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Ding Dong The Witch Is Dead (avec Margaret)

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Poufsouffle
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Jeu 14 Juin - 23:13
Ding Dong The Witch Is Dead



C’est une catastrophe… ou une opportunité, Miranda ne sait plus ce qu’elle doit penser. Elle savait que prendre l’option musique était une erreur et les événements ne font que confirmer son mauvais pressentiment. Cette semaine, les déboires s’enchaînent entre sa rencontre tendue avec Hippolyte, la rumeur qu’a lancer son père sur sa soi-disant maladie et ses prises de bec avec Alice Silver, elle ne pensais pas que ça pourrait être pire et pourtant…
Mrs Fawley est une bien gentille femme mais elle a mauvais goût en matière de duos d’élèves pour un travail musical. De toute la classe il y avait une seule personne qui en voulait à Miranda et bien sûr, c’est avec elle qu’elle va devoir chanter à Noël. Margaret est une fille aimable, la mésentente s’est construite sur un malentendu. En voulant la défendre contre ce naze de Nereus, la Poufsouffle l’a privée d’une récompense qu’elle attendait de la part du professeur Mora. Mais il n’y avait aucune mauvaise intention là-dedans, Miranda voulait simplement lui rendre justice mais voilà, les quiproquos c'est monnaie courante dans une école où la majorité des élèves se traitent les uns les autres comme des ennemis jurés ou des amis de toujours, la demi mesure n'existe pas à Poudlard. Toujours est-il que Margaret n'a pas pardonné à la Poufsouffle à en juger par son air déconfit quand Mrs Fawley a annoncé qu'elles travailleraient ensemble. Miranda sait au moins à quoi s’en tenir…
Pour faciliter la tâche à la Serdaigle et lui montrer qu’elle ne lui causera pas trop de problèmes, la jeune Blackwood a prit l’initiative de lui donner rendez-vous aux sous sols dans une classe vide où se trouve un piano, si ses souvenirs sont bons. Elle y a passé l’après-midi de la veille, elle a épluché un maximum de recueils à la bibliothèque du côté sorcier sans succès. Toujours les mêmes registres…

Et puis il y a eu la lettre, celle d’une personne bien particulière qu’elle connaît depuis à peine six mois et avec qui elle a été très distante pendant un temps qui a semblé interminable à ses grands-parents. Son frère : Fenn Blackwood. Fenn est entré dans sa vie sans prévenir, c’est le garçon le plus vif et insouciant qu’il lui a été donné de voir. Avec son optimisme trop grand, il a brusqué Miranda sans le vouloir qui s’en est éloignée par peur peut-être ou tout simplement par rejet de la vérité. Par son biais, elle a découvert l’infidélité de son père et le fait qu’il ait abandonné son propre fils sans une once de remords. De plus, elle se complaît dans la culpabilité de la petite soeur qui a vécu dans une famille, aimée en tous cas pour ce qui est de ses grands parents. Fenn quand à lui a souffert d’une vie misérable mais ne cesse jamais de sourire contrairement à elle qui déplore son passé sans se soucier de ses bons souvenirs. Alors elle l’a rejeté, non pas pour ce qu’il est mais pour tout ce qu’il représente. Ils vivent tous les deux à Poudlard mais ne se voient jamais. Après 6 mois à fuir Fenn comme la peste, Miranda regrette. C’est un gentil garçon plein de bonne volonté qui n’a cherché que son affection et maintenant elle ne sait plus comment lui exprimer ce qu’elle ressent.

Il lui écrit tous mois pour lui parler de sa vie à l’école et pour la première fois depuis la rentrée, la Poufsouffle était heureuse de recevoir son courrier. Elle s’est empressée de lire la lettre :

“Chère Miranda,

Je suis heureux de t’apprendre que je suis définitivement mauvais en sortilège, c’est un fait j’ai beau faire de mon mieux pour m’améliorer, je parviens toujours à faire le total opposé de ce qu’on me demande. Le professeur me déteste, le plaisir est partagé. J’ai l’impression d’être un extra terrestre ici, tout me paraît délirant, j’ai grandis dans un monde où tout le monde m’a toujours répété que la magie n’existait pas. Je savais que c’était faux mais de là à imaginer Poudlard, les cours de potions, de sortilèges… D’histoire de la magie, suis-je le seul à penser que le Professeur Mora est un bel enfoiré ? A chaque fois que je lui pose une question sur le monde sorcier il me regarde comme si je lui avais demandé si le soleil est une planète…”

Miranda a éclaté de rire, elle imaginait la tête de son professeur, ça devait être tordant. Elle a secoué la tête amusée et a reprit sa lecture.

