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[CLOS]Ding Dong The Witch Is Dead (avec Margaret)

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Poufsouffle
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Jeu 14 Juin - 23:13
Ding Dong The Witch Is Dead



C’est une catastrophe… ou une opportunité, Miranda ne sait plus ce qu’elle doit penser. Elle savait que prendre l’option musique était une erreur et les événements ne font que confirmer son mauvais pressentiment. Cette semaine, les déboires s’enchaînent entre sa rencontre tendue avec Hippolyte, la rumeur qu’a lancer son père sur sa soi-disant maladie et ses prises de bec avec Alice Silver, elle ne pensais pas que ça pourrait être pire et pourtant…
Mrs Fawley est une bien gentille femme mais elle a mauvais goût en matière de duos d’élèves pour un travail musical. De toute la classe il y avait une seule personne qui en voulait à Miranda et bien sûr, c’est avec elle qu’elle va devoir chanter à Noël. Margaret est une fille aimable, la mésentente s’est construite sur un malentendu. En voulant la défendre contre ce naze de Nereus, la Poufsouffle l’a privée d’une récompense qu’elle attendait de la part du professeur Mora. Mais il n’y avait aucune mauvaise intention là-dedans, Miranda voulait simplement lui rendre justice mais voilà, les quiproquos c'est monnaie courante dans une école où la majorité des élèves se traitent les uns les autres comme des ennemis jurés ou des amis de toujours, la demi mesure n'existe pas à Poudlard. Toujours est-il que Margaret n'a pas pardonné à la Poufsouffle à en juger par son air déconfit quand Mrs Fawley a annoncé qu'elles travailleraient ensemble. Miranda sait au moins à quoi s’en tenir…
Pour faciliter la tâche à la Serdaigle et lui montrer qu’elle ne lui causera pas trop de problèmes, la jeune Blackwood a prit l’initiative de lui donner rendez-vous aux sous sols dans une classe vide où se trouve un piano, si ses souvenirs sont bons. Elle y a passé l’après-midi de la veille, elle a épluché un maximum de recueils à la bibliothèque du côté sorcier sans succès. Toujours les mêmes registres…

Et puis il y a eu la lettre, celle d’une personne bien particulière qu’elle connaît depuis à peine six mois et avec qui elle a été très distante pendant un temps qui a semblé interminable à ses grands-parents. Son frère : Fenn Blackwood. Fenn est entré dans sa vie sans prévenir, c’est le garçon le plus vif et insouciant qu’il lui a été donné de voir. Avec son optimisme trop grand, il a brusqué Miranda sans le vouloir qui s’en est éloignée par peur peut-être ou tout simplement par rejet de la vérité. Par son biais, elle a découvert l’infidélité de son père et le fait qu’il ait abandonné son propre fils sans une once de remords. De plus, elle se complaît dans la culpabilité de la petite soeur qui a vécu dans une famille, aimée en tous cas pour ce qui est de ses grands parents. Fenn quand à lui a souffert d’une vie misérable mais ne cesse jamais de sourire contrairement à elle qui déplore son passé sans se soucier de ses bons souvenirs. Alors elle l’a rejeté, non pas pour ce qu’il est mais pour tout ce qu’il représente. Ils vivent tous les deux à Poudlard mais ne se voient jamais. Après 6 mois à fuir Fenn comme la peste, Miranda regrette. C’est un gentil garçon plein de bonne volonté qui n’a cherché que son affection et maintenant elle ne sait plus comment lui exprimer ce qu’elle ressent.

Il lui écrit tous mois pour lui parler de sa vie à l’école et pour la première fois depuis la rentrée, la Poufsouffle était heureuse de recevoir son courrier. Elle s’est empressée de lire la lettre :

“Chère Miranda,

Je suis heureux de t’apprendre que je suis définitivement mauvais en sortilège, c’est un fait j’ai beau faire de mon mieux pour m’améliorer, je parviens toujours à faire le total opposé de ce qu’on me demande. Le professeur me déteste, le plaisir est partagé. J’ai l’impression d’être un extra terrestre ici, tout me paraît délirant, j’ai grandis dans un monde où tout le monde m’a toujours répété que la magie n’existait pas. Je savais que c’était faux mais de là à imaginer Poudlard, les cours de potions, de sortilèges… D’histoire de la magie, suis-je le seul à penser que le Professeur Mora est un bel enfoiré ? A chaque fois que je lui pose une question sur le monde sorcier il me regarde comme si je lui avais demandé si le soleil est une planète…”

Miranda a éclaté de rire, elle imaginait la tête de son professeur, ça devait être tordant. Elle a secoué la tête amusée et a reprit sa lecture.

“Nona dit que je perturbe les professeurs parce que je suis différent et que c’est une bonne chose parce que je vais apporter quelque chose de neuf à cet endroit… Moi je pense surtout que je les fais royalement chier et qu’ils n’en peuvent plus de me voir dans leurs salles de classe. Je commence à m’intégrer et ça c’est une bonne nouvelle mais j’aimerais que tu sois là. Je sais que l’envie n’est pas partagée mais quand tu es au manoir avec moi pendant les vacances je me sens bien moins seule. Même si tu fais tout pour ne pas avoir à passer du temps à mes côtés, te savoir si proche me rassure. Alors oui, je dois être bien fou pour t’aimer à ce point alors que je ne suis qu’un poids trop lourd à porter dans ton existence mais tu es ma soeur, mon seul véritable lien ici. Je travail dur en espérant que tu sois fière de m’avoir comme frère, que tu acceptes d’être vue avec moi à l’école. Noël approche et je voudrais le passer avec toi à la maison, je voudrais tellement que tu puisses me parler, me regarder et me sourire. Je t’en prie, dis moi que tu le feras… Je dois avoir l’air bien pitoyable, je suis sûr que tu dois me prendre pour un garçon collant mais qu’à cela ne tienne, je l’assume.

J’espère que notre relation s’améliorera dans le futur parce que tu es tout ce que je veux pour les fêtes et tout ce que j’ai dans ce monde.

Bien à toi ma petite soeur.

Fenn Blackwood.”

Aucune autre lettre n’aurait pu la bouleverser à ce point, elle a réalisé en refermant le courrier tout ce qu’elle a fait subir à son frère. Les larmes ont coulées toute seules, elle s’est sentit terriblement mal, la boule dans sa gorge ne cessait de grossir tandis que les souvenirs remontaient à la surface. Elle a repensé à la première fois où Fenn a rencontré leur elfe de maison Zina, il a crié et s’est caché derrière le divan comme un enfant terrorisé. Elle a ri à travers ses sanglots, s’est essuyée les joues en se remémorrant la fascination dont son frère à fait preuve en découvrant le sort de nettoyage et de rangement, quand il a juré d’apprendre ça pour parer sa nature bordélique. Elle se souvient de la manière avec laquelle il a supplié Nona et Popa d’acheter un poste de télévision, une invention moldu pour regarder des films et les heures qu’il a passé devant. Et puis il y a eu ses descriptions passionnées de son film préféré “le magicien d’Oz”, une comédie musicale… Une comédie musicale… A ce moment là, Miranda a su ce qu’elle devait faire. Elle a foncé à la bibliothèque pour la seconde fois en une journée, du côté moldu des ouvrages pour y trouver quelque chose sur cette oeuvre. Fenn fredonne souvent une chanson de ce film “Ding Dong…” quelque chose comme ça. Elle a épluché un tas de livres jusqu’à tomber sur ce qu’elle cherchait. C’était exactement ce qu’il fallait et elle espérait que Margaret penserait de même…

C’est ainsi que la Poufsouffle se retrouve devant la porte de la classe vide, les mains moites d’appréhension. La Serdaigle est forcément venue, c’est une trop bonne élève pour risquer une mauvaise note. Miranda essuie ses paumes sur sa robe de sorcière et inspire profondément avant d’ouvrir et d’entrer dans la pièce. Elle pose son sac sur un pupitre doucement, gênée par la présence de Margaret. Elle se tourne vers elle et se racle la gorge.

“Bonjour, je suis heureuse que tu sois venue, j’ai beaucoup réfléchis à ce qui serait idéal à présenter à Noël et je tiens à te dire que je serait très sérieuse, ce travail me tient à coeur tout particulièrement, dit-elle en fouillant dans son sac et en en sortant un feuillet. Vois-tu, je me suis dis que tout le monde chercherait une chanson issue du recueil de musique sorcière et que donc, il serait intéressant de chercher ailleurs. Alors j’ai épluché les oeuvres moldues et notamment l’une d’elle, la préféré de mon frère : “le magicien d’oz”. Il a grandit dans le monde moldu, il m’a expliqué que c’est le tout premier film sorti en couleur et surtout, c’est une comédie musicale. L’une des chansons parle de la mort d’une méchante sorcière. J’ai trouvé le contexte amusant et je me suis dis que ça te plairait à toi aussi…”

Miranda pose la liasse de feuilles devant Margaret et lui sourit timidement.

“Elle s’appelle “Ding Dong the witch is dead”..."

