi non plus…”

Un dernier regard hautain et Miranda referme la porte derrière elle pour se changer. Enlever une chemise mouillée est sûrement la chose la plus difficile à faire après tenter de retirer une bague trop petite. Sa besogne ne l’empêche pas d’entendre Tiberius se lever et traverser frénétiquement la pièce, elle n’y prête pas vraiment attention jusqu’à ce que Mimi s’en mêle. Cette situation pose question, pourquoi les enfermer tous les deux ici ? Quelque chose lui dit que le fantôme visait le jeune homme et qu’elle est tombée au mauvais endroit au mauvais moment. La Poufsouffle enfile un pull rose clair un peu trop large et un jean en velour noir moulant qu’elle gardait dans son sac pour… Pour quoi d’ailleur ? Les filles sont un mystère.
En sortant de la cabine, Miranda surprend le regard de Tiberius et par réflexe se retourne pour vérifier qu’il n’y a personne derrière elle. Evidemment les toilettes sont toujours aussi vides, et c’est reposant. Pas d’Alice Silver pour lui pourrir la vie, pas de professeur Mora pour lui assurer qu’elle ne vaudra jamais plus que la couleur de sa maison et surtout pas de camarades de dortoir. La solitude est tellement rare à Poudlard… Miranda attrape Mr.Coconut enveloppé dans un foulard et le pose dans le creux de son cou où il se blottit en ronronnant. Un rire machiavélique traverse les canalisations des toilettes.

“Tu sais Mimi, quoi que tu essayes de faire ça ne servira pas à grand chose… Déclare la jeune fille en s’asseyant dans un coin à l’opposé de Tiberius. J’imagine que je ne suis pas celle que tu vises et vu que nous ne sommes que deux, je crois pouvoir deviner qui tu veux retenir ici. Laisse moi te dire que tu perds ton temps, Tiberius n’a jamais été du genre à écouter qui que ce soit, du moins si sa réputation est toujours aussi déplorable qu’à l’époque où nos familles se côtoyaient encore…”

Elle s’interrompt, lève le nez en l’air distraitement et poursuit.

“Mais je crois que c’est le propre des sangs purs de n’écouter que leurs convictions, c’est autant une qualité qu’un défaut puisqu’il est rare de réussir à leur faire entendre raison… Retiens nous enfermés aussi longtemps que tu le souhaites, tu n’obtiendras rien.”

Un petit sourire étire le coin de ses lèvres.

“Les Blackwoods n'écoutent que ce qui les arrange de toute façon..."



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Dim 9 Sep - 1:21
« Si je n’ai rien à y faire alors toi non plus… »

Tiberius l'avait laissé disparaître sans même prendre la peine de lui répondre, relevant d'un sourcil circonspect. Oui... Il n'avait rien à y faire. On n'y viendrait donc pas le chercher. C'était le concept de fumer en cachette : Trouver un endroit où personne n'irait et où personne ne le chercherait. Tiberius aurait voulu lui rappeler qu'à contrario des petites peines de Blackwood, il n'avait pas le culot de penser qu'être dans ces chiottes était une justification valable à ses retards. Mais trop tard et la voilà qui s'enfonçait dans sa cabine.

Tiberius était complètement désintéressé d'elle. La voyant sortir, il soupira et eut un regard vers les plafonds. Fit quelques pas de côté pour mieux apercevoir la moindre canalisation assez large pour y laisser passer une chouette. Mais il ne vit pas grand chose et quand bien même trouverait-il son bonheur, la présence de la Jaune&Ebène interdisait toute transformation inappropriée.

C'était foutu. Foutu.

Foutu.

Dans l'esprit de Tiberius s'éveillait un sentiment rare. Un sentiment qu'il n'avait jamais réellement appris à maîtriser. De vieux traumas, la silhouette de son oncle qui continuait à tourner dans sa tête avec sa vieille dégaine parfumée au tabac. Tiberius était impuissant. Se sentait impuissant. Il tournait un peu en rond sans trop savoir quoi faire et se mettait lentement à bouillir. Réfléchir à une solution, en faisant les cent pas. Toute la situation l'énervait. Il ne pouvait pas agir librement parce que Blackwood était à ses côtés. Il avait envie de fumer et ça le prenait par sensation de picotement dans les doigts. Mimi Geignarde continuait à ses allées et venues en toute liberté. Le regard du Serpentard se perdait alors dans son environnement, concentré. La fenêtre lui semblait être une solution viable. Mais pas très discrète. Il se pencha sur la porte pour tenter de nouveau de l'ouvrir mais elle resta fermée.