“Nona dit que je perturbe les professeurs parce que je suis différent et que c’est une bonne chose parce que je vais apporter quelque chose de neuf à cet endroit… Moi je pense surtout que je les fais royalement chier et qu’ils n’en peuvent plus de me voir dans leurs salles de classe. Je commence à m’intégrer et ça c’est une bonne nouvelle mais j’aimerais que tu sois là. Je sais que l’envie n’est pas partagée mais quand tu es au manoir avec moi pendant les vacances je me sens bien moins seule. Même si tu fais tout pour ne pas avoir à passer du temps à mes côtés, te savoir si proche me rassure. Alors oui, je dois être bien fou pour t’aimer à ce point alors que je ne suis qu’un poids trop lourd à porter dans ton existence mais tu es ma soeur, mon seul véritable lien ici. Je travail dur en espérant que tu sois fière de m’avoir comme frère, que tu acceptes d’être vue avec moi à l’école. Noël approche et je voudrais le passer avec toi à la maison, je voudrais tellement que tu puisses me parler, me regarder et me sourire. Je t’en prie, dis moi que tu le feras… Je dois avoir l’air bien pitoyable, je suis sûr que tu dois me prendre pour un garçon collant mais qu’à cela ne tienne, je l’assume.

J’espère que notre relation s’améliorera dans le futur parce que tu es tout ce que je veux pour les fêtes et tout ce que j’ai dans ce monde.

Bien à toi ma petite soeur.

Fenn Blackwood.”

Aucune autre lettre n’aurait pu la bouleverser à ce point, elle a réalisé en refermant le courrier tout ce qu’elle a fait subir à son frère. Les larmes ont coulées toute seules, elle s’est sentit terriblement mal, la boule dans sa gorge ne cessait de grossir tandis que les souvenirs remontaient à la surface. Elle a repensé à la première fois où Fenn a rencontré leur elfe de maison Zina, il a crié et s’est caché derrière le divan comme un enfant terrorisé. Elle a ri à travers ses sanglots, s’est essuyée les joues en se remémorrant la fascination dont son frère à fait preuve en découvrant le sort de nettoyage et de rangement, quand il a juré d’apprendre ça pour parer sa nature bordélique. Elle se souvient de la manière avec laquelle il a supplié Nona et Popa d’acheter un poste de télévision, une invention moldu pour regarder des films et les heures qu’il a passé devant. Et puis il y a eu ses descriptions passionnées de son film préféré “le magicien d’Oz”, une comédie musicale… Une comédie musicale… A ce moment là, Miranda a su ce qu’elle devait faire. Elle a foncé à la bibliothèque pour la seconde fois en une journée, du côté moldu des ouvrages pour y trouver quelque chose sur cette oeuvre. Fenn fredonne souvent une chanson de ce film “Ding Dong…” quelque chose comme ça. Elle a épluché un tas de livres jusqu’à tomber sur ce qu’elle cherchait. C’était exactement ce qu’il fallait et elle espérait que Margaret penserait de même…

C’est ainsi que la Poufsouffle se retrouve devant la porte de la classe vide, les mains moites d’appréhension. La Serdaigle est forcément venue, c’est une trop bonne élève pour risquer une mauvaise note. Miranda essuie ses paumes sur sa robe de sorcière et inspire profondément avant d’ouvrir et d’entrer dans la pièce. Elle pose son sac sur un pupitre doucement, gênée par la présence de Margaret. Elle se tourne vers elle et se racle la gorge.