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Ven 15 Juin - 19:25
15 octobre

Margaret était arrivée avec une bonne heure d’avance au rendez-vous de travail qu’elle s’était fixé avec Miranda Blackwood. Elles devaient se voir dans la salle de classe vide du sous-sol qui contenait un piano et celui-ci était notoirement désaccordé. Meg avait décidé de s’essayer à l’accorder un peu. Ce n’était vraiment pas une tâche facile. Elle savait le faire sur un clavecin, mais sur un instrument à cordes frappées, le travail n’était pas le même et trouver comment adapter son sort de mise au diapason lui avait demandé une bonne demi-heure. Le piano se trouvait accordé au la baroque de 415 Hertz, au lieu du classique 440, et sans doute que d’excellents musiciens s’en plaindraient s’ils passaient après elle, mais la petite Serdaigle était quand même fière du résultat obtenu. Peut-être que ce piano se trouvait au diapason baroque mais avant, il n’était au diapason de rien du tout… Au moins, là, elles disposeraient d’un ensemble harmonieux pour les aider à déchiffrer la partition.

La porte s’ouvre et Meg interrompt ses derniers arpèges de vérification. C’est Miranda, et elle force ses lèvres dans un sourire moyennement naturel. Elle n’a toujours pas compris que le professeur Fawley puisse les forcer à travailler ensemble, mais il faut bien faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ce n’est pas vraiment que la Poufsouffle a l’air méchante. Mais elles n’ont rien en commun. Sa présentation au cours de musique, « Bonjour, j’ai une voix de sirène », l’a laissée bouche bée devant tant de vantardise. Et puis, cette fille ne sait pas se tenir en classe. Avec les meilleures intentions, toujours, mais elle lui a encore attiré des ennuis lors du dernier cours d’Histoire de la Magie. En fait, elle a vraiment l’air d’être sans gêne et ça met l’aînée des Bride très mal à l’aise. Elle se lève.

« Bonjour Miranda. »
Bien sûr qu’elle était venue, qu’est-ce qu’elle croyait ? Qu’elle allait gâcher leur temps à toutes les deux en lui posant un lapin ? Il y a un travail à faire, autant le faire bien. « Tu tombes bien, je finissais d’accorder le piano. »

Elle hoche la tête, un peu rassurée quand sa camarade lui promet d’être sérieuse. Dans un devoir classique, il est toujours possible de compenser la paresse d’un partenaire en faisant tout le travail, mais ce n’est vraiment pas possible dans un duo de chant. Heureusement, Miranda a l’air vraiment impliquée, et s’est même proposée de choisir le chant. Meg est un peu sceptique sur son choix, mais elle commence à être débordée par ses révisions de BUSE, son récent rhume lui a fait prendre du retard et elle a finalement décidé de laisser faire, en espérant ne pas le regretter. Ses yeux s’éclairent en entendant que cela vient d’un film moldu, et le détail technique sur l’invention des couleurs la ravie. Son sourire se fait plus franc : Meg est une nerd quand il s’agit de technologie moldue (ou est-ce que le terme est geek ? Non, elle n’est probablement pas assez douée pour mériter ça. Bref. Quelque chose. Ian lui a donné un surnom qui voulait dire quelque chose d’équivalent, une fois. Ce qui est très injuste, quand c’est lui qui bricole et lui passe tous ses gadgets en premier lieu. Mais passons, Ian n’est pas le sujet du jour).

« Tu as un frère ? », ne peut-elle cependant se retenir de demander. Elle n’a pas souvenir d’avoir croisé d’autres Blackwood à Poudlard, ou même d’en avoir entendu parlé, et c’est pourtant une famille qui faisait partie de son cercle social, avant qu’ils ne passent un peu trop ouvertement du côté obscur. Elle n’a pas la prétention de connaître tout Poudlard, mais si un second Blackwood existait, elle aurait cru le savoir.

La jeune fille se rassoit sur le tabouret en velours du piano et commence à feuilleter la partition avec un « Merci » murmuré. La mélodie a l’air bien plus entraînante et jazzy que ce qu’elle est habituée à chanter, avec ses rythmes syncopés. Est-ce qu’elle sera capable de faire quelque chose de convenable dessus ? L’examen des paroles lui fait pincer les lèvres, et tout son visage se referme brutalement. Qu’est-ce que c’est que ça, de se réjouir de la mort d’une sorcière, comme quoi son châtiment de se faire écraser par une maison est mieux que de se noyer ? Est-ce que c’est une blague ? Meg pense aux pauvres sorcières d’Islandmagee, huit femmes du comté d’Antrim accusées de sorcellerie, certaines à tord d’ailleurs. Privées de leurs baguettes pour celles qui en avaient, elles avaient été torturées, et puis noyées pour voir si elles flottaient et avaient vraiment des pouvoirs magiques. C’était en 1711 et le traumatisme est resté bien profond pour la communauté sorcière irlandaise. Tous les pays occidentaux ne peuvent pas se vanter d’avoir encore brûlé vif des sorcières en 1895, mais l’Irlande, elle, l’a fait. La question de chasse aux sorcières est donc sensible. Et puis, qu’est-ce que cette ligne, là ? « She's gone where the goblins go below, below, below, yo ho. » Tout le monde sait que les gobelins ne vivent pas sous terre, c’est très insultant.

« Je ne crois pas que les paroles de cette chanson soient très appropriées. Pourquoi tu as choisi un texte sur les chasses aux sorcières ? »

Elle relève le regard sur Miranda, en attente d’une explication. Décidément, les quiproquos n’avaient pas fini de fleurir entre les deux filles.


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Sam 16 Juin - 17:39
Miranda s'assoit sur une chaise, elle s'attendait à cette question après tout en à peine deux mois, peu d'élèves ont eu l'occasion de côtoyer Fenn. Il est à Poudlard depuis seulement cette année, il n'est jamais passé par les grandes réunions des familles de sang pur et n'a pas vécu avec Elton et Rosalina Blackwood. Il habite avec elle chez ses grands-parents mais ça fait si peu de temps que personne n'a encore eu la possibilité de se faire à sa présence. Bref, c'est un inconnu pour tout le monde et jusqu'ici, Miranda n'a pas aidé à son intégration. La honte reprend le dessus et renforce sa détermination première de lui consacrer la chanson. Elle plonge une main dans son sac et en sort une photo qu’elle tend à Margaret. Elle représente un jeune garçon d'environ 15 ans à vue d'œil et aux cheveux bouclés. Mais le plus fascinant reste la profondeur de son regard, la force de son expression faciale aux traits plutôt durs. Fenn Blackwood dégage quelque chose d'intriguant et de mystérieux. Il est déjà bien marqué par la vie, il n'y a qu'à se plonger dans le noir de ses iris pour le comprendre.



Miranda laisse à Serdaigle le temps de l'analyser et lui répond.

“Il s'appelle Fenn, dit-elle sans pouvoir cacher l'émotion dans sa voix. Il a 14 ans et est en deuxième année ici à Poudlard. Le magicien d'Oz est sa comédie musicale préférée comme je te l'ai dit et je voudrais saisir cette occasion pour lui exprimer mon affection. Il a grandi dans le monde moldu et se sent un peu seul ici, pas vraiment à sa place.”

Elle s'interrompt et laisse Margaret lire la partition de “ding dong the witch is dead”. La poufsouffle est attentive à la moindre de ses réactions et lorsqu'elle fronce les sourcils et pince les lèvres de mécontentement, un seul mot lui passe par la tête : aïe. Qu'est-ce qui ne va pas encore ? La Serdaigle ouvre enfin la bouche et là, c'est la douche froide. Elle a tout compris de travers, encore. Miranda cligne plusieurs fois des yeux le temps d'assimiler la question est de comprendre où elle veut en venir.

“Mais cette chanson ne parle pas de la chasse aux sorcières, murmure-t-elle plus qu'elle ne répond vraiment, elle s'éclaircit la gorge. L'histoire du Magicien d'Oz parle d'une jeune fille : Dorothée. Elle vit chez son oncle et sa tante dans le monde moldu jusqu'à ce qu'un cyclone l'emporte elle est sa maison jusque dans le pays des grignotins, à l'Est d’Oz. En atterrissant elle écrase une méchante sorcière qui terrorisait tous les habitants de cet endroit, créatures comprises. Dorothée les a sauvés et tout le monde chante alors “ding dong the witch is dead” qui signe leur libération. Rien à voir avec la chasse aux sorcières c'est un film pour les enfants plus que pour les adultes...”

À en parler comme ça, Miranda se surprend à faire le lien entre le film et la guerre contre Voldemort. Finalement cette chanson qui célèbre la disparition de la terrible sorcière de l'Est est tout à fait dans le thème de la Victoire d'Harry Potter contre le mage noir.

“Et puis, les croyances moldues ne sont pas les mêmes que les nôtres, pour eux les gobelins ne sont que des créatures fantastiques ils leur inventent une vie par méconnaissance, il faut prendre ça à la rigolade. Le jour de la représentation je ferai un petit discours pour expliquer tout ça ne t'en fais pas. Il y a la bienveillante sorcière du Nord dans cette histoire et le magicien d'oz également, la mort de cette sorcière n'a rien à voir avec une quelconque forme de violence envers la magie, juste contre une personne malhonnête.”