Blackwood avait choisit le pire moment pour vendre ses salades.

Tiberius n'y prêta d'abord aucune attention. Parce qu'elle s'adressait au fantôme et par conséquent, il n'était pas concerné. Mais lorsqu'il entendit Blackwood se mettre à égrainer joyeusement son prénom, comme si elle le connaissait par cœur, le sang lui monta à la tête. D'où elle se permettait ? D'où est-ce qu'elle le connaissait ? Trois pauvres soirées passées ensemble ? Les rumeurs qu'elle entendait ? De l'époque où leurs familles de côtoyaient ?! Tiberius se tourna vers elle. Le regard haineux. Il avait envie de la frapper. L'image de son oncle reparut. Encore. Il tourna la tête sur le côté et ferma les yeux pour respirer.

« Mais je crois que c’est le propre des sangs purs de n’écouter que leurs convictions... »
« La ferme, Blackwood... » Tiberius avait à peine murmuré dans sa barbe. Pour lui-même plus que pour la jeune demoiselle. Elle ne l'avait pas entendu.

Ca montait. Encore. Un magma qu'il connaissait. Quand la Poufsouffle se permit une enième généralité sur sa propre famille, Tiberius baissa le regard sur elle et eut un grand sourire. Mauvais.

« On s'en bas les couilles, Blackwood ! »

Puis violemment, avec une rage nouvelle, il se jeta sur la porte pour y enfoncer son pied.

« Et cette putain de PORTE ! »

Immédiatement après, il se tourna vers Miranda. Cette brutalité soudaine avait éveillé sa fureur d'un seul coup. L'adrénaline était montée. Il était frustré par la situation, impuissant, acculé.

« Tu sais quoi, Blackwood ? » Il s'avança vers elle, rageur. « On s'en fout de ce que tu penses, d'accord ? Tout le monde... S'en fout ! » Son sourire était nerveux et ses gestes, fébriles. Il avait envie de frapper quelque chose. Impuissant. Impuissant. Impuissant, répétait son oncle. « Je suis curieux de savoir à quel moment, tu t'es crus légitime de parler au nom de tous les sang-purs ? A quel moment tu t'es crus légitime de parler en mon nom ? Regarde-toi ! Pas foutu d'assumer que tu en es une en insultant les familles des autres mais devant ma gueule, tu oses porter fièrement le nom des Blackwood et prétendre pouvoir lister les vertus des sang-purs ! »

Tiberius s'arrêta à quelques mètres de Miranda. La regarda. Se retourna pour prendre son élan et taper de nouveau sur la porte avec son pied.

BAAAM ! « ET TOI, OUVRE ! » Il frappa sur la porte avec le plat de sa main et se tourna encore vers la jeune élève.

« Tu es une hypocrite ! Et tu me fais pitié, nom de Dieu... » Il ricana, mauvais en passant une main tremblante (ses nerfs lâchaient complètement) dans ses cheveux. « Tu sais à peine de quoi tu parle et tu me balances tes certitudes avec l'aplomb d'une parfaite idiote... Qu'est-ce que tu crois savoir des sang-purs ? A part ce que tu veux bien voir ? A part les mêmes clichés à gerber qu'utilisent tous les abrutis pas foutus de s’intéresser à une culture qui ne les intéresse pas ? Les saloperies que tu largues comme si tu avais vécu une vie entière alors que tous les foutus gosses de ce genre de famille ont vécus exactement les mêmes choses ! Voir pire ! Tu n'es qu'une pleureuse... Tu t'es fait victimiser comme la pitoyable gamine que tu es et aujourd'hui, tu as juste fuis pour la facilité ! Eux, ils ont des morts à enterrer ! Ils défendent leurs idées alors que toute la société leur crache à la figure ! Ils sont fiers et n'ont pas peur d'affronter le monde entier pour défendre les valeurs auxquels ils croient ! Et toi, Blackwood ? A quel prix tu as trahi ceux qui t'ont élevé ? » Tiberius voulut lui rappeler qu'il lui avait déjà demandé de la fermer. « Tu dois bien avoir raison sur une chose, Blackwood... Tu n'écoutes que ce qui t'arrange. »

Il se tourna vers la porte. Tourna autour des robinets, le pas déterminé et les yeux au ciel.