“Bonjour, je suis heureuse que tu sois venue, j’ai beaucoup réfléchis à ce qui serait idéal à présenter à Noël et je tiens à te dire que je serait très sérieuse, ce travail me tient à coeur tout particulièrement, dit-elle en fouillant dans son sac et en en sortant un feuillet. Vois-tu, je me suis dis que tout le monde chercherait une chanson issue du recueil de musique sorcière et que donc, il serait intéressant de chercher ailleurs. Alors j’ai épluché les oeuvres moldues et notamment l’une d’elle, la préféré de mon frère : “le magicien d’oz”. Il a grandit dans le monde moldu, il m’a expliqué que c’est le tout premier film sorti en couleur et surtout, c’est une comédie musicale. L’une des chansons parle de la mort d’une méchante sorcière. J’ai trouvé le contexte amusant et je me suis dis que ça te plairait à toi aussi…”

Miranda pose la liasse de feuilles devant Margaret et lui sourit timidement.

“Elle s’appelle “Ding Dong the witch is dead”..."

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Ven 15 Juin - 19:25
15 octobre

Margaret était arrivée avec une bonne heure d’avance au rendez-vous de travail qu’elle s’était fixé avec Miranda Blackwood. Elles devaient se voir dans la salle de classe vide du sous-sol qui contenait un piano et celui-ci était notoirement désaccordé. Meg avait décidé de s’essayer à l’accorder un peu. Ce n’était vraiment pas une tâche facile. Elle savait le faire sur un clavecin, mais sur un instrument à cordes frappées, le travail n’était pas le même et trouver comment adapter son sort de mise au diapason lui avait demandé une bonne demi-heure. Le piano se trouvait accordé au la baroque de 415 Hertz, au lieu du classique 440, et sans doute que d’excellents musiciens s’en plaindraient s’ils passaient après elle, mais la petite Serdaigle était quand même fière du résultat obtenu. Peut-être que ce piano se trouvait au diapason baroque mais avant, il n’était au diapason de rien du tout… Au moins, là, elles disposeraient d’un ensemble harmonieux pour les aider à déchiffrer la partition.

La porte s’ouvre et Meg interrompt ses derniers arpèges de vérification. C’est Miranda, et elle force ses lèvres dans un sourire moyennement naturel. Elle n’a toujours pas compris que le professeur Fawley puisse les forcer à travailler ensemble, mais il faut bien faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ce n’est pas vraiment que la Poufsouffle a l’air méchante. Mais elles n’ont rien en commun. Sa présentation au cours de musique, « Bonjour, j’ai une voix de sirène », l’a laissée bouche bée devant tant de vantardise. Et puis, cette fille ne sait pas se tenir en classe. Avec les meilleures intentions, toujours, mais elle lui a encore attiré des ennuis lors du dernier cours d’Histoire de la Magie. En fait, elle a vraiment l’air d’être sans gêne et ça met l’aînée des Bride très mal à l’aise. Elle se lève.

« Bonjour Miranda. »
Bien sûr qu’elle était venue, qu’est-ce qu’elle croyait ? Qu’elle allait gâcher leur temps à toutes les deux en lui posant un lapin ? Il y a un travail à faire, autant le faire bien. « Tu tombes bien, je finissais d’accorder le piano. »

Elle hoche la tête, un peu rassurée quand sa camarade lui promet d’être sérieuse. Dans un devoir classique, il est toujours possible de compenser la paresse d’un partenaire en faisant tout le travail, mais ce n’est vraiment pas possible dans un duo de chant. Heureusement, Miranda a l’air vraiment impliquée, et s’est même proposée de choisir le chant. Meg est un peu sceptique sur son choix, mais elle commence à être débordée par ses révisions de BUSE, son récent rhume lui a fait prendre du retard et elle a finalement décidé de laisser faire, en espérant ne pas le regretter. Ses yeux s’éclairent en entendant que cela vient d’un film moldu, et le détail technique sur l’invention des couleurs la ravie. Son sourire se fait plus franc : Meg est une nerd quand il s’agit de technologie moldue (ou est-ce que le terme est geek ? Non, elle n’est probablement pas assez douée pour mériter ça. Bref. Quelque chose. Ian lui a donné un surnom qui voulait dire quelque chose d’équivalent, une fois. Ce qui est très injuste, quand c’est lui qui bricole et lui passe tous ses gadgets en premier lieu. Mais passons, Ian n’est pas le sujet du jour).

« Tu as un frère ? », ne peut-elle cependant se retenir de demander. Elle n’a pas souvenir d’avoir croisé d’autres Blackwood à Poudlard, ou même d’en avoir entendu parlé, et c’est pourtant une famille qui faisait partie de son cercle social, avant qu’ils ne passent un peu trop ouvertement du côté obscur. Elle n’a pas la prétention de connaître tout Poudlard, mais si un second Blackwood existait, elle aurait cru le savoir.