Miranda ri plus mal à l'aise qu'autre chose, Margaret peut vraiment avoir l’air glaciale. Elle se doutait un peu que tout ne passerait pas comme une lettre par hibou mais entre prévoir et constater il y a un gouffre. La Poufsouffle saisit la partition délicatement et à l'aide de sa plume, fragmente les phrases et les annotes Me ou Ma. Elle s'installe ensuite derrière le piano caresse les touches du bout de ses doigts et se concentre.

“J'ai distribué les paroles de la chanson, je commence et tu me suis d'accord ? Je vais la chanter seule une première fois entièrement pour que tu te familiarise avec la mélodie et le rythme, propose-t-elle gentiment.”

Miranda inspire profondément et commence à jouer la mélodie entraînante de “ding dong the witch is dead”. Une seule constatation pour le moment : elle sait utiliser un piano. Puis elle se met à chanter et là, le surnom de ses grands-parents prend tout son sens. Sa voix est claire, sans fioriture même si elle en ajoute quelques-unes surtout pour le caractère joyeux de la chanson. Le timbre est mélodieux, léger et un tantinet séducteur. Sa voix est douce et monte aussi bien dans les aiguë qu'elle descend dans les graves et pourtant, Miranda reste humble, elle joue comme une actrice le ferai mais jamais de manière hautaine et pas toujours très adroitement.

“Which old Witch ? Questionne-t-elle sans chanter. Well, oh, The wicked witch ! Oh !”

Et elle reprend jusqu'à la dernière note le sourire aux lèvres, Fenn serait tellement heureux d'être là avec elle. La poufsouffle se tourne vers la Serdaigle et d'un regard significatif reprend le début de la chanson.

“Once there was a wicked witch in the land of Oz, and the wickeder, wickeder, wickeder that never, ever was…”

Miranda s'interrompt et fait signe à Margaret de poursuivre jusqu'à la seconde annotation sur la partition. C'est une longue répétition qui commence au nom d'un garçon perdu dans un monde aussi magique que celui d'Oz...
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Mar 19 Juin - 22:51
Meg accepte la photo que lui tend Miranda sans mot dire. C’est une photographie moldue, immobile, et le garçon dessus doit avoir à peu près leur âge. Il a le teint blafard, des cheveux un peu trop longs pour paraître bien coiffés, et des yeux tristes. En vérité, ce n’est pas un portrait très flatteur, et elle s’étonne un peu de ce choix, mais le lui rend sans autre commentaire qu’un haussement de sourcils. Quatorze ans et il n’est qu’en deuxième année ? Il ne doit vraiment pas être très intelligent. Ou alors, c’est un fainéant quine travaille jamais, comme Maxence Brookes. Maxence est loin d’être bête, elle en est persuadée, mais il n’a pas de volonté et la tête constamment perdue dans la fumée.  Si c’est également le cas de Fenn, ce n’est pas étonnant que les parents Blackwood ne soient pas très proches de lui. La guerre explique très bien un an de retard. Deux, c’est plus mystérieux. Pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas grandi ensemble ? Est-ce qu’ils sont faux jumeaux, pour avoir si peu d’écart ? Meg a tout un tas de questions qui lui brûlent les lèvres, mais elle se retient. Ce n’est pas du tout poli, et puis, elle n’est même pas proche de Miranda. Ça ne se fait pas de questionner les gens ainsi sur leur vie privée, surtout qu’elle voit bien que son frère est un sujet sensible pour la Poufsouffle. Plus tard, peut-être, si elles se rapprochent au cours de ce travail. Meg va y mettre de la bonne volonté, mais elle en doute un peu. Enfin. Haut les cœurs !

Dubitative, elle écoute les explications de Miranda, les lèvres étirées en une ligne mince qui casse la rondeur de ses joues pleines. Elle n’a jamais entendu parler des « grignotins ». Ils ne doivent pas être très intelligents s’il a fallu qu’une maison d’inconnus tombe au hasard d’une tempête pour les débarrasser de leur ennemi. Meg est fascinée par la culture moldue mais parfois, elle a vraiment du mal à saisir ce qui les amuse. Vu ce qu’elle raconte, Miranda sait à quel point les gobelins sont importants dans la vie des Bride, alors, pourquoi avoir choisi cette chanson ? Elle veut bien la croire quand elle dit qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions, mais c’est incroyablement maladroit, et elle n’arrive pas à rire. La tension crépite dans la petite salle de classe sans fenêtres, et atteint son paroxysme alors que Miranda s’assoit à son tour sur le petit tabouret du piano sans lui demander son avis, la poussant un peu des fesses. Margaret la fixe, puis se lève. Elle n’a jamais vu ça. Et pourquoi pas s’asseoir directement sur ses genoux pour mieux atteindre le clavier, tant qu’on y est ? Bien sûr, elle a partagé maintes fois un siège avec sa sœur pour faire des quatre mains, mais une telle familiarité de la part d’une quasi inconnue la souffle. Elle est toute raide derrière Miranda et doit faire un effort pour se détendre un peu afin de se pencher sur la partition.

« Laquelle des deux est ta voix ? »

A-t-elle la partie Me, pour Meg, ou Ma, pour Margaret ? Est-ce que la logique n’aurait pas voulu qu’une des deux voix soit annotée Mi, pour Miranda ? Décidément, les deux adolescentes n’ont pas le même mode de fonctionnement.

« D’accord. »
Elle est parfaitement capable de déchiffrer une partition, merci beaucoup, mais puisque sa camarade semble vouloir l’aider, il faut qu’elle essaie de voir au-delà de ce qui lui parait de la pure condescendance. Au moins, Miranda joue correctement, et elle chante juste. Sans avoir trois octaves d’intervalle, sa voix de soprano est raisonnablement agile. Au moment voulu, Meg reprend la mélodie :

« She filled the folks in Munchkin Land with terror and with dread, Till one fin day in Kansas. A house fell on her head. And the coroner pronounced her… dead."

La voix de Meg est un peu plus aigue que celle de Miranda, parfaitement placée et plus lyrique. Ses années d’entraînement ressortent naturellement, même si ce n’est pas forcément adapté au style de la chanson. Elle sait qu’elle va devoir travailler ces rythmes syncopés, qui pour l’instant sont posés un peu trop sagement. Vraiment, cette chanson, ce n’est pas pour elle. Pourtant, elle n’a pas le choix. Si elle ne veut pas se rendre ridicule à ce fichu concert de Noël, il va falloir qu’elle y arrive. Elle a réussi à berner les Carrow l’année précédente. Elle peut bien composer avec Miranda Blackwood ce semestre, non ?

« Je peux reprendre le piano, si tu veux. Ou… on pourrait essayer à quatre mains. »

Meg ne déborde pas d’enthousiasme, mais elle fait un effort. « Et tu peux m’appeler Meg. » Si elle doit grincer des dents chaque fois qu’elle l’entend l’appeler Margaret, elles ne sont vraiment pas sorties de l’auberge.


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Sam 23 Juin - 18:15
Margaret semble vouloir mettre de la bonne volonté dans le travail que leur a confié Mrs Fawley mais malgré tout, Miranda ressent son agacement à chaque fois qu’elle fait un geste, qu’elle prend une initiative ou qu’elle explique quelque chose. L’ambiance est tendue, très tendue, voir trop tendue… La Poufsouffle tente de l'apaiser en chantant et à en juger par la nouvelle attitude de sa partenaire, ça n’a pas trop mal fonctionné. Sa voix est douce, lyrique, très jolie mais un peu trop posée pour une chanson comme Ding Ding The Witch is Dead. Miranda termine la mélodie pour la seconde fois en un quart d’heure et recule légèrement sur le petit banc sur lequel elle est assise. Elle fixe les touches attentivement en songeant à ce qu’elle pourrait faire pour aider Margaret à trouver le tempo joyeux de ce type de morceau. Elle se remémore comment Fenn a l’habitude de la chanter et soudain, une idée la traverse ! Pile au moment où la Serdaigle lui propose de jouer à quatre main. Elle lui sourit d’abord pour la remercier de faire autant d’effort et également pour lui permettre de l’appeler Meg et se lève gracieusement en lui faisant signe de la suivre.

“Je pense que nous nous y prenons de la mauvaise manière, dit-elle. Cette chanson est un hymne à la joie, à l’euphorie, pour la chanter correctement et lui rendre tout son cachet, il faut danser, se mettre dans l’ambiance !”

Méthodiquement, la Poufsouffle pousse les pupitres un à un dans les quatre coins de la pièce pour en libérer le centre. Miranda plonge une main sous sa robe de sorcière et en sort sa baguette. Elle la pointe vers le piano et d’un coup de poignet, lui fait jouer la mélodie de Ding Dong the Witch is Dead en boucle. Elle prend délicatement les mains de Margaret et la tire jusqu’à elle en souriant.

“Essayons veux-tu ? Laisse toi porter !”