« Et toi ?! » Il leva les bras, comme s'il s'offrait en sacrifice à une sombre divinité. « Tu as eut ce que tu voulais ? Maintenant, ouvre ! Ouvre ou tu vas avoir une nouvelle copine pour passer ta misérable éternité dans ces chiottes ! »

La pauvre Miranda n'y était pour rien. Et Tiberius était injuste : Il ne savait rien de la vie de Miranda. Comme elle ne savait rien de la sienne. Mais Tiberius ne savait pas garder bien longtemps ce qu'il pensait à l'intérieur et cette situation le mettait dans un état qu'il n'arrivait pas à contrôler. Une situation beaucoup trop rare pour qu'il en ait l'habitude. Miranda avait été, ma foi, sympathique et dans d'autres circonstances, sans doute Tiberius aurait eut tout le plaisir de se moquer d'elle et de rire avec elle. De discuter sagement sans éclats tapageurs.

« Bon. » Il soupira et se tourna vers Miranda. Sortit sa baguette. Et la braqua en direction de la jeune fille. D'un geste du menton, il lui fit signe pour qu'elle se décale. Elle était juste devant la fenêtre. « Ecartes-toi. Si tu veux taper causette avec un fantôme, grand bien te fasse. Moi, je ne resterai pas ici ad vitam aeternam. »


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Dim 9 Sep - 17:09
Tiberius a toujours été odieux, dans ses souvenirs aussi flous soient-ils, il ne se tenait jamais correctement et ne jugeait nécessaire de se taire que lorsqu’il avait dit ce qu’il avait sur le coeur.
Miranda l’écoute cracher son venin d’abord impassible, bras croisés sur sa poitrine à le détailler des pieds à la tête. Elle remarque tout, ses mains tremblantes et fébriles qu’il balade sur les robinets des lavabos avec une frénésie proche de la folie. Sa respiration haletante, saccadée, son regard partagé entre la panique et la frustration, il est en état de manque. Ce n’est pas la première fois que Miranda se retrouve face à quelqu’un de dépendant en pleine crise, les Blackwood ont la fâcheuse tendance à porter dans leurs rangs des cas diverses et variés qui raviraient tous les psychomages de Sainte Mangouste. Tiberius craque, elle est la seule sur qui il est en mesure de se défouler alors sa colère se retourne vers elle. Il lui met toute la culpabilité qu’il ressent sur les épaules et quelque part, heureusement que c’est elle que Mimi a enfermé avec lui. Une autre n’aurait sûrement pas eu les nerfs assez solides pour le supporter, lui et son regard meurtrier. Les Avery… Vraiment il serait judicieux qu’ils commencent une thérapie !

Miranda se lève bien décidée à ne pas se laisser faire, il ne lui fait pas peur, après avoir affronté Gunhilda Blackwood, il n’y a pas énormément d’élèves à Poudlard qui seraient susceptibles de l’effrayer… non à bien y réfléchir il n’y en a aucun. La Poufsouffle le laisse terminer son discours, frapper contre la porte des toilettes comme si ça allait changer quelque chose à leur situation et fièrement, se dresse face à lui.

“Oh je t’en prie, tu ne sais même pas toi-même de quoi tu parles Avery ! S’exclame t-elle sarcastique. Tu me reproche de ne voir ce qui m’arrange alors que tu te caches dans les toilettes du second étage pour fumer et, excuse moi de te l’apprendre, échapper à une réalité qui de toute évidence ne te plaît pas beaucoup plus que la mienne. Je suis une sang pur et je l’assume mais j’ai choisis mon camp, si tu es assez stupide pour croire que je suis extrémiste c’est que tu es resté perché depuis un sacré bout de temps, tu devrais redescendre sur terre et regarder autour de toi juste une minute, tu verrais que c’est justement parce que j’aime mon sang que je le défend contre ceux qui le dénigrent. Je me fou de ce que tu penses de moi, j’ai fais le choix qui me semblait le plus juste et toi dis moi qu’à tu fais à part fumer joint sur joint en crachant sur tout ce qui n’est pas digne de tes “valeurs” ?”