La jeune fille se rassoit sur le tabouret en velours du piano et commence à feuilleter la partition avec un « Merci » murmuré. La mélodie a l’air bien plus entraînante et jazzy que ce qu’elle est habituée à chanter, avec ses rythmes syncopés. Est-ce qu’elle sera capable de faire quelque chose de convenable dessus ? L’examen des paroles lui fait pincer les lèvres, et tout son visage se referme brutalement. Qu’est-ce que c’est que ça, de se réjouir de la mort d’une sorcière, comme quoi son châtiment de se faire écraser par une maison est mieux que de se noyer ? Est-ce que c’est une blague ? Meg pense aux pauvres sorcières d’Islandmagee, huit femmes du comté d’Antrim accusées de sorcellerie, certaines à tord d’ailleurs. Privées de leurs baguettes pour celles qui en avaient, elles avaient été torturées, et puis noyées pour voir si elles flottaient et avaient vraiment des pouvoirs magiques. C’était en 1711 et le traumatisme est resté bien profond pour la communauté sorcière irlandaise. Tous les pays occidentaux ne peuvent pas se vanter d’avoir encore brûlé vif des sorcières en 1895, mais l’Irlande, elle, l’a fait. La question de chasse aux sorcières est donc sensible. Et puis, qu’est-ce que cette ligne, là ? « She's gone where the goblins go below, below, below, yo ho. » Tout le monde sait que les gobelins ne vivent pas sous terre, c’est très insultant.

« Je ne crois pas que les paroles de cette chanson soient très appropriées. Pourquoi tu as choisi un texte sur les chasses aux sorcières ? »

Elle relève le regard sur Miranda, en attente d’une explication. Décidément, les quiproquos n’avaient pas fini de fleurir entre les deux filles.


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Sam 16 Juin - 17:39
Miranda s'assoit sur une chaise, elle s'attendait à cette question après tout en à peine deux mois, peu d'élèves ont eu l'occasion de côtoyer Fenn. Il est à Poudlard depuis seulement cette année, il n'est jamais passé par les grandes réunions des familles de sang pur et n'a pas vécu avec Elton et Rosalina Blackwood. Il habite avec elle chez ses grands-parents mais ça fait si peu de temps que personne n'a encore eu la possibilité de se faire à sa présence. Bref, c'est un inconnu pour tout le monde et jusqu'ici, Miranda n'a pas aidé à son intégration. La honte reprend le dessus et renforce sa détermination première de lui consacrer la chanson. Elle plonge une main dans son sac et en sort une photo qu’elle tend à Margaret. Elle représente un jeune garçon d'environ 15 ans à vue d'œil et aux cheveux bouclés. Mais le plus fascinant reste la profondeur de son regard, la force de son expression faciale aux traits plutôt durs. Fenn Blackwood dégage quelque chose d'intriguant et de mystérieux. Il est déjà bien marqué par la vie, il n'y a qu'à se plonger dans le noir de ses iris pour le comprendre.



Miranda laisse à Serdaigle le temps de l'analyser et lui répond.

“Il s'appelle Fenn, dit-elle sans pouvoir cacher l'émotion dans sa voix. Il a 14 ans et est en deuxième année ici à Poudlard. Le magicien d'Oz est sa comédie musicale préférée comme je te l'ai dit et je voudrais saisir cette occasion pour lui exprimer mon affection. Il a grandi dans le monde moldu et se sent un peu seul ici, pas vraiment à sa place.”

Elle s'interrompt et laisse Margaret lire la partition de “ding dong the witch is dead”. La poufsouffle est attentive à la moindre de ses réactions et lorsqu'elle fronce les sourcils et pince les lèvres de mécontentement, un seul mot lui passe par la tête : aïe. Qu'est-ce qui ne va pas encore ? La Serdaigle ouvre enfin la bouche et là, c'est la douche froide. Elle a tout compris de travers, encore. Miranda cligne plusieurs fois des yeux le temps d'assimiler la question est de comprendre où elle veut en venir.