Miranda pivote sur elle-même et se trémousse allégrement sur la musique. Elle pourrait avoir honte de faire une chose pareille devant une fille qui en plus de ne pas beaucoup l’aimer est agacé par le moindre de ses gestes mais la petite Blackwood n’est pas dans le même état d’esprit. Si Margaret ne parvient pas à suivre le rythme c’est également parce que ce n’est pas qu’une question de tempo mais d’ambiance. La mélodie se termine et redémarre presque immédiatement, Miranda s’assoit sur le bureau et d’un sort à peine formulé, fait apparaître un chapeau pointu aux larges rebords à l’image de ceux des sorcières vues par les moldus dans sa main droite puis le pose sur sa tête délicatement.

“Once there was a wicked witch in the land of Oz… Commence t-elle en faisant danser ses épaules en rythme.”

Elle saute sur ses pieds, tourne sur elle-même et se dresse face à Margaret l’air taquin.

“And the wickeder, wickeder, wickeder witch that never ever was… Termine t-elle tout en balançant ses pieds l’un après l’autre vers l’avant et ses bras vers le haut.”

Miranda prend la main de sa partenaire et la fait tournoyer pour lui donner l’élan de continuer...
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Lun 25 Juin - 23:12
“Freude schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium, Wir betreten feuertrunken, himmlische dein Heiligtum !”

Meg s’est prise à chantonner à la mention de l’ « Ode à la Joie ». L’allemand est l’une des nombreuses langues étrangères qu’on lui a inculquées avant qu’elle n’entre à Poudlard. Elle est plus Beethoven que Broadway. Si elles se lèvent, qui va jouer du piano ? Elle est un peu vexée que Miranda n’ait pas accepté son offre de jouer à quatre mains, et elle n’a pas du tout l’intention d’être « euphorique ». Elle peut être polie et bonne joueuse et travailler en bonne intelligence mais elle ne peut pas non plus être joyeuse sur commande, c’est ridicule. Et… elle ne danse pas. Pas comme ça. Margaret Bride connait les danses de salon, et les danses irlandaises qui font voler les pieds tout en demandant de garder le dos droit, sa préférée étant la gigue, où toute sa raideur quotidienne trouve soudain une énergie nouvelle, un but vers lequel tendre qui la rend étonnamment gracieuse. Mais elle ne sait pas, et elle en est bien consciente, « danser » tel que d’autres l’entendent, sur une piste de danse, avec une boule à facette en guise d’éclairage et les Bizarr’ Sisters ou… ou les Spice Girls en fond sonore. Elle a beau détester avec passion les vrais corsets, à quinze ans, c’est encore difficile de se défaire de celui mental avec lequel elle s’est construite.

« Je ne suis pas sûre que cela soit une bonne id... »

Toutefois, Miranda ne lui laisse pas vraiment le choix, l’attrapant par les mains. Meg combat l’envie furieuse de la repousser. Cette fille est décidément beaucoup trop tactile pour elle, et ses mains la démangent. Miranda est trop près, c’est désagréable, et le piano qui joue mécaniquement et en boucle est irritant. La joie ! Meg ne fait même pas l’effort d’afficher l’air poli qu’elle ressortirait face à un invité particulièrement ennuyeux dans une réception : son visage est un masque de stupeur vaguement désapprobatrice devant la silhouette de sa camarade qui se déhanche, remue les fesses et agite les bras. Ca, de la danse ? Sans conviction, la Serdaigle fait quelques pas pour la suivre, cherchant un rythme qui conviendrait à ses pieds. Eux non plus n’ont pas l’air de vouloir coopérer, quand, par mégarde, elle écrase les orteils de Miranda. Elle rougit et la lâche. Voilà ce que c’est de se donner ainsi en spectacle, elle lui fait faire n’importe quoi.

Mais Miranda ne se démonte toujours pas. Désormais perchée sur un bureau avec une nonchalance insolente, elle se coiffe d’un bonnet pointu au rebord plus large qu’un plat à gâteau et remue avec comme objectif apparent de se déboîter les épaules. Meg ne sait plus à quoi elle assiste. Beethoven, au secours ! La scène devant elle est absolument surréaliste et quand sa condisciple saute ses pieds et tourne sur elle-même comme une gamine coquette qui veut voir flotter ses jupons et n’arrive qu’à flasher sa petite culotte au voisinage, elle fait la seule chose encore censée : elle éclate de rire.

Un énorme fou rire qui remonte du ventre et ne tarde pas à la plier en deux, les larmes aux yeux et le souffle court, toute retenue oubliée. Ses épaules à elle aussi tremblent, agitées par ce rire incontrôlable comme elle n’en a pas eu depuis très longtemps. Elle réalise à peine que Miranda la fait tournoyer, trop préoccupée à essayer de reprendre son souffle mais replongeant dans un rire qui ressemble presque à des sanglots chaque fois qu’elle relève la tête et aperçoit les rebords gigantesques du couvre-chef dont s’est affublée la Poufsouffle. Jamais elle ne pourra chanter dans ces conditions. Meg est à demi aveuglée par ses larmes de rire, des étoiles dansent devant ses yeux et pris dans l’élan que leur a donné Miranda, ses pieds s’agitent enfin en rythme. Elle a la sensation d’être une toupie ivre, tout tourne autour d’elle, et le rire, qu’elle a essayé de réfréner, lui fait mal au ventre et remonte inélégamment dans son nez et dans sa gorge jusqu’à ce que…

Dans un cluster assourdissant, Meg atterrit à demi assise sur le piano, qui cesse enfin de jouer sa ritournelle irritante. L’étrange moment de folie est brisé. La grappe de notes discordantes résonne longtemps dans le silence soudain, permettant à la cinquième année de reprendre son souffle et retrouver son calme. Elle fixe ses pieds, un sourire un peu honteux mais enfin sincère aux lèvres, n’osant tout de fois pas relever la tête et apercevoir le chapeau de Miranda, de peur que tout recommence.

« Et bien, c’était… quelque chose. On devrait ré-essayer un peu plus normalement, maintenant, sinon, je ne pourrais pas chanter. »


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Mer 27 Juin - 19:25
Objectif atteint : Margaret ri. Et attention, pas un petit rire discret non, mais de vrais esclaffements qui font plus que plaisir à Miranda, elle a réussi à la faire sortir de sa coquille et rien que pour ça, elle mériterait une médaille. Ensemble elles dansent pendant cinq bonnes minutes, la petite Poufsouffle grimace quand sa partenaire lui marche sur le pied mais entraînée dans leur déhanchement, elle y fait à peine attention. Et puis soudain, une ribambelle de notes pas très agréables à l’oreille la coupe dans son élan, Margaret vient de s’écrouler à moitié sur le piano et reprend son souffle difficilement. Miranda ri encore un peu et s’assoit sur le petit banc devant elle, ce chapeau lui tient beaucoup trop chaud, elle le retire et le pose sur le sol à ses pieds. Elle savait qu’il y avait beaucoup de retenue dans le comportement de la Serdaigle, personne n’est aussi droit et exigent de nature, rien d’étonnant à ce qu’un petit fou rire la retourne complètement. Elle se demande si quelqu’un d’autre a déjà soulevé le masque de la petite fille modèle qu’elle porte constamment. Nereus a été injuste lorsqu’il l’a traité de “suceuse”, Miranda déteste tout ce qui se rapproche de près ou de loin à du harcèlement. Margaret est très certainement quelqu’un de gentil et à en juger par le moment qu’elles viennent de passer elle est également pleine de surprise. Au lieu de la rabaisser, les autres élèves devraient apprendre à fissurer la carapace autour d’elle pour pouvoir la voir réellement comme elle l’a voit maintenant. La Poufsouffle sourit essoufflée, elle non plus n’a pas pour habitude de danser comme ça mais ça restera un très bon souvenir à n’en pas douter.

“Il n’y a pas de problème, répond Miranda en riant. Je pense que c’est cette énergie là, celle de l’euphorie que tu dois mettre dans la chanson… En tous cas il faudra remettre ça un jour !”

L’adolescente tire le petit banc jusque devant le piano et fait signe à Margaret de s’installer près d’elle, il est temps de se remettre au travail. Mais attention, travailler ne veut pas dire ne pas s’amuser surtout pour ce genre de chanson.

“Un quatre mains alors ? Propose la Poufsouffle en adressant un nouveau petit sourire à sa partenaire, un peu plus complice cette fois.”

Elle remet la partition bien en place et prend une profonde inspiration. La jeune fille pose le bout de ses doigts fins sur les touches d’ivoire, c’est à elle de jouer la première. Elle reprend la mélodie depuis le début, elle entend presque la voix de Fenn se mêler à la sienne, il lui faut faire un effort monstrueux pour retenir les larmes qui lui brûlent les yeux. Elle parvient à garder le timbre joyeux de la chanson mais son coeur se serre à chaque fois qu’elle repense à son frère lorsqu’il entrait dans la salle à manger tous les matins en proclamant “ding dong the witch is dead”. Combien de fois Nona lui a t-elle répété de tenir sa langue ? De ne pas trop faire les éloges d’une chanson dont la mort d’une sorcière est chose réjouissante. Mais ça ne l’arrêtait pas pour autant ça non ! C’est un coriace le Fenn… Elles terminent la chanson dans une harmonie presque parfaite et Miranda en profite pour parler un peu avec Margaret.