Elle s’interrompt, ri jaune et reprend.

“Je te fais pitié ? Ma foi tu ne seras pas le premier à me le dire et ton estime ne m’attire pas plus que ça, tout comme celle de ton frère d’ailleurs qui se croit mieux que tout le monde et en droit de ne répondre qu’à ceux qui le mérite selon des critères qui lui sont propres et complètement injustifiés. Je te dérange Tiberius n’est-ce pas ? J’aime mon sang mais moi au moins j’ai eu le courage d’aller contre ce qu’on nous impose depuis des lustres comme des vérités inaliénables ! J’ai fais un choix et toi qu’as-tu fais à part te défoncer la gueule à te rendre dépendant ? Regarde toi, tu tiens à peine sur tes jambes, tu trembles comme un animal apeuré ! Et c’est moi qui te fais pitié ? La remise en question n’est pas ton fort hein ?”

Tiberius dégaine sa baguette, visiblement prêt à faire exploser une fenêtre pour sortir de là. Etant donné que Miranda est la seule à avoir les idées claires, c’est avec un agacement palpable qu’elle tire à son tour sa propre baguette de sous son pull pour la pointer vers son camarade. S'en suit un face à face plus que tendu.

"Je ne suis peut-être qu'une quatrième année mais ne sous estime pas mes capacités, j'ai affronté plus coriace que toi."

Cette situation l’exaspère au plus haut point mais quand on ne peut rien changer à sa position on s’adapte et quand il le faut on modifie les circonstances. La Poufsouffle s’agenouille près de son sac lentement, en tenant toujours son camarade en joug et y plonge un bras entier défiant toutes les lois de la physique. Elle en sort une petite fiole qu’elle pose sur le sol avant de la faire glisser vers Tiberius d’un petit coup de pied mesuré.

“Avale ça, ordonne t-elle et sous son regard suspicieux, elle soupir. C’est un philtre calmant, si je voulais te tuer je l’aurais fait différemment…”

Elle retrousse le nez dans une grimace dégoûtée.

“Je ne sais même pas pourquoi je t’aide… Grommelle t-elle. Et tu as intérêt à vider la fiole, la perspective de rester enfermé avec toi est déjà assez horripilante sans en plus devoir gérer tes accès de panique..."



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Sam 29 Sep - 2:31
Qu'est-ce qu'elle disait ? De quoi parlait-elle ? Le discours de Miranda n'avait ni queue ni tête. Elle se contredisait elle-même, se justifiait devant les irresponsabilités de Tiberius (comme si Tiberius avait une seule fois laissé entendre que ce qu'il faisait était bien...) et rien ce qu'elle crachait n'avait pas le moindre sens. Tiberius tentait de lever un doigt. D'ouvrir la bouche. De réagir. Mais elle balançait ses salades avec une telle énergie que le Serpentard n'avait pas réussi à en placer une. Pas une seule, histoire de l'arrêter. De lui faire comprendre qu'elle s'enfonçait et qu'elle se rendait ridicule.

Tiberius aimait les débats. Les vrais. Ceux où ses adversaires avaient de véritables arguments. Des exemples. Miranda essayait juste de sauver son honneur après s'être fait insultée gratuitement. Si Tiberius était à bout de nerf et ne supportait plus la situation, l'ininterrompue tirade de Miranda (est-ce qu'elle prenait le temps de respirer ?) le calma. Ou plutôt, il comprit qu'il n'avait pas le luxe de se laisser aller. Parce qu'il n'y avait pas de dialogue possible. Parce qu'elle ne savait pas ce qu'elle racontait et que Tiberius aurait beau lui prouver A + B qu'elle racontait de la merde, elle en serait tout de même intimement convaincue. On ne prêche pas les convertis.