“Mais cette chanson ne parle pas de la chasse aux sorcières, murmure-t-elle plus qu'elle ne répond vraiment, elle s'éclaircit la gorge. L'histoire du Magicien d'Oz parle d'une jeune fille : Dorothée. Elle vit chez son oncle et sa tante dans le monde moldu jusqu'à ce qu'un cyclone l'emporte elle est sa maison jusque dans le pays des grignotins, à l'Est d’Oz. En atterrissant elle écrase une méchante sorcière qui terrorisait tous les habitants de cet endroit, créatures comprises. Dorothée les a sauvés et tout le monde chante alors “ding dong the witch is dead” qui signe leur libération. Rien à voir avec la chasse aux sorcières c'est un film pour les enfants plus que pour les adultes...”

À en parler comme ça, Miranda se surprend à faire le lien entre le film et la guerre contre Voldemort. Finalement cette chanson qui célèbre la disparition de la terrible sorcière de l'Est est tout à fait dans le thème de la Victoire d'Harry Potter contre le mage noir.

“Et puis, les croyances moldues ne sont pas les mêmes que les nôtres, pour eux les gobelins ne sont que des créatures fantastiques ils leur inventent une vie par méconnaissance, il faut prendre ça à la rigolade. Le jour de la représentation je ferai un petit discours pour expliquer tout ça ne t'en fais pas. Il y a la bienveillante sorcière du Nord dans cette histoire et le magicien d'oz également, la mort de cette sorcière n'a rien à voir avec une quelconque forme de violence envers la magie, juste contre une personne malhonnête.”

Miranda ri plus mal à l'aise qu'autre chose, Margaret peut vraiment avoir l’air glaciale. Elle se doutait un peu que tout ne passerait pas comme une lettre par hibou mais entre prévoir et constater il y a un gouffre. La Poufsouffle saisit la partition délicatement et à l'aide de sa plume, fragmente les phrases et les annotes Me ou Ma. Elle s'installe ensuite derrière le piano caresse les touches du bout de ses doigts et se concentre.

“J'ai distribué les paroles de la chanson, je commence et tu me suis d'accord ? Je vais la chanter seule une première fois entièrement pour que tu te familiarise avec la mélodie et le rythme, propose-t-elle gentiment.”

Miranda inspire profondément et commence à jouer la mélodie entraînante de “ding dong the witch is dead”. Une seule constatation pour le moment : elle sait utiliser un piano. Puis elle se met à chanter et là, le surnom de ses grands-parents prend tout son sens. Sa voix est claire, sans fioriture même si elle en ajoute quelques-unes surtout pour le caractère joyeux de la chanson. Le timbre est mélodieux, léger et un tantinet séducteur. Sa voix est douce et monte aussi bien dans les aiguë qu'elle descend dans les graves et pourtant, Miranda reste humble, elle joue comme une actrice le ferai mais jamais de manière hautaine et pas toujours très adroitement.

“Which old Witch ? Questionne-t-elle sans chanter. Well, oh, The wicked witch ! Oh !”

Et elle reprend jusqu'à la dernière note le sourire aux lèvres, Fenn serait tellement heureux d'être là avec elle. La poufsouffle se tourne vers la Serdaigle et d'un regard significatif reprend le début de la chanson.

“Once there was a wicked witch in the land of Oz, and the wickeder, wickeder, wickeder that never, ever was…”

Miranda s'interrompt et fait signe à Margaret de poursuivre jusqu'à la seconde annotation sur la partition. C'est une longue répétition qui commence au nom d'un garçon perdu dans un monde aussi magique que celui d'Oz...
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Hier à 22:51
Meg accepte la photo que lui tend Miranda sans mot dire. C’est une photographie moldue, immobile, et le garçon dessus doit avoir à peu près leur âge. Il a le teint blafard, des cheveux un peu trop longs pour paraître bien coiffés, et des yeux tristes. En vérité, ce n’est pas un portrait très flatteur, et elle s’étonne un peu de ce choix, mais le lui rend sans autre commentaire qu’un haussement de sourcils. Quatorze ans et il n’est qu’en deuxième année ? Il ne doit vraiment pas être très intelligent. Ou alors, c’est un fainéant quine travaille jamais, comme Maxence Brookes. Maxence est loin d’être bête, elle en est persuadée, mais il n’a pas de volonté et la tête constamment perdue dans la fumée.  Si c’est également le cas de Fenn, ce n’est pas étonnant que les parents Blackwood ne soient pas très proches de lui. La guerre explique très bien un an de retard. Deux, c’est plus mystérieux. Pourquoi est-ce qu’ils n’ont pas grandi ensemble ? Est-ce qu’ils sont faux jumeaux, pour avoir si peu d’écart ? Meg a tout un tas de questions qui lui brûlent les lèvres, mais elle se retient. Ce n’est pas du tout poli, et puis, elle n’est même pas proche de Miranda. Ça ne se fait pas de questionner les gens ainsi sur leur vie privée, surtout qu’elle voit bien que son frère est un sujet sensible pour la Poufsouffle. Plus tard, peut-être, si elles se rapprochent au cours de ce travail. Meg va y mettre de la bonne volonté, mais elle en doute un peu. Enfin. Haut les cœurs !