“Dis moi Meg, d’où viens-tu ? Est-ce que ta vie à Poudlard te plaît ?”



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Lun 2 Juil - 16:20
Fixant toujours ses pieds, Margaret entend Miranda rire. Elle n’a pas l’air de lui en vouloir pour ce fou-rire énorme, et elle doit lui reconnaître cette qualité : la Poufsouffle sait rire d’elle-même et assume son costume ridicule. Les gens avec autant d’auto-dérision sont rares, et elle a vraiment de la chance de tomber sur une fille qui en avait, car son chapeau pointu et sa manière de se trémousser comme un canard naïf lui ont complètement fait perdre le contrôle et elle a conscience de ne pas avoir été très charitable. Mieux, Miranda est même professionnelle et revient à leur travail de manière studieuse. Meg relève lentement la tête : peut-être qu’elle a mal jugé cette fille, après tout. En tous les cas, cela mérite qu’elle fasse un peu plus d’efforts. Elle ne peut pas convoquer de l’euphorie sur commande, et elle n’a pas spécialement envie de remettre leur séance de « danse » tout de suite, mais il faut reconnaître qu’avoir autant ri lui a fait du bien.

« D’accord. » acquiesce-t-elle sobrement, mais un sourire toujours aux lèvres.

Elle vient s’installer à la gauche de Miranda sur le tabouret. Elle est réellement contente que Miranda accepte l’idée du quatre-main. Ce premier essai a des chances d’être un peu bancal, puisqu’elles n’ont jamais joué ensemble et ne connaissent pas le style de l’autre, et que Meg elle-même est plus à l’aise pour déchiffrer une partition que pour improviser, mais l’exercice promet d’être amusant et de ne pas donner le tournis.

Elle laisse Miranda entamer les premières mesures seules, le temps de voir ce qu’elle en fait, avant de la rejoindre, main droite reprenant la mélodie à la tierce, main gauche jouant des accords dans un rythme enfin syncopé. Tout de suite, la chanson prend du relief : ses mains ont compris avant sa voix, et lorsqu’elle se met enfin à chanter elle-aussi, elle est beaucoup plus en rythme que lors du premier essai. Rire est un excellent échauffement vocal, après tout, et cette seconde prestation est agréable. Du moins, elle l’est aux oreilles de Meg. Sa condisciple, elle, tire une drôle de tête, comme si elle allait pleurer.

« C’était beaucoup mieux, tu ne trouves pas ? Est-ce que ça va ? »

Elle regarde Miranda d’un drôle d’air. D’où elle vient ? Mais… c’est un peu insultant. Il est vrai que les Blackwood et les Bride ne se sont pas excessivement fréquentés, parce que Blackwood étaient à ce point persuadés de leur supériorité que fréquenter des sangs purs hors des 28 Sacrées, mais elles se sont quand même un peu croisées lorsqu’elles étaient plus jeunes. Et puis, le cercle des sangs purs, mieux, des sangs purs riches, n’est pas si vaste et tout le monde connait tout le monde, au moins de réputation. Il lui semble très vaguement se souvenir que Miranda avait la santé fragile, enfant, raison pour laquelle elle ne sortait pas beaucoup. C’est peut-être ça, même si ça demeure un chouilla vexant.

« Toujours d’Irlande. » Son sourire est toujours présent, mais s’est un peu refroidi. En voulant faire un effort pour lancer la conversation, Miranda pose des questions bizarres. Meg n’en a jamais vu un, mais elle imagine que les Psymages parlent un peu comme ça. « Et bien… Oui, ça me plaît. Les BUSEs donnent un peu de stress, c’est certain, mais tout va beaucoup mieux depuis que le professeur McGonagall est directrice. » Que dire de plus ? C’est tellement bizarre. Maintenant qu’elles ne chantent plus, leur gêne précédente revient au grand galop. « Et… toi ? » Autant lui retourner la question, puisque Miranda a l’air de penser qu’elle est bonne. Allez, encore un effort. « C’est agréable de partager l’école avec un petit frère ou une petite sœur, non ? Ma cadette, Catriona, est en troisième année à Serpentard. »



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Jeu 5 Juil - 11:45
“Oui… Excuse moi, cette chanson fait remonter des choses en moi, je ne vais pas te mentir je l’ai choisi en espérant pouvoir me réconcilier avec mon Frère, explique t-elle en baissant les yeux sur ses doigts posés sur ses cuisses. J’ai été très dur avec lui quand il est entré dans ma vie, je le fuyais beaucoup et pourtant il n’a jamais cessé d’essayer de se faire accepter, de rire, de danser et même parfois de me défendre… Je voudrais pouvoir lui dire à quel point je tiens à lui et combien je suis désolée.”

Miranda relève la tête et inspire profondément pour chasser les émotions qui menacent de l’envahir, dire que seule Pandora était au courant de ça jusqu’ici. Mais la petite Poufsouffle sent que Margaret est une personne de confiance et qu’elle n’a rien à craindre. La répétition avance bien, toutes deux font des progrès et la Serdaigle s’adapte de mieux en mieux au rythme que la chanson impose. Ensemble elles en feront quelque chose de très intéressant et nul doute que leur représentation ne passera pas inaperçue. La fatigue de la veille la rattrape, elle subit les conséquences d’avoir passé la moitié de la nuit dehors avec Damien mais elle ne regrette rien… Ou alors peut-être juste d’être passée par les cuisines avant de rentrer. Comment aurait-elle pu résister à une part de tarte à la mélasse de Wigo ? L’odeur était tellement alléchante.
Margaret répond à ses questions sur un ton que Miranda commence à connaître, qu’a t-elle dit encore ? Lui parler c’est marcher constamment sur des oeufs.

“J’ai dis quelque chose qu’il ne fallait pas ? Demande t-elle timidement, au point où elle en est autant carrément rentrer dans le vif du sujet. Je suis désolée de poser des questions qui devraient être évidentes, je me souviens très peu des Brides, mon père avait la fâcheuse tendance à me traîner absolument partout quand j’était plus jeune, j’ai rencontré tellement de familles de sangs purs qu’aujourd’hui je prend le temps de vraiment apprendre à les connaître...”

Miranda lui rend son sourire, elle ne veut pas vexer Margaret, elle sait que les Brides sont particulièrement fiers de leurs origines et de leur influence durement gagnée dans le cercle très fermé des familles de sorciers.

“J’aime beaucoup l’Irlande, c’est un endroit magnifique, je me souviens y être beaucoup allé avec ma grand-mère qui en est originaire, je ne connais ta famille que de réputation à vrai dire, j’aime entendre les gens parler eux-mêmes de leurs expériences… dit-elle pour justifier sa question. Lorsque je vivais avec mes parents j’étais à Londres, puis en les quittant pour chez mes grands parents je me suis installée à Bristol. J’imagine que tu connais déjà la réputation de mon père et de ma mère, sache que je ne cautionne pas leur comportement…”

Mieux vaut prévenir que guérir, tout le monde sait à quel point sa famille est extrémiste, Miranda est différente. C’est fatiguant de devoir toujours le préciser, surtout en sachant que des rumeurs tournent sur elle. Son père est l’être le plus égoïste qu’elle connaît, il n’a pas hésité à détruire son image pour son propre intérêt et le pire dans tout ça, c’est que c’est lui qu’on croit. Mais la roue tourne, l’arrivée de Fenn pourrait bien remettre en question la réputation du grand Elton Blackwood. Il y a des choses qu’il a voulu cacher, Miranda le sait et il a échoué… Margaret enchérit sur leurs fratries respectives.

“Comme je te l’ai dis Fenn et moi ne nous parlons plus beaucoup, quand nous le referons en tous cas j’espère que nous nous entendrons bien, je serais ravie de te le présenter et de mon côté, de rencontrer Catriona…”



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Mer 18 Juil - 23:37
Quoi, cette chanson à la joie un peu en carton-pâte fait « remonter des choses » en Miranda ? Meg se dit que cela est peut-être lié à des souvenirs d’enfance, avant que la Poufsouffle ne se mette à expliquer qu’elle compte s’en servir pour se réconcilier avec son frère. Elle n’avait pas réalisé que les deux étaient fâchés et se sent partagée. D’un côté, elle ne veut rien savoir de ces histoires : elle n’est pas proche de Miranda et ça la met mal à l’aise que celle-ci déballe soudain ses problèmes intimes après trois minutes de chansonnette poussée ensemble. De l’autre, elle n’est pas insensible et éprouve de la compassion pour elle. Etre en froid avec sa fratrie est très difficile, et même si l’histoire des Blackwood semble particulièrement alambiquée, elle peut s’identifier à ce problème. Comme toutes les sœurs du monde, Catriona et elle se sont chamaillées, boudées, disputées, jalousées et parfois, vraiment mises en colère l’une contre l’autre. Ça n’a jamais duré trop longtemps, mais c’est très désagréable.