Alors, il comprit que s'il se laissait aller, que s'il ne prenait pas sur lui, elle ne le ferait pas. La situation irait vite en dégénérant. Ses muscles se détendirent. Constatant que Blackwood volait dans un autre monde, il tenta de reprendre le contrôle sur lui-même. Tiberius s'énervait contre ceux qui méritaient ses colères. Miranda était juste stupide et orgueilleuse. Le Serpentard n'était pas en colère. Il avait de la peine pour elle. Il la toisa longuement. Laissa le silence régner pour sortir sa baguette et enfin viser la fenêtre (que Miranda bloquait).

« Tu m'as totalement convaincu, Blackwood. J'y penserai. » Maugréa-t-il en lui faisant signe de se décaler.

Mais qu'est-ce qu'elle foutait... ? Quoi ? Elle le provoquait en duel ? Elle se moquait de qui ? Tiberius savait très bien qu'elle n'avait aucune chance contre lui. Il avait déjà prouvé mille fois pendant cette guerre (et durant le Samain) qu'il était parfaitement capable avec une baguette entre les mains. Néanmoins, Tiberius s'était toujours évertué à ne l'utiliser que lorsque la situation le nécessitait. Quand un danger menaçait réellement. Jamais contre ses contemporains. On n'use pas d'une arme à tord et à travers.

Quelque part, si Miranda sortait aussi prestement sa baguette, c'est que ce n'était pas son cas. Et qu'elle devait beaucoup craindre le Serpentard pour paniquer aussi vite.

« Ne sous-estime pas mes capacités » … Tiberius pouffa en la toisant de haut en bas. « J'ai affronté plus coriace que toi ». Il aurait adoré lui demander ce qu'elle pouvait bien en savoir. C'est qu'elle jugeait bien vite, celle-là. Cette fille arborait les couleurs de Poufsouffle mais elle n'avait ni leur patience, ni leur humilité. Elle était bouffie d'orgueil, agressive, mauvaise, arrogante et irrespectueuse. Elle était fermée d'esprit, malpolie et violente. Elle n'avait rien de la bienveillance et de l'honnêteté des Poufsouffle. Si Tiberius avait volontiers arboré le masque du connard, il appréciait toujours les qualité des Jaunes&Ébènes. Qualités auxquelles il avait toujours été sensible. Mais Miranda était odieuse et semblait être convaincue d'être l'héroïne de son propre roman. Elle vivait dans sa bulle. Comment Tiberius aurait pu lui en tenir rigueur ? Elle flottait dans un monde lointain où il y avait des camps, où elle était la plus forte, la plus responsable, la plus héroïque. Quitte à menacer un élève plus âgé et plus expérimenté qu'elle pour prouver ses délires. Blackwood était dangereuse. Autant pour les autres que pour elle-même. Tiberius avait baissé sa baguette parce que visiblement, elle, elle était prête à se battre inutilement.

Comme quoi, les trauma de la guerre avait transformé les petits 4e année en véritables brutes...

« Blackwood... » Il grimaça. « Dégage de mon chemin, putain. » Soupira-t-il en roulant des yeux.

Qu'elle était emmerdante !

Il la laissa faire son petit bout de chemin dans son sac, le visage perplexe. Et un peu scandalisé. Mais qu'est-ce qu'elle foutait encore... ? Elle lui fit glisser une petite fiole d'une potion quelconque comme si c'était tout à fait normal. Le Serpentard regarda l'objet venir à lui. Arqua un sourcil. Et redressa les yeux sur Miranda.

Vraiment... ?

Quand elle entreprit de le « rassurer », Tiberius eut un spasme des épaules. La fixa. Puis pouffa en retenant un rire dans sa gorge.

La baguette toujours entre les doigts, il posa les mains sur ses genoux et se pencha en avant. Il prit une voix infantilisante et débile en lui offrant son plus grand sourire.

« Mais ma pauvre fille, moi non plus je ne sais pas pourquoi tu... M'aide... » Il la toisa de haut en bas. Elle, elle allait l'aider ? Beh voyons... « Toi, tu doutes de rien, n'est-ce pas ? Et ça se permet même de se croire capable de me tuer... » Il se redressa. « Alors... Rassure-toi, ma grande ! Tu ne vas rieeen gérer du tout. » Il avait envie de lui foutre le nez sur le rebord de céramique d'une des cuvettes des toilettes. Il en tremblait. « Tu vas juste... » Il lui fit signe de se décaler. « Baisser cette baguette avant de blesser quelqu'un et me laisser l'accès à la fenêtre. Histoire que l'un de nous puisse nous sortir de cette situation... Bichette. Sois gentille et me fais pas perdre mon temps. »

Il garda son grand sourire crispé. Des claque, ça méritait. Des claques.