Dubitative, elle écoute les explications de Miranda, les lèvres étirées en une ligne mince qui casse la rondeur de ses joues pleines. Elle n’a jamais entendu parler des « grignotins ». Ils ne doivent pas être très intelligents s’il a fallu qu’une maison d’inconnus tombe au hasard d’une tempête pour les débarrasser de leur ennemi. Meg est fascinée par la culture moldue mais parfois, elle a vraiment du mal à saisir ce qui les amuse. Vu ce qu’elle raconte, Miranda sait à quel point les gobelins sont importants dans la vie des Bride, alors, pourquoi avoir choisi cette chanson ? Elle veut bien la croire quand elle dit qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions, mais c’est incroyablement maladroit, et elle n’arrive pas à rire. La tension crépite dans la petite salle de classe sans fenêtres, et atteint son paroxysme alors que Miranda s’assoit à son tour sur le petit tabouret du piano sans lui demander son avis, la poussant un peu des fesses. Margaret la fixe, puis se lève. Elle n’a jamais vu ça. Et pourquoi pas s’asseoir directement sur ses genoux pour mieux atteindre le clavier, tant qu’on y est ? Bien sûr, elle a partagé maintes fois un siège avec sa sœur pour faire des quatre mains, mais une telle familiarité de la part d’une quasi inconnue la souffle. Elle est toute raide derrière Miranda et doit faire un effort pour se détendre un peu afin de se pencher sur la partition.

« Laquelle des deux est ta voix ? »

A-t-elle la partie Me, pour Meg, ou Ma, pour Margaret ? Est-ce que la logique n’aurait pas voulu qu’une des deux voix soit annotée Mi, pour Miranda ? Décidément, les deux adolescentes n’ont pas le même mode de fonctionnement.

« D’accord. »
Elle est parfaitement capable de déchiffrer une partition, merci beaucoup, mais puisque sa camarade semble vouloir l’aider, il faut qu’elle essaie de voir au-delà de ce qui lui parait de la pure condescendance. Au moins, Miranda joue correctement, et elle chante juste. Sans avoir trois octaves d’intervalle, sa voix de soprano est raisonnablement agile. Au moment voulu, Meg reprend la mélodie :

« She filled the folks in Munchkin Land with terror and with dread, Till one fin day in Kansas. A house fell on her head. And the coroner pronounced her… dead."

La voix de Meg est un peu plus aigue que celle de Miranda, parfaitement placée et plus lyrique. Ses années d’entraînement ressortent naturellement, même si ce n’est pas forcément adapté au style de la chanson. Elle sait qu’elle va devoir travailler ces rythmes syncopés, qui pour l’instant sont posés un peu trop sagement. Vraiment, cette chanson, ce n’est pas pour elle. Pourtant, elle n’a pas le choix. Si elle ne veut pas se rendre ridicule à ce fichu concert de Noël, il va falloir qu’elle y arrive. Elle a réussi à berner les Carrow l’année précédente. Elle peut bien composer avec Miranda Blackwood ce semestre, non ?

« Je peux reprendre le piano, si tu veux. Ou… on pourrait essayer à quatre mains. »

Meg ne déborde pas d’enthousiasme, mais elle fait un effort. « Et tu peux m’appeler Meg. » Si elle doit grincer des dents chaque fois qu’elle l’entend l’appeler Margaret, elles ne sont vraiment pas sorties de l’auberge.


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