Meg n’est pas assez tactile, ni assez proche de Miranda pour lui proposer un geste de réconfort qui les mettrait sans doute mal à l’aise toutes les deux, mais elle lui offre un sourire compatissant.

« Et pourquoi est-ce que tu ne lui dirais pas, tout simplement ? Je suis sûre qu’il appréciera la chanson, mais tu n’es pas obligée d’attendre jusqu’au concert de décembre pour te réconcilier avec lui. »

Elle-même ne pourrait pas rester sans parler à Cat pendant aussi longtemps, et elle est persuadée que l’une des deux (elle, selon toute vraisemblance) mettrait son mouchoir par-dessus et viendrait s’excuser et arranger les choses. Meg était loin de se douter que cette théorie serait testée dès le lendemain lorsqu’elles se retrouveraient mêlées malgré elles dans les affaires des frères Avery. Pour le moment cependant, elle pouvait donner son conseil sereinement.

Meg fait de son mieux pour ne pas se sentir vexée par les propos de Miranda mais c’est difficile. Ah, si la demoiselle n’a pas apprécié être « traînée » de force chez elle… Merlin, si sa mère entendait ça, elle qui se donne tant de mal pour tenir un salon intéressant et organiser de fabuleuses réceptions ! Vues les connaissances des Blackwood, se faire bazarder dans un groupe de Sang-purs de leur connaissance sans aucune distinction est par-dessus le marché des plus désagréables.

« Il est vrai que nous ne nous sommes pas croisées beaucoup, entre ta santé fragile et le fait que nous n’étions pas très proches de tes parents. »

C’est un euphémisme poli, mais Meg ne peut tout de même pas sortir que Blackwood père se trouvait trop bien pour eux devant sa fille !  Cette famille a l’air terriblement compliquée et il lui semble que Miranda elle-même est en froid avec les plus puristes des pro-sang-pur, mais elle ne veut pas se mêler aux potins d’un monde dont elle se tient soigneusement éloignée. Elle s’efforce de redonner une expression lisse et neutre à son visage, d’y chasser les petites traces d’irritation qui, elle le sait, doivent marquer le bord de ses lèvres. A ce stade, Miranda ressemble de plus en plus à une épreuve de courtoisie en société qu’elle devrait vaincre pour prouver à sa mère être prête pour son entrée dans le monde et son bal de débutante, mais elle ne veut pas céder. La quatrième année est intrigante, alternant pépites de sympathie et bons sentiments avec des confessions trop brusques et des remarques déstabilisantes à la limite de l’insulte, sans sembler s’en rendre compte. Non, décidément, elles ne viennent pas du même monde, et comme lors d’un précédent cours d’Histoire de la Magie, Margaret se prend à remercier le ciel de la bonne éducation qu’elle a eu la chance de recevoir.

« Tant mieux. »

Elle est malgré tout heureuse d’entendre que Miranda n’est pas alignée sur l’idéologie Mangemort, et se laisse un peu adoucir pour le compliment sur son pays natal. Peut-être que la Poufsouffle n’est pas si différente de Tiberius, finalement, en froid avec ses parents pour des raisons éthiques. Tib peut-être parfaitement désagréable, mais parce qu’ils étaient proches enfants, elle lui pardonne beaucoup de choses… ou pardonnait. Ils ne se sont pas vraiment ré-adressé la parole depuis septembre et cela la peine toujours, mais pour une fois, elle ne veut pas remettre en question ce qui plus que de la fierté, lui semble être sa simple dignité. Elle n’ira pas s’écraser deant lui après ce qu’il lui a dit. Quoi qu’il en soit, si elle a supporté aussi longtemps le Serpentard, elle peut continuer à essayer de supporter Miranda.

« Il n’y a pas de raison. Je n’ai pas tout compris à ton histoire,» - et elle ne veut  pas vraiment d’explication plus détaillée, d’ailleurs – « mais  il me semble qu’il faut simplement que vous appreniez à vous connaître, non ? Vous allez peut-être vous découvrir des points communs, aimer faire des choses ensemble… Peut-être que tu pourrais lui proposer de l’aide avec ses devoirs, s’il est en deuxième année ? »

Meg sourit plus franchement. Elle n’a pour l’instant pas vraiment l’envie de présenter Cat à Miranda tant qu’elle ne l’appréciera pas plus sincèrement, mais de toute manière, ce genre d’introduction formelle n’est pas nécessaire à Poudlard. Elle a beau être vieux jeu, on ne se comporte pas dans une école comme à un cocktail, c’est beaucoup plus facile de parler à de nouvelles personnes, par exemple.

« Cat se présenterait avec joie toute seule, si tu la croisais à Poudlard, je pense. Est-ce que tu es inscrite à un autre cours du professeur Fawley ? Ma sœur fait du théâtre et des beaux-arts. »


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Dim 5 Aoû - 20:18
Miranda n’est pas du genre à s’excuser aussi facilement, voilà pourquoi elle ne se contente pas d’aller le voir. Sa fierté est peut-être son plus gros problème, Fenn lui pardonnera elle le sait mais sa culpabilité elle ne s’envolera pas aussi facilement. Il y a tant de choses qu’elle aimerait lui dire, pourtant elle se sent incapable de tenir une conversation avec lui sans se sentir mal à l’aise. Et puis c’est trop facile, Miranda ne veux pas qu’il soit gentil, elle ne veut pas l’entendre lui dire qu’il ne lui en veut pas sans avoir fait quelque chose pour le mériter. Fenn est une crème, une sorte de petit chamallow sur pattes quand il s’agit de sa soeur, c’est incompréhensible, il devrait lui en vouloir mais c’est tout le contraire, il s’acharne, la couvre de lettres, fait preuve de beaucoup trop de tendresse… Miranda se souvient avoir trouvé un petit parfum sur son pupitre en cours de potion, celui sur lequel elle avait lorgné à la parfumerie du chemin de traverse pendant les vacances. Qui d’autre que lui aurait pu le lui offrir ? Il était le seul à être avec elle ce jour là, le seul à avoir remarqué son regard envieux, le seul à s’être absenté sans rien dire à personne… Cette pensée la fait sourire, toutes les jeunes filles du monde voudrait avoir un frère comme lui. Miranda soupir, caresse les touches d’ivoire devant elle du bout des doigts, Margaret a raison sur un point, elle n’est pas obligée d’attendre noël. Elle pourrait lui écrire, tout est toujours plus facile sur papier. Ce regain d’espoir la motive, elle se tourne vers sa partenaire souriante.

“Tu as raison, je devrais lui écrire, ce serait tellement plus simple mais je pense lui dédier cette chanson tout de même, je suis heureuse de pouvoir la chanter avec toi… On ne se connaît pas énormément mais je t’apprécie, tu es quelqu’un d’admirable.”

La réflexion qui suit fait perdre toute trace d’émotion positive à Miranda, sa “santé fragile”, combien de temps en entendra t-elle parler ? Son père est fourbe, il savait pertinemment en lançant cette rumeur que tous les sangs purs la regarderaient comme une jeune fille instable. Ce qu’elle n’est pas, si ils savaient, si seulement ils avaient vu, mais pour manipuler il faut être bon menteur et Elton trompe son monde avec brio. Miranda subit, depuis des années elle voit se poser sur elle des regards injustement appitoyés sans comprendre pourquoi l’image qu’elle renvoie est aussi triste. Il lui aura fallu quatre ans pour obtenir des réponses qui ne lui plaisaient et ne lui plaisent toujours pas, pour se prendre la réalité en pleine figure. L’espoir minime d’être considérée par son père s’est envolé avec le désir de le voir revenir vers elle, l’amour est cruel. Margaret n’y est pour rien, elle répète seulement ce qu’on lui a dit et qu’elle a cru pour ne pas l’avoir vu aux réunions de familles de sangs purs. Miranda baisse les yeux sur ses mains posées sur ses genoux.

“Je n’ai jamais eu une santé fragile” Déclare t-elle placide. “Mon père a trouvé plus facile de le faire croire pour ne pas avoir à affronter la réalité, je n’ai jamais été assez bien pour lui, pour qu’il me présente à son entourage. Il me cachait et a fini par me confier à mes grands parents parce que je ne répondais pas à ses désirs.” Elle relève la tête. “C’est pour cette raison que je ne me souviens plus de grand chose, les mauvais souvenirs ont remplacé les bons. Ta famille est bien trop bonne pour que mon père s’intéresse à elle, c’est un égoïste que seules ses valeurs à lui intéresse. Je suis différente, j’ai bien plus d’admiration pour les gens vrais comme les Brides, je considère la différence et ne juge jamais injustement.”

Cette conversation tourne au mélodramatique, Miranda s’efforce de sourire le plus chaleureusement possible. Elle plonge ses yeux ambrés dans ceux de Meg et tâche de retrouver son enthousiasme.