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Mer 21 Nov - 18:27
Les réflexions de Tiberius devrait vexer Miranda, elle n’est pas de nature conciliante mais pour la première fois depuis très longtemps, il y a plus important que sa dignité. C’est difficile à croire et pourtant, debout face à son adversaire, elle ne réagit pas à ses provocations. Au contraire, elle garde sa baguette pointée sur lui, les doigts crispés sur son manche et le visage fermé, de toute sa vie elle n’a jamais été aussi sérieuse. Mais pourquoi ? Pour qu’elle raison la si susceptible Miranda Blackwood laisse t-elle passer l’opportunité de se défendre ?

Pour le comprendre, il nous faut revenir trois ans en arrière, quelques jours avant son départ de chez elle lorsqu’elle vivait encore avec ses parents. Ce jour là, tout le monde préparait son exil avec une application pointilleuse auquelle elle ne répondait que par des regards outrés et des réflexions cinglantes. Elton se réjouissait de la voir partir, mais n’est pas Blackwood celui qui ne défend pas son honneur, il lui fallait faire payer à Miranda son incapacité à être une enfant obéissante et pour se faire il n’avait trouvé qu’une solution, la plus cruelle de toute pour tous les membres de sa famille : Gunhilda. Si les sangs purs connaissaient et connaissent toujours la démone qu’est la soeur d’Elton Blackwood de réputation, personne ne peut se vanter d’être entré dans ses bonnes grâces, très peu de sorciers ont eu la chance de sortir vivants d’une entrevue avec elle et pour cette raison, la seule évocation de son prénom suffit à dissuader les rivals des Blackwoods. Miranda le savait, tout comme la plupart de ses proches elle ne l’avait vu qu’une ou deux fois à l’occasion de réunions de familles auquel par le droit du sang elle avait pu participer. Tout ce dont elle se souvenait, c’était de ses cheveux noirs de jais, de ses yeux profondéments mauvais qu’elle n’avait pas pu quitter du regard de toute la soirée. Gunhilda ne ressemblait à aucune autre femmes, l’aura de noirceur qui l’entourait suffisait à faire flancher les plus coriaces des Blackwoods. Miranda avait prié pour ne jamais avoir à faire à elle mais malheureusement sept ans plus tard elle se retrouvait dehors dans l’immense jardin de sa demeure, devant sa tante vêtue d’une longue robe noir dont les traits s’étaient encore durcit comme si c’était possible. L’adolescente figée n’osait pas bouger, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte face à cette silhouette longiligne cruellement familière. Gunhilda jubilait de la constater paralysée par la terreur. Un pas après l’autre elle diminua la distance entre elles, un sourire malsain planté sur son visage glacial.

“Surprise ? Grinça t-elle amusée. Je m’attendais à cette réaction et je dois dire que ta peur me plaît plus encore…”

Miranda s’est enfuie à toute vitesse à travers le jardin Anglais de sa mère composé à quatre vingt dix pourcent de chemins sinueux. Même en pleine course, elle percevait clairement le rire mesquin de sa Tante. A chaque virage, chaque angles de couloirs entre des haies, Miranda se retrouvait face à elle. Gunhilda transplanait, elle avait toujours un temps d’avance sur ses décisions, un peu comme si elle lisait dans ses pensées.
Et puis elle s’est lassée, poursuivre n’était plus très attractifs alors quand sa nièce déboula près de la fontaine grecque qui servait de centre au jardin, elle tendit sa baguette.

“Doloris, siffla t-elle entre ses dents.”

Miranda n’avait pas touché terre qu’elle poussait déjà un cri déchirant. Tenter de mesurer la douleur de ce sort impardonnable reviendrait à essayer de mesurer sur dix une souffrance déjà bien au-delà du quinze. Tout dans son corps, de son plus petit muscle à son nerf le plus insignifiant se contorsionnait sous les effets du doloris. Gunhilda savourait pleinement ses réactions, assise sur le rebord de la fontaine, jambes croisées, malsaine jusqu’aux battements de ses cils.

“J’ai longtemps hésité à venir m’occuper de toi tu sais, ta vie n’a pas grande importance à vrai dire tu es aussi insignifiante que ta catin de mère mais il s’avère à mon grand désespoir que tu es également la seule héritière de notre famille à ce jour. Elton m’a dit que tu t’écartais du droit chemin mais dans mon immense bonté je n'ai vu là qu’une phase de ton adolescence à laquelle tu renoncerais rapidement en constatant de la supériorité de notre sang mais… Il s’avère que les choses ont empirées, jour après jour, le petit indésirable est devenu venimeux, je ne pouvais plus l'ignorer, explique t-elle blasée. J’ai appris ton départ pour le manoir de mes détestables parents, tu imagines bien que je ne peux pas laisser faire cela sans réagir... il en va de ma réputation et de celle de ton père.”

D’un geste souple de la main, Gunhilda soulève Miranda du sol, tenue au niveau du cou par deux mains invisibles attribuées sans aucuns doutes à la magie noire. L’adolescente tente de dégager ses voies respiratoire en vain, la pression augmente sur sa trachée mais l’emprise est impalpable.

“Ce qui me chagrine dans cette histoire c’est que je ne peux pas te tuer, à cause d’un stupide serment inviolable stipulant l’interdiction formelle d’ôter la vie à un descendant de la famille Blackwood à la seule condition qu’il soit un sang pur. Pour autant, je peux te faire souffrir si je le souhaite et je compte bien imprimer dans ton cerveau de Véracrasse le souvenir de la douleur de mon passage dans ta vie misérable…”

Et elle tint parole, pendant plus de deux heures, Gunhilda Blackwood tortura sa nièce de toutes les manières possibles et imaginables sans jamais attenter à sa vie. Miranda gardera la souffrance d’avoir été noyée puis réanimée, blessée, passée sous doloris un nombre de fois incalculable jusqu’à ce qu’elle ne ressente plus l’impacte de ce que sa tante décidait de lui infliger. C’est ce moment là et celui-là seul que Gunhilda choisit pour s’accroupir près de son corps à moitié inerte sur le sol.

“Je te laisse partir parce que je n’en ai pas le choix mais sache qu’à la moindre petite erreur de ta part, au moindre écart de conduite je te retrouverais et je te ferais subir la même chose au centuple, je ferais de ta vie un enfer… Siffle t-elle.”

Elle attrape la chemise tâchée de sang de Miranda et la déchire suffisamment pour dégager son ventre pâle puis elle enfonce le bout de sa baguette dans son aine. Tout d’un coup, la jeune fille ouvre les yeux et gémit quand, sur sa peau trempée de sueur, un petit corbeau apparaît.

“Je trouverais chacunes de tes failles, je tuerais chaque personnes que tu aimes, à défaut de prendre ta vie, je prendrais celles de ton entourage…”

Et elle disparut...


Jusque là, Miranda n'a jamais commis de faute assez grave pour se faire remarquer. Mais il ne fait aucun doute que si Tiberius faisait sauter une fenêtre  des toilettes des filles du deuxième étage, attirant donc l’attention sur la elle, Gunhilda ne tarderait pas à le savoir et à la retrouver. En remontant jusqu’à elle, elle  mettrait également la main sur Fenn. Il n’y a pas grand chose auquel la Miranda tient assez pour faire passer sa vie au second plan, mais son Frère en fait partie, tout comme Olympe d’ailleurs, comme ses grands-parents, Liam… Damien. Elle ne peut pas laisser quelqu’un risquer la vie d’autant de personnes, même si il est inconscient de ce qu’il engendre. La petite Poufsouffle réalise à peine que son bras tremble, le picotement de son tatouage la rappelle à l’ordre, elle plaque une main à l’endroit où il se trouve et se redresse.

“Je ne peux pas te laisser faire, peu importe ce que tu penses de moi j’ai quelque chose à protéger et si je me fais remarquer à Poudlard, les conséquences seront désastreuses. Tu me considères comme une enfant stupide soit, mais s’il te plaît ne touche à rien et attend que quelqu’un vienne nous chercher !”



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