“Je serais enchantée de rencontrer Catriona, malheureusement je n’ai choisis que la musique en option, je ne suis pas très douée dans les autres domaines artistiques” Avoue t-elle en riant de sa propre incompétence. “Mais je serais ravie d’aller la voir jouer ! Tu sais quand elle se produira ?”



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Mar 7 Aoû - 22:57
Meg sourit lorsque Miranda se suggère à elle-même d’écrire à son frère. Elle aussi est souvent plus à l’aise à l’écrit lorsqu’il s’agit de communiquer ou de réfléchir sur des sentiments compliqués. Son journal intime, tenu dans une étrange alternance d’anglais et de gaélique, en est bien la preuve. Elle frémit un peu en pensant à ce qu’il se passerait si le précieux objet tombait entre de mauvaises mains. Elle n’est pas trop vaniteuse, mais la honte la tuerait sûrement.

Elle a un petit rire gêné, parce que la fin de phrase de sa camarade la prend au dépourvu. « Vraiment, et qu’est-ce que j’ai fait d’admirable ? » Bien, elle a fait parti de l’A.D. pendant la guerre, mais dans les yeux de Meg, cela tient plus de la décence que de l’héroÏsme. D’ailleurs, elle ne voit pas pourquoi Miranda serait au courant. Elle l’a fait parce qu’elle en était capable, et il n’y a pas à chercher beaucoup plus loin. En dehors de ça, elle est contente de qui elle est, bien élevée, raisonnablement douée dans ce qui l’intéresse, avec une famille aimante et des amis précieux mais… elle n’a rien d’extraordinaire ou d’admirable. A part peut-être ses genoux ? Meg ravale un sourire plus intérieur à cette pensée incongrue, et tâche de se reconcentrer sur la conversation.

« Oh. J’ignorais que… » Miranda raconte des choses affreuses avec une attitude des plus blasées. Meg est réellement surprise d’apprendre que Miranda est en parfaite santé, même si c’est une bonne nouvelle. Etre traitée ainsi par son père, même si c’est un Mangemort, doit être affreux. Elle peut s’identifier aux soucis de ne pas être assez bien pour les aspirations familiales, et n’ose pas s’imaginer ce qu’elle ressentirait si ses parents préféraient la cacher dans sa chambre plutôt que la montrer comme leur fille aînée, sa place légitime, lors de leurs évènements sociaux. Margaret s’est donné du mal pour être à la hauteur de ses responsabilités, mais c’est donnant donnant. Et, ça semble prosaïque à dire mais… ils s’aiment. Il y a tout un tas de règles et de convenances à respecter, mais elle sait que son bonheur personnel compte aussi aux yeux de ses parents, même s’ils ne le montrent pas toujours très adroitement. « Je suis désolée. » Elle ne voit pas trop quoi dire d’autre. On ne critique pas la famille des gens, ça ne se fait pas, même quand il s‘agit de gens aussi détestables que les Blackwood.

Et que penser de ses soudains compliments sur les Bride, dont elle avait oublié l’existence deux minutes plus tôt ? Meg se demande si au fond, Miranda est bien sincère dans ce qu’elle raconte. Et si elle fabulait tout ça ? Elle a l’air un peu perdue, ça c’est sûr, mais ses conflits de loyauté semblent la confusionner plus qu’autre chose. Meg se contente donc d’acquiescer à la flatterie qui lui est servie sans en rajouter. La Poufsouffle et elle ont décidément encore un long chemin à faire avant de s’apprivoiser.

« Moi non plus, je ne me suis pas inscrite dans les autres options artistiques. Avec les BUSE, j’ai pensé qu’une serait suffisante… et puis, c’était la seule qui m’intéressait vraiment. » Elle se verrait mal se donner littéralement en spectacle à l’atelier théâtre. Elle a quelques bases en dessin, de quoi compléter son éducation, mais n’y trouve guère de plaisir et n’y excelle pas particulièrement. « Non, je ne sais pas quand ils donneront une représentation. » C’est un peu honteux de sa part, d’ailleurs. Est-ce que Cat lui en aurait parlé et elle aurait oublié ? La mauvaise sœur que voilà ! « Mais je suppose que cela aura lieu à Noël, comme notre concert. Il faudra demander au professeur Fawley lors du prochain cours. Ca pourrait être intéressant de travailler tous ensemble sur un projet, d’ailleurs, plus tard dans l’année. Un genre d’opéra où nous ferions les chœurs peut-être ? »

Meg se lève et rassemble ses affaires. « Retrouvons-nous pour retravailler samedi, qu’en penses-tu ? En attendant, je vais tâcher d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de ce magicien d’Oz. » Elle ne pense pas que Ian ait déjà réussi à traficoter une télévision à l’intérieur de Poudlard, mais elle pourra toujours le lui demander, ça ne coûtera rien.


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Ven 10 Aoû - 20:49
“Eh bien…” Commence Miranda en levant les yeux vers le plafond songeuse. “Je trouve que tu as une très bonne éducation pour commencer, tu es une élève sérieuse et douée dans de nombreux domaines. Tu t’investis dans ce qui t’intéresse et tu défends tes valeurs, pour moi tout ça fait de toi quelqu’un d’admirable.”

La Poufsouffle sourit à Margaret, elle a toujours déploré leur mauvaise entente parce que malgré leurs différences, elles ont de nombreux points communs et s’entendraient à merveille si chacune faisait des efforts de son côté. Bien entendu, il y a des choses chez elle que Miranda trouve exaspérantes comme par exemple sa manie de rester coincée en toutes circonstances, c’est bien d’être sage mais à un moment donné il faut savoir se lâcher et si elle ne l’avait pas forcée à danser, nul doute qu’elle n’aurait jamais vu un aussi grand sourire sur ses lèvres un jour. la jeune fille ne supporte pas non plus ses manières trop aristocratiques, plus que les siennes malgré son éducation stricte au possible. Mais en dépit de tout ça, elles aiment toutes les deux étudier, chanter et jouer de la musique, ça devrait suffire à les rapprocher. Miranda apprécie passer du temps avec Margaret, elle espère sincèrement qu’une amitié ressortira de ce devoir de chant.

Le temps passe, les étudiantes sont ici depuis déjà un bon moment, il va bientôt être l’heure du dîner et la Poufsouffle ne va pas pouvoir passer par son dortoir. Olympe doit être furieuse, elle qui lui avait promis de l’aider pour son devoir de potion. Peut-être que si elle lui trouve une boîte de dragées surprises elle ne la tuera pas tout de suite ?
Margaret propose de mêler le cours de chant et de théâtre, cette idée provoque l’ébahissement de Miranda qui se lève extatique.

“Merlin mais c’est une idée brillante, pourquoi ne pas proposer de monter une comédie musicale après notre interprétation de “Ding Dong The With Is Dead” ? Soumet la quatrième année. Si ça leur plaît on pourrait demander à Fenn de nous en trouver une intéressante, il en regarde tellement que j’en oubli la moitié des noms mais il me semble qu’il m’a parlé de Glease… Non…”

Elle s’interrompt hésitante.

“Grease ! Oui c’est ça Grease ! Peut-être que le projet sera bien accueilli si nous montrons ce dont nous sommes capable ? Ça changerait de présenter quelque chose de moldu et peut-être que ça aiderait les élèves à se familiariser avec ce monde qu’ils ne connaissent pas et surtout à tolérer les nés moldus. Ce serait formidable ! Et puis Fenn serait heureux de s’impliquer dans quelque chose ici et comme il ne connaît rien à la magie, il se sentirait dans son élément.”

Miranda se réjouit d’avance de le lui proposer, il acceptera sans hésiter elle le sait. Dans ses lettres il n’a de cesse de lui parler de ses difficultés d’intégration. Même si son amie Olive prend sur elle de l’aider à comprendre l’univers dans lequel nous vivons, sa vie à Londres lui manque terriblement. En aidant à monter la comédie musicale Grease, peut-être qu’il se sentira mieux. De plus, il doit y avoir d’autres nés moldus à Poudlard qui voudront sûrement se joindre au projet, de potentiels amis pour son petit frère. Ouvrir un pont entre les deux mondes l’espace de quelques mois, voilà qui ferait le plus grand bien à la vision étriqué de certains élèves.
Margaret a déjà rangé ses affaires avec une organisation sans failles et lui propose de retravailler Samedi. Miranda se contente d’hocher la tête et de la raccompagner jusqu’à la porte. En l’ouvrant, elle tombe nez à nez avec une silhouette qu’elle connaît trop bien. Olympe l’attend dans le couloir bras croisés. En l’apercevant, elle pose son index sur le rebord de son cou et le traverse de long en large tout doucement signe qu’elle est très en colère. Miranda écarquille les yeux terrifiée par l’aura noire qui s’échappe de sa meilleure amie.

“Oh-Oh…”



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Dim 12 Aoû - 19:16
 Meg est un peu soufflée de l’analyse d’elle-même que lui sort Miranda. A la fois flattée et un peu embarrassée, si elle est totalement honnête. Elle ne s’attendait pas à ce que la petite blonde en sache autant sur elle. Est-ce qu’elle s’est fait espionnée ? Elles n’ont pourtant même pas de classes en commun en dehors du chant, et elles ne sont définitivement pas proches. C’est vrai que Meg est bien élevée, et elle en tire une grande fierté. Elle ne l’avouera jamais à haute voix, mais elle trouve que le contraste avec Miranda par exemple, ne fait pas photo. Ses parents à elle ne l’ont pas négligée, ont pris le temps de lui inculquer des manières, et ça se voit. Quant à être sérieuse et appliquée, elle sait déjà que c’est une impression qu’elle projette. A quinze ans, elle a déjà pu se rendre compte que ceux identifiés comme sérieux et tête de classe ne sont pas toujours les plus brillants, et elle a très conscience de ses défaillances dans certaines matières mais il est vrai qu’elle se donne du mal pour y remédier.

La suite des propos de Miranda, en revanche, est plus intéressante. « Est-ce que tout le monde ne s’investit pas dans ce qui les intéresse ? Je crois que c’est le principe des hobbies, non ? » Il ne lui serait jamais venu à l’esprit de se décrire comme quelqu’un de passionné, mais cela lui fait plaisir. « Merci. » C’est vrai qu’elle défend ses valeurs, mais elle ne pensait pas que quelqu’un l’aurait remarqué, tant elle le fait discrètement. Elle n’est pas véhémente comme Tiberius, ou une figure d’autorité comme Aslinn et Billie les préfètes, elle trace juste sa petite route en accord avec sa conscience, du mieux qu’elle peut. Elle ne sait vraiment pas quoi penser du compliment que Miranda vient de lui payer, mais il faudra définitivement qu’elle lui accorde plus d’attention à l’avenir. En tout cas, elle-même serait bien en peine de réciproquer et mener une analyse aussi fine de la personnalité de sa camarade.

« Graisse ? Tu veux monter un spectacle qui s’appelle Graisse ? » Les Moldus ne seront décidément jamais à court d’idées aussi fascinantes que bizarres. « Est-ce que Fenn est inscrit dans l’un des cours d’art du professeur Fawley ? Je crois qu’avant de prendre une aussi grosse décision, il faudrait en parler à tous nos camarades et avoir leur accord à tous. Mais j’avoue que ton idée de faire un spectacle qui réconcilierait tout le monde me plaît assez. »

Fenn ci, Fenn ça. Pour quelqu’un qui ne parle plus à son frère, Miranda n’a pourtant que lui à la bouche. Meg n’est guère enthousiasmée par cette histoire de Gras, qui lui semble bien éloignée de son cher chœur des crapauds. Mais il est vrai que monter un concert collectif qui permettrait de ramener un peu la paix entre les différents groupes du château ne serait pas de trop. « Tu sais, je ne crois pas que le problème n’est que du côté du racisme contre les nés-moldus. Ce n’est plus vraiment toléré, depuis que » - elle inspire profondément – « Voldemort a été vaincu. J’ai remarqué que beaucoup de Sangs Purs sont désormais mis à l’écart, alors même qu’ils n’ont rien fait de mal. Toi-même, avec ton nom de famille, tu as dû le remarquer, non ? Il faudrait sans doute aussi penser à ça. » Elle se sent un peu sale d’avoir évoqué à haute voix les statuts de sang. Ce n’est pas poli, et puis, c’est s’obliger à voir en face une réalité désagréable, mais puisque Miranda a lancé le sujet, autant aller jusqu’au bout. Peut-être qu’elle trouvera dans cette conversation intelligente et trop rare des raisons pour mieux l’apprécier.

Les deux jeunes filles se dirigent vers la porte. Meg ouvre de grands yeux en croisant Olympe. « Bonsoir. » Avec des amies comme ça, Miranda ne doit pas avoir besoin d’ennemis. Elle n’a pas la moindre envie de s’en mêler. C’est déjà assez de partager son dortoir avec Alice Silver, et d’entendre celle-ci lui demander de prendre parti quand elle en avait contre Miranda. « Je dois repasser par la tour de Serdaigle avant le dîner, je vous laisse. A samedi, Miranda ! » Et elle dépassa fermement Olympe pour s’engager d’un pas rapide dans les escaliers, fuyant l’orage.
 



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That the heart beats in threes
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Lun 3 Sep - 19:46
Miranda éclate de rire, elle ne s’attendait pas à ce que Margaret entende un mot aussi peu élégant que “Graisse” à la place de “Grease” et encore moins qu’elle imagine qu’une comédie musicale puisse réellement porter ce nom. Ça fera une bonne anecdote à raconter à table, du moins aux élèves Moldus si tant est qu’il y en ait dans son entourage le plus proche. Fenn déteint déjà sur elle, ce n’est qu’à moitié une bonne nouvelle quand on connaît sa réputation. Devenir l’énigme de sa maison, se retrouver au centre de silences particulièrement gênants, figurer dans liste des élèves les plus étranges de son école très peu pour elle… Bien qu’elle apprécie grandement Luna Lovegood, tout en sachant qu’Hagrid est l’adulte le plus intéressant à ses yeux ici à Poudlard et que son frère… reste son frère, leur qualité d’individu à part ne l’attire pas particulièrement. Si elle savait qu’elle est déjà un mystère pour beaucoup de gens, trop d’ailleurs, Miranda en ferait une attaque. Les Blackwoods en général ne sont pas des gens faciles et sa famille maternelle : les Ambroses, ont pour réputation d’être plus têtus qu’une armée d’hippogriffes. Forcément il ne fallait pas s’attendre à ce que le fruit de ces deux lignées soit autrement, elle s’en sort même plutôt bien, mieux vaut l’avoir du côté des bons. Enfin bref, tout ça pour dire qu’elle ne pourra pas parler de ce jeu de mot amusant à grand monde à moins d’être absolument certaine que la personne en face est capable de la comprendre. Ça y est, elle entrevoit ce que Fenn ressent et c’est plutôt déplaisant. Miranda souhaite de tout coeur qu’à Poudlard les cultures se mélangent, ne serait-ce que dans un esprit de tolérance. La fin de la guerre a aidé à la communication cependant, il reste du chemin à parcourir.

“ “Grease” corrige la Poufsouffle gentiment. Je ne pense pas que Fenn se soit inscrit quelque part. C’est dommage d’ailleurs, lui qui adore les comédies musicales, le théâtre pourrait lui plaire… Je tâcherais de lui en toucher deux mots. Si Catriona y est déjà, j’imagine qu’il aura au moins quelqu’un à qui parler.”

Elle s’interrompt, songeant à la réflexion de son amie.

“Il est vrai que la guerre a creusé de sacrés faussés mais j’ai de mon côté vu de nombreux sangs purs aller vers les nés Moldus, il serait judicieux de donner à chacun l’opportunité de remettre ses certitudes en question. Connais-tu Shakespeare ? Demande t-elle curieuse. Renseigne toi d’ici à la semaine prochaine sur une pièce appelée “Roméo et Juliette”. C’est un classique chez les moldus et elle est tout à fait réadaptable en remplaçant les deux partis originaux par les nôtres. C’est une idée comme une autre…”

Miranda hausse les épaules et suit Margaret jusqu’à la porte de la salle. C’est à ce moment précis qu’elle tombe nez à nez avec Olympe furieuse d’avoir été oubliée. La Serdaigle s’efface après un dernier au revoir que la jeune fille lui rend chaleureusement avant de reporter son attention sur sa blonde de meilleure amie dont les sourcils se touchent presque de colère. Ça pourrait être pire, imaginez un instant qu’elle lui ait envoyé une beuglante juste pour l’humilier en plein milieu de la salle commune ? Ne riez pas, elle en est capable ! Miranda efface la distance qui les sépare l’air profondément coupable, ce n’est malheureusement pas assez pour apaiser la cocotte minute et son talon qu’elle fait claquer sur les dalles de pierre du couloir avec agacement. Une dernière volonté ? Faites que Merlin soit aussi intéressant qu’on le dit.

“Je suis désolé, j’ai complètement oublié de te prévenir que je devais répéter avec Margaret… S’excuse t-elle en serrant ses livres contre sa poitrine.

-Tu avais promis ! Répond Olympe entre ses dents serrés.

-Je sais je suis nulle mais je te promet de me rattraper…

-Ah et comment ? Tu comptes aller en cours à ma place demain matin ? Raille la jolie blonde.

-Si je le pouvais je le ferais mais étant donné que ce n’est pas possible…

-Que tu crois, je connais quelques dealeurs qui se feraient un plaisir de me vendre une potion de polynectar au prix fort que je te ferais payer bien sûr…”


Miranda ouvre la bouche indignée par l’idée de la jeune fille. Olympe lève les yeux au ciel et soupire.

“Je plaisante… Mais t’a intérêt à m’expliquer tout ça à table… Sinon Merlin m’en soit témoin je te jette aux strangulots !”

La Poufsouffle devant elle hoche vivement la tête, l’offensée saisit son bras moitié affectueuse, moitié autoritaire et la traîne à travers les couloirs en direction de la salle commune.

“Et tu me dois une boîte de dragées surprise…”

FIN